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le blog lintegral

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La crise économique anticipant la Révolution

Publié par medisma sur 1 Août 2013, 18:16pm

1783- 1789: LA CRISE ÉCONOMIQUE

 

À la fin de l'Ancien Régime, l'État était pauvre, et le Trésor vide, les difficultés financières ayant été aggravées par la guerre d'Amérique. Le mécontentement grandissait à travers le royaume, où les inégalités fiscales indignaient les non-privilégiés. Les paysans se plaignaient de récoltes trop abondantes qui amenaient la mévente du blé et du vin. Les commerçants voyaient leurs exportations diminuer en raison des barrières douanières élevées dans certains pays et beaucoup d'artisans devaient fermer boutique. En dépit de la crise, le contrôleur général des finances, Calonne, refusait de faire des économies et vivait d'emprunts.

Inquiet de l'ampleur du déficit, le ministre voulut atténuer les abus. En août 1786, il proposa au roi un impôt nouveau, la subvention territoriale, pesant sur tous les propriétaires nobles ou roturiers, la suppression des douanes intérieures, la libre circulation des grains, la diminution de la taille et de la gabelle, ainsi que la création d'assemblées consultatives provinciales. Craignant l'opposition du Parlement, le roi décida de demander l'approbation d'une assemblée des notables. Elle se réunit le 22 février 1787 et comprit une majorité de privilégiés. Les notables acceptèrent certaines réformes mais refusèrent d'examiner le projet d'impôt tant qu'ils ne connaîtraient pas l'importance du déficit. Le roi les renvoya (25 mai). Entre-temps, Calonne avait été remplacé par Loménie de Brienne. À la surprise générale, le nouveau ministre adopta les idées de son prédécesseur et présenta les projets au Parlement de Paris. Celui-ci demanda à son tour communication de l'état des finances et surtout déclara que seuls les états généraux pourraient consentir un impôt nouveau. Devant l'obstination des parlementaires, le roi les exila à Troyes, mais le mécontentement général le força à les rappeler (septembre 1787).

La crise financière s'aggravant toujours, Brienne voulut lancer un grand emprunt, que le roi fit enregistrer de force, malgré l'opposition du Parlement. Le garde des Sceaux, Lamoignon, voulut enlever aux parlementaires le droit d'enregistrer les édits. Du coup, les magistrats se révoltèrent. Deux conseillers furent arrêtés, mais leurs collègues se déclarèrent solidaires, si bien que le roi mit le Parlement en vacances (8 mai 1788). De graves émeutes éclatèrent alors à travers le pays. Mais, bientôt, la banqueroute menaçante contraignit Brienne, le 8 août 1788, à annoncer la convocation des états généraux pour le 1er mai 1789. Quelques jours plus tard, le ministre était remplacé par Necker (25 août). ‘Et le 14 juillet  la révolution éclata. Ce fut ensuite un enchaînement d'évenements allant de la prise de la Bastille, à la chute de la Monarchie, à l'exécution du Roi...et de la Reine... ’

Le Point.fr - Par Gilles Costaz

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