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Valls-Goasguen : Le chef de file des députés UMP a protesté contre des « propos ignobles, inacceptables, incompatibles avec les fonctions de M. Valls »

Publié par medisma sur 26 Février 2014, 21:47pm

I- Valls-Goasguen : agiter une fausse extrême droite pour en cacher une autre, bien réelle

 

 

L’obsession du ministre de l’Intérieur vis-à-vis de ce qu’il appelle « l’extrême droite » a encore frappé. C’est Claude Goasguen qui a cette fois été pris pour cible le 25 février 2014 à l’Assemblée nationale.

Lors de la séance des questions au gouvernement sur les manifestations de ce week-end à Nantes (Loire-Atlantique), Manuel Valls a pris à partie le député-maire du XVIe arrondissement de Paris, qui manifestait sa désapprobation :

« M. Goasguen vous en venez, vous, de l’extrême droite ! Vous savez ce qu’il en est ! »

Tandis que la gauche applaudissait, les députés de l’UMP ont quasiment tous quitté l’hémicycle de l’Assemblée nationale et ont fait savoir dans la soirée qu’ils boycotteraient la séance de questions au gouvernement de mercredi « faute d’excuses formelles ».

 

 

 

Si, contrairement à ce qui lui a souvent été reproché, Claude Goasguen n’a jamais appartenu à Occident (contrairement à ce qu’indique Génération Occident de Frédéric Charpier, Seuil, 2005), il en fut très proche, comme militant à la FNEF (Fédération nationale des étudiants de France) et président de la corpo de droit d’Assas, reprenant le titre occupé quelques années auparavant par un certain Jean-Marie Le Pen.

Il a cependant pris ses distance depuis fort longtemps, garantissant, il y a déjà une vingtaine d’années sur Radio J (24 septembre 1995) :

...En réalité, Claude Goasguen a fait depuis bien longtemps toutes les allégeances qui permettent à un homme de droite d’exister en France. En 2005, le B’naï B’rith de France lui a décerné, à l’unanimité, le prix des Droits de l’homme. Il est devenu président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël en octobre 2007 après en avoir été longtemps vice-président. Il est également vice-président de l’Association France-Israël. En septembre 2011, il fut même le premier de la liste des 107 parlementaires français qui s’opposèrent à la reconnaissance d’un État palestinien par l’ONU.

En fait, Claude Gosguen soutient toujours l’extrême droite, mais une extrême droite qui ne dérange pas Manuel Valls, celle de Netanyahou-Lieberman, qui sévit sur le monde arabe [1].

Il est certain d’ailleurs que les deux hommes pourront se réconcilier au dîner du CRIF, le 4 mars prochain, en signifiant à Roger Cukierman leur attachement commun – et inconditionnel – à l’État d’Israël.

Source : E&R

 

II- Les réactions tous azimuts

 

La quasi-totalité des députés UMP avaient quitté mardi l’hémicycle en pleine séance de questions au gouvernement, furieux d’une attaque de Manuel Valls contre leur collègue parisien Claude Goasguen, qu’il a accusé de venir de l’extrême droite. « M. Goasguen, vous en venez, vous, de l’extrême droite », a lancé le ministre de l’Intérieur au député de Paris,

Le député UMP Laurent Wauquiez a lui qualifié Manuel Valls de « petit monsieur ». Prié par France Inter de commenter l’accrochage, Jean-Pierre Raffarin avait, pour sa part, lancé : « On sent que le gouvernement est très nerveux, très inquiet, il vit ses dernières heures, ses derniers jours ». « Le ministre de l’Intérieur a quelque peu dérapé, je crois que par cette brutalité, il a raté la marche de Matignon », a encore dit M. Raffarin.

Henri Guaino, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, interrogé par « Les Echos » a justifié le boycott des députés UMP. « Il y a des limites à tout ! » a-t-il lancé.

L’ex-président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), resté dans l’hémicycle, a dénoncé des « propos inadmissibles, scandaleux » et appelé le ministre de l’Intérieur à « les retirer ». Le président de la commission des Finances, l’UMP Gilles Carrez, a aussi demandé des excuses, sa collègue Claudine Schmidt critiquant ensuite des « propos pas dignes d’un ministre de la République ».

A la fin des questions au gouvernement, le  chef de file des députés UMP Christian Jacob a protesté contre des « propos ignobles, inacceptables, incompatibles avec les fonctions de M. Valls ». Et de demander des excuses au chef du gouvernement « sinon ces questions au gouvernement n’ont plus aucun sens, aucun intérêt pour nous ». Les députés UMP ont annoncé alors qu’ils boycotteraient la séance de questions au gouvernement d’aujourd’hui mercredi, « faute d'excuses formelles » du gouvernement après « les propos ignobles » de Manuel Valls.

Christian Jacob a également estimé que le ministre de l’Intérieur « perd son sang-froid », ajoutant que « ce n’est pas la première fois » et rappelant que Manuel Valls avait dans le passé lancé à la droite, « le terrorisme, c’est vous ».

 

III- Valls : plus dure sera la chute

 

 

Lorgnant sans doute sur Matignon, il a commencé à écraser les plates-bandes de ses collègues, en faisant des annonces intempestives.

 

Du Capitole à la roche Tarpéienne, de la place Beauvau à l’Élysée, il n’y a qu’un pas. Manuel Valls a sans doute pensé suivre Sarkozy sur le second itinéraire, mais il a en fait pris le premier.

Le chouchou a chuté dans les sondages. L’explication en est simple. Il bénéficiait, à droite, d’un courant de sympathie pour tenir le discours ferme du premier flic de France. Mais il a révélé quatre faiblesses. La première appartient à la technique de communication. Sarkozy est un débatteur redoutable qui a rarement été dominé par ses contradicteurs, si ce n’est lors de la célèbre anaphore de Hollande. On se demande encore ce qui l’a retenu de faire un bon mot sur l’anticipation aventureuse et sur le narcissisme de la formule « Moâ président »… Philippot a éclaté Valls sur France 2. Devant le calme et la modestie de son opposant, Valls affichait un visage ulcéré qu’on lui voit souvent maintenant. Manque de technique, manque de maîtrise de soi, ça ne pardonne pas. « Le meilleur imprésario de Dieudonné », devenu incapable d’écouter son adversaire, assenait les poncifs de la gauche sur le Front national qui, l’un après l’autre, tombaient dans le vide.

La provocation éhontée des forces de l’ordre à l’issue de la manifestation du « Jour de colère », empêchant les manifestants de se disperser dans le calme, pour générer des incidents et procéder à 250 interpellations afin de pouvoir brandir le spectre d’une extrême droite factieuse, a également montré ce visage du manipulateur partisan quand beaucoup de Français avaient cru voir en lui le seul ministre républicain attaché à sa mission.

Et puis les résultats sont mauvais. Certes, il faut les prendre avec circonspection. Les manipulations existent. Néanmoins, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales a souligné l’augmentation des cambriolages de 6,4 % en zone urbaine, et de 4,7 % en zone rurale. Les résidences secondaires ont été privilégiées avec une croissance de 17,7 % en zone gendarmerie. Les homicides volontaires sont moins nombreux, sauf à la campagne où ils ont progressé de 14,9 %. On parle de stagnation de la violence parce que son développement se ralentit. On oublie que la délinquance, contrairement à l’inflation, par exemple, n’a pas un potentiel de volume illimité. Elle agit sur une population limitée et il faut considérer toute croissance comme un échec. Les vols avec violence sont apparemment en recul, mais les autres augmentent. Leur lien avec l’immigration de l’est de l’Europe avait été établi par le ministre lui-même, lorsqu’il était sérieux. Entre sa politique d’immigration, d’intégration, et de naturalisations qui dément son discours apparemment ferme et le laxisme pénitentiaire de Mme Taubira, la délinquance a de beaux jours devant elle, et les Français le savent.

Enfin, M. Valls a pris la grosse tête. Lorgnant sans doute sur Matignon, il a commencé à écraser les plates-bandes de ses collègues, en faisant des annonces intempestives. Il a oublié qu’il agaçait déjà à gauche et que l’estime de la droite n’avait rien de profond. Les Français peuvent tolérer la présomption lorsqu’elle est suivie d’une certaine efficacité, comme Sarkozy en donnait au moins l’illusion. « Grand causeur, petit faiseux », ils n’aiment pas et le font payer au coupable. Or, c’est ainsi que M. Valls est désormais perçu.

Source : bvoltaire.fr / par Christian Vanneste

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