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le blog lintegral

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Un tsunami politique

Publié par medisma sur 2 Juin 2014, 19:08pm

 

I- François Hollande doit-il partir?

 

Après la débâcle des municipales, le séisme des européennes achève de précipiter le Parti socialiste dans la crise et de fragiliser François Hollande. Objet d’un rejet brutal de la part des Français, le président n’a plus beaucoup de cartes en main pour continuer à gouverner.

Il y a quelques jours, François Hollande, en déplacement en Géorgie, avait confié, goguenard, à une petite centaine de ressortissants français réunis autour de lui à Tbilissi : « Je termine mon voyage. Je suis parti il y a déjà plusieurs jours. Je ne sais pas si, en France, on s’en est aperçu… » Le chef de l’État ne croyait pas si bien dire.

Dimanche dernier, le président a fait encore plus fort. Il s’est offert une virée en voiture pour aller voter en Corrèze. Cinq heures à l’aller. Beaucoup plus pour le retour. Michel Sapin, le ministre de l’Économie, son camarade de la promotion Voltaire à l’Ena, son copain de chambrée à l’armée, l’a rejoint dans une station-service sur l’autoroute pour achever leur périple aux allures de grande vadrouille. À Matignon, tendu comme un arc, Manuel Valls était déjà à pied d’oeuvre depuis longtemps, entouré de quantité de conseillers et de communicants, analysant en temps réel les remontées des sondages de sorties des urnes quand François Hollande est arrivé comme une fleur dans la cour de l’Élysée, un quart d’heure avant l’annonce des résultats. Comme à son habitude, le président avait cherché à gagner du temps, pensant peut-être pouvoir enjamber les résultats de ce scrutin européen, comme si de rien n’était, tandis que la vie Rue du Faubourg-Saint-Honoré pourrait reprendre son cours.

C’était sans compter sur l’ampleur de la débâcle et le séisme provoqué par les 24,85 % du Front national, qui font du parti de Marine Le Pen le premier parti de France, loin devant une UMP presque en lambeaux (lire page 19). De leur côté, avec 13,98 % des voix, les listes PS-PRG enregistrent leur plus faible score aux européennes. Même Michel Rocard, en 1994, avait fait mieux et recueilli 14,49 % des suffrages. Et encore, à l’époque, le Parti socialiste avait dû affronter la concurrence d’un Bernard Tapie au sommet de sa forme et de la démagogie. Mais il y a pire. Dimanche soir, le PS n’a pu mobiliser sur ses listes que 5,69 % de l’ensemble du corps électoral. Autant dire, plus personne. Mais les Français n’ont pas seulement déserté le PS. Ils ont sanctionné l’ensemble de la gauche. Les Verts, qui, en 2009, talonnaient le PS, ont vu leur score presque divisé par deux (de 16,28 % à 8,95 %). Quant au Front de gauche, emmené par Jean-Luc Mélenchon, il n’est pas parvenu à profiter de la colère des déçus du Parti socialiste et se stabilise aux alentours de 6 %. De quoi parier, sans grand risque, sur la mort programmée de la gauche et sa sortie progressive de l’Histoire, comme l’analyse le politologue Gaël Brustier dans l’interview qu’il a accordée à Valeurs actuelles (lire page 17). Car, dimanche 25 mai au soir, le PS n’est plus qu’un cadavre à la renverse.

Devant leurs écrans de télévision, les Français ont cru un instant que le pouvoir prenait la mesure du rejet immense dont il est l’objet. Manuel Valls, costume sombre et cravate de croque-mort, n’avait-il pas pris acte, dans l’intervention qu’il avait enregistré, du « choc » et du « séisme » que constituait ce résultat sans appel. Ségolène Royal, avec la mesure qui la caractérise, avait même poussé le bouchon encore plus loin. Pour l’ancienne compagne de François Hollande, désormais ministre de l’Écologie, le score du FN est « un choc à l’échelle du monde ». Difficile de faire mieux. Et pourtant, pas le début d’un mea culpa dans la bouche de l’ensemble des ministres et des ténors socialistes, qui ont défilé comme à un enterrement sur les plateaux de télévision. Prompts à tirer les leçons du scrutin, tous ont entonné, les yeux grand fermés, la même litanie. Pour Manuel Valls, cette débâcle est « une colère dirigée contre les institutions européennes ». Sur RTL, lundi matin, il allait plus loin dans le déni, expliquant aux auditeurs incrédules que « nous n’avons pas fini de convaincre les Français que nous sommes sur la voie du redressement »...

Par  Raphaël Stainville / VA

 

II- François Hollande ou l'impopularité record

 

Selon un sondage, 97% des Français ne veulent pas de François Hollande comme  candidat en 2017

 

 

Selon un sondage OpinionWay paru dans le Figaro Magazine, seulement 3% des Français veulent que François Hollande soit candidat en 2017. Un chiffre qui prouve l'impopularité record du chef de l'Etat.

 

 

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