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A quand le grand basculement déflationniste ?

Publié par medisma sur 26 Avril 2014, 12:59pm

A quand le grand basculement déflationniste de la part des investisseurs hors des actions dans les obligations ?A quand le grand basculement déflationniste

 

 

La politique keynésienne des banques centrales occidentales (la Federal Reserve surtout) a consisté depuis plusieurs années à faire baisser au maximum le taux d’intérêt à court terme qu’elles déterminent, comme à créer le plus possible de liquidités artificielles, pour éviter que les cours des actions et les prix de  l’immobilier chutent dans leurs pays et, si possible, les faire monter dans la mesure où leur hausse est supposée entretenir un “effet richesse” qui serait bénéfique pour la croissance. Alors qu’elle crée surtout des inégalités de richesse de plus en plus improductives, tant au plan des nations qu’entre elles.

Cette politique leur a permis d’entretenir la sur-évaluation des deux actifs précités, mais pas d’assurer la croissance durable réelle des économies ni de réduire le chômage de masse parce que plusieurs dérives comme la déflation (double chute de la vitesse de circulation de la monnaie et du multiplicateur de crédit), la mondialisation (libre-échange globalisé sans limite cassant les salaires et les prestations sociales), le vieillissement des populations et la précarité du système bancaire (temporairement sauvé par les banques centrales mais toujours impuissant à prêter en faveur de l’économie réelle) exercent des pressions en sens contraire.

De telle sorte que s’est crée une économie artificielle de spéculation, dont on peut se demander combien de temps elle pourra durer sans accident majeur. Étant donné que les dérives précitées seront à un certain point dominantes, dans un contexte dans lequel la politique monétaire des banques centrales, souffrant d’une panne de transmission en direction de l’économie réelle, ne sert finalement à rien d’autre que d’entretenir les bulles d’actifs qui ne peuvent pas gonfler toujours.

Accident qui provoquerait, d’abord, le grand basculement des investisseurs hors des marchés d’actions en direction des marchés d’obligations. Et, ensuite ou en même temps, la grande guerre des monnaies, étant donné que le dernier levier que les banques centrales peuvent activer c’est la dévaluation compétitive de la monnaie qu’elles émettent.

Certains analystes pensent que ledit grand basculement a déjà commencé depuis la fin 2013-début 2014 puisque les obligations US sont en progression régulière, bien au dessus de leurs plus hauts de fin 2013-début 2014, et que les indices boursiers n’ont pas été en mesure de casser à la hausse leurs propres plus hauts niveaux de fin 2013-début 2014.  Ce sont les grandes banques US qui freinent la hausse des obligations US (sur lesquelles elles sont shorts) et qui soutiennent la hausse des actions US (sur lesquelles elles sont longues). A un certain niveau de pression de la part des investisseurs, elles devront prendre leurs pertes sur leurs positions shorts en obligations et passer longues, c’est alors que tous les effets du grand basculement se feront alors sentir.

 

  • Lire le livre intitulé “Après la récession… Inflation ou déflation”, éditions Eyrolles, dont il est rendu compte dans le lien ci-dessous.

http://www.contrepoints.org/2014/02/07/155911-apres-la-recession-inflation-ou-deflation

-
 
Les USA, de leur côté, continuent leur déstabilisation des BRICS ( la Russie et la Chine en particulier) qu’ils ont identifiés comme leurs adversaires pour la domination du monde qui vient (aux plans monétaire et économique surtout mais tout cela peut basculer dans des affrontements armés). Ce faisant, les USA mettent en danger l’Europe et le Japon, dont ils se servent dans leurs entreprises agressives contre la Russie et la Chine et qui ont la naïveté de croire que les USA les protègent alors qu’ils les manipulent…

 

  • Lire le livre intitulé “Le choc des empires” de Jean-Michel Quatrepoint, Éditions Le débat-Gallimard.

(FMG)

 

Rappel sur la déflation :

 

 

"Toute violente contraction du crédit pourrait provoquer un basculement en déflation, qui a en revanche des conséquences économiques néfastes :

  • En situation de déflation aiguë, ce ne sont pas seulement les prix qui baissent mais la consommation. Les rémunérations sont tirées vers le bas en raison de l'augmentation du chômage, qui met les salariés en position de faiblesse vis-à-vis de leur employeur.
  • Les propriétaires voient la valeur de leur bien chuter.
  • Les mauvais résultats des entreprises détériorent le cours des actions et la valeur du portefeuille d'un petit porteur. Idem pour l'or ou les bijoux. En revanche la valeur de la monnaie augmente, puisque les prix baissent.  
  • Sur le papier, la déflation ne semble avoir que des avantages pour les consommateurs. En effet, si les prix baissent et que les revenus se maintiennent, ce scénario augmente mécaniquement le pouvoir d'achat. Au Japon, dans les années 90, les prix baissaient ainsi de 1% par an en glissement annuel. Si ce n'est que cette baisse des prix touche très vite les entreprises qui voient leurs marges ou même leur rentabilité menacée. Une situation qui se traduit par des licenciements et des faillites. Le revenu des ménages baisse et leur capacité à consommer aussi. L'offre est supérieure à la demande, la machine est grippée. Les gains de pouvoir d'achat seront donc bien annulés. Sans parler des ménages endettés

 

  • Le chômage augmente

Parmi les menaces que fait peser le risque de déflation, il y a le chômage. C'est une conséquence logique et systématique de ce scénario économique. En effet, si les prix et l'activité baissent, les entreprises sont vite tenaillées. Si ce n'est pas leur rentabilité qui est atteinte, c'est leur équilibre financier qui est menacé. Elles licencient quand elles ne déposent pas le bilan. Le meilleur exemple de cette menace, c'est la grande déflation des années 30. Et au Japon, ou la déflation n'est pas violente mais persistante, elle a doublé le taux de chômage en moins d'une décennie.

 

.  La valeur des actifs chute violemment

Les mêmes mécanismes se produisent sur les marchés financiers que chez les particuliers : en situation de déflation, les acteurs financiers endettés doivent vendre toujours plus d'actifs pour payer leurs dettes. Mais le prix de ces actifs, déjà orienté à la baisse, baisse d'autant plus que tout le monde vend. Il faut alors vendre toujours plus, ce qui ne fait que diminuer toujours plus le prix de ces actifs. A la limite, les acteurs endettés ne parviennent jamais à récupérer assez d'argent pour payer leur dette, même une fois qu'ils ont vendu tous leurs actifs. C'est ce qu'Irving Fisher a appelé la "déflation par la dette". Qui plus est, en période de déflation, les investisseurs recherchent à tout prix des liquidités... ce qui n'aide pas les vendeurs à trouver preneurs pour leurs actifs."

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