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le blog lintegral

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La crise poursuit son cours normal...

Publié par medisma sur 16 Février 2014, 19:37pm

La crise poursuit son cours normal...

 

I- Les Etats Européens : La condition sine qua non pour une sortie de crise est la reconquête par ces Etats de leurs souverainetés nationales

 

Les dirigeants européens qui, pour l’essentiel d’entre eux, sacrifiant la prospérité de leurs peuples et la souveraineté de leurs Nations à leurs intérêts particuliers... ne sont plus légitimes. 

 

Le vote du 9 février 2013 de la majorité du peuple et des cantons de Suisse en faveur de l’arrêt de l’immigration de masse qui les menace doit être salué non comme un vote de repli craintif ou même d’hostilité à l’égard des étrangers mais comme une avancée démocratique et un coup de semonce populaire en direction des dirigeants politiques et économiques suisses et européens qui depuis des années ne tiennent pas compte de leurs aspirations. Dirigeants qui, pour l’essentiel d’entre eux, sacrifiant la prospérité de leurs peuples et la souveraineté de leurs Nations à leurs intérêts particuliers ayant pris le pas sur l’intérêt général et à leur rêve européiste ayant déjà échoué, ne sont plus légitimes. Dans la mesure où la plupart des difficultés que rencontrent les États-Nations européens trouvent leur source dans la construction européenne bâclée que leurs dirigeants poursuivent, sans consulter leurs peuples voire en passant outre à leurs exigences légitimes (cf.  le non respect du vote majoritaire des Français à 55% par référendum du 29 mai 2005 contre la constitution européenne que Sarkozy et Fillon ont pourtant fait ensuite adopter par le Parlement français alors à leur botte et qui osent encore se dire gaullistes !!!), ni du tout savoir comment et où ce processus chaotique destructeur forcé les conduit. L’exemple de l’euro, qui a provoqué un endettement, une recession/déflation et un chômage massifs (comme jamais auparavant en Europe continentale depuis les années 1930) problèmes dont il n’y a pas de résolution possible sans revenir aux monnaies nationales, étant à cet égard caricatural.

Les Suisses vivant dans le seul Etat encore véritablement démocratique d’Europe, parce qu’étant les seuls à bénéficier de la possibilité de se prononcer sur toutes les questions qui les concernent via le référendum d’initiative populaire alors que les autres Etats en privent leurs citoyens, ont réveillé leurs voisins. Il est probable que, lors du vote pour les députés au Parlement européen de mai 2014, la dynamique qu’ils ont enclenchée se poursuive et se développe pour culminer dans une remise en question de l’ensemble de la construction européenne actuelle… D’autant que se précise une aggravation de la déflation européenne, et donc du chômage de masse en zone euro, accompagnée du retour de fortes tensions à l’Est (Ukraine, Bosnie, etc.), surtout si un nouvel accès de faiblesse du dollar US -que nous évoquons en fin de ce commentaire- renchérissait encore plus l’euro avec pour conséquence une nouvelle détérioration de la situation économico-sociale du Sud de l’Eurozone et de la France. Au moment où les autorités européennes s’agitent pour faire main basse sur les actifs des épargnants…

Aucun pays prétendant assurer sa survie et son développement ne doit accepter de renoncer à sa souveraineté, faute de quoi il disparaitra et son peuple sera sacrifié. Aucun des pays qui comptent dans le monde (USA, Chine, Russie, Japon, Inde, Brésil, Australie, Canada, Iran, Arabie Saoudite, Turquie, Israël et beaucoup d’autres) n’ayant renoncé à mettre en œuvre leurs propres politiques nationales, il n’y a pas de fatalité à ce que l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, etc. se résignent à y renoncer au nom d’intérêts financiers et géopolitiques euro-mondialistes ou pour tomber sous la domination américaine (ce qui revient plus ou moins au même), qui ne sont pas conformes à leurs identités nationales comme à leurs besoins actuels et futurs. Ce qui n’empêcherait pas leur coopération librement consentie mais sur des sujets limités d’intérêt commun, au lieu de vouloir les faire disparaitre dans un Super-État européen centralisé, que leurs peuples refusent parce que non démocratique, non économique et non efficace, dont la construction forcée mènera à des troubles politiques et sociaux croissants et peut-être même à une guerre en Europe. Tous les Etats du monde défendent leurs frontières et n’admettent sur leur territoire qu’une immigration limitée choisie, il n’y a que ceux d’Europe de l’Ouest (à l’exception du Royaume Uni qui a eu la sagesse de ne pas entrer dans les accords de Schengen et de ne pas adopter l’euro) a avoir transféré ces prérogatives régaliennes essentielles à une structure supra nationale passoire incapable de les assurer, d’où la nécessité de mettre un terme à ces accords de Schengen qui favorisent en Europe une immigration massive causant des effets directs et indirects négatifs (dumping social et salarial, coûts énormes d’intégration et de délinquance, etc.).

Quant à la Suisse, n’étant pas membre de l’Union européenne, elle doit sortir de suite des accords de Schengen auxquels ses dirigeants n’auraient jamais dû adhérer. Mais l’attitude desdits dirigeants qui, depuis le 9 février, demandent des excuses au monde entier au sujet de la décision majoritaire de leur peuple et de leurs cantons, n’augure pas d’une décision rapide dans ce sens.

L’incertitude continue de dominer les marchés financiers, dont les manipulations dans tous les sens par de plus en plus d’acteurs rendent leurs évolutions à venir difficiles à prévoir. Nous restons investis en dollars US (qui donne toutefois de nouveaux signes de faiblesse par suite du retournement du dollar US/yen  diminuant le “yen carry trade”) et en francs suisses dont nous augmenterons prochainement la part (pas d’euros -qui ne nous inspire pas du tout confiance parce qu’il n’est pas durablement viable-), surtout long US Treasury Bonds et plus faiblement short actions US. Nous avons le 12 février repris, et ensuite ces jours derniers augmenté, des positions longues sur l’or et l’argent-métal avec comme prochains objectifs 1.360 et 23, l’or ayant cassé par une double clôture sa résistance vers 1.280 USD l’once et la BCE risquant d’instituer un taux d’intérêt à court terme négatif (ce qui accroitrait la liquidité des marchés financiers dont une partie pourrait s’investir dans les métaux précieux, l’essentiel allant toutefois dans les obligations d’Etat comme cela a déjà commencé).

A noter que plus personne ne comprend ce que fait la Chine avec le métal jaune, une sombre histoire de disparition de 500 tonnes d’or à l’intérieur de la Chine -qui ont probablement été piratés par les dirigeants politiques corrompus de ce pays et donc ne se retrouvent plus dans les coffres de la banque centrale chinoise- excitant actuellement les spéculateurs qui espèrent qu’elle pourrait donc devoir les acheter sur le marché international à nouveau !!!

Le graphique du ratio Standard & Poors 500/TLT montrant que, depuis le début 2014, les actions US se sont retournées à la baisse contre les obligations d’Etat US (ce qui est la conséquence comme nous l’avons déjà exposé de la réduction du QE aux USA), les actions US devraient aller beaucoup plus bas et les obligations d’Etat US devraient aller beaucoup plus haut:

De plus en plus d’investisseurs sortent des actions et vont dans les obligations.

  • Les difficultés des pays émergents à sortir de leur crise monétaire provoquée par leurs déficits de comptes courants, de la Chine dont le système bancaire et de crédit est au bord du défaut généralisé et du Japon dont la politique ultra keynésienne dite Abenomics est en train d’échouer, tout cela sur fond de récession/déflation européenne et de croissance zéro américaine en raisons de l’endettement massif des pouvoirs publics -et du chômage qui continue de sévir- des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi la baisse des profits des entreprises en même temps que la croissance mondiale faiblit, conduisent plusieurs analystes à envisager un krach prochain des marchés d’actions. Ce qui est évidemment possible (mais non certain), d’autant que les principales banques centrales, ayant gaspillé leurs munitions, sont quasiment sans moyen pour poursuivre leurs opérations de manipulation des actions et que les grandes banques privées, dont les bilans sont loin d’être assainis, ont cessé de prêter. Bref, c’est la panne globale… dont la sortie sera brutale et probablement douloureuse pour les épargnants-investisseurs ayant encore sur les marchés financiers des positions trop importantes et trop risquées.

Le US Dollar Index, qui est monté depuis mi 2011 (en particulier du fait de la crise de la dette en zone euro puis de la politique japonaise de destruction du yen) est dans une configuration à nouveau plutôt baissière. Ce qui serait conforme à notre prévision de baisse des taux d’intérêt US à moyen et long termes, propulsant les US Treasury Bonds beaucoup plus haut, qui affaiblirait le USD Index. Et à la prévision de Saxo Bank de forte baisse du dollar US/yen s’accompagnant d’une chute des marchés boursiers d’actions (le Nikkei en particulier). Le retournement du USD Index pourrait s’accélérer au bénéfice principal du franc suisse et de la livre sterling. La cassure à la baisse de 79 sur le USD Index pouvant le ramener vers 75 voire 73. Ce qui évidemment propulserait l’or et l’argent-métal beaucoup plus haut que leurs objectifs actuels de reprise vers 1.360 et 23 USD l’once et même les faire remonter vers 1.430 et 25… Avant leur rechute, les grandes banques restant baissières et donc prêtes à shorter leurs reprises.

  • Décidément l’année 2014 n’a pas fini de réserver des surprises. Ce qui illustre la grande difficulté de la prévision sur les marchés financiers par essence chaotiques, dont les manipulations s’ajoutent à leur “mouvement brownien” naturel.

L’or et l’argent-métal ont cassé à la hausse mais l’indice des mines australiennes (le plus fiable pour la tendance des actions des sociétés minières) pas encore. (FMG)

 
II- 2014, reprise du cours « normal » de la crise systémique globale

 

- Communiqué public GEAB N°82 (15 février 2014) -

 

 

L’avalanche de liquidités issue du quantitative easing de la Fed a permis en 2013 aux logiques du monde d’avant de se réveiller : endettement, bulles, mondialisation, financiarisation… Mais il a suffi d’un léger ralentissement dans les montants astronomiques injectés chaque mois par la banque centrale américaine pour que la crise rampante, enfouie sous ces monceaux de liquidités, reprenne ses droits. Comme anticipé, la méthode consistant à « résoudre » la crise en accentuant les excès qui l’ont causée est inopérante, provoquant au contraire une crise au carré. On peut y trouver tout de même un avantage réel : elle permet de gagner du temps que tout le monde utilise au mieux.

Tout au long de l’année 2014, nous allons à nouveau assister au déploiement « normal » de la crise systémique globale, phase de transition majeure entre deux systèmes d’organisation mondiale, une crise historique qui va bien au-delà d’une crise économico-financière, on commence à le voir clairement. C’est pourquoi aux côtés des graves dangers pesant sur les bourses, les banques, l’immobilier et plus généralement l’économie, l’ordre du jour comprend également l’amplification de la colère des peuples et du rejet des systèmes politiques en place, l’aggravation des tensions géopolitiques et le repli des blocs sur eux-mêmes.

La courroie de distribution de ce renouveau de la crise est mue en premier lieu par le taper (réduction du programme de QE de la Fed) qui a immédiatement entraîné les secousses que l’on sait sur les monnaies émergentes. Outre l’impact néfaste que cela a sur l’économie mondiale, notre équipe anticipe que ces chocs vont provoquer un effet boomerang sur les États-Unis et enclencher pour finir l’engrenage de la dévaluation massive du dollar, déstabilisant tout ce qu’il reste de l’ancien système dont il est le pilier.

 

LE MAUVAIS CALCUL DU TAPER

Derrière la décision de la Fed d’arrêter progressivement son programme d’assouplissement quantitatif (1) se cachent plusieurs réalités. La première est évidemment son inefficacité envers l’économie réelle et surtout les risques de plus en plus grands qu’il fait courir en créant bulles et addictions diverses, et en distordant toute capacité d’appréhension de la réalité. La deuxième tient sans doute à la volonté de « montrer » que la situation s’améliore et que la Fed peut se désengager sans risque. La troisième est moins avouable : consciente de l’addiction créée en 2013 des pays émergents envers les liquidités de la Fed, son annonce ne pouvait manquer de faire trébucher ceux-ci. Ils font donc maintenant les gros titres de la presse économique, tandis que la situation américaine passe au second plan. Qui se rappelle en effet que le Porto Rico est en train d’exploser (2) (comme anticipé au GEAB n°77) ? Ou que Chicago ne se sort pas de ses dettes (3), ou que les foodstamps, pilier de l’aide sociale américaine, continuent d’être rabotés (4) alors que de plus en plus de ménages en dépendent ? Ou enfin que la pauvreté infantile atteint des niveaux difficilement imaginables pour un pays prétendu développé (5) ?

 

Valeur des obligations du Porto Rico à échéance 2017. Source : ZeroHedge.

 

Pourtant – on nous excusera la reprise facile d’une publicité devenue célèbre – il y a un deuxième effet KissCool. Pour le voir, nous devons prendre de la hauteur et revenir aux fondamentaux quitte à simplifier une situation mondiale que personne actuellement ne comprend vraiment.

Le quantitative easing de la Fed a eu pour conséquence une surabondance de liquidités sur les marchés financiers qui sont allés investir cet argent là où de vraies dynamiques productives fournissent des opportunités d’investissements et de fructification : dans les pays émergents. Bien évidemment, cette inondation d’argent facile a soutenu artificiellement la croissance de ces pays, qui aurait dû être moins élevée en ces temps de crise. Pis, en 2013, cela a provoqué un regain de logiques du monde-d’avant, monde dans lequel l’argent n’est utilisé que pour emprunter plus d’argent, avec au programme re-financiarisation, ré-endettement, ré-addiction au dollar, ré-intrication de la planète, re-mondialisation effrénée ignorant les intérêts des populations (fournissant par exemple un ballon d’oxygène aux fastidieuses négociations des traités de libre-échange trans-pacifique TPP et transatlantique TTIP), etc.
Cette absorption de dollars par les seuls pays ayant une croissance suffisante pour pouvoir les utiliser explique en grande partie l’absence de dévaluation du dollar ou d’inflation aux États-Unis malgré la politique de la Fed : la dévaluation qui aurait dû aller de pair avec une telle création monétaire, a été absorbée par le dynamisme économique du reste de la planète.

Mais quelque chose a fait que la Fed ne pouvait plus continuer. Probablement le fait que pour avoir un quelconque impact sur l’économie américaine, les quantités d’argent créé auraient dû augmenter constamment, ce que de plus en plus de monde dans les cercles de la Réserve Fédérale elle-même renâclait à faire. Rester au même niveau de 85 milliards de dollars par mois, correspondait de fait déjà à un ralentissement. Dans ce cas, autant rétrograder et tenter de sortir du piège.

Depuis début janvier, la Fed a ainsi réduit de 10 milliards de dollars le rythme mensuel de ses achats, et à nouveau de 10 milliards début février, soit à présent des achats de 30 milliards de titres hypothécaires et 35 milliards de bons du trésor par mois. Or cette baisse du soutien signifie que le quart de « l’aide » indirecte aux pays émergents s’est envolée… Il est donc logique que l’activité économique de ces pays baisse, et par conséquent aussi leur monnaie (6).

 

Nombre de lires turques par dollar (USD/TRY), novembre 2012 – février 2014. Source : Yahoo Finance.

 

C’est là que commence l’effet boomerang. Premièrement, les investissements occidentaux dans les économies émergentes valent d’autant moins que la monnaie se dévalue, donc une part des actifs des investisseurs a bel et bien disparu, provoquant une forte tension sur les marchés financiers. Mais, plus important, pour enrayer la baisse de leur monnaie, les banques centrales des pays émergents vendent leurs réserves de dollars pour racheter leur propre monnaie sur les marchés (7), résultant en un surplus de dollars et une hausse de la demande de monnaie locale, ce qui fait mécaniquement monter la monnaie locale (8). Par exemple, dans ce genre de période la Turquie, l’Inde, le Brésil, l’Indonésie entre autres, se délestent chacun de l’ordre de dizaines de milliards de dollars par mois (9).

Cela signifie que d’acheteurs de dollars, les émergents sont devenus vendeurs. En d’autres termes, les seuls pays capables d’absorber les dollars excédentaires les rejettent maintenant. Récapitulons : la Fed et le trésor continuent d’inonder la planète de 65 milliards de dollars par mois, mais plus personne n’en veut… Où peuvent-ils s’écouler dorénavant ? Dans les quelques pays producteurs de pétrole qui le vendent encore en dollar, mais surtout aux États-Unis bien sûr. Et que peut en faire l’économie atone de ce pays ? Pas grand-chose… certainement pas autant que ce qu’en faisaient les émergents (10).


[...]

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Notes :

1 Source :
Reuters (29/01/2014).

2 Sources :
Reuters (07/02/2014), CNBC (07/02/2014).

3 Source : « Chicago is on the road to Detroit »,
Chicago Tribune (05/02/2014).

4 Mesure adoptée en catimini derrière le succès affiché de la réforme des aides agricoles. Source :
New York Times, 05/02/2014.

5 Source :
Washington Informer, 08/02/2014.

6 Notre équipe estime que pour une fois le taux des monnaies émergentes n’est pas relatif aux mouvements du dollar mais à une réalité économique.

7 Monnaie qu’ils avaient dû vendre en masse, en 2013 notamment, pour faire face à la dévaluation de fait du dollar qui faisait monter les autres monnaies et risquait de ralentir les exportations.

8 Le dollar, lui, ne baisse pas immédiatement car la petite dévaluation qui devrait avoir lieu est d’une part diluée dans les quantités de dollars en circulation, et d’autre part compensée par le fait que le dollar est habituellement considéré comme monnaie-refuge face à des monnaies locales qui tanguent.


9 Sources :
CentralBanking.com (« Central Bank of Turkey sells $2.5bn in one day », 23/01/2014), Vox (« Brazil’s central bank has intervened heavily, spending more than $50 billion and promising to double that by the end of the year », 25/09/2013), etc.

10 Un peu à tort et à travers, il faut avouer.

 

 

III- Pierre Jovanovic sur la libre antenne de Méta TV

 

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