Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Une rançon versée pour la libération des otages français au Sahel

Publié par medisma sur 30 Octobre 2013, 21:09pm

Une rançon de plus de 20 millions d’euros versée pour la libération des otages français au Sahel

 

 

 

 

A peine annoncée, la libération des 4 ex-otages français d'Arlit suscitait déjà bon nombre d'interrogations, au sujet notamment des moyens mis en oeuvre par l'Etat pour déboucher sur cet heureux dénouement. La France a-t-elle versé une rançon aux ravisseurs ? Si le gouvernement, fidèle aux principes de non-négociation avec les terroristes, dément, plusieurs sources, dont le Monde et l’Agence AFP, affirment le contraire.

 

Selon "Le Monde", la libération de Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret a été obtenue par le versement d'une rançon d'environ 20 millions d'euros. Pourtant, depuis mardi, le gouvernement niait en bloc cette hypothèse.

Pour ce journal, L’argent a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement." Une source proche des négociateurs nigériens a pour sa part affirmée à l'AFP que la somme était comprise entre 20 et 25 millions d'euros.

Une affirmation qui entre en contradiction totale avec les propos tenus mardi par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian: "Il n'y a eu de paiement d'une rançon. On ne joue pas à cela".

Seulement, ce scénario est contesté par Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme interrogé par BFMTV: "Il est illusoire de croire que l’on puisse obtenir la libération d’otages, sans aucune contrepartie, [notamment car] les intermédiaires qui agissent sur le terrain doivent être rémunérés pour leur action".

On se doute bien que c'est Areva qui a payé pour la libération des otages d'Arlit", estime Pascal Lupart, président du comité de soutien de Serge Lazarevic, un Français toujours retenu en otage après son enlèvement au Mali. Cette hypothèse est plausible, comme le souligne Dorothée Moisan, auteur de Rançons, enquête sur le business des otages (Fayard): "Pour les trois premiers otages d’Areva-Vinci qui ont été libérés en février 2011, une rançon de quelque 13 millions d’euros a bien été payée par Areva et Vinci".

François Hollande a fait savoir en février que la France ne verserait plus de rançon pour obtenir la libération de ses ressortissants retenus en otages dans le monde, assurant que l'Etat s'opposerait à toute transaction financière et tout forme de versement, même par des entreprises.

Le 19 avril dernier, le chef de l'Etat a une nouvelle fois assuré que son pays ne céderait pas "sur les principes".

"La consigne du président est de ne pas payer de rançon, cette consigne est respectée", a assuré mardi sur Europe 1 le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui s'est rendu à Niamey avec son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian pour récupérer les quatre ex-otages. 

"Ce que je peux vous dire c'est que la France ne paye pas de rançon, c'est clair et net", a-t-il ajouté. 

La piste d'une contrepartie versée par le groupe nucléaire français Areva, pour lequel travaillaient une partie des otages a été évoquée mercredi par Diane Lazarevic, fille de Serge Lazarevic, l'un des trois otages français encore retenus en Afrique.

"Le Quai d'Orsay m'a bien dit il y a deux mois que la France ne paierait pas mais que sûrement Areva le ferait. Ce sont les mots du quai d'Orsay", a-t-elle dit sur Europe 1.  

Selon une source régionale, les négociations autour de la libération des Français ont été menées par l'ancien ministre nigérien, Mohamed Akotey, président du conseil d'administration d'Imouraren SA, la filiale d'Areva au Niger.  

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Une rançon versée pour la libération des otages français au Sahel
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents