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actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Comprendre autrement la poudrière du Moyen-Orient

Publié par medisma sur 20 Novembre 2013, 20:57pm

Comprendre autrement la poudrière du Moyen-Orient

 

 

 

 

 

I- La géopolitique du Moyen-Orient

 

Entretien avec Thierry Meyssan sur Libre antenne, Meta TV, 16 novembre 2013

 

Thierry Meyssan, en direct de Damas délivre son analyse géopolitique de l’ensemble des pays du Moyen-Orient. Il effectue un tour d’horizon de tous les pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient en s’arrêtant sur la situation spécifique de chacun d’eux, avec les conséquences de l’issue du conflit syrien.

 Partie 1 :

 

Partie 2 :

 

II- Les dessous de la politique étrangère américaine

 

Alors que l’issue de la guerre civile en Syrie semble suspendue au bon déroulement des opérations de démantèlement de l’arsenal chimique de Bachar el-Assad, les Russes se félicitent de leur victoire diplomatique et de l’accord Kerry-Lavrov obtenu en septembre dernier qui a empêché in extremis une intervention militaire pourtant ardemment souhaitée par Londres, Paris et Washington. Devant la complexité des rapports de force des différents acteurs impliqués, il convient d’analyser les enjeux géopolitiques qui sous-tendent ce conflit, en éclairant en particulier les motivations profondes de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient.

 


Un Nobel de la Paix va-t-en-guerre

 

 George W. Bush, président des États-Unis de 2001 à 2008, et son administration de néoconservateurs resteront dans l’histoire pour avoir présidé à deux guerres majeures du début du XXIe siècle : la guerre d'Afghanistan contre le régime taliban débutée en 2001 et toujours en cours aujourd’hui, et la guerre d’Irak débutée en 2003 et officiellement achevée en 2011. Son successeur Barack Obama, élu en 2008 puis réélu en 2012, s’est démarqué de son prédécesseur en opérant un retrait progressif des troupes d’Irak (mais en augmentant celles présentes en Afghanistan) et en lançant une campagne d’assassinats ciblés par l’intermédiaire de drones au Yémen et au Pakistan (en particulier dans la région du Waziristan). Selon le rapport The Year of the Drone publié en 2010 par la New America Foundation, 32 % des victimes des attaques de drones au Pakistan sont des civils. Le 10 décembre 2009, soit dix jours après avoir annoncé l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, Barack Obama reçoit le prix Nobel de la Paix à Oslo, démontrant si besoin était que la realpolitik (1) ne craint pas les contradictions.

 


En 2011, les États-Unis ont appuyé l’intervention militaire en Libye à travers les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies qui mirent en place un embargo sur les armes et une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Ces résolutions furent suivies d’un intense bombardement de l’OTAN lors de l’opération Unified Protector, qui mena in fine à la mort de Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011. En parallèle, les États-Unis ont soutenu (médiatiquement, diplomatiquement et financièrement comme nous le verrons plus loin) le camp des autoproclamés « rebelles » lors de la guerre en Syrie. La révolte populaire anti-Assad de mars 2011 s’est rapidement transformée en guerre civile meurtrière, impliquant de nombreux acteurs extérieurs aux intérêts propres aux premiers rangs desquels les États-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Royaume-Uni et la France, et de l’autre côté la Russie, la Chine, l’Iran et le Liban. Cette « guerre géostratégique par procuration » a fait à ce jour plus de cent mille morts selon l’ONU, dont plusieurs dizaines de milliers de civils.

Au-delà de ces indications préliminaires d’ordre factuel, il faut bien comprendre une chose : le « printemps arabe » qui embrase l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient depuis la fin de l’année 2010 sert de combustible à un cocktail explosif dont la mèche a été préparée de longue date par les États-Unis et leurs alliés. La cible et l’objectif de ce jeu macabre : appliquer à leur profit l’adage latin maintes fois vérifié dans l’histoire : divide ut regnes, « diviser pour régner ». Rappelons ce que rapporte Wesley Clark (ancien général quatre étoiles des United States Armed Forces et Commandant du Supreme Headquarters Allied Powers Europe de l'OTAN de 1997 à 2000, ayant dirigé le bombardement du Kosovo lors de l’opération Allied Force en 1999) lors de son discours au Commonwealth Club of California le 3 octobre 2007. Wesley Clark a été informé en 1991 par l’ancien président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz (alors sous-secrétaire à la politique de Défense) que les États-Unis avaient « environ cinq ou dix ans devant [eux] pour nettoyer ces vieux régimes clients des Soviétiques – la Syrie, l’Iran, l’Irak – avant que la prochaine superpuissance ne vienne [les] défier ». Dix ans plus tard, en novembre 2001, Wesley Clark apprend au Pentagone que des plans pour attaquer l’Irak sont « en discussion dans le cadre d’un plan quinquennal [...] débutant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, l’Iran, la Somalie et le Soudan ».
 

La realpolitik au service des pétrodollars

Pour comprendre les orientations et les stratégies mises en place aujourd’hui par les États-Unis au Moyen-Orient, il convient de se placer dans l’étude historique de leur politique étrangère. Un petit retour à l’époque de l’après-guerre nous permet de mettre à jour les mécanismes économiques par lesquels les États-Unis se sont assuré une hégémonie planétaire (qu’ils entendent bien conserver) au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

À la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis disposent de la plus grande partie des capitaux mondiaux. Ils produisent la moitié du charbon, les deux tiers du pétrole, plus de la moitié de l’électricité au niveau mondial, et détiennent deux tiers des réserves mondiales d’or. Les accords de Bretton Woods signés en 1944 mettent en place un système d’étalon change-or (Gold-Exchange Standard) fondé sur le dollar US : toutes les monnaies sont définies en dollar, et seul le dollar est défini en or. Le taux de change des différentes monnaies est établi par rapport au dollar, et les réserves des banques centrales doivent être constituées de devises (2) et non plus d’or.

Du dollar dépendent désormais la croissance et l’inflation mondiale, au service des Trente glorieuses présidant l’essor économique et l’opulence du « monde occidental ». En revanche, le gouvernement américain est censé - à travers la Federal Reserve System, ou FED - garantir la valeur « réelle » du dollar et s’interdire d’imprimer trop de monnaie. Les accords de Bretton Woods donnent aussi naissance à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, dont le rôle officiel est « de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté (3) ».

Dans les années 1960, la guerre du Viêtnam et la course à l’espace conduisent le gouvernement américain à multiplier les dépenses et à créer une immense liquidité internationale de dollars. Voyant se déséquilibrer la balance des paiements des États-Unis, la France et d’autres pays européens réclament la contrepartie en or d'une forte proportion des dollars qu’ils possèdent. Les États-Unis ne s’y soumettent pas, souhaitant conserver leur encaisse-or. Pour éviter ce remboursement en or, le président des États-Unis Richard Nixon décide le 15 août 1971 de mettre fin à la convertibilité du dollar en or (décision officialisée le 8 janvier 1976 suite aux Accords de la Jamaïque).

Le système des taux de change fixes s’écroule définitivement le 19 mars 1973 et est remplacé par un système moins régulé de changes flottants (ou régime de changes flexibles). La création monétaire est ainsi libérée des contraintes d’un étalon monétaire mondial fixe existant en quantités finies, mais cela affecte désormais la demande globale de dollars US, et menace directement l’économie états-unienne. Le gouvernement des États-Unis, aidé par des compagnies aux lobbies tout-puissants, trouve alors une ressource de rechange pour conserver la suprématie du dollar : le pétrole.

En 1973, le secrétaire d'État des États-Unis Henry Kissinger passe des accords secrets avec la famille royale d’Arabie Saoudite : les États-Unis lui offrent une protection militaire et un approvisionnement en armement, contre l'assurance que l'Arabie Saoudite vendra désormais son pétrole contre des dollars US uniquement, et investira les profits excédentaires dans les bons du Trésor et les billets américains. D'autres accords passés en 1971 et 1973 obligent l'ensemble des pays de l'OPEC(4)[4] à vendre leur pétrole en dollars US, ce qui créé une demande permanente de dollars sur le marché international des échanges. La plupart des pays du monde étant dépendants des importations de pétrole, le pétrodollar devient la monnaie de réserve dominante dans le monde, remplaçant l'or comme monnaie étalon. Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, les pays importateurs et exportateurs se voient donc dans l'obligation d'acheter des dollars US auprès de la FED, la réserve fédérale des États-Unis, qui est la seule institution autorisée à émettre cette monnaie.

Après quarante ans d’inflation et deux (voire trois) chocs pétroliers, les prix du pétrole s'envolent : en 1972 le baril de pétrole est à 1,90 USD, en 1981 à 34 USD, et en 2008 à plus de 140 USD. En conséquence, les bénéfices des pays producteurs de pétrole, ainsi que des États-Unis qui profitent des transactions en dollars US, explosent. Ainsi, le dollar US, monnaie d’un État fédéral qui accuse en 2012 une dette totale de plus de 16.000 milliards de dollars soit 103 % du PIB, tient bon grâce à son adossement au pétrole et à la dépendance de la plupart des pays industrialisés à cette ressource.


Les guerres des hydrocarbures, au nom de la paix et de la démocratie

Le fait que l'euro et le yen soient des monnaies fortes a amené certains pays exportateurs de pétrole à souhaiter être payés dans une autre monnaie que le dollar US. S’ils y parvenaient, la valeur du dollar US diminuerait fortement par rapport aux autres monnaies, ce qui augmenterait le prix des importations aux États-Unis et ruinerait leur économie. On comprend dès lors que tous les pays qui annoncent publiquement vouloir vendre leur pétrole dans une autre monnaie que le dollar se retrouvent dans une ligne de mire qui tourne souvent au désastre humanitaire :


IRAK

En 2000, le président irakien Saddam Hussein, qui avait déjà entamé la nationalisation des compagnies pétrolières en 1972, annonce que les transactions pétrolières se feront désormais avec des devises en euros plutôt qu'en dollars.

En 2001 George W. Bush devient le président des États-Unis et appelle auprès de lui plusieurs sympathisants néoconservateurs du Project for the New American Century (PNAC) : Jeb Bush, Dick Cheney, Zalmay Khalilzad, Lewis Libby, Dan Quayle, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz ; ainsi que Condoleezza Rice, ex-collaboratrice de Chevron (Texaco). Plusieurs d'entre eux sont signataires de la lettre que le PNAC envoya à Bill Clinton en 1998, qui stipulait que « la seule stratégie acceptable est celle qui élimine la possibilité que l'Irak puisse ou menace d'employer des armes de destruction massive. À court terme, cela signifie la volonté d'entreprendre une action militaire[5] ». (5)

Immédiatement après le 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld (alors secrétaire à la Défense des États-Unis) et Dick Cheney (alors vice-président des États-Unis et ancien directeur d'Halliburton, une multinationale spécialisée dans l'industrie pétrolière qui a décroché de gros contrats en Irak en 2003) mettent en œuvre un projet pour faire tomber l'Irak, la Libye, la Syrie et l'Iran. Paul Wolfowitz (alors secrétaire adjoint à la Défense, sous les ordres de Donald Rumsfeld), déclare : « les revenus du pétrole irakien au cours des deux ou trois prochaines années vont apporter 50 à 100 milliards de dollars, qui viendront rembourser la propre reconstruction du pays et plus encore ».

En 2003, les États-Unis et leurs alliés envahissent l'Irak en prétextant que le régime dispose d'armes de destruction massive (« weapon of mass destruction », ou WMD), et lancent l'Operation Iraqi Freedom qui prévoit la chute de Saddam Hussein et l'instauration d'une démocratie irakienne. Deux mois après l'invasion de l'Irak de mars 2003, George W. Bush annonce le rétablissement des ventes du pétrole irakien en dollar US.


IRAN

Deuxième producteur de pétrole au monde et premier exportateur de l'OPEC. Dispose par ailleurs de la plus grande réserve en gaz naturel au monde.

En 1951, le futur Premier ministre d'Iran Mohammad Mossadegh nationalise la compagnie pétrolière britannique Anglo-Iranian Oil Company (qui deviendra The British Petroleum Company en 1954, aujourd’hui BP) et entame une politique anti-britannique. L'opération secrète Ajax, menée en 1953 par le MI6 (service de renseignements extérieur du Royaume-Uni) et la CIA (principale agence de renseignements des États-Unis), destitue Mohammad Mossadegh et consolide le pouvoir du Chah Mohammed Reza Pahlavi. La Anglo-Iranian Oil Company est alors restaurée, et des licences sont accordées à cinq entreprises pétrolières états-uniennes, en plus de la Royal Dutch Shell et de la Compagnie française des pétroles (aujourd’hui Total).

 


En 1979 l'Ayatollah Khomeini prend le pouvoir lors de la révolution iranienne. Un an plus tard l'Irak, soutenu financièrement et militairement par les autres pays arabes puis par les États-Unis et les pays occidentaux, envahit l'Iran : c'est le début de la première guerre du Golfe.

En 1996, les États-Unis imposent un embargo sur les importations de pétrole et d’autres produits iraniens.

Depuis 2003, l'Iran demande que ses exportations de pétrole vers l'Europe et l'Asie soient payées en euros plutôt qu'en dollars. En 2006, le Venezuela appuie la décision de l'Iran. Le 17 février 2008, l'Iran ouvre l'Iranian International Petroleum Exchange, une bourse où s'échangent des produits dérivés du pétrole iranien, ayant à terme pour objectif d’échanger également le pétrole brut. La particularité de cette bourse est que les échanges se font principalement en rial iranien et non en dollar comme dans les autres bourses mondiales. À terme, d'autres monnaies pourraient être utilisées, dont l'euro. En février 2009, l'Iran annonce avoir complètement cessé de conduire des transactions pétrolières en dollars US.

Les pays de l'Union européenne ont décidé le 23 janvier 2012 d'imposer un embargo pétrolier graduel contre l'Iran, et de sanctionner sa banque centrale afin d'assécher le financement de son (supposé) programme nucléaire.


LIBYE

Après le coup d'État qui le porte à la tête du pouvoir libyen en 1969, Mouammar Kadhafi contraint en 1970 les compagnies pétrolières étrangères à accepter une augmentation du prix du baril, ouvrant la voie aux autres pays producteurs. En 1973, il nationalise les compagnies pétrolières. Le choc pétrolier enrichit le pays.

Peu avant l'intervention de l'OTAN en Libye début 2011, Mouammar Kadhafi avait refusé le dollar comme monnaie de règlement du pétrole libyen. Il s'apprêtait également à créer un bloc de pays africains fonctionnant avec une monnaie indexée sur l'or, afin de remplacer le dollar dans les transactions régionales.

Le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies, dont cinq membres permanents sont pourvus d'un droit de véto (la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie), adopte la résolution 1973 qui autorise des frappes aériennes contre les forces de Kadhafi, « pour la protection du peuple libyen ». Après 9.658 raids de bombardement et 7.700 bombes et missiles tirés, le nombre de victimes civiles n’a pas été dévoilé.

Dans les cas de la guerre en Afghanistan et du soutien qu’apportent les États-Unis et quelques pays européens belliqueux (France et Royaume-Uni notamment) à la rébellion syrienne anti-Assad, il s’agit là aussi d’intérêts géostratégiques concernant l’acheminement des hydrocarbures de la région du Caucase (productrice) vers les pays européens (consommateurs).


AFGHANISTAN

Le fond de la mer Caspienne regorge de gisements de pétrole et de gaz qui sont encore relativement peu exploités. Contrairement au pétrole des pétromonarchies, de l’Irak ou de l’Iran, qui peut s'exporter aisément depuis les ports du golfe Persique, le pétrole et le gaz de la Caspienne nécessitent d'être acheminés par des pipelines avant d'être exportés en Europe et aux États-Unis. Plusieurs tracés sont possibles depuis l’Azerbaïdjan, en passant par la Russie, la Géorgie, l'Arménie ou la Turquie. L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) par exemple, ouvert en 2005, transporte le pétrole brut du champ pétrolifère de la mer Caspienne jusqu'à la mer Méditerranée. Mais pour décongestionner les détroits du Bosphore et des Dardanelles, il faut trouver de nouveaux tracés. Les États unis, désireux d’éviter la Russie et l'Iran pour acheminer le pétrole et le gaz turkmène, imaginent le projet de pipeline TAP qui traverserait le Turkestan, l'Afghanistan et le Pakistan, mais ils se heurtent à l’opposition du régime taliban afghan.

En 2001, prétextant capturer Oussama Ben Laden, détruire l'organisation Al-Qaïda et renverser le régime taliban, les États-Unis envahissent l'Afghanistan. Hamid Karzai (ancien consultant de la compagnie pétrolière et gazière californienne Unocal) devient le président de l'Administration intérimaire en 2001 puis président de l'Afghanistan en 2004; il est réélu à ce poste en 2009. Un rapport de 2009 de l’United Nations Office on Drugs and Crime révèle par ailleurs que le trafic d’opium en Afghanistan (qui avait été presque totalement éradiqué par le régime taliban en 2001, cf. infographie ci-dessous) représente aujourd’hui 93% de la production mondiale et génère 3,4 milliards de dollars de revenus annuels. Cette manne opiacée profite directement aux trafiquants et aux paysans qui cultivent le pavot à opium, mais aussi, et surtout (pour 75 % de la somme) aux officiels du gouvernement, à la police et aux autorités locales et régionales. Ahmed Wali Karzaï, le frère du président afghan Hamid Karzaï, a été accusé de narcotrafic et de corruption, et recevait de l’argent de la CIA. Le président Hamid Karzaï lui-même a reçu des dizaines millions de dollars de la CIA, ce qui révèle la préoccupation de l’agence d’accroître l’influence des États-Unis dans le pays.

 

 

 

 

SYRIE

Un des torts de la Syrie est de se trouver sur la route (ou plutôt, sur une des routes) du pétrole venant d’Iran et à destination des pays européens. Un autre de ses torts est d’être l’allié indéfectible de l’Iran (lui-même l’ennemi des États unis depuis la révolution islamique de 1979), pour des raisons historiques. Pour acheminer le pétrole iranien vers l’Europe, un projet de pipeline traversant l'Irak et la Syrie a été mis au point par la Russie. Ce projet menaçait les intérêts des États-Unis, de la Turquie (un des principaux bénéficiaires du transit du pétrole iranien sur son sol, et un allié précieux des États-Unis dans la région) et des pétromonarchies sunnites du Golfe, au premier rang desquelles l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Selon le journaliste Charlie Skelton du Guardian, la « transition démocratique » en Syrie a été préparée par les États-Unis dès 2005 à travers le programme Arab Reform Initiative initié par le Council on Foreign Relations (CFR), un des think-tank (6) les plus influents en matière de politique étrangère aux États-Unis. Un article du Washington Post – prenant appui sur des câbles diplomatiques confidentiels fuités par Wikileaks - a révélé qu’en 2006 le United State Department of State (7) a proposé cinq millions de dollars pour financer le Syria Democracy Program, un programme destiné à « accélérer le travail des réformateurs en Syrie ». En 2008, le Democracy Council basé aux USA et le Movement for Justice and Development (MJD) basé à Londres ont organisé à Washington une conférence dont l’objectif était clairement contenu dans l’intitulé de la réunion : « La Syrie en transition ». Le MJD - un réseau d’opposants syriens de l’étranger – aurait reçu six millions de dollars du même State Department pour développer ses activités, notamment par le biais de la chaîne Barada TV.

Allant dans le même sens, un article du New York Times révèle que l’autoproclamée « Armée Syrienne Libre » (Free Syrian Army ou FSA) bénéficia en 2011 de l’aide d'agents de la CIA installés au sud de la Turquie. Leur but était de choisir les combattants anti-Assad qui recevraient des armes (des fusils automatiques, des lance-roquettes, des munitions et des armes antichars) fournies par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ces armes seraient ensuite acheminées depuis la Turquie jusqu’en Syrie par un « obscur réseau d’intermédiaires incluant des Frères musulmans syriens[8] ».(8)

En 2012 enfin, le State Department a autorisé 15 millions de dollars d'aide (fournitures médicales et matériel de communication) aux « groupes d'opposition civile » en Syrie. Toutefois, cette somme paraît presque ridicule lorsqu’on la compare au fonds de 300 millions de dollars promis lors du Syrian Business Forum qui s’est tenu en juin 2012 à Doha (capitale du Qatar). Le fonds – alimenté par des hommes d’affaires syriens installés à l’étranger - serait destiné à « soutenir toutes les composantes de la révolution en Syrie », selon les termes de Wael Merza, alors secrétaire général du Syrian National Council (SNC). Selon Merza, 150 millions de dollars auraient déjà été dépensés, en partie pour financer les opérations militaires de la Free Syrian Army.

Il est important de noter que le Syrian National Council, organe politique de l’opposition syrienne créé en Turquie en 2011 et constitué en grande partie de frères musulmans syriens, a été largement financé par la Libye post-Kadhafi (à hauteur de 20,4 millions de dollars), par le Qatar (15 millions de dollars) et par les Émirats arabes unis (5 millions de dollars) (9) ». Pour le chercheur Fabrice Balanche (10), le Syrian National Council est « un groupe très disparate constitué et financé par le Qatar et appuyé par la France (11) ».


Enjeux géopolitiques des guerres modernes : un secret à éventer

Ces faits largement méconnus du grand public jouent pourtant un rôle déterminant dans la politique étrangère US, et plus largement dans la compétition acharnée et mortifère à laquelle se livrent toutes les nations du monde. On nous parle de « lutte de civilisations ». Une thèse manichéenne et simpliste cachant les véritables enjeux géostratégiques qui sous-tendent les guerres menées au nom de la liberté, des droits de l’homme et de la démocratie. Qu’il s’agisse d’une guerre dite civile, conventionnelle, asymétrique ou dissymétrique pour reprendre la terminologie militaire, ou encore de haute ou de basse intensité (avec tout le cynisme que comporte l’expression « basse intensité » pour ceux qui vivent ces conflits), la première et plus désastreuse conséquence d’une guerre est la mort et l’exode de millions d’individus. La guerre implique l’atomisation des familles, le déchirement d’un peuple, l’agonie d’une culture, la régression d’une histoire. La guerre laisse derrière elle des territoires exsangues, des pays dévastés, des carcasses fumantes et des cadavres puants. La guerre balafre et défigure. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan, qui ont coûté plus de 5.000 milliards de dollars (12) aux contribuables états-uniens, ont d’abord coûté la vie à plus d’un million de personnes, dont plus de 200.000 ont été identifiés comme morts de guerre directs.

 

 


 

Les multinationales qui exploitent le pétrole et le gaz du Caucase et du Moyen-Orient, les manœuvres géopolitiques mesquines et hypocrites des stratèges des think-tank US, les rivières de diamants et les rêves aussi pharaoniques qu’insensés des monarques du Golfe, les calculs bassement pécuniaires des vendeurs d’armes transnationaux, les milliardaires mafieux qui profitent des exactions et des « victoires » de telle ou telle milice armée… ceux-là méritent-ils qu’un seul être périsse sur l’autel de leurs intérêts ?


Source Michel Collon Investig'action

 

Notes :
1 La realpolitik (ou « politique réaliste ») est définie par le diplomate états-unien Henry Kissinger comme « la politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l'intérêt national ». Henry Kissinger, Diplomatie, éd. Fayard, 1996, p. 123.

2 Une devise est l’unité monétaire d'un pays ou d'une zone économique.

3 Présentation du FMI par lui-même : Guide du FMI. Qu’est-ce que le Fonds monétaire international?, Washington, 2004, p. 1.

4 Organization of Petroleum Exporting Countries, ou Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en français.

5 « Lettre du PNAC au Président Bill Clinton », sur le site internet du PNAC.

6 Groupe de réflexion informel et privé, qui peut parfois agir comme un lobby auprès d’un gouvernement.

7 L’équivalent aux États-Unis du ministère des Affaires étrangères français.

8 Eric Schmitt, “C.I.A. Said to Aid in Steering Arms to Syrian Opposition”, NYTimes, 21 juin 2012.

9 Chiffres officiels au 31 octobre 2012.

10 Directeur du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo) et maître de conférences à l’Université Lyon 2.

11 Armin Arefi, “Syrie : l'opposition en voie de décomposition?”, Le Point.fr, 29 février 2012.

12 En prenant en compte les coûts indirects et subséquents.

 

III- De nouveaux drones dans le ciel iranien

 

 

En décembre 2011, les États-Unis reconnaissent la disparition d’un drone RQ-170 Sentinel survolant l’Ouest de l’Afghanistan.

Le drone prenait en fait part à la surveillance des installations nucléaires iraniennes à l’intérieur de l’espace aérien du pays, pour le compte de la CIA. Le Pentagone tente de minimiser l’affaire en parlant d’une panne et d’un crash de l’engin...

L’Iran communique à ce sujet une version tout autre : les ingénieurs iraniens ont utilisé un système de brouillage AVTOBAZA, fourni par la Russie, et capturé le drone.

Le corps d’élite des Gardiens de la révolution exhibe l’appareil presque intact (photo ci-dessous), le Pentagone parle alors de grossières mise en scène et copie présentées à des fins de propagande.

 

Le 9 décembre 2011, l’Iran dépose une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour violation de son espace aérien par ce drone.

Washington finit par reconnaître qu’il s’agit bien de son appareil et exige (sic) sa restitution, Téhéran déclare alors avoir été approché par la Chine et la Russie, très intéressées par cette technologie.

En avril 2012, le général Amir Ali Hajizadeh déclare que son pays procède à une ingénierie inversée du RQ-170, afin d’en percer les mystères et d’en faire des copies.

Hilare, le sénateur américain Joe Lieberman lance alors qu’ils [les iraniens] « sont sur la défensive à cause de nos sanctions économiques contre eux » et qu’il s’agit de « fanfaronnades ».

Les « experts » tablent sur une incapacité des Iraniens à s’emparer de cette technologie et à la reproduire...

En septembre 2013, les Gardiens de la révolution annoncent la production à grande échelle du drone Shahed123, du Yassir (calqué sur le ScanEagle américain) et du Rad-85.

Enfin, le 18 novembre 2013, le Ministre de la défense, Hossein Dehgan rend public un drone pouvant être équipé de missiles : le Fotros (photo ci-dessous). Il déclare : « L’appareil a été testé avec succès et montre que les sanctions imposées par les ennemis ne sont pas un obstacle au progrès dans l’industrie de défense ».

 

 

D’un rayon d’action de 2 000 kilomètres, pouvant voler à une altitude de 25 000 pieds avec une durée de vol de 16 à 30 heures, il s’agit du drone disposant du plus grand rayon d’action construit jusqu’ici par l’Iran.

Outil de reconnaissance et de surveillance ou d’attaque air-sol, il rejoint la longue liste des drones développés par Téhéran, au grand dam des États-Unis, qui pensaient leur adversaire iranien, incapable de rivaliser avec eux dans ce domaine.

Par la rédaction d’E&R

Courte vidéo en anglais :

 

IV- Liban : attentat meurtrier devant l’ambassade d’Iran à Beyrouth

 

 

Le Liban a été frappé à nouveau par un attentat sanglant ce mardi 19 novembre. Deux explosions successives ont frappé l’ambassade d’Iran à Beyrouth faisant au moins 22 morts selon un dernier décompte et plus de 120 blessés.

 

Un bilan qui a rapidement évolué au fil de la matinée. Parmi les victimes le conseil culturel de l’ambassade d’Iran. La Syrie a fermement condamné l’attentat qui a été revendiqué à la mi-journée par un groupe jihadiste, les Brigades Abdullah Azzam.

C’est le groupe Abdullah Azzam, lié au réseau al-Qaïda qui a revendiqué le double attentat, une revendication exprimée sur le compte Twitter du cheikh Zuraiqat, chef spirituel de l’organisation. Dans son message, le cheikh précise que l’attentat a été perpétré par deux kamikazes, deux sunnites libanais « tombés en martyrs », c’est l’expression utilisée sur le réseau social.

Le mode opératoire, lui, correspond en effet à celui d’al-Qaïda : deux attentats-suicide, à quelques minutes d’intervalles. Un kamikaze qui portait une ceinture d’explosifs s’est fait sauter à l’entrée de l’ambassade, tuant alors le conseiller culturel et de nombreux gardes de l’ambassade, raportait peu après l’attentat notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifé.

Et dès la première explosion, un autre kamikaze qui circulait à bord d’une voiture a essayé de forcer l’entrée de l‘ambassade. Il a été repéré par les gardes qui ont alors ouvert le feu et la seconde explosion s’est produite à quelques mètres de l’entrée principale de l’ambassade.

Les dégâts sont énormes à l’extérieur de l’ambassade qui est entourée par un mur d’enceinte de plusieurs mètres de haut, ce qui explique qu’à l’intérieur de la chancellerie il n’y ait moins de dégâts. Les immeubles environnants ont vu leurs façades soufflées, les vitres dans un rayon de 100 mètres ont volé en éclats et une vingtaine de voitures ont été détruites par le souffle de l’explosion.

 

L’Iran visé

Ce double attentat, commis dans un périmètre ultra sécurisé, au coeur de la banlieue sud de Beyrouth, et donc dans l’un des fiefs au Liban du Hezbollah, visant directement à la représentation iranienne, a pour cible la milice chiite et l’Iran explique le député du Hezbollah, Ali Fayyad, interrogé ce matin par une chaîne de télévision libanaise.

« Pas besoin de longue analyse. On a visé l’ambassade iranienne et le peuple de la résistance, selon le député. Cela profite à Israël, à tous ceux qui veulent diviser la région sur des bases confessionnelles. Cela profite aux sectaires, qui ne veulent pas la stabilité des sociétés arabes et veulent propager les conflits confessionnels et religieux. »

Ce n’est pas la première fois que le Hezbollah est visée par des attentats depuis le début de l’année. Deux attentats ont fait plusieurs dizaines de morts, l’été dernier également dans la banlieue sud de Beyrouth, tout cela sur fond de crise syrienne, car au Liban, les groupes sunnites les plus radicaux reprochent au Hezbollah d’être intervenu directement dans le conflit syrien, en engageant des troupes pour soutenir Bachar el-Assad.

En revanche, c’est la première fois que l’Iran, principal allié de la milice chiite, est visé en tant que tel. C’est donc un nouveau palier qui est franchi avec bien sûr toujours la même crainte, celle de voir le conflit syrien, s’étendre au Liban, et pas seulement de façon fragmentée, épisodique comme c’est encore le cas aujourd’hui dans son message sur Internet, le responsable des Brigades Abdullah Azzam affirme d’ailleurs que les actions terroristes se poursuivraient au Liban tant que le Hezbollah n’aura pas retiré ses troupes du territoire syrien.

V- Bassam Tahhan sur le double attentat à Beyrouth

 

 

 

 

VI- Des centaines de juifs iraniens manifestent pour soutenir le programme nucléaire de leur pays

 


 

Pavé dans la mare, les Juifs iraniens ne sont pas du tout d’accord avec Israël, Hollande, et le CRIF, et ils le disent. Des centaines de juifs iraniens sont descendus manifester ce mardi à Téhéran en faveur du programme nucléaire iranien !

À la veille de la reprise des négociations sur le nucléaire iranien, des centaines de membres de la communauté juive iranienne ont manifesté en faveur du programme nucléaire de la République islamique d’Iran.

Réunis devant le bâtiment des Nations unies dans la capitale iranienne, ils ont dénoncé « les pressions occidentales » sur le gouvernement iranien.

La communauté juive iranienne comprend plusieurs dizaines de milliers de membres, dont les droits religieux sont respectés par les autorités iraniennes.

 

 

 

VII- Deux dangereux mensonges sur la Syrie

 

 

 

 

 

Des analystes et des observateurs, mus par de bonnes intentions, tombent dans les pièges des mensonges sémiologiques véhiculés sur la Syrie. Parmi les plus dangereux mensonges, celui d’”opposition armée” et l’”impossibilité de la solution militaire”. Certains prennent pour prétexte ces deux postulats mensongers pour appeler au dialogue, qualifiée de seule voie pour un règlement politique. Pourtant, dès le début de la crise, le pouvoir syrien a plaidé pour le dialogue, et le président Bachar al-Assad a expliqué sa vision de ce dialogue national, qu’il considère comme un moyen pour élargir la base du partenariat national, et pour reconstruire les institutions de l’Etat tout en préservant et en consolidant l’indépendance nationale. Pour encourager le dialogue, les autorités syriennes ont multiplié les amnisties pour les personnes impliquées dans l’insurrection armée. Plus récemment, l’Etat a franchi un grand pas sur la voie du règlement du problème des déserteurs des forces armées, dont un grand nombre combat aujourd’hui dans les rangs de l’Armée arabe syrienne et certains sont même tombés en martyrs sur le champ d’honneur.

Le terme “opposition armée” vise en réalité à dissimuler la véritable composition des groupes qui combattent l’armée syrienne, et qui constituent le noyau de l’agression coloniale contre la Syrie, son peuple et ses institutions. Ce terme est un voile qui cache d’horribles vérités dont voici les plus importantes :

-Ces groupes armés sont composé de dizaines de milliers de combattants venus de 80 pays des cinq continents. C’est un mélange de mercenaires internationaux et de recrues des réseaux terroristes takfiristes. Beaucoup ont été recrutés par des compagnies internationales, comme Blackwater, qui a envoyé en Syrie des milliers de mercenaires. De nombreux médias ont publié des enquêtes sur des contrats passés par ces compagnies avec d’anciens militaires, qui ont servi sous la bannière des Nations unies dans plusieurs pays.

-Les rapports publiés par la presse et les centres de recherche indiquent que près de la moitié des effectifs des groupes armés est composée de mercenaires et de terroristes étrangers, saoudiens, tchétchènes, afghans, turcs, indonésiens, somaliens, libyens et tunisiens. Beaucoup d’autres sont Européens, Australiens ou Américains. Aucune norme scientifique ne permet donc de dire que tous ces combattants sont des opposants syriens. Il s’agit soit de mercenaires, achetés grâce à l’argent des Etats qui financent la guerre contre la Syrie, soit des terroristes takfiristes qui participent à la destruction de l’Etat syrien.

-En dehors d’Al-Qaïda, il existe plus d’un millier de groupes armés de différentes, selon les études préparées par les centres de recherche, y compris le Pentagone. Les correspondants de presse étrangers, qui ont enquêté sur le terrain, affirment que la plupart de ces groupes comptent sur le financement du Qatar et de l’Arabie saoudite, soit d’une manière directe soit à travers la Coalition de Doha et le Conseil d’Istanbul ou encore le conseil militaire de ladite Armée syrienne libre.

-Ces groupes se financent aussi à travers le pillage des biens publics et privés, le racket et autres rançonnages.

Le fait de véhiculer l’idée de l’impossibilité de l’option militaire vise, pour sa part, à saper le moral du peuple syrien et de l’Armée arabe syrienne et à se dérober à l’obligation d’assécher les sources de financement du terrorisme. Or cela est une condition nécessaire pour stopper la violence, qui est entretenue par les Etats qui soutiennent les mercenaires et les terroristes.

Les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, la Turquie, Israël et la France, sont déterminés à faire durer la guerre d’usure, La question qui se pose est celle de savoir qu’elles sont les options d’un Etat “normal”, confronté à une agression de groupes terroristes qui vivent grâce à l’anarchie ? N’est-ce pas la solution militaire ? Est-il possible d’inviter au dialogue le Front al-Nosra, l’Etat islamique en Irak et au Levant ainsi que des centaines d’autres groupes extrémistes, alors que les vitrines politiques des agents de l’étranger n’ont aucune influence sur eux pour les pousser à rendre les armes ou à respecter un cessez-le-feu ?

L’option militaire pourrait prendre du temps et consommer des moyens, mais c’est la seule façon de permettre à l’Etat syrien de se redresser. Elle nécessite une unité entre le peuple, l’armée et le commandement, seule base solide pour défendre la souveraineté et l’indépendance nationales. Et s’il existe vraiment une opposition patriotique, elle est invitée à se joindre à l’Etat dans sa bataille pour la défense de l’existence de la Syrie et de son Etat.

Par Ghaleb Kandil / Tendances de l’Orient / New Orient News (Liban)
Tendances de l’Orient No 161 lundi 18 novembre 2013.
Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.

 

VIII- Marine Le Pen sur LCI/Radio Classique

 

Marine Le Pen, invitée politique de Guillaume Durand avec LCI

 

Le lundi 18 novembre 2013, Marine Le Pen, présidente du FN et conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, était l'invitée de Guillaume Durand sur Radio Classique, en partenariat avec LCI.

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