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le blog lintegral

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Grèce, Chypre, Portugal...au bord de la faillite et la France n'est pas en reste !

Publié par medisma sur 6 Mars 2014, 21:14pm

 

I- La Grèce au bord d'une crise des «subprime»

 

 

Avec un taux de chômage à 28 % et une consommation en berne, l'économie grecque révèle encore une puissante léthargie. Deux millions de prêts ne sont plus remboursés, dont 300.000 crédits immobiliers.

Selon les chiffres ­annoncés par le gouvernement grec, à la veille du retour de la troïka dans le pays, la Grèce serait en pleine rémission. Le pays pourrait même afficher un excédent budgétaire pour 2014, de plus d'un milliard d'euros. Pourtant, au quotidien, l'économie grecque révèle encore une puissante léthargie.

Après les sonnettes d'alarme ­tirées par nombre d'associations créées pour les surendettés, ce sont les banques qui prennent le relais. Dans un rapport publié dans la presse grecque, elles affirment que plus de 2 millions de prêts sont actuellement non remboursés. Il y aurait ainsi 800.000 prêts à la consommation, 900.000 cartes de crédit, 100.000 prêts à des PME et 300.000 prêts immobiliers, dont les échéances ne sont pas couvertes depuis au moins trois mois.

Les causes sont les mêmes: une récession qui sévit depuis plus de six ans d'affilée, un taux de chômage qui touche 28% de la population et une consommation en berne. «C'est une descente aux ­enfers qu'il est difficile de freiner, même si le gouvernement annonce à grands renforts une sortie de ­crise», explique Takis Brastos, économiste. «Au-delà des chiffres, la réalité des Grecs se traduit par la souffrance dans le silence, sous des sourires ou des semblants d'insouciance, quand ils restent des heures aux terrasses de café pour tuer le temps. Sauf que demain, ils n'auront peut-être plus de toit», ajoute-t-il.

Un test pour les banques

Que se passera-t-il en effet si les banques décident de mettre aux enchères ces 300.000 appartements et maisons parce que leurs prêts ont été gelés?

Depuis début 2014, Athènes a mis fin au moratoire sur les saisies ­immobilières. Cette loi a été adoptée en 2010 pour protéger uniquement les habitations principales après examen des revenus. De nombreux petits propriétaires se sont retrouvés en effet sans emploi avec la crise.

Aujourd'hui, les Grecs surendettés risquent de se retrouver à la rue. «C'est tragique d'en être ­arrivé à ce point», affirme Eleni Alivertou, présidente de l'association pour surendettés Ekpizo. «Tous les jours, nous aidons plus de 15.000 personnes et tous les jours, nous en avons plus. Il s'agit de personnes honnêtes, ayant toute leur vie honoré leurs impôts et leurs créances, mais qui se sont retrouvées au chômage du jour au lendemain sans indemnité. Malgré cette triste réalité, les banques ne veulent en rien céder sous la pression de la troïka.»

En 2013, les prêts qui continuent à être régulièrement remboursés se situaient autour de 800.000 contre 860.000 au début 2013 et 960.000 début 2012. 2014 sera cruciale pour les endettés. Elle sera aussi un test pour la résistance des banques, fraîchement recapitalisées avec l'argent des contribuables grecs.

Source : Le Figaro

 

II- À Chypre, les privatisations déclenchent la colère

 

Des manifestants font face aux forces de l'ordre, en début de semaine à Nicosie. Crédits photo : Petros Karadjias/AP

 

Ce programme comprend notamment la privatisation des compagnies de télécommunication (Cyta), d'électricité (EAC) ainsi que les deux principaux ports de l'île. Le gouvernement espère pouvoir en obtenir au moins 1,4 milliard d'euros d'ici à la fin 2014.

Les forces de l'ordre chypriotes sont sur le qui-vive depuis 48 heures. Des dizaines de policiers antiémeute ont pris place aux abords du Parlement, des barrières de protection ont été installées et la circulation bloquée dès 12 heures. Plus de dix-huit syndicats ont appelé à une grève et une manifestation pour protester contre le programme de privatisations, imposé par la troïka, et qui sera soumis au vote des députés dans l'après-midi.

Ce programme comprend notamment la privatisation des compagnies de télécommunication (Cyta), d'électricité (EAC) ainsi que les deux principaux ports de l'île. Le gouvernement espère pouvoir en obtenir au moins 1,4 milliard d'euros d'ici à la fin 2014. Mais cette perspective irrite les syndicats. «Pour un petit pays comme Chypre, ces changements auraient dû se faire progressivement et être expliqués», critique Christos Toufesxis, ingénieur électricien à l'EAC. «Certes, il y a trop de fonctionnaires, mais personne ne tient à perdre son travail, d'autant que le chômage atteint les 17% de la population active. Sans parler des prix de l'électricité qui vont sans doute augmenter…», ajoute-t-il.

En signe de protestation, des coupures d'électricité d'une à deux heures par jour sont observées; les bateaux ont interrompu leurs chargements. Des échauffourées ont éclaté mardi, entre policiers et manifestants, en marge d'une manifestation.

«Ce qui se passe à Chypre est injuste! reprend Christos Toufesxis, d'une part, nous subissons la pression de la troïka pour un milliard d'euros de prêts, alors que la Grèce, qui a déjà perçu 240 milliards d'euros d'aide, n'a pas finalisé les réformes imposées! D'autre part, nous fournissons chaque année l'équivalent d'un million d'euros à la partie nord occupée de l'île, sans être payés par la Turquie.» La moitié nord de Chypre est occupée par l'armée turque depuis 1974, après un coup d'État manqué demandant le rattachement de l'île à la Grèce.

Retraits bancaires limités à 300 euros

Chypre doit aussi faire face à une crise économique des plus lourdes. Depuis près d'un an, Nicosie est sous tutelle budgétaire contre un prêt de 10 milliards d'euros. Aux coupes budgétaires s'ajoutent des conditions draconiennes imposées au pays qui a dû liquider sa deuxième banque et restructurer la première, imposant aux déposants entre 47,5 et 100% de pertes sur leurs avoirs au-delà de 100.000 euros. Depuis, les retraits bancaires dans l'île sont toujours limités à 300 euros par jour.

Il y a quelques jours, le gouvernement a assoupli le contrôle des capitaux: les transferts d'argent sont relevés à 20.000 euros, au lieu de 15.000 il y a un an pour les particuliers et à 100.000 euros pour les entreprises, contre 75.000.

Les autorités veulent croire à une sortie prochaine de la crise. Mais en attendant, elles doivent affronter, au quotidien, les fermetures de commerces, une consommation en berne et la défiance des investisseurs internationaux.

 

 

III- Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

 

La police se confronte aux manifestants opposés aux privatisations, dans les rues de Nicosie. Crédits photo : ANDREAS MANOLIS/Reuters

 

Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d'aide de l'UE et du FMI est suspendu. L'île risque la faillite le 15 mars.

 

Le vendredi dernier, en ouverture du conseil des ministres, l'intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l'État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu'au 15 mars.

À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d'euros de tombées de dettes. Sans l'aide du FMi et de l'UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l'île n'a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d'une tranche d'aide de 236 millions d'euros, suspendue au vote d'un programme de privatisations. C'est justement là que le bât blesse.

Le Parlement chypriote n'a pas adopté, ce jeudi, comme prévu, le vaste programme de privatisations, jugé trop controversé. Il prévoyait la vente au secteur privé des compagnies d'électricité, de télécommunications et les deux principaux ports du pays. Manifestations et grèves ont émaillé la semaine à Chypre. L'un des partis soutenant la coalition au pouvoir, le parti démocratique Diko, a quitté le gouvernement, en signe de protestation. Quatre ministres se sont retirés du gouvernement.

Reprise des négociations de paix sur la réunification

Le président Nikos Anastasiadies va tenter renégocier un projet de privatisations avec la troïka et organiser un nouveau vote au Parlement au plus vite. Le temps presse et le pays veut éviter tout risque de faillite. «Depuis un an, le gouvernement fait tout ce que la troïka demande, les créanciers ne devraient pas être trop durs», estime Marios Mavrides, professeur d'économie et conseiller du gouvernement chypriote.

D'après Yannaki Nikoalou, analyste politique ces rebondissements trahissent un malaise autour de la reprise des négociations de paix sur la réunification de Chypre. L'île est coupée en deux depuis 1974; la partie Nord est occupée par l'armée turque, après un coup d'État manqué visant à rattacher Chypre à la Grèce. «Le Diko ne veut pas que les discussions reprennent avec la partie nord de l'île, sur la base annoncée il y a dix jours. Ses députés ont saisi l'occasion du vote pour marquer leur mécontentement. D'un autre côté, cela fait un an que le pays est sous perfusion économique et il n'y a pas de grand signes de reprises», explique Yannaki Nikoalou.

 

Par Alexia Kefalas

 

 

IV- Portugal : la grande braderie du patrimoine culturel

 

 

Pour combler les déficits, les pays mettent en vente leur patrimoine culturel. Toiles de maître, des palais, des hôtels particuliers, des trésors souvent bradés aux plus offrants, censés renflouer les caisses des états en crise. C'est le cas par exemple du Portugal..

 

Portugal : la grande braderie du patrimoine culturel. Tableau de Miro © Maxppp

 

Le Portugal vient de mettre fin au suspens politico-judiciaire : l'état portugais est propriétaire de 85 toiles de maitres du peintre catalan  Miro. Une collection " les plus vastes et impressionnantes " mise aux enchères par le gouvernement. "Chritie's" évaluait la vente à plus de 36 millions d'euros. Une somme juteuse censée renflouer le déficit public du pays, déjà sous assistance financière internationale depuis 2011. Une telle braderie a provoqué un vent d'indignation auprès des Portugais qui se sont mobilisés à renfort de pétitions pour interdire cette vente.

Les 85 Miro seront mis en vente

Après plusieurs annulations, un procès, une décision de justice : le gouvernement portugais pourra bien mettre en vente les 85 Miro dans les prochains mois. En fin de compte, que nous montre cette affaire ? De plus en plus d'états sont tentés de mettre aux enchères leurs patrimoines culturels. C'est le cas de la Grèce. Dernièrement, le gouvernement grec a sorti une liste impressionnante de biens à vendre : hôtels particuliers, musées, chemin de fer et même des Îles. Athènes est en train d'étudier la possibilité de céder près 6.000 ilôts qui constituent le pays. Aux Etats-Unis, dans la ville de Detroit, placée en faillite, son musée le plus fourni du pays, réfléchit à une possible séparation de toiles de Van Gogh, Matisse, Cézanne... La valeur estimée des ventes serait de  900 millions d'euros.

La France n'est pas en reste  

Dernièrement, des enchères ont fait grand bruit. C'était la vente d'une partie de la cave de l'Elysée. "Château Petrus", "Cheval Blanc", ces grands crus ont permis de récolter 700.000 euros. Une petite somme au regard du déficit public. Mais une chose est sûr : L'Etat français n'a plus les moyens de conserver, d'entretenir son patrimoine, ses 20.000 monuments, ses 1.300 musées sans parler des sites archéologiques, des châteaux. On est obligé de se serrer la ceinture. Mais des alternatives existent, le mécénat populaire. Ce sont les citoyens français qui mettent la main à la poche pour sauvegarder les trésors du patrimoine. Une initiative qui a permis de renover la " Croix de Lorraine" selon François-Xavier Bieuville, directeur général de la Fondation Patrimoine. 

 

 

V- Soda: le Sénat français veut quadrupler la TVA

 

 Selon un rapport adopté par la commission des affaires sociales, les produits alimentaires soumis à une taxe comportementale ne doivent plus bénéficier de la TVA à taux réduit.

 

La proposition choc cadre mal avec la «pause fiscale» promise par le gouvernement Ayrault. Mais elle répond, selon ses promoteurs, à des objectifs de santé publique. Dans leur rapport sur la «fiscalité comportementale» dont Le Figaro a obtenu copie, la sénatrice UMP, Catherine Deroche, et son collègue PS, Yves Daudigny, préconisent de faire passer la TVA sur les boissons sucrées de 5,5% à 20%. Cela entraînerait une hausse de près de 20 centimes du prix d'une bouteille de soda de 1,5 litre.

 

«C'est l'arme absolue», reconnaît Yves Daudigny, qui fut le père de la «taxe Nutella» sur l'huile de palme, qui a failli être adoptée fin 2012 dans le cadre du budget de la Sécu. Avec sa collègue spécialiste de la santé, il vise cette fois sodas, jus de fruit concentrés et autres limonades. «Il ne paraît pas logique de faire bénéficier d'un “taux réduit” de TVA les produits faisant par ailleurs l'objet d'une contribution de santé publique», argumentent-ils dans leur rapport de 150 pages, adopté à l'unanimité par la commission des affaires sociales du Sénat. Ces boissons sont soumises depuis le 1er janvier 2012 à un prélèvement spécifique de 7,40 euros par hectolitre -soit 11 centimes sur une bouteille de 1,5 litre.

Boissons édulcorées exemptées

Cette taxe - dite «comportementale» car elle vise à changer les habitudes de consommation - a rapporté l'an passé 288 millions d'euros à l'État. Surtout, elle a contribué à faire baisser de 3,5% les ventes de boissons rafraîchissantes sans alcool en 2012, «rompant la dynamique de croissance observée les années précédentes».

En revanche, les deux sénateurs proposent d'exempter de cette taxe comportementale les boissons édulcorées, comme le Coca Zéro. À l'appui de leur projet, ils réfutent les accusations de nocivité brandies contre l'aspartame. «Quel est l'intérêt de taxer les produits susceptibles de se substituer à ceux dont l'excès est déconseillé pour la santé?», s'interroge Yves Daudigny.

La taxe sur le vin taboue

Ce n'est pas la seule incohérence du système actuel, selon les sénateurs. Les produits alimentaires ne devraient ainsi profiter du taux réduit de TVA de 5,5% qu'à la condition qu'ils ne soient pas mauvais pour la santé. En effet, «les incohérences de notre système fiscal en matière sanitaire se concentrent au niveau des taux de TVA applicables aux denrées alimentaires», complètement déconnectés de la nocivité potentielle des produits. Les sodas sucrés ne seraient pas les seuls à voir leur TVA passer à 20%.

Plus globalement, la fiscalité comportementale nécessite, selon Catherine Deroche et Yves Daudigny, une remise à plat complète. Au rayon alcools, si les sénateurs déplorent «une fiscalité vieillissante et sans objectif», ils abordent prudemment «l'épineuse question du vin». Et se prononcent pour finir «contre une taxation au degré d'alcool dont l'effet sanitaire est incertain et dont l'impact économique et social serait en revanche considérable».

Par Guillaume Guichard / Le Figaro

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