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le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


‘Le naufrage d’un imposteur’

Publié par medisma sur 18 Juin 2014, 21:04pm

 

Valls ou ‘le naufrage d’un imposteur’

 

I- Emmanuel Ratier s’invite chez les Valls

 

Emmanuel Ratier vous invite à le suivre dans Paris à la recherche du lieu où a grandi Manuel Valls. Le Premier ministre et sa famille ont toujours prétendu qu ils avaient vécu dans un endroit modeste voire lugubre. En réalité, le jeune Valls a habité sur les quais de Seine, avec vue sur l'île Saint-Louis et Notre-Dame, dans l un des quartiers les plus chers de la capitale. La famille Valls y vit depuis 62 ans. L' appartement que lui attribue la Ville de Paris vaut 17 000 euros le m2 ! Regardez les images et jugez par vous-mêmes!

 

II- Economie : avec Valls, l’intendance ne suit pas

 

Le premier ministre, le 8 avril, lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée. Deux milliards non budgétés. Photo © SIPA

 

Non seulement le premier ministre ne parvient pas à redresser les finances publiques, mais la forte dégradation de la conjoncture l’oblige à mettre en place des dépenses imprévues qui entament son crédit.

Le 8 avril dernier, à peine a-t-il commencé son discours de politique générale que Manuel Valls s’emporte et affirme presque en hurlant, comme pour s’en convaincre lui-même : « La première chose que je dois aux Français, c’est l’efficacité. C’est pour cela que j’ai composé un gouvernement compact, resserré et solidaire. » Plus de deux mois ont passé, et même si beaucoup des chantiers lancés par le premier ministre n’ont pas encore eu le temps de porter leurs fruits, sur le front économique, la situation, loin de s’améliorer, semble s’aggraver.

François Hollande, tel le bon Dr Coué, a annoncé l’arrivée d’un « retournement économique » au moment où Manuel Valls s’installait à Matignon. Las, quelques jours plus tard, l’Insee révélait qu’au cours des trois premiers mois de l’année, la France avait connu une croissance zéro. Et, depuis, tous les indicateurs de conjoncture se dégradent au lieu de s’améliorer (indice Markit des biens et services, moral des ménages, moral des chefs d’entreprise ou demande intérieure). Dans ces conditions, il est très peu probable que la croissance soit de 0,3 % au deuxième trimestre, comme Bercy l’envisage.

Si la croissance n’était même que de 0,2 % d’avril à juin, ainsi que le prévoit la Banque de France, alors il faudrait une croissance de 0,8 % les deux trimestres suivants. Un tel chiffre paraît aujourd’hui impossible à atteindre si l’on s’en tient aux seules performances passées, puisqu’au cours des quarante derniers trimestres il n’a été observé que 5 fois. Cela signifie que la perspective officielle d’une croissance de 0,9, voire 1 % cette année risque d’être rapidement revue à la baisse. Et avec elle les recettes fiscales, comme la Cour des comptes l’a laissé entendre il y a deux semaines à l’occasion d’un rapport alarmiste.

Voilà donc le chantre de l’efficacité, soi-disant animé par la culture du résultat, face au risque très probable de ce que les économistes appellent “un effet de ciseaux”. C’est-à-dire d’un budget soumis à de moindres recettes et à des dépenses accrues. Car, voyant le sol se dérober sous ses pieds, le fier Catalan commence à perdre son sang-froid. Et lui qui s’était présenté aux parlementaires comme le gardien de l’orthodoxie budgétaire n’a pas hésité à créer 2 milliards d’euros de dépenses non budgétées en l’espace de trois semaines. D’abord en annonçant des réductions d’impôts pour les ménages les moins aisés juste avant le scrutin des européennes pour un coût d’un milliard d’euros. Ensuite, en laissant Marylise Lebranchu accorder une rallonge de 500 millions d’euros aux fonctionnaires. Enfin en permettant à François Rebsamen de créer à nouveau des emplois aidés pour 500 millions d’euros.

Et qui dit que ces dépenses de poche, qui vont accroître de 3 % le déficit budgétaire, vont s’arrêter là ? Manuel Valls va devoir se présenter encore devant les parlementaires à la fin du mois de juin avec une loi de finances rectificative, qui devrait acter de premières mesures de rigueur combattues avec force par la gauche de la gauche.

Tout laisse à penser que, pour éviter un affront et plus de 41 votes hostiles, comme cela a été le cas à l’occasion de la discussion sur la trajectoire budgétaire, de nouveaux gestes catégoriels vont voir le jour, entamant un peu plus la crédibilité d’un redressement des finances publiques sérieusement critiqué par la Commission européenne. Puisque celle-ci juge impossible que la France, dans l’état actuel, atteigne en 2015 l’objectif sacré d’un déficit représentant seulement 3 % de sa richesse nationale... 

  valeursactuelles.com/  Yves de Kerdrel

 

III- Nouveau dérapage des finances publiques

 

Didier Migaud, le président de la Cour des comptes. Photo © Patrick Iafrate

 

La Cour des comptes alerte ce matin le gouvernement sur les perspectives économiques du pays. Le déficit pourrait atteindre 4% du PIB en 2014, contrairement aux prévisions du gouvernement.

Des erreurs d’estimation à l’origine de cette rectification

Le communiqué de la Cour des Comptes adresse un sérieux avertissement au gouvernement sur la situation des finances publiques. Les Sages de la rue Cambon, cités par le Figaro, estiment que «si la prévision de croissance du gouvernement ne se réalisait pas (Bercy mise sur une croissance de 1%) le déficit public pourrait être proche de 4% du PIB en 2014, voire supérieur». Les prévisions de la Cour des comptes quant au déficit public avaient déjà été rehaussées en avril, passant de 3,6% du PIB à 3,8%. A l’origine de cette correction, une probable surestimation des recettes fiscales de cette année. Elles seraient, selon les experts, biaisées de «2 à 3 milliards d’euros». Les estimations des dépenses publiques seront probablement «légèrement dépassées»

Une correction lourde de conséquences

Si l’hypothèse du dérapage des finances publiques se confirme, « la poursuite de la trajectoire des finances publiques pour les années qui viennent s’en trouveraient immédiatement fragilisées » affirme Didier Migaud au Figaro. Cela signifierait que l’objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2015 ne serait pas atteint, alors même que Commission européenne avait décidé d’accorder à la France un délai supplémentaire de deux ans pour réaliser cet objectif. Bruxelles estime par ailleurs que le déficit public devrait frôler les 3,4% du PIB l’an prochain. L’objectif d’économies pour cette année, de 21 milliards d’euros, semble donc particulièrement ambitieux.

Par  valeursactuelles.com

 

IV- Valls, l’homme qui fait pschitt !

Le naufrage d’un imposteur

 

 

Il devait être le sauveur de la gauche. Mais, pour Manuel Valls, l’aventure à Matignon tourne au calvaire. Son gouvernement de combat va de défaite électorale en déconvenue économique. Sa cote de popularité s’effondre. Et les Français, comme le montre notre sondage exclusif, doutent de sa capacité à réformer le pays.

Avec Manuel Valls à Matignon, certains commentateurs toujours prompts à s’emballer n’ont pas manqué de comparer hâtivement le nouveau premier ministre français à Matteo Renzi, le président du Conseil italien, à la quarantaine rugissante. Même énergie, même sens de la communication, même souci de réformer leur pays. La jeunesse en héritage. L’ambition en prime. Manuel Valls, qui n’en pouvait plus qu’on le compare à un Sarkozy de gauche, n’a rien fait pour contredire ses laudateurs. L’occasion était trop belle de s’émanciper de son image de premier flic de France pour celle de chef d’un “gouvernement de combat”.

Pour façonner ce Valls nouveau, le premier ministre n’a pas hésité à en faire des tonnes et a profité de la moindre occasion pour accréditer l’idée qu’il y avait désormais un chef à Matignon qui allait faire bouger la France. Le 16 avril, à la sortie du Conseil des ministres, il organisait même une mise en scène millimétrée pour annoncer son plan de 50 milliards d’économies. On le voyait en première ligne, derrière son pupitre, comme un général autour d’une carte d’état-major. Derrière lui, au second plan, fondus dans le décor, Christian Eckert, le secrétaire d’État chargé du Budget, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics, et Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, étaient alignés en rang d’oignons, bouches cousues, le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant que le premier ministre leur intime l’ordre de rompre les rangs. Visiblement, ils n’avaient pas eu le temps de répéter leur rôle de bons petits soldats. La ministre des Affaires sociales ne savait que faire de ses mains. Elle se tenait debout, raide comme un piquet de grève. Du côté de Michel Sapin et de Christian Eckert, le garde-à-vous n’était guère réglementaire. Les anciens bidasses faisaient de la résistance, croisaient et décroisaient leurs bras avec un air débonnaire. Marylise Lebranchu, quant à elle, semblait se demander ce qu’elle faisait là et peinait à cacher sa lassitude. Voilà pour le gouvernement de combat. On allait voir ce qu’on allait voir.

Le premier test allait sonner le glas de ses espérances. Pesant de tout son poids dans la campagne des européennes, s’engageant avec toute l’énergie et la combativité que ses adversaires lui connaissent, Manuel Valls n’est pas parvenu à contenir le vote frontiste. Comme pour les municipales, malgré une tournée menée tambour battant sur fond de discours républicain, il n’a pas pu empêcher une nouvelle déculottée au Parti socialiste. Un signe que sa popularité n’a pas de réelle traduction électorale. Un premier coup de semonce.

Gonflé à l’hélium de la communication politique, le premier ministre de combat est impuissant face à la crise. Il se déballonne à l’épreuve du réel, comme si la coqueluche des médias et des politiques n’était finalement qu’une baudruche. Il faut dire que deux mois et demi ont passé et rien n’a changé. Certes, la machine à couacs, symbole des années Ayrault, s’est presque interrompue. Mais la situation économique du pays est toujours aussi dramatique. Pis, les mauvaises nouvelles s’accumulent en même temps que les dénis du gouvernement. La croissance est atone. L’Insee, dès le 15 mai, annonce que la France était à l’arrêt au premier trimestre. Le FMI, de son côté, met en garde Paris contre les promesses inconsidérées qui pourraient avoir des conséquences sur le rétablissement des comptes publics.

Pour autant, Manuel Valls continue de maintenir ses prévisions de croissance et de réduction des déficits sur la foi d’un retournement économique de plus en plus hypothétique. La démonstration avec les chiffres du chômage. Celui qui déclarait : « Nous devons agir davantage, plus vite, plus fort contre ce chômage de masse qui fait souffrir tant de Français » ne peut contenir son envolée. Depuis que Valls est à Matignon, 50 000 personnes supplémentaires ont franchi la porte de Pôle emploi.

Manuel Valls, qui était encore l’homme politique le plus populaire de France avant de succéder à Jean-Marc Ayrault, décroche désormais dans les sondages. Sa popularité s’érode. En juin, il enregistre une baisse de 3 points dans le baromètre TNS Sofres pour le Figaro Magazine. Les Français ne sont plus que 42 % à lui faire confiance. Dans le baromètre de l’institut OpinionWay pour LCI, sa chute est encore plus sévère. Ils sont 38 % à se déclarer satisfaits de l’action du premier ministre. Les mécontents sont en hausse de 7points, à 58 %. Et pour cause : celui qui devait donner un nouveau souffle à la majorité présidentielle peine à obtenir le début d’un commencement de résultats. Il a annoncé un plan d’économies, « l’acte fondateur » de son gouvernement. Mais les 50 milliards d’économies annoncés sont déjà amputés par des cadeaux en direction des Français. Manuel Valls, c’est l’homme qui dépense plus vite que son ombre n’économise. Quant à la réforme territoriale que le président et Manuel Valls ont reprisée jusqu’au dernier moment sous la pression des barons socialistes, loin de générer de 15 à 20 milliards d’économies par an, elle ne ferait que « redistribuer des coûts entre les instances locales », selon les conclusions de l’agence de notation financière Moody’s publiées le 9 juin. Un camouflet de plus pour un big bang territorial aux allures de grand flop.

Dans ce contexte, le sondage exclusif que l’Ifop a réalisé pour Valeurs actuelles montre à quel point, désormais, les Français se défient de Manuel Valls. À la question de savoir s’ils font “plutôt confiance” ou “plutôt pas confiance” au premier ministre pour obtenir des résultats concrets en ce qui concerne “la réduction des déficits”, 68 % d’entre eux déclarent qu’ils ne font pas confiance à Manuel Valls. Concernant “la lutte contre le chômage”, 75 % des Français affichent leur scepticisme.

Même pour “la lutte contre la délinquance”, l’ancien ministre de l’Intérieur ne parvient pas à convaincre et 57 % d’entre eux affichent leur défiance. Pour Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop, « ce sondage est l’illustration mathématique de la fin de l’état de grâce de Manuel Valls ». La politique des coups de menton et des discours volontaristes n’a pas suffi. Comme le dit encore Jérôme Fourquet, « les Français sont comme saint Thomas, ils jugent sur pièces » ...

Valeurs actuelles / Raphaël Stainville

 

V- Et Valls de hurler avec «indignation» : 'Ce pays est foutu. Mais si on veut le reconstruire, alors cette gauche-là doit mourir, sans attendre'

 

 

... « Oui, la gauche peut mourir », a dit Vals. « Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut-être même d'un cycle historique pour notre parti. (…) La gauche n'a jamais été aussi faible dans l'histoire de la Ve République ».

 

VI- In fine, Nabilla sera-t-elle un bon conseil pour le PS ?

"François Hollande a su que j'étais de bon conseil" a-t-elle récemment affirmé  !

 

Nabilla ne manque pas d'humour. Elle en use à bon escient, pour faire - elle ne le cache pas - le buzz.

La téléréalité de Nabilla, " Allô Nabilla" va faire son grand retour. Et la jeune femme affirme, dans une interview pour le JDD, qu'il "y a plein de changements, j'apprends à changer de style, à devenir quelqu'un de plus classe, à savoir mieux m'exprimer... Je change quoi."
Concernant François Hollande et son histoire avec Julie Gayet, elle se félicite, non sans humour. "Je lui avais conseillé de faire le buzz", dit-elle. "C'est déjà bien qu'il ait compris qu'il fallait m'écouter un petit peu. Puisque bon, François Hollande avant son histoire avec sa maîtresse, on n'en entendait pas trop parler. Donc je pense qu'il a su que j'étais de bon conseil."
Quant à une éventuelle place dans un ministère, elle réplique: "Déjà, je ne sais pas ce que c'est... Le truc des ministres là?" et ajoute: "Non, je ne pense pas avoir ma place dans le gouvernement, si ce n'est peut-être pour apporter un regard jeune et nouveau sur la société".

    7sur7.be /  Laura Cerrada

 

‘Le naufrage d’un imposteur’
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