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"Sarkozy se révèle tel un parrain de la mafia"

Publié par medisma sur 20 Mars 2014, 23:20pm

Nicolas Sarkozy, un scandale d'Etat

 

 

Mediapart révèle des enregistrements accablants pour l'ex-Président

 

I- ECOUTES : Le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges
 

Mediapart révèle la teneur de sept écoutes judiciaires effectuées sur la ligne téléphonique ouverte sous une fausse identité par Nicolas Sarkozy. L’ancien président a mis en place un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui. Selon les écoutes, le magistrat Gilbert Azibert est bien intervenu auprès de trois conseillers de la Cour de cassation chargés d’examiner la validité des actes d’instruction dans l’affaire Bettencourt. L’avocat de Nicolas Sarkozy est par ailleurs informé par une taupe dans l’appareil d’État sur l’affaire libyenne.

 

Ce sont les mots d’un ancien président de la République pris la main dans le sac. Parlant sur des téléphones portables qu’ils croyaient sûrs, Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, ont orchestré en ce début d’année un véritable complot contre l’institution judiciaire pour échapper aux juges et en tromper d’autres. Le nouveau procureur financier n’avait pas d’autre choix que d’ouvrir une information judicaire pour « trafic d’influence », mais les faits vont bien au-delà. C’est un nouveau scandale d’État dont il s’agit.

Mediapart a eu accès à la synthèse des retranscriptions de sept écoutes judiciaires sur la seconde ligne téléphonique de l’ancien président, ouverte sous la fausse identité de “Paul Bismuth”. Dans une dérive à peine croyable, Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à mettre en scène avec son conseil de fausses discussions sur sa ligne officielle pour « donner l’impression d’avoir une conversation ».

Du 28 janvier au 11 février derniers, Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, ont tenté d’entraver méthodiquement le cours de la justice dans l’affaire des financements libyens et celle de ses agendas présidentiels saisis dans le dossier Bettencourt

. Leurs conversations font état de l’intervention du haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, auprès de trois conseillers chargés d’examiner la validité des actes d’instruction de l’affaire Bettencourt. En échange, l’ancien président a promis au magistrat son soutien pour un poste à Monaco, comme Le Monde l’avait révélé. Les juges qui ont mené l’enquête Bettencourt sont désignés, dans ces échanges, comme les « bâtards de Bordeaux ».

Averti d’une possible perquisition dans ses bureaux dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy demande aussi à son avocat « d’appeler son correspondant », manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire, « parce qu’ils sont obligés de passer par lui », précise l’écoute.

La police, chargée de la retranscription de ces écoutes, va d’ailleurs conclure que les échanges interceptés laissent présumer des « faits de violation du secret professionnel » dans l’affaire libyenne et de « corruption d’un magistrat de la Cour de cassation » dans l’affaire Bettencourt.

Pour ce qui est du dossier Kadhafi, les policiers ont compris que Nicolas Sarkozy avait été alerté de son placement sur écoute, ce qui avait déclenché l’achat à Nice de nouveaux portables sous de fausses identités.

La première conversation qui attire l’attention des policiers a lieu le mardi 28 janvier, à 12h24. Me Thierry Herzog informe Nicolas Sarkozy de la teneur du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans l’affaire de ses agendas, saisis par les juges de Bordeaux. L’enjeu est de taille : l’ancien président veut obtenir l’annulation de cette saisie, pour empêcher que ces documents, déjà versés dans l’affaire Tapie, soient utilisés par la justice dans d’autres affaires qui le menacent, comme l’affaire libyenne. Thierry Herzog se montre optimiste. Il pense que les réquisitions du parquet général lui seront favorables. Nicolas Sarkozy lui demande si « notre ami » – le magistrat Gilbert Azibert – a des informations discordantes. Herzog lui dit que non.

Le lendemain, mercredi 29 janvier, nouvel appel. Il est 19h25. L’avocat de l’ancien président informe son client qu’il vient de parler à « Gilbert ». Ce dernier lui a suggéré de ne pas faire attention au contenu « volontairement neutre » du mémoire du rapporteur dans l’affaire des agendas. Le rapporteur est en réalité, selon « Gilbert », favorable à l’annulation. La taupe de Nicolas Sarkozy à la Cour de cassation a prévenu que les réquisitions de l’avocat général seraient quant à elles communiquées le plus tard possible, mais qu’elles allaient conclure à l’annulation de la saisie des agendas présidentiels. Selon l’écoute, « Gilbert » a déjeuné avec l’avocat général. Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a « bossé », dit-il à Nicolas Sarkozy. Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, « sauf si le droit finit par l’emporter », commente-t-il, dans un aveu stupéfiant.

Jeudi 30 janvier, à 20h40, les réquisitions arrivent plus vite que prévu. Thierry Herzog en donne lecture à Nicolas Sarkozy. L’avocat précise avoir eu « Gilbert » le matin, qui lui a confié que la chambre de la Cour de cassation devrait, d’après lui, suivre les réquisitions. L’écoute laisse apparaître que « Gilbert » a eu accès à l’avis confidentiel du rapporteur à ses collègues, qui ne doit pas être publié. Cet avis conclut également à l’annulation de la saisie des agendas et au retrait de toutes les mentions relatives à ces documents dans l’enquête Bettencourt. « Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux », commente Herzog, en parlant des juges qui avaient mis en examen Nicolas Sarkozy. L’avocat précise à l’ancien président que l’avis de l’avocat général leur a été communiqué à titre exceptionnel et qu’il ne faut rien en dire pour le moment.

Samedi 1er février, 11h22. Nicolas Sarkozy s’inquiète. Il a été informé par une source non désignée d’un projet de perquisition de ses bureaux par les juges qui instruisent sa plainte contre Mediapart dans l’affaire libyenne. L’ancien président demande alors à son avocat « de prendre contact avec nos amis pour qu’ils soient attentifs ». « On ne sait jamais », ajoute Nicolas Sarkozy. L’avocat n’y croit pas, mais, précise-t-il, « je vais quand même appeler mon correspondant ce matin (…) parce qu’ils sont obligés de passer par lui ». Ce qui semble désigner une taupe active de Nicolas Sarkozy dans les rouages de l’État. Nicolas Sarkozy se montre inquiet quant à la façon de consulter la source. Thierry Herzog le rassure, lui indiquant qu’il a « un discours avec lui qui est prêt », c’est-à-dire un message codé pour communiquer. « Il comprend tout de suite de quoi on parle. »

Le même jour, vingt minutes plus tard, à 11h46. Nicolas Sarkozy rappelle son avocat. Les policiers surprennent une mise en scène à peine croyable. L’ancien chef de l’État français demande à son avocat de l’appeler sur sa ligne officielle, pour « qu’on ait l’impression d’avoir une conversation ». Thierry Herzog lui demande alors de quoi il faut parler. Nicolas Sarkozy lui propose d’échanger autour des débats de la Cour de cassation. Herzog suggère de le faire « sans triomphalisme », de dire qu’ils ont les réquisitions de l’avocat général et de préciser aussi qu’ils ne vont pas les divulguer, parce que ce n’est pas leur genre. Nicolas Sarkozy l’interrompt pour lui demander si « les juges qui écoutent » disposent de ces réquisitions. Et comme l’avocat lui dit que non, Nicolas Sarkozy conclut que « ce n’est pas la peine de les informer ». Herzog propose aussi à son client de faire semblant de l’interroger sur la plainte qu’il a déposée contre Mediapart. Il lui dit qu’il l’appelle aussitôt sur sa ligne officielle : « Ça fait plus naturel. »


Source : Mediapart
http://www.mediapart.fr/journal/fra...

 
II- Sarkozy et les "bâtards de juges" : des méthodes dignes d'un parrain de la mafia

 

Nicolas Sarkozy devenait Paul Bismuth pour échanger plus discrètement avec son avocat (WU WEI/CHINE NOUVELLE/SIPA)

La synthèse des écoutes publiée par Médiapart confirme que Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, suivaient de très près les enquêtes en cours, appuyés par le magistrat Gilbert Azibert. Pour notre chroniqueur, plus que la gauche, l'ennemi n°1 de l'ancien président semble être le système judiciaire, voire le droit tout entier. Décryptage.

Nicolas Sarkozy est-il la victime d’un pouvoir apeuré qui l’a mis sur écoute pour le faire tomber et ainsi l’empêcher de revenir en 2017 ?

 Ou bien alors, est-il la cible des "petits pois", ces "bâtards de juges", cette corporation de robes rouges et noires, assoiffée de vengeance pour avoir été si mal traitée durant le précédent quinquennat ?

 Rien de tout cela.  Et c’est le grand mérite de cette synthèse des écoutes réalisées entre le 28 janvier et le 11 février et publiée hier par Médiapart que de nous montrer un ancien président et son avocat n’ayant qu’un seul adversaire, le même finalement que celui des délinquants ordinaires, "le droit", rien que le droit.

 

Thierry Herzog, l'avocat qui avait peur que le droit l'emporte

 Nicolas Sarkozy, redevenu simple justiciable comme les autres, n’a à craindre que de la justice. Et c’est justement ce qui semble lui faire peur, en privé, quand il n’a pas besoin de jouer les victimes ou de brandir le spectre d’un complot, quand il se croit à l’abri des grandes oreilles des juges qui l’ont mis sur écoutes, sans en référer avant, à l’évidence il le sait, à Christiane Taubira, ni à Jean-Marc Ayrault, encore moins à François Hollande.

 C’est son avocat qui, au détour d’une phrase enregistrée à son insu le 29 janvier dernier, et à celle de son illustre client, exprime cette peur que "le droit fini(t)sse par l’emporter" malgré l’incroyable réseau de complicités qu’il a mis en place pour contrecarrer la justice et l’empêcher de faire tomber Nicolas Sarkozy.

 Thierry Herzog fait cet aveu stupéfiant parce qu’il pense avoir déjoué les écoutes, et qu’il téléphone sur le portable de "Paul Bismuth", le nom d’emprunt de Nicolas Sarkozy.

 Donc, tout est en place, dit-il, pour tromper les juges et la justice, et récupérer ces fameux agendas si compromettants pour les autres affaires (par exemple, l’affaire Tapie qui reprend aujourd’hui).

 Et il explique que Gilbert Azibert, en échange d’un coup de pouce pour un poste à Monaco que Nicolas Sarkozy se dit prêt à lui donner, "a bossé", qu’il est "à la chasse", qu’il a "déjeuné avec l’avocat général"  de la Cour de cassation et qu’en principe, l’ancien président récupérera ses carnets le 11 mars.

 On sait depuis que cette machination, pourtant montée comme un mécanisme d’horlogerie, a été finalement déjouée et que la plus haute juridiction de France, c’est tout à son honneur, ne s’est pas laissée influencer, même si Azibert a approché trois conseillers pour tenter de les convaincre : les agendas demeurent entre les mains des juges et la justice peut, librement, poursuivre son travail.

 Sarkozy se révèle tel un parrain de la mafia

 Thierry Herzog avait raison d’être inquiet. Car le droit a bien "fini par l’emporter", malgré les magouilles, malgré les tentatives de corruption, malgré la complicité des "amis", malgré les trahisons des "taupes", malgré tout ce "cabinet noir", selon l’expression utilisée par Médiapart, au service de l’ancien président et mis en place pour empêcher la justice de travailler et de le confondre.

 Chacun le sait, "le droit" n’a qu’un adversaire : le délinquant, celui qui utilise toutes les combines (corruption, téléphones portables secrets) pour contourner les lois à son profit et pour échapper aux sanctions qu’il mérite par des moyens peu recommandables.

 Et à l’inverse, celui qu’on appelle justement le "hors-la-loi" n’a qu’un ennemi, le juge qui se met au service d’une justice égale pour tous, et qui dit le droit en toute indépendance.

 Or voilà que ces écoutes nous confirment ce que chacun soupçonnait sans en avoir la preuve jusqu’à présent : Nicolas Sarkozy, en voulant échapper à ses juges, en cherchant à les espionner, à les influencer, à les corrompre avec la complicité de son avocat, se comporte comme un voyou de la République, comme un parrain de la mafia.

 

Paul Bismuth, le Mister Hyde de Nicolas Sarkozy

 Non, à cet instant, quand on entend prononcer les mots de "bâtards" à propos des magistrats de Bordeaux, quand on surprend Nicolas Sarkozy suggérant de tromper les juges en utilisant son téléphone officiel "pour faire plus naturel", on se dit que l’ancien président, à ne pas respecter la justice et à vouloir la contourner, n’est pas "un personnage honorable", selon l’expression du blogueur Philippe Bilger qui sait de quoi il parle puisqu’il a été magistrat sous son quinquennat.

 Or, Nicolas Sarkozy est à Paul Bismuth ce que Mister Hyde est au Docteur Jekyll : le champion qui demeure, pour l’UMP, le candidat naturel de la droite, qui accompagne son épouse Carla dans les concerts meetings, qui surfe sur la déception des Français à l’égard de François Hollande, qui multiplie les cartes postales pour annoncer son retour imminent dans l’arène politique, est le même qui, avec la complicité de son avocat, magouille dans l’ombre comme un délinquant pour échapper à la multitude d’affaires qui le cernent.

 Ainsi donc, grâce à ces écoutes, la théorie d’un hypothétique complot politique mené par la gauche, celle d’une justice "aux ordres" s’effondre comme le château de cartes qu’elle était, construit avec maladresse et à la va-vite par une opposition affolée de voir ainsi Nicolas Sarkozy mis en cause.

 

Il ne reste soudain rien d’autre que l’éblouissante réalité d’un homme aux abois, qui voit peu à peu s’échapper ses rêves de redevenir président de la République et qui tente de fuir en vain le destin de délinquant qui le menace. 

Par  Thierry de Cabarrus /  Source : leplus.nouvelobs.com

 

Vidéo - Mediapart : écoutes révélées, soupçons renforcés sur Sarkozy

 

 

 

III- Si vous n’avez rien compris à l’affaire, 20 Minutes vous explique tout…

 

  • Première écoute, le mardi 28 janvier à 12h24: Les agendas.

Selon Mediapart, Me Thierry Herzog informe Nicolas Sarkozy du contenu du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans l’affaire de ses agendas. Ces derniers ont été saisis par les juges de Bordeaux qui instruisent l’affaire Bettancourt. Mais l’ancien président a demandé à la juridiction de lui rendre ses agendas afin qu’ils ne soient pas utilisés dans d’autres dossiers.

La synthèse des écoutes téléphoniques fait état de l’optimisme de l’avocat. Le magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert, soupçonné d’avoir tenu informé l’ancien président de l’avancement de l’enquête Bettencourt, est désigné comme «notre ami» par Nicolas Sarkozy.

  • Deuxième écoute, le mercredi 29 janvier à 19h25: La taupe de Sarkozy.

On y apprend, toujours selon les révélations de Mediapart, que le magistrat Gilbert Azibert a déjeuné avec l’avocat général de la Cour de cassation qui doit rendre ses réquisitions dans l’affaire des agendas. L’avocat de Nicolas Sarkozy se félicite du travail de l’informateur. «Il a bossé», dit Thierry Herzog.

  • Troisième écoute, le jeudi 30 janvier à 20h40: «Ces bâtards de Bordeaux».

Thierry Herzog lit les réquisitions à Nicolas Sarkozy, concernant la restitution de ses agendas. Elles lui sont favorables. L’avocat assure avoir eu Gilbert Azibert au téléphone qui confirme que la Cour de cassation suivra l’avis du ministère public. Un avis confidentiel conclurait aussi au retrait des agendas dans l’affaire Bettancourt. Thierry Herzog lâche: «Ce qui va faire du travail à ces bâtards de Bordeaux», faisant référence aux juges qui avaient mis en examen son client.

  • Quatrième écoute, le samedi 1er février à 11h22: L’affaire libyenne.

Nicolas Sarkozy dit avoir été informé que ses bureaux pourraient être perquisitionnés par les juges qui enquêtent sur sa plainte, déposée en avril 2012 contre Mediapart qui a publié une note sur un supposé financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Ce dernier demande alors à son avocat, «de prendre contact avec nos amis pour qu’ils soient attentifs». Ce qui, déduit le site d’information payant, «semble désigner une taupe active de Nicolas Sarkozy dans les rouages de l’État».

  • Cinquième écoute, le samedi 1er février à 11h46: La mise en scène.

Nicolas Sarkozy rappelle son avocat en lui suggérant de faire croire à une discussion normale sur sa ligne téléphonique officielle. On comprend qu’il sait avoir été mis sur écoute et qu’il veut mettre en scène une discussion qu’il sait écoutée. Thierry Herzog suggère de préciser qu’ils ont les réquisitions mais qu’ils ne vont pas les divulguer, «parce que ce n’est pas leur genre», écrit Mediapart.

  • Sixième écoute, le mercredi 5 février à 9h42: Un poste à Monaco pour Azibert.

Selon Mediapart, Nicolas Sarkozy serait prêt à aider Gilbert Azibert pour lui décrocher un poste à Monaco. D’ailleurs, le magistrat aurait demandé à l’avocat d’en parler à son client pour lui donner un coup de pouce.

  • Septième écoute, le 11 février à 22h11: Des conseillers à la Cour de cassation.

L’avocat de Nicolas Sarkozy, rapporte Mediapart, a eu le magistrat au téléphone qui continue son travail de lobbying auprès des conseillers à la Cour de cassation. Il doit en voir un troisième à la veille de la délibération des juges. Manifestement, le travail de la «taupe» Azibert n’a pas porté ses fruits puisque la Cour de cassation a rejeté la demande de Nicolas Sarkozy qui voulait récupérer ses agendas.

"Sarkozy se révèle tel un parrain de la mafia"
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P
sarko quelle indignité !!!
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