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Deux impératifs catégoriques pour le monde entier

Publié par medisma sur 12 Juillet 2014, 11:36am

En finir avec l’hégémonie du dollar US et avec le modèle d’économie de spéculation US à crédit : Deux impératifs catégoriques pour le monde entier

 

I- Les BRICS d’accord pour créer leur propre Banque mondiale

 

 

 

Les grands pays émergents des BRICS se sont mis d’accord pour créer la semaine prochaine leur banque de développement, devant concurrencer des institutions économiques internationales qui ne les représentent pas assez, a annoncé mercredi la Russie.

Objectif de longue date, la mise sur pied de la "Nouvelle banque de développement" figure en tête du menu du sommet qui doit réunit les 15 et 16 juillet Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

Le ministre russe des Finances Anton Silouanov l’a annoncé mercredi : les principaux points de désaccord ayant été réglés, l’acte de naissance de l’établissement, d’une force de frappe potentielle de 100 milliards de dollars et appelé à financer des infrastructures, pourra être paraphé.

"Il faut introduire des amendements aux législations, dont les lois de budget, ratifier les décisions. Cela va prendre du temps et si on y arrive en 2015, nous la lancerons en 2016", a indiqué le ministre, cité par les agences russes.

Le principe de la création de cette banque, mais aussi d’une réserve commune de devises étrangères, avait été acté il y a deux ans. Mais depuis les négociations achoppaient et le sommet de mars 2013 en Afrique du Sud s’était soldé par un échec.

Finalement, a expliqué M. Silouanov, chaque pays apportera deux milliards de dollars d’ici à sept ans, soit un capital de 10 milliards de dollars. Pour masquer cette somme modeste au vu des ambitions de départ, le ministre russe a souligné que la force de frappe potentielle serait de 100 milliards de dollars.

Le siège sera situé soit à Shanghai, soit à New Delhi. Le directeur de l’institution sera nommé pour cinq ans et les décisions devront être approuvées par quatre des cinq pays membres.

Le ministre russe a indiqué que la banque, spécialisée dans les travaux d’infrastructure, serait ouverte à d’autres pays membres de l’ONU mais que la part des cinq pays des Brics devrait rester supérieure à 55%.

Vers un "mini-FMI"

La mise sur pied de ces deux institutions économiques concurrentes de celles de Bretton Woods basées à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international), répond à la volonté des pays émergents de s’affranchir de la tutelle des occidentaux.

Elle se trouve renforcée par l’impasse dans laquelle se trouve la réforme du FMI. Censée rééquilibrer le fonds en faveur des émergents actuellement très peu représentés au niveau des droits de vote, cette dernière est bloquée au Congrès des États-Unis.

Le fossé économique qui sépare pays riches et émergents s’est élargi l’an dernier avec la diminution du soutien de la banque centrale des Etats-Unis à l’économie américaine. Les flux financiers qui ont suivi ont ébranlé de nombreux marchés émergents, confrontés à une chute de leur monnaie au moment où leur croissance, il y a peu spectaculaire, ralentit.

A ce titre, le "mini-FMI", c’est à dire la réserve de devises que préparent les Brics doit apporter un coussin de protection essentiel contre les fluctuations des marchés avec 100 milliards de dollars : 41 milliards apportés par la Chine, 18 milliards par l’Inde, le Brésil et la Russie et 5 milliards par l’Afrique du Sud.

Seul un "accord cadre" non contraignant doit être signé la semaine prochaine sur ce point, selon M. Silouanov.

Concrétisée, une telle institution "changerait la donne", estime l’économiste Charles Robertson, de la banque d’investissement Renaissance Capital. "Elle donnerait accès à l’Afrique du Sud ou l’Inde à d’énormes réserves de changes et leur permettrait de résister" à une chute de leurs marchés comme celle causée l’an dernier par l’évolution de la politique monétaire américaine.

"Une banque de développement n’a pas autant d’intérêt" car "il existe une grande quantité de banques de ce genre" et que sa taille reste modeste, poursuit-il.

Pour autant, "elle est intéressante parce qu’il s’agit de la première institution multilatérale qui sera probablement basée en Chine", relève l’économiste.

Pour la Russie, le sujet est très symbolique au moment où la crise ukrainienne l’a isolée de la scène internationale : exclue du G8, elle se trouve proche de la récession en raison de la menace de sanctions occidentales contre son économie.

Les autres pays des Brics se sont abstenus lors du vote à l’ONU condamnant le rattachement de la Crimée à la Russie.

Source : romandie.com

 

II- De nouveaux signes annonciateurs de la fin du dollar

Les jours du billet vert sont comptés. Non seulement le dollar ne restera pas ad vitam aeternam la monnaie de réserve internationale quoi qu’il arrive, mais le gouvernement américain voudrait accélérer sa chute qu’il n’agirait pas autrement.

 

 

Cela a commencé avec les « sanctions » contre la Russie, qui ont encouragé ce pays à se détourner du dollar pour échanger avec ses partenaires en utilisant leur propre devise. Les États-Unis s’en sont ensuite pris à la France en infligeant à la BNP une amende monstre pour une infraction similaire à celle commise par des banques américaines, qui n’ont évidemment pas été punies de la même façon.

Mais les États-Unis ne se sont pas arrêtés là, décidant cette fois de s’en prendre à l’Allemagne, à la Commerzbank et la Deutsche Bank, qui risquent de recevoir le même « traitement de faveur » que la BNP. De quoi exacerber les tensions avec l’Allemagne, toujours courroucée par le scandale de la mise sur écoute d’Angela Merkel, sans parler du rapatriement de son or qui s’éternise.

Les déclarations en France encourageant à se détourner du dollar se sont multipliées ces derniers jours. C’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré sur BFM/Bloomberg que l’affaire de la BNP pourrait pousser de nombreuses sociétés à ne plus utiliser le dollar pour leurs transactions internationales, car cette affaire laissera des marques.

Le PDG de Total a, quant à lui, déclaré que le dollar n’était pas indispensable pour le commerce du pétrole. Selon Stephen Leeb, interviewé par KWN , « les Européens n’auraient jamais osé faire de telles déclarations il y a seulement un ou 2 ans de cela. »

C’est également le signe que l’or risque de rejouer un rôle important dans le nouveau l’ordre monétaire qui sera instauré après la fin du dollar tel que nous le connaissons, vu que la Russie et la Chine accumulent le métal afin d’augmenter la solidité de leur propre devise, et favoriser ainsi leur internationalisation.

Leeb ajoute qu’« un gros producteur d’or russe, Polyus Gold, est en pourparlers avec les Chinois pour que ceux-ci investissent, car ils ont besoin d’argent frais pour produire leur or. Polyus exploite l’un des gisements d’or les plus importants du monde, ils se sont tournés vers les Chinois pour leur financement. Je crois que la Chine va fournir des fonds, et qu’elle recevra en échange d’une participation. Il sera intéressant de voir quel sera le mode de remboursement : via des roubles, des yuans ou de l’or. Je mets ma main à couper que les Chinois seront payés en or physique. »

De quoi brouiller encore plus les pistes pour ceux qui souhaitent calculer les réserves réelles d’or de la Chine, alors que le métal jaune, en plus de transiter via Hong Kong, entre également dans l’empire du Milieu via Shanghai et maintenant la Russie. En se préparant à la fin du dollar, et à jouer un rôle actif dans le nouveau système monétaire post-dollar.

Actualités économiques

 

 

III- La dédollarisation et la désaméricanisation, deux nécessités de plus en plus évidentes pour le monde entier

 

La politique aussi bien intérieure qu’extérieure des USA étant devenue la source de la plupart des déséquilibres internationaux (la grande crise globale commencée en 2007, pour ne prendre qu’un seul exemple, étant partie des USA avec la faillite des subprimes, elle-même issue du laxisme monétaire de la Federal Reserve du temps de Greenspan et ensuite ayant abouti à « l’euthanasie du rentier » que Keynes recommandait), la nécessité d’en finir avec l’hégémonie du dollar US comme avec le modèle d’économie de spéculation US à crédit sont deux impératifs catégoriques pour le monde entier. Surtout lorsque ce pays est dirigé par des incapables vaniteux (Obama, Kerry et le reste de la bande…) qui l’ont transformé en État-policier dictatorial et totalitaire (outre l’espionnage constant de la NSA et la répression policière, des millions d’Américains sont emprisonnés souvent pour des peccadilles alors que les grands « banksters » too big to jail se pavanent à Wall Street et que l’inégalité économique et sociale a atteint son record absolu).

 

 

  • La remise en question du statut abusif de la monnaie US est en bonne voie. D’une part, avec sa chute imminente contre la plupart des autres monnaies, du fait du krach des actions US qui se rapproche. D’autre part, avec la fin du pétrodollar, dont la construction ne résistera pas aux guerres en cours tant en Ukraine qu’au Moyen-Orient et en Afrique, sans parler de celles qui sont sur le point d’embraser l’Asie, les principaux producteurs et consommateurs de pétrole et de gaz cessant progressivement de les exprimer comme de les échanger en monnaie US. D’autant que les grandes banques non-américaines ont compris, du fait des sanctions abusives décrétées par la « justice » US contre BNP Paribas par exemple, qu’il faut cesser le plus possible d’utiliser le dollar US. L’on s’achemine donc vers la désaméricanisation du monde, dans le sens où Charles de Gaulle avait commencé de la tenter sans pouvoir aller alors bien loin en raison de l’incompréhension hostile dont il fut l’objet. Mais les grandes idées salvatrices ne meurent jamais. A noter que la semaine prochaine les dirigeants des BRICS signeront un accord créant une Banque et un Fonds des pays émergents, destinés à concurrencer la Banque mondiale et le FMI qui ne sont que des instruments de l’hégémonie US.   
  • A lire : 

——————— Toujours la même politique américaine… Utiliser les extrémistes pour déstabiliser les modérés

http://www.zerohedge.com/news/2014-07-07/57-years-ago-us-and-britain-approved-use-islamic-extremists-topple-syrian-government———————-

 

Même les utra-proaméricains comme la chancelière Merkel et les dirigeants patronaux européens réalisent enfin que les USA sont leurs vrais adversaires.

 

Notre timing pour l’inévitable krach boursier US reste octobre-novembre 2014, peut-être même avant… D’ici-là, quasi immobilité latérale des indices d’actions avec une volatilité renforcée.

 

Alors que la Federal Reserve US a refusé de rendre à l’Allemagne ses dépôts d’or  (puisqu’il y a de fortes chances qu’elle ne les aient plus pour les avoir vendus ou prêtés), les autorités germaniques se sont lancées dans une évaluation des avoirs PRIVES allemands d’or auprès des banques et autres institutions financières allemandes. Dans quel but? Vraisemblablement pour les séquestrer si le besoin s’en faisait sentir… Il ne faut pas détenir d’or aux USA ou dans l’Union européenne mais en Suisse seulement.

A lire : 

http://www.goldreporter.de/gold-in-german-depots-financial-supervisory-authority-inquires-data/gold/43422/

(FMG)

IV- Olivier Delamarche sur les monnaies papier...

Dans cet entretien, Olivier Delamarche aborde des thèmes importants que sont l’or, la valeur réelle des monnaies papier, l’explosion récentes des masses monétaires, la Chine, etc.

 

 

V- L’Allemagne donne son feu vert à la confiscation partielle des dépôts en cas de faillite bancaire

 

 

 

Ces dernières semaines, deux grandes banques se sont retrouvées en difficulté en Europe. C’est pourquoi le vieux continent s’active afin de définir, en s’inspirant de l’exemple chypriote, les modalités qui seront utilisées pour sauver les banques.

Et comme ce fut le cas avec Chypre, les épargnants seront mis à contribution. Le système bancaire reste très fragile en Europe. Nous en avons eu encore la preuve ces derniers jours avec Erste Bank, la plus grosse banque autrichienne (oui, dans l’une des rares dernières nations à être notées AAA) qui a dû augmenter de 40 % ses provisions à causes de remboursements de prêts qui risquent de ne pas être honorés, ainsi que la banque portugaise Banco Espirito Santo SA, qui a été incapable de payer les porteurs de ses obligations à court terme.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que nos gouvernants préparent le cadre qui leur permettra de taper dans vos économies pour renflouer le secteur bancaire. L’Allemagne, dernier pays européen solide, avait tout intérêt à pousser pour mettre en place ce genre de résolution des crises bancaires si elle ne veut pas mettre la main au portefeuille pour toute l’Europe. Et c’est exactement ce qu’elle est en train de faire, comme expliqué dans ce papier du Wall Street Journal :

« Mercredi dernier, le cabinet allemand a approuvé le plan qui forcera les créditeurs à sauver les banques de la faillite à partir de 2015, soit un an plus tôt que le délai imposé par l’Europe, qui a concocté un plan similaire. (…) »

Cet article rapporte les propos du Ministre des Finances allemand qui, de façon très hypocrite, indique dans le document que s’est procuré le  WSJ : « Cela permettra de s’assurer qu’en temps de crise, ce sont surtout les propriétaires et les créditeurs (de la banque en difficulté) qui devront contribuer pour résoudre la crise, et non les contribuables. »

Hypocrisie car créditeur = tout possesseur d’un compte dans cette banque… soit les contribuables. En fait, ce ne sont pas les contribuables qui devront mettre la main à la poche (ou plutôt à qui on fera les poches), mais ceux qui auront  eu la malchance d’être client d’une banque en difficulté !

D’où nos conseils : évitez de garder trop d’argent à la banque, essayez de ventiler vos économies dans plusieurs banques pour réduire les risques et conservez une partie de votre patrimoine en métaux précieux. Ceux-ci doivent absolument se trouver en dehors du système bancaire, donc soit chez vous, soit via un service de garde indépendant des banques... 

Source : or-argent.eu

 

 

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