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le danger qui attend les épargnants, cette austérité qui fait mal et l'inquiétant modèle français

Publié par medisma sur 14 Décembre 2013, 21:20pm

 

le danger qui attend les épargnants, cette austérité qui fait mal et l'inquiétant modèle français

 

I- En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants

 

 

Les représentants de l'Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016.

 

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants.

Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28", a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté.

"C'est un pas fondamental vers la réalisation de l'union bancaire", a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d'accord au cours d'un "trilogue" sur ce texte, qui s'appliquera aux 28 Etats membres.

Cette nouvelle directive s'articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l'objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.

Dépôts garantis jusqu'à 100.000 euros

Selon la directive, lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions".

La recapitalisation ne concernera ainsi "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance".

Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.

Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l'on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.

Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.

Transparence des banques

Chaque Etat membre devra mettre en place des fonds de résolution nationaux qui devront atteindre un niveau de 1% des dépôts couverts dans les 10 ans.

"Toutes les banques devront contribuer à ces fonds mais les contributions seront plus importantes pour les banques qui prennent plus de risques", a dit Michel Barnier.

Les banques devront mettre des "réserves de côté pour les temps difficiles", afin de "rendre le secteur financier plus robuste pour qu'il prête à l'économie réelle", a-t-il commenté sur twitter.

Ces règles du "bail-in" entreront en vigueur au 1er janvier 2016. La Commission avait d'abord prévu une application à partir de 2018, mais la Banque centrale européenne avait fait part de ses inquiétudes pour la période intermédiaire, craignant que le Mécanisme de résolution unique de la zone euro n'ait à régler le sort de certaines banques sans disposer de cet outil.

Jusqu'ici, ce sont les Etats, avec l'argent des contribuables, qui renflouaient les banques (un "bail out"). Ce renversement pose un certain nombre de questions, notamment sur la transparence de la gestion des banques pour les épargnants. Les informations disponibles pour les clients sont souvent très compliquées à décrypter pour juger de la santé financière de leur établissement bancaire. En outre, cela assure les banques de ne pas faire faillite, ce qui pourrait les inciter à être moins prudentes sur les marchés.

Source : Challenges.fr

 

II- L’austérité est-elle responsable de la crise ?


 

Dans toutes les discussions sur les conséquences des soi-disant politiques d’« austérité », la seule preuve mise en avant pour démontrer que des mesures d’austérité ont bel et bien été adoptées consiste en des statistiques indiquant que les déficits budgétaires ont diminué depuis trois ans.

C’est en effet ce qui s’est passé. La moyenne des déficits en pourcentage du PIB des pays de l’UE en 2012 (4 %) est bien inférieure à ce qu’elle était en 2009 (6,9 %). Pour les critiques de l’austérité, cela explique pourquoi la plupart des pays du continent sont toujours en récession et pourquoi le chômage atteint des niveaux record. La seule façon pour eux de relancer l’économie est de dépenser davantage.

 

L’ ambivalence de l’« austérité »

Or, la signification du terme « austérité » est l’objet d’une confusion importante, qui bloque la tenue d’un débat plus pertinent sur les causes de la crise. Il devrait être évident qu’il n’existe aucune relation directe entre une réduction de la taille du déficit et une réduction de la taille de l’État. Un déficit budgétaire peut se résorber soit en comprimant les dépenses, soit en augmentant les recettes fiscales. Il peut également diminuer si les dépenses sont fortement réduites alors que les impôts ne le sont que légèrement. Il peut même diminuer si les dépenses augmentent et que les recettes fiscales augmentent encore plus vite.

En pratique, l’« austérité » peut donc recouvrir diverses situations qui ne présentent pas les mêmes effets économiques. Le terme peut aussi bien s’appliquer à une croissance qu’à une diminution de la taille de l’État. Il semble qu’on tienne partout pour acquis que les mesures d’austérité se sont traduites par des réductions de dépenses draconiennes, accompagnées de quelques augmentations d’impôt, avec comme effet net une réduction de la taille des États. Mais est-ce vraiment le cas ? Les dernières données d’Eurostat montrent qu’il n’y a eu qu’une légère baisse de 1,7 point de pourcentage des dépenses publiques en proportion du PIB dans l’Union européenne depuis 2009. La proportion pour 2012 est par ailleurs toujours supérieure de quatre points à celle qui prévalait avant le début de la crise, soit 49,4 % contre 45,6 % en 2007.

 

Dépenses croissantes malgré l’austérité

En termes nominaux, les dépenses n’ont jamais cessé de croître pour l’UE dans son ensemble depuis le début de la crise financière, sauf en 2011 où elles sont restées constantes (voir tableau ci-après). Elles ont cru de 6,3 % pendant les trois dernières années, c’est-à-dire durant la période ou des politiques d’austérité sont censées avoir été mises en œuvre.

 

Dépenses et recettes des administrations publiques en milliards d’euros - Union européenne

 

Source : Eurostat, Principaux agrégats des administrations publiques, y compris recettes et dépenses.

 

Seuls quelques pays ont vu leurs dépenses diminuer entre 2009 et 2012, notamment la Grèce et le Portugal. Autant en termes nominaux qu’en proportion du PIB, les gouvernements de ces deux pays ont toutefois dépensé davantage en 2012 qu’en 2007.

S’il n’y a eu aucune réduction nette dans les dépenses, cela signifie que les diminutions de déficits n’ont pu être réalisées que grâce à des recettes fiscales qui ont augmenté plus vite que les dépenses. C’est précisément ce que les données d’Eurostat montrent, avec une augmentation des recettes de 12,9 % de 2009 à 2012, soit le double du rythme d’augmentation des dépenses publiques.

Les gouvernements n’empruntent plus autant - même s’ils empruntent toujours beaucoup et que la dette publique continue d’augmenter. À la place, ils taxent davantage leurs citoyens de façon à financer des dépenses toujours croissantes.

 

L’Europe a besoin d’États plus modestes

Si nous définissons l’austérité comme l’ensemble des mesures qui ont été prises pour réduire les déficits budgétaires, alors dans ce sens, il est vrai que l’austérité est responsable de la crise.

Si toutefois nous utilisons ce terme de manière plus appropriée dans le sens de politiques entraînant une réduction de la taille de l’État, alors ces politiques ne peuvent être tenues responsables de la crise en Europe puisqu’elles n’ont jamais été appliquées.

Ce dont l’Europe a besoin, c’est d’États plus modestes. Pas uniquement en termes de dépenses publiques, mais aussi dans le sens d’une déréglementation du marché du travail et d’autres réformes structurelles visant à encourager l’entrepreneuriat, les investissements privés et la création d’emplois. Il n’y aura pas de croissance soutenue de l’économie en Europe tant que ce seront les citoyens et les entreprises, plutôt que les gouvernements, qui seront la cible des mesures d’austérité.

 

Texte d’opinion par Martin Masse, chercheur associé à l’Institut économique Molinari.

 

III- Le modèle français : toujours plus d'impôts, de misère et de chômage

 

Le système français ne marche pas...C’est un système totalement plombé

 

Si l'on compare les modèles sociaux français, britannique et allemand, on constate qu'en France la pauvreté augmente parallèlement à la fiscalité pendant que la croissance et l'emploi sont au rendez-vous chez nos voisins.
Le modèle français est une puissante machine à créer de la misère sociale.


Nicolas Doze et Philippe Dessertine

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