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le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Actualités économiques des 15 derniers jours

Publié par medisma sur 10 Août 2014, 19:23pm

 Actualités économiques des 15 derniers jours

 

I- Conjoncture française : Les indicateurs dans le rouge et la croissance hors de portée

 

 

La croissance bientôt à l’arrêt ? Selon la Banque de France, qui a publié ses prévisions vendredi 08 août 2014, l’activité dans l’Hexagone devrait être de seulement 0,2% au troisième trimestre. Un chiffre qui fait suite à une stagnation du PIB au premier trimestre, et à une croissance probablement très faible (de l’ordre de 0,1%) au deuxième trimestre, ce dernier chiffre devant être annoncé le 14 août par l’Insee.

De quoi doucher définitivement les espoirs du gouvernement qui, officiellement, table encore sur 1% de croissance sur l’année.

Aucune amélioration de la conjoncture n'est attendue pour le moment :

Ainsi, dans le commerce et l'artisanat, la morosité est de mise. " Les résultats de la dernière enquête UPA / I+C portant sur la conjoncture et l'emploi dans l'artisanat et le commerce de proximité au premier semestre 2014 ne révèlent pas d'amélioration, ni sur le plan de la conjoncture ni sur le front de l'emploi.

Le Pacte de responsabilité, une promesse pour l'instant

Selon cette enquête, près d'un tiers (30%) des chefs d'entreprise de l'artisanat et du commerce de proximité prévoient encore une baisse de chiffre d'affaires au cours du 3ème trimestre, tandis que 18% d'entre eux anticipent au contraire une activité plus soutenue, à commencer par les hôteliers-restaurateurs qui traditionnellement fondent des espoirs sur la période estivale. " Cette situation nous rappellent que le pacte de responsabilité n'a encore aucune réalité dans les entreprises et que l'accélération du calendrier de baisse du coût du travail réclamée par l'UPA était totalement justifiée " estime l'organisation patronale. Pour mémoire, le gouvernement estime que le Pacte de responsabilité permettra la création de 200.000 emplois d'ici 2017. Une estimation plusieurs fois contredite.

Dans l'hôtellerie-restauration, la reprise se fait toujours attendre. " Malgré les ponts du mois de mai et une météo clémente, le printemps a été morose dans l'hôtellerie-restauration en France ", selon une synthèse également publiée lundi par le Synhorcat, le syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs. Au deuxième trimestre, l'ensemble du secteur enregistre ainsi un chiffre d'affaires en baisse de 2,5% par rapport au même trimestre l'année précédente, selon l'enquête I+C/Synhorcat.

Baisse de la fréquentation dans les restaurants et les brasseries

Si l'hôtellerie a tiré son épingle du jeu, avec un chiffre d'affaires en hausse de 1% pour les hôtels, et une quasi-stabilisation pour les hôtels-restaurants (-0,5%), les restaurants et les brasseries ont souffert, affichant des baisses respectives de chiffre d'affaires de 4% et 7% sur la période.

" La tendance annuelle demeure orientée à la baisse, de l'ordre de -3% à l'issue du printemps. Pour ce qui concerne la restauration sur le plan national, l'activité est tendue, voire préoccupante. On constate une stabilité relative du nombre de clients mais leurs dépenses subissent de plein fouet la crise du pouvoir d'achat ", avertit Jean-Pierre Chedal, le président des restaurateurs au Synhorcat.

L'industrie continue de souffrir

Les services ne sont pas les seuls à souffrir. L'enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée par l'Insee le 23 juillet n'indiquait-elle pas que la compétitivité au deuxième trimestre 2014 restait dégradée sur le marché hors de l'Union européenne et se détériorait sur les marchés nationaux et européens ?

Dans le secteur des biens d'équipement de production, la baisse de l'activité manufacturière est confirmée en juin après un premier décrochage en mai en raison de la détérioration de la conjoncture. " L'affaiblissement de la demande provient à la fois du marché domestique et des marchés export. Et cette situation pourrait bien persister au cours de la période estivale d'autant que les premiers indicateurs de l'activité industrielle française de juillet ne vont pas dans le sens d'une amélioration ", note le Syndicat des machines et technologies de production, le Symop.

En résumé : Une stagnation du Produit intérieur brut au deuxième trimestre, après déjà une croissance nulle au premier, et une progression de seulement 0,2% au troisième trimestre mettrait définitivement hors de portée l'objectif gouvernemental d'une croissance de 1,0% pour l'ensemble de l'année.

 

II- L’or allemand a disparu !

 

 

Scandale : L’or allemand a disparu !  Les experts avertissent

 

 

III- La destruction avancée de la plupart des actifs, à l’exception des obligations d’Etat US -et accessoirement allemandes-…

 

La déflation occidentale (Union européenne + USA) et japonaise, caractérisée par le double effondrement des multiplicateurs de crédit comme des vitesses de circulation des monnaies et par le chômage de masse entrainant la chute de la consommation via la baisse des revenus, s’étend progressivement au reste du monde, aux BRICS en particulier. D’où la chute des bourses d’actions un peu partout qui devraient effacer en 2014-2015 près 50% de leur mouvement de hausse de 2009 à 2014.

 

Les taux d’intérêt à moyen et long termes baissent (tout à fait normalement en déflation comme en phase de chute des actions) en direction des taux courts qui sont déjà voisins de zéro. Si l’on ajoute à l’échec global des politiques keynésiennes de centralisme monétaire et aux manipulations des marchés par les banques supposées « too big to fail » ne parvenant plus à produire leurs effets, les tensions géopolitiques et, dorénavant, le retour des grandes pandémies (virus ébola en passe de décimer l’Afrique avant de vraisemblablement s’étendre partout ailleurs dans le monde), c’est la destruction avancée de la plupart des actifs financiers, à l’exception des marchés obligataires en particulier US et allemands  devenus les valeurs refuges, qui arrive probablement à grands pas. 

Plus le QE est réduit par la Fed, plus les taux d’intérêt à moyen et long termes US baissent…

http://www.forum-monetaire.com/wp-content/uploads/2014/08/hedy-mansour-langdon-p-cook-government-securities1.png

Comme l’écrit Marc Faber, il faut s’attendre à l’implosion déflationniste des actifs…

http://goldsilverworlds.com/investing/marc-faber-expect-a-deflationary-bust-in-asset-markets/

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Avec à terme la fin de la mondialisation monopolistique américaine actuelle, tuée par les USA eux-mêmes du fait des sanctions qu’ils imposent à leurs adversaires mais aussi à leurs supposés alliés et des contre-sanctions qu’ils récoltent tous deux (USA et leurs supposés alliés) en retour. Actions, matières premières et même or et argent-métal (dont les prix restent déprimés, même s’ils se sont pour un temps stabilisés) sont cassés. Qu’il s’agisse de leur lente et régulière érosion ou de leur grand plongeon à venir, rien ne semble plus en mesure de les soutenir voire de les propulser significativement plus haut, y compris la création de fausse monnaie par les banques centrales étant donné qu’elle ne rentre pas dans l’économie réelle.

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L’or a tenu son support vers 1.278 USD l’once mais pourra-t-il se redresser vraiment au-dessus de 1.350 ? Peut-être si le dollar US rebaisse par rapport à l’euro et surtout par rapport au yen japonais. L’or n’est plus une valeur refuge depuis plusieurs années et la probabilité est faible qu’il le redevienne rapidement.

 

L’heure de vérité vient et cela ne sera pas du tout beau à voir… Ainsi, à défaut d’immédiatement décider une mise en quarantaine de l’Afrique visant à l’isoler pour éviter la propagation globale d’ébola, à propos de la gravité duquel les autorités internationales évidemment mentent, la pandémie pourrait faire des ravages dont les conséquences humaines et économiques internationales seraient dramatiques. Quant aux guerres moyen orientales ou européenne (en Ukraine), il ne faut pas s’attendre à leur stabilisation mais à leur aggravation, USA et UE faisant bêtement tout ce qu’ils peuvent pour jeter de l’huile sur le feu.

Que ce soient les Américains eux-mêmes ou les étrangers un peu partout dans le monde, de plus en plus de gens ne supportent plus la politique illisible d’OBAMA.

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http://www.businessinsider.com/obamas-approval-rating-economic-confidence-wsj-poll-2014-8

(FMG)

 

IV- Halte au feu !

 

 

 

Quand les chefs d’Etat et de gouvernement des principaux pays -supposés agir pour le bien commun- ou les hauts dirigeants religieux -supposés relayer le message divin- (à l’exception notable du Pape François qui est presque le seul à prêcher la paix) ordonnent à leurs concitoyens ou à leurs coreligionnaires de tuer d’autres êtres humains, comme de détruire les pays dans lesquels ils vivent et leurs moyens de subsistance, ils méritent d’être qualifiés de barbares et sont indignes de leurs fonctions, parce qu’il n’y a que deux causes qui valent: ce sont la paix entre les nations et le développement des peuples. Paul Valéry rappelait il n’y a pas si longtemps que « les civilisations sont mortelles » ! A cet égard, le XXIéme siècle s’annonce bien mal pour les nôtres.

Lorsque les dirigeants des USA, saisis de délire hégémonique et d’hubris (folie des grandeurs), et leurs valets européens qui se couchent systématiquement devant les exigences US (nouvelle preuve que l’Union européenne n’est qu’une erreur majeure d’où la nécessité pour la Suisse de ne pas s’y associer), prennent des sanctions de plus en plus contraignantes contre la Russie pour l’obliger à laisser les Ukrainiens de l’Est se faire massacrer par les Ukrainiens de l’Ouest (il y a déjà beaucoup plus de morts en Ukraine qu’à Gaza…), ce qu’elle ne peut évidemment pas accepter sauf à se faire hara-kiri (puisque le but réel de toute cette affaire c’est de la renvoyer à « l’âge de pierre » en privant son peuple du bénéfice de ses ressources pétrolières et gazières et aussi de l’empêcher de créer avec les autres BRICS une architecture monétaire alternative au SMI actuel, au FMI et à la Banque mondiale), alors qu’il suffit de trouver une formule de fédéralisation permettant à tous les Ukrainiens de coexister dans deux entités différentes ;

Ou bien lorsqu’ils entretiennent depuis des années le conflit permanent au Moyen Orient par leurs interventions militaires directes (la plupart du temps non conformes aux critères du droit international et aux décisions de l’ONU -cas de l’Irak ou de la Libye- mais leur permettant ici encore de priver les peuples arabes du bénéfice de leurs ressources pétrolières et surtout d’éviter qu’ils rejettent le pétrodollar) comme en n’exigeant pas d’Israël qu’il cesse d’occuper illégalement plusieurs pays arabes et la Palestine, tout en poussant et armant l’État hébreu (en réalité pour son plus grand malheur en raison de l’hostilité dans l’opinion publique internationale qu’il récolte par son attitude belliqueuse), mais qui a lui-aussi besoin de « frontières sûres et reconnues » et ne peut évidemment pas accepter de vivre sous la menace terroriste permanente du Hamas ou d’autre mouvement radical, à massacrer les Palestiniens (femmes et enfants innocents en particulier), alors que là-encore une solution fédérale est la seule possible, les dirigeants US et européens se conduisent en barbares indignes de leurs fonctions. Et leurs peuples devraient les renvoyer au lieu de les encenser. C’est à cela que sert le bulletin de vote dans les supposées démocraties si les électeurs faisaient preuve de bon sens, au lieu de se laisser manipuler par des hommes politiques, sans la moindre éthique, qui ne tiennent jamais leurs promesses pré-électorales une fois parvenus au pouvoir.

Le double-jeu emblématique et irresponsable d’Obama: en paroles conseiller à Netanayu de cesser de détruire Gaza et en actes l’armer jusqu’aux dents pour le faire…

 

 

Au plan qui nous concerne directement c’est-à-dire la finance, à l’évidence, le risque de très grave dérapage géopolitique en Europe et au Moyen Orient devrait progressivement prendre le pas sur toutes les autres considérations affectant les marchés financiers. Parce que, lorsque la guerre devient aussi menaçante et aussi destructrice, les schémas en cours n’ont plus lieu d’être considérés, surtout lorsqu’ils sont basés sur de fausses statistiques économiques et des manipulations d’actifs de toutes sortes. A notre avis, une chute supplémentaire des taux d’intérêt à moyen et long termes US (vers 1,45% pour le 10 ans US) reste probable, entretenant la poursuite de la hausse des obligations d’Etat US (TLT par exemple), l’actif refuge par excellence tant qu’elles constitueront l’essentiel des réserves des banques centrales et que le dollar US restera la monnaie mondiale, parce que les USA demeurent pour le moment plus ou moins sanctuarisés des conflits qu’ils provoquent et entretiennent mais que leur économie finira par retomber en récession puisque l’Europe, le Moyen Orient, le Japon, la Russie et autres BRICS devraient aller économiquement de plus de plus mal pour une période indéfinie. Tout, dans le monde actuel, est interdépendant et les USA n’ont pas de capacité domestique de consommation et de production autonome suffisante pour prospérer seuls lorsque leurs acheteurs et fournisseurs extérieurs vont de plus en plus mal. Leurs entreprises et leurs banques souffriront nécessairement du chaos actuel dont le bénéficiaire final sera la Chine. Quant à la réduction de leur Quantitative Easing, elle ne signifie en aucun cas relèvement des taux d’intérêt à court terme par la Federal Reserve mais dégonflement ultra-déflationniste de son bilan hypertrophié.

Il faut prendre désormais en compte (ce que nous écartions jusqu’ici par excès d’optimisme quant à la capacité des Européens de modérer les USA) que la Russie, contrairement au pari actuel des dirigeants des USA et de l’Union européenne qui spéculent sur le fait que Moscou « ne franchira pas le Rubicon » et que Poutine gardera son sang froid en dépit des sanctions dont on la frappe, finisse sous la pression par envahir l’Ukraine, qui se transformerait en nouvelle Syrie ou en nouvelle Libye, et que la guerre israélo-palestinienne débouche sur un embrasement régional moyen oriental, pire que celui en cours à Gaza et ailleurs (les Occidentaux n’ayant toujours pas trouvé de terrain d’entente avec l’Iran sur son dossier nucléaire et le conflit chiites/sunnites/djihadistes redoublant d’intensité en Irak-Syrie, il serait facile pour Poutine, s’il venait à pratiquer lui aussi la politique du pire, d’envenimer considérablement la situation de la région…). On ne peut pas, en outre, exclure que Poutine perde (si ce n’est pas déjà fait) le contrôle de la minorité pro-russe en Ukraine et qu’elle se radicalise entrainant alors l’effondrement complet de ce pays et des milliers de victimes (scénario de l’ex-Yougoslavie), ce qui conduirait à une intervention de l’OTAN et à une réponse immédiate de l’armée russe frappant Kiev… Quant à croire que l’Occident réussira à faire tomber Poutine en ruinant via des sanctions de plus en plus graves les oligarques russes qui seraient alors conduits à le renverser, selon le scénario développé par les « cow-boys » de la CIA, c’est idiot parce que le président russe bénéfice de 85% de soutien populaire en Russie et que le moindre oligarque qui s’opposerait à lui serait aussitôt éliminé pour haute trahison.

Idiot: -

Il ne faut jamais mettre un chef d’Etat puissant et déterminé (comme Poutine) dans une situation impossible dans laquelle il n’a pas d’autre choix que de capituler (en abandonnant les Ukrainiens de l’est au nettoyage ethnique pratiqué à leur encontre par ceux de l’ouest) ou de devoir attaquer (voire même seulement en déstabilisant tout ce qu’il peut) parce que c’est probablement la seconde alternative qu’il choisira nolens volens !

Même Jacques Attali, dont on connait les dangereuses positions pro-ingérence occidentale dans les pays récalcitrants à « l’Ordre mondial euro-américain » promues par Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy, politique qui est responsable de centaines de milliers de morts inutiles (cf: ex-Yougoslavie, Afghanistan, Irak ou Libye), se demande si les Occidentaux ne sont pas devenus fous en agressant la Russie.

 Mais ce que les gens de ce lobby interventionniste, conseillant la gauche comme la droite dites « de gouvernement » en France et ailleurs, ne disent pas c’est que la mondialisation a atteint un point de rupture et que les Occidentaux en perdent le contrôle, d’où la radicalité de leurs interventions pour casser les Etats qui s’opposent à eux (la mise en défaut de l’Argentine fournissant un exemple éloquent de cette stratégie de panique).

Les politiques de centralisme monétaire des banques centrales et de répression financière des Etats en Occident ayant détruit le libéralisme authentique au profit d’une économie et d’une finance virtuelles au seul bénéfice de quelques manipulateurs parasitaires supposés « too big to fail », mais dont on verra que finalement ils s’effondreront (à l’instar de Lehman Brothers et plus récemment d’Espirito Santo), comme ayant installé une paupérisation générale des populations et leur chômage de masse, sont à terme plus court que beaucoup le pensent condamnées.

De tels évènements géopolitiques, par anticipation, avant même qu’ils se produisent effectivement et dès que les acteurs des marchés en réaliseraient l’imminence, feraient chuter les indices d’actions US et européennes très surévalués (QUI DEPUIS PLUS DE 7 MOIS NE MONTENT PLUS ET VIENNENT DE CASSER A LA BAISSE LEUR LONG SUR-PLACE EN CHUTANT AU DESSOUS DE LEURS CLÔTURES DE FIN 2013, CE QUI NE DIT RIEN DE BON).

Et mécaniquement, après leur courte correction puisque dans un premier temps les possesseurs d’actions devront liquider leurs autres avoirs pour payer la casse sur les marchés boursiers, faire remonter les obligations d’Etat US (le mécanisme de vases communicants entre actions et obligations jouant alors à plein).

A lui seul le ratio actions US/obligations US à son plus haut historique (ci-dessous) montre que les premières devraient baisser et les secondes monter.

Pendant que probablement les monnaies européennes et émergentes actuellement sur-vendues, après une reprise temporaire, iraient plus bas. D’où une possible hausse future notable du dollar US qui ferait baisser encore les prix des métaux précieux, sur lesquels on restera sous-engagés ou long+short jusqu’à nouvel ordre. Ne pas oublier que l’or c’est l’anti-dollar US et qu’il ne peut significativement monter que lorsque le dollar US baisse. Tant que l’or ne casse pas 1.278 US dollars l’0nce à la baisse, il n’y a pas lieu de paniquer. Si cassure, retour à 1.180 minimum et probablement beaucoup plus bas.

Rien n’est évidemment certain et le pire n’est pas toujours sûr, mais il vaut mieux se positionner en conséquence pour ne pas subir des pertes inutiles et tenter de tirer partie de tout cela. La période très critique pour les actions se situera en octobre-novembre 2014. A moins qu’elles se « krachent » avant du fait du chaos géopolitique, le mois d’août étant généralement propice aux catastrophes sur les marchés (une chute des actions de 50% de leur mouvement de hausse depuis 2009 étant probable sur la période 2014-1015). Objectif Dow Jones des Industrielles: 12.000.

 

 

V- Jacques Sapir sur les pays émergents et le dollar

 

 

 

VI- Les fonds vautours qui dépècent l’Argentine se jettent sur l’Espagne

 

Le milliardaire sioniste Paul Singer est le principal donateur du Parti républicain états-unien. 

 

On appelle « fonds vautours » des sociétés qui achètent pour rien des créances insolvables et tentent de les faire rembourser par la force. Le milliardaire Paul Singer s’en est fait une spécialité. Il tente aujourd’hui de consolider sa fortune au détriment du peuple argentin et tourne son appétit vers l’Espagne.

Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur étatsunien Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

En mars 2013, la presse économique signalait qu’Elliott avait acquis 300 millions d’euros de crédits à la consommation en souffrance de Santander Consumer Finance, avec un rabais d’environ 96 %. Le prix payé laisse songeur : près de 12 millions d’euros, selon la presse.

En août de la même année 2013, Bankia, l’entité nationalisée qui a le plus profité du sauvetage bancaire espagnol, ce qui a considérablement élevé la dette publique, informait qu’elle avait vendu 3 portefeuilles de crédits défaillants pour un volume total de 1,35 milliards d’euros de dette. Dans l’information communiquée à l’organisme chargé de la supervision des marchés financiers, la CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores), Bankia n’indiquait ni à qui les prêts avaient été vendus, ni à quel prix. Malgré un manque flagrant de transparence, la presse économique a donné des détails de l’opération, pour laquelle elle estime que les acheteurs peuvent avoir bénéficié d’un rabais de 95 % : parmi ceux-ci figureraient le vautour Cerberus (conseillé par José María Aznar Jr., fils de l’ex-président du gouvernement), Elliott et l’entreprise de recouvrement norvégienne Lindorff. Selon Finanzas.com, « le portefeuille est estimé à 1,35 milliards, mais ils ont seulement payé 68 millions ». Bankia, que nous avons contactée pour confirmer ces données, nous a répondu : « Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons jamais les chiffres et les acheteurs ne veulent pas être identifiés. »

Quelques mois plus tard, on apprenait qu’Eliott achetait l’agence de gestion de dettes espagnole Gesif pour en faire sa base d’opérations sur le marché espagnol. Sa directrice générale, Melania Sebastián est l’ancienne responsable de gestion de l’information de la banque commerciale Caja Madrid. C’est ainsi qu’une ex-directrice de Caja Madrid sert d’intermédiaire entre Bankia déjà nationalisée et le fonds vautour Elliott.

Que s’est-il passé en Argentine ?

Les fonds vautours se font de l’argent en spéculant sur les pays en difficultés, comme en Argentine durant la crise de 2001. Ils achètent alors des bons de la dette à bon prix avant d’en exiger, le moment opportun, le remboursement à un prix élevé par voie judiciaire, en y incluant des intérêts de retard et des frais de justice. Ils spéculent ainsi sur la dette publique, en compromettant les dépenses sociales pour la grande majorité de la population. Ces fonds vautours ont choisi le litige après avoir refusé de faire partie des 93 % des créanciers qui avaient négocié avec le gouvernement argentin. Et maintenant le juge du district de New-York, Thomas Griesa, donne la priorité des paiements aux fonds vautours. Ce qui ouvre la porte à une avalanche de demandes en justice qui pourrait déboucher sur le défaut de paiement de l’Argentine le 30 juillet. Comme le dit bien Julio C. Gambina, « Personne ne sait avec exactitude à combien peut s’élever la demande des créanciers de la dette impayable » |1|, mais nous savons que le prix pour le peuple argentin peut être catastrophique.

Qui se cache derrière ces fonds vautours ?

NML Capital est une filiale du fonds d’investissement Elliott Management Corporation enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïman. C’est l’empire du millionnaire Paul Singer, ferme défenseur du parti Républicain aux USA et proche du Tea Party.

Elliott spécule, entre autre, sur les dettes publiques, en violant toute souveraineté des États et de leurs peuples. Mais il spécule aussi sur les dettes privées et était entré en possession de 2 millions de dollars de celle de Lehman Brothers en 2011.

Singer a été le plus important bailleur de fonds pour la campagne présidentielle de George W. Bush en 2004, il finance aussi celle de Mitt Romney en 2012, et celle du maire de New-York, Rudolph Giulani. En tant que principal fournisseur de fonds pour le parti Républicain, il joue un rôle important dans la politique états-unienne et, vue la prédominance du pays au-delà des frontières, influe sur la politique internationale.

La fondation qui porte son nom, The Paul E. Singer Foundation, fait l’éloge de sa philanthropie, de son rôle dominant pour l’expansion du libre-échange, sa gestion en faveur de la sécurité nationale des États-Unis et pour le « futur d’Israël ». Singer est aussi le président du Manhattan Institute for Policy Research [1].

En ce qui concerne l’Argentine, NML est le principal bailleur de fonds de l’American Task Force Argentina (AFTA), lobby qui influe sur la justice et le Congrès US afin de porter préjudice à l’Argentine. Pour se faire une idée du pouvoir de ces vautours, NML est même allé jusqu’à faire saisir le navire-école de la marine argentine, la frégate Libertad, au Ghana en octobre 2012, en exigeant de l’État argentin environ 370 millions de dollars pour des bons impayés.

« La frégate ne doit être ni livrée ni vendue »

Ce qui se passe en Argentine est emblématique de ce que commence à vivre la Grèce, où opèrent des fonds vautours comme Dart Management, dont le siège se trouve aux îles Caïman et qui opère aussi en Argentine. Déjà en 1999, NML a obtenu, grâce à un jugement aux USA, le paiement de 58 millions de dollars du Pérou pour une dette que le fonds avait acheté 11 millions. Il a aussi fait des affaires avec la RDC. 

 

VII- Fonds Vautours : L’ Argentine en « Griefault » mais pas en cessation de paiement

 

 

Le gouvernement argentin est resté sur sa ligne. Sans le rétablissement du « stay » protégeant les accords de la dette restructurée 2005-2010, il ne pouvait satisfaire la sentence du juge Griesa, et prendre le risque de la clause de RUFO. L’affaire dépasse largement le cas du pays.

Sans surprise la journée marathon du 30 juillet n’ a pas débouché sur un accord sous l’égide du médiateur Pollack, ni sur un changement de position du juge Griesa.

L’Argentine se trouve donc en « Griefault ». Ce terme né de la contraction de Griesa et de « Défaut » (pour défaut ou cessation de paiement), exprime bien une situation jusque là inédite, historique et inique dans l’histoire d’une dette souveraine, pour laquelle il n’existe pas de mot. « Argentine-Fonds Vautours : Chronique d’un « faux » défaut annoncé  »

Celle d’un pays qui se trouve – par la décision d’un juge – en une sorte de défaut technique, alors qu’il n’est absolument pas en cessation de paiement. L’Argentine a payé au 30 juin l’échéance due aux détenteurs de titres – 92,4% – de dette restructurée.

Depuis lors les fonds ont été bloqués notamment sur le compte de la Bank of New-York par la décision du juge Griesa qui ainsi a outrepassé son pouvoir dans une décision frappée d’extraterritorialité. Certains titres sont sous loi étasunienne, d’autres argentine, britannique ou encore japonaise ; certains titres sont en pesos, en euros, ou en yens ;

Le juge Griesa a décidé que les banques ne devaient pas procéder ou aider au paiement des échéances des titres – et comme si cela couvrait tous les titres. Face aux banques lui demandant de préciser sa position, il est resté dans le vague.

Le juge Thomas Griesa a bloqué le paiement de leur dû aux détenteurs de bons. En soi, cela ne relève pas de la cessation de paiement, ni du défaut qu’on attribue à un pays qui ne paye pas sa dette.

D’ailleurs, l’Argentine a aussi payé 650 millions de dollars d’’échéance prévue au Club de Paris, il y a deux jours. Et l’Argentine a les fonds pour continuer à honorer ses échéances.

L’Argentine n’a pas en effet réglé les Fonds Vautours, car le faire dans les conditions imposées par la décision du juge Griesa, est contraire à la loi argentine, ne respecterait pas l’engagement de traitement équitable entre les créanciers ; cela ouvrirait une boite de Pandore à 500 milliards de dollars à travers la clause de RUFO, (Rights Upon Future Offers), concernant les accords de restructuration de la dette, qui court jusqu’au 31 décembre 2014.

Les détenteurs de titres dans le cadre des accords de 2005 et 2010, en cas de paiement des fonds vautours, pourraient être susceptibles de demander le même traitement. Et ce qui créerait un précédent dramatique pour toute restructuration de dette souveraine. Un pays souverain ne peut se mettre en telle situation.

Comme l’a rappelé Axel Kicillof, ministre argentin de l’économie, qui a mené les ultimes réunions, les fonds vautours ont refusé l’offre faite par l’Argentine, d’entrer dans l’échange aux même conditions que les autres détenteurs de titres de dette ; ils ont refusé la mise en place du « stay » pour ouvrir un négociation.

« Nous allons mener toutes les actions dans le cadre de nos contrats en droit national et international pour que cette situation inédite, insolite et injuste ne dure pas dans le temps » a expliqué Kicillof.

Mais surtout, aujourd’hui l’affaire relève de la sphère privée. Les détenteurs de titres de la dette restructurée 2005-2010 qui représentent 92,4% ont leur argent bloqué par la décision d’un juge en faveur de fonds qui détiennent 1% de la dette.

Une solution sera peut être trouvée « entre privés », « beaucoup de tiers peuvent trouver intérêts à mettre fin à cette situation », face au préjudice de ceux qui ne peuvent toucher leur argent, a souligné le ministre argentin, faisant allusion à l’initiative éventuelle d’une groupe de banques privées argentines – sans doute représentées par l’ABEDA – susceptibles d’acheter des titres des vautours.

D’un autre coté, on peut penser que les détenteurs de titres qui n’ont pas touché leur dû ne vont rester les bras croisés : ils avaient demandé au juge Griesa mardi 29 juillet qu’il ordonne une mesure d’urgence de « stay » (conservatoire) et avaient déposé un document à la Cour de New-York. Quelle sera leur prochaine action ?

Quelle sera aussi la réaction des institutions comme le FMI qui ont déjà souligné l’urgence de mieux protéger les restructurations de dette souveraine ? Différents pays comme la France, le Brésil avaient soutenu l’Argentine devant la justice US, sans parler du Mercosur ou des BRICS qui ont pris position. L’affaire dépasse largement l’Argentine, et la communauté financière le sait très bien, comme le rappelle le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz , cité ce matin dans le New-York Times

En attendant le gouvernement argentin a rappelé qu’il est prêt à une solution juste, équitable, durable et légale pour 100% des créanciers, et qu’il n’est pas question de signer ou de négocier ce qui pourrait compromettre l’avenir du pays et de son peuple.

Il faut certes s’attendre ces prochains jours aux plus sombres oracles – attisés par des forces aussi spéculatives internes et externes- sur l’avenir du pays, aux comparaisons idiotes avec le défaut de 2001. Mais il faut rappeler que depuis 2003 l’Argentine se passe de l’accès aux marchés financiers, et qu’elle est en mesure de s’en passer encore ; alors la dégradation de la note du pays par S&P – arguant du non paiement de 539 millions, qui ont été payés au 30 juin – annoncée en plein milieu des négociations finales d’hier ne va changer grand chose, mais traduit bien l’esprit qui règne.

Curieusement la journée d’hier a vu les titres de la dette argentine s’envoler sur les marchés, le risque pays de laBanque JP Morgan au plus bas depuis 3 ans, la bourse terminer en hausse de plus de 6%….et pour mémoire aujourd’hui la dette externe de l’Argentine représente 8% du PIB, la dette totale autour de 40%. A la lecture de ces chiffres de nombreux pays pourraient se trouver en réel défaut ou cessation de paiement bien avant l’Argentine !

 

 

VIII- Flash ! Les rapaces sont de retour dans les rues africaines!

 

Les vautours dans l'attente

 

 « Le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi en Afrique. C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. »

 

 

 

 

Depuis quelques années, plus exactement au début du 21ème  siècle, l’Afrique soudainement refait surface dans les médias de tous les pays riches de l’Occident. Cette fois-ci, le mobile n’est plus autour de l’aide pour combattre le SIDA,  ou  « blood diamond »,  la faim, la sécheresse et autres fléaux que la grande presse impériale  utilise inlassablement pour définir toute une race d’hommes et de femmes. À présent, on parle de préférence du vaste  marché africain. Les Chinois furent les premiers à se précipiter vers « la ruée vers l’or ». À un point tel que certains le qualifie de conquête chinoise, en fait une véritable bousculade dans les rues africaines à la recherche aveugle du profit. L’occident traditionnel proteste et contre-attaque. L’Afrique est à sa deuxième reconquête brutale. L’Africain est confus !

En octobre l’an 2000, s’était tenu la première grande conférence interministérielle sino-africaine à Beijing, Chine.  Le forum  a été rehaussé de la présence des deux plus grandes  personnalités politiques du régime de l’époque, dont le président  Jiang Zemin, le vice-président Hu Jintao et une pléiade de chefs d’État, de gouvernements et de ministres. Pékin dépensa une fortune à l’occasion de la réalisation de ce projet qui allait donner naissance à une puissante organisation d’échange du nom de « Forum China-Africa  coopération », ayant pour sigle FOCAC.

De l’an 2000 à 2012, 5 sommets furent organisés, soit un sommet tous les 3 ans, pour renforcer l’organisation, multiplier ses actions et renforcer ses structures à travers tous les pays Africains. D’ailleurs, la coopération sino-africaine a presque vu ses avoirs doubler, de 5 billions en 2006 à 10 billions en 2010, sous formes de prêts et de dons.  L’objectif de la FOCAC est « de renforcer les échanges et étendre la coopération dans une dynamique pragmatique. Et, promouvoir le dialogue politique et coopération économique tout en cherchant à s’entraider et coopérer mutuellement ».

Depuis lors, les états occidentaux qui font traditionnellement « main basse » sur le continent ont commencé à présenter  visiblement  des signes d’agacement. En particulier, les Etats-Unis d’Amérique. Jusqu’en 2009, les États-Unis furent le plus grand partenaire commercial de l’Afrique avant de se faire buter  le cul par la Chine. Aujourd’hui, cette dernière a investi plus de 215 billions de dollars dans tous les domaines : économiques, financiers,  touchant de plein fouet des pays comme l’Angola, le Zimbabwe, le Soudan, sous la baguette de 300 compagnies majoritairement venues du gouvernement chinois. L’occident a peur.

L’Afrique, encore une fois va  sauver l’occident et l’humanité d’une crise économique et financière sans précédent, comme ce fut le cas au 15ème  siècle. C’est la visée des rapaces. L’Afrique est perçue comme le poumon de l’humanité à cause du sous-développement industriel. On la voit surtout comme la nouvelle panacée  à reconquérir, et ceci de façon précipitée. Si au 15ème  siècle il y avait eu seulement des rapaces  européens, de nos jours il y a les Étasuniens et surtout les chinois. Eux,  que les occidentaux considèrent comme des lutins, en pointant du doigt l’agressivité et le pragmatisme avec lesquels ils opèrent.

Comme les Français, les Anglais, les Étasuniens…les Chinois sont tout aussi des rapaces. Ils investissent les lieux et occupent les terres. Donc, le continent est sur le point de vivre un autre pillage encore plus sévère que celui de  l’esclavage, vue l’engouement et le nombre de voraces.

Rappelons que l’esclavage, comme catastrophe humaine,  a fait plus de 15 millions de victimes, strictement dans le continent Africain, sans mentionner les filières sahariennes et Arabes, à un moment où la population mondiale était estimée à 500.000.000 d’habitants.

Aujourd’hui, à lui seul, le continent africain a une population estimée à 1 milliard d’âmes et, on prévoit un accroissement exponentiel  de 2 milliards en 2050 et de 4 milliards de personnes en moins d’un siècle. De façon contradictoire l’Occident est stagnant ou marche  à reculons sur le plan démographique.

Il y a un autre aspect qui mérite d’être pris en compte aussi, même quand il n’est pas d’actualité. Dans les années d’avant 1960, trois institutions contrôlaient les citoyens des pays occidentaux: la famille (père et mère), l’école (instituteurs et professeurs) et les prédicateurs (catholiques et protestants). A partir de l’assassinat de John Kennedy, en Novembre 1963, dont tous les détails ont été suivis à la télé, par tout un pays, en direct, jusqu’aux funérailles . Les parents, éducateurs et prédicateurs s’étaient fait piteusement remplacés par la télévision. D’où la naissance d’une « génération super star », c’est-à-dire qui vit au rythme des vedettes de la télévision, du sport, du cinéma et de la musique.  Une descendance individualiste et ingrate. Ce qui a marqué un tournant historique qui allait prendre plusieurs formes, dont la stérilité. L’Occident ne peuple plus. On dirait une affinité: « Autant une nation devient plus riche, autant elle peuple moins ». De là intervient la notion de l’immigration, où les populations des pays pauvres se sont expatriés à la recherche des biens volés par les « colons ». Cette fois, nous allons constater à une autre forte forme d’immigration, celle de l’occident vers l’Afrique, ou la richesse est sécurisée ou la pollution n’est pas aussi étendue. D’où la particularité de cette deuxième « ruée vers l’Afrique ».

Si au 15ème  et 16ème  siècle, les Européens s’entendirent pour coloniser les pays africains, on n’a pas la garantie qu’on parviendra à un accord pareil au 21ème  siècle, car les ” peaux jaunes ” se sont invités de la partie. Ils sont confiants, ambitieux, orgueilleux et puissants. De ce fait, il est fort probable qu’on revive les anciennes méthodes de la guerre-froide à l’intérieur des frontières africaines. Qui plus est, une reconfiguration sur mesure de l’espace géographique africain en fonction des méandres des puissants. Ou, la guerre meurtrière, tout court.                                                                                                             Sans vouloir me verser dans le cynisme ou la démagogie, l’Afrique sera peut-être le catalyseur inconscient et involontaire de la 3ème  guerre mondiale:  la plus effroyable et la plus sanguinaire des guerres, car les enjeux sont de taille.

Les projections sont très  sombres. Les Occidentaux, en tête les Etats-Unis d’Amérique, dénoncent « l’invasion chinoise » en Afrique. Effectivement, ils sont plus de 200.000 à prendre résidence sur le continent.  Ce qui inspire de l’effroi. Ils se renforcent diplomatiquement et culturellement. 18.000 bourses d’études sont à la portée des africains pour étudier en Chine, plus de 30.000 reçoivent des formations de base, tout cela pendant une période de deux ans. Les deux parties cherchent à renforcer leurs coopérations.

Jusqu’à présent,  les Chinois n’expriment aucune velléité soutenue de s’immiscer dans les affaires politiques des pays où ils sont présents. Mais, pour combien de temps cette « politique apolitique » va-t-elle tenir ? French Howard, un ancien correspondant du « New York Times » pour l’Afrique, dans une interview accordée au « Newyorker » a opiné de cette façon : « LesCchinois sont apolitiques dans le sens qu’ils ne sont porteurs d’aucun projet axé sur un système de valeur (chinois), qu’ils tentent d’imposer dans les pays où ils en sont opération. Cependant, ils sont politiques en termes de stratégies adoptées conformément à la réalité de chaque pays africain (…) ».  Ce que Howard French a négligé de mentionner, c’est que les Chinois pratiquent « l’art de la guerre » de Sun Tzu. L’économie et les finances d’abord, la politique ensuite. C’est-à-dire, laisser les Occidentaux s’empêtrer dans des conflits armés et religieux sans issus, tels que : coup d’état, génocide à la rwandaise, autant que possible, détruisant ainsi davantage leur crédibilité et leur position morale. Le Chinois s’imposera alors comme l’alternative du moment, en temps et lieu.

Les Chinois ne sont pas dans les rues africaines scandant des slogans maoïstes, ils travaillent avec d’autres objectifs. Profitant de ses succès économiques perceptibles, le régime chinois entend exploiter au maximum cette « manière de voir » son pays dans le monde. Pratiquement, la transition chinoise est réussie. Si on fait exception de la tache  liée au  « massacre de Tiananmen » en 1989, on peut dire que Deng Zao Ping a fait école. Tous les dirigeants d’après s’inspirent des idées de ce dernier. La Chine est en conquête. Les consignes des stratèges chinois sont simples. Sur le terrain, ils n’affrontent pas, ils sont mobiles et extrêmement rapides et tendent à s’unir aux africains comme «  le poisson dans l’eau ». Ils avancent des pions jour et nuit. L’Afrique fait partie de cette stratégie globale de s’imposer comme le nouvel empire mondial.

« La période des chevauchées permanentes » refait surface comme doctrine de domination économique, politique, militaire et culturelle. Les victimes d’hier, sont les victimes d’aujourd’hui. D’où l’importance d’une « démarche mémorielle »  pour contrecarrer la campagne psychologique impériale de reconquête africaine. Certains estiment qu’il est impossible de recoloniser le continent africain et imposer l’esclavage comme idéologie et mode de gouvernement. Ces penseurs oublient que le colonialisme n’a jamais été arrêté à aucun moment de l’histoire. Il a été reproduit en fonction d’un « colonialisme pour notre temps », ce qu’on appelle couramment le néocolonialisme. Au contraire, le colonialisme a dépassé les limites raciales pour devenir une affaire de classe,  se démarquant ainsi de la dimension nationale. Aujourd’hui, il est au service de quelques familles multinationales. D’où la grande complexité à cerner  cette réalité .

Le peuple africain, sorti de la dépendance directe de l’Europe, au cours des années 1960, est victime de ce qu’Antonio Gramsci a qualifié de « fausse conscience ». Le fait que les habitants des pays africains n’ont pas pu arriver à former une « conscience africaine », qui aurait donné lieu à une « pensée africaine », aujourd’hui se manifeste une ambiguïté teintée de confusion par rapport à ce sujet d’importance capitale qu’est la « reconquête africaine ». On a fait ce même constat partout, les peuples se désintéressent   des problèmes majeurs qui menacent l’existence humaine, tel que le réchauffement de la planète. Cette attitude est le résultat de «  l’hégémonie culturelle » impérialiste, c’est-à-dire les médias, le système scolaire, la religion, pour ne citer que ceux-là. Au lieu de s’unir pour se défendre contre cette nouvelle reconquête, dirigeants politiques et intellectuels africains se battent entre eux. Premièrement, à l’intérieur d’un même espace géographique ou intra-étatique, sous forme de coup d’état, d’insurrection populaire, lutte armée. Deuxièmement, au niveau interétatique, l’Africain s’affronte en se déstabilisant l’un, l’autre. Les deux stratégies sont conceptualisées dans des laboratoires de pensée impérialiste pour asseoir en permanence leur autorité exclusive. Les élites « nationales », foudroyées dans des échanges techniques et culturels avec l’Occident, n’arrivent pas à compléter leurs missions historiques de « mémoire » du continent. Finalement, nous avons au pouvoir des présidents comme Laurent Gbagbo qui finance les élections de Jacques Chirac, président français,  à coup de 3 millions de dollars. L’Africain défend les intérêts de l’oppresseur.

Si bien que le sénat français, par l’intermédiaire de la commission des affaires étrangères/de la défense et des forces armées,  a publié un rapport de 500 pages dactylographiées sur les relations France/Afrique, dans lequel de nombreuses réflexions et propositions ont été faites à la nation, au pouvoir public. Dans cet important document, qui se présente comme un projet sociétal pour le continent africain à travers une vision de la politique extérieure française, les rédacteurs font montre d’un réalisme temporel frémissant lorsqu’ils invitent à, et je cite : « Se départir des préventions postcoloniales et assumer le fait que l’Afrique n’est pas seulement partie prenante de notre histoire, mais aussi un élément clé de notre avenir ».   Le sénat français a insisté sur le retard accumulé par la politique française. Et met en garde pas seulement contre la Chine, « le démon rouge », mais aussi contre les autres pays émergeants, notamment le Brésil, qui sous la direction de l’ancien président Lula, a fait « une percée louverturienne » en Afrique. Encore une fois, l’avenir c’est l’Afrique.

Cependant, je ne constate pas encore le sursaut africain indispensable pour éviter une autre hécatombe. Il faut réaliser que tous les pays occidentaux, la Chine et les autres pays émergeants présentent une vision globale de l’Afrique. Cette dernière n’est pas prise sous forme morcelante de nationalités. Cela nous mène à la vision globale du « guide libyen » qui rêvait d’un gouvernement unique pour l’Afrique, Mouammar Kadhafi et bien avant lui, Kwameh Nkrumah du Ghana. Cela signifie que la résistance africaine doit être continentale. Aucun pays ne survivra seul l’assaut des rapaces. D’où la nécessité pour les États africains de se mettre ensemble pour présenter  un  front commun à travers une vision historique mémorielle et actuelle. C’est possible, parce que de l’Afrique du sud à la Tunisie, de l’Algérie au Mozambique, les problèmes que confrontent les peuples sont les mêmes. Donc, il est faisable d’imposer cette « pensée africaine » aux rapaces.

Nous sommes à la veille de grandes transformations mondiales. Le système imposé par l’impérialisme n’est plus acceptable. Les fissures sont internes et, il n’y a pas de solution réelle.  Dans sa quête de le rafistoler, l’Afrique doit être immolée pour une seconde fois.

Aujourd’hui il y a plus de rapaces, il est impossible de satisfaire tous ces appétits. La confrontation parait inévitable entre les anciens et les nouveaux colons. Seule une société civile robuste en Afrique et ailleurs dans le monde peut contraindre à l’échec ces froids calculs mercantilistes. Encore une fois et comme toujours, les peuples restent les maitres de leurs destins. Ce qui se passera en Afrique va définir la nouvelle civilisation que John Lennon a décrit dans « Imagine ».

 

IX- Les vautours qui valaient 50 milliards de dollars

 

Les rapaces complotent

 

Et maintenant, en supplément des sanctions, Moscou doit également contester une tentative de vol massive de 50 milliards de dollars. La Cour d’arbitrage internationale de La Haye a découvert que les poursuites du Kremlin contre Yukos et son principal actionnaire, Mikhaïl Khodorkovsky, il y a une dizaine d’années, avaient une motivation politique. Moscou ne peut pas faire appel – mais la Russie explorera toutes les possibilités juridiques pour essayer de casser cette décision.

Eh bien, c’est la décision de La Haye elle-même qui est politique ! Khodorkovsky a été déclaré coupable, non seulement par le système judiciaire russe mais également par la Cour européenne des droits de l’homme. Les actionnaires de Yukos et de Menotep étaient et restent une bande de crapules oligarques – pour le dire gentiment.

Donc, voici de nouveau en action l’Empire du Chaos, manipulant une Cour néerlandaise après avoir littéralement volé l’or de l’Allemagne et infligé une amende à la France pour la vente de bateaux de guerre à la Russie. Toutefois, dans ce cas, « l’Ouest » a plus d’investissements en Russie que le gouvernement russe n’en a à l’Ouest. La revanche pourrait être vache – par exemple, si Moscou gelait tous les investissements américains et européens, en particulier dans le nouvel espace ultra-juteux, les champs de pétrole de l’Arctique. Les grandes compagnies pétrolières occidentales ne permettraient jamais que cela arrive.

Cela pourrait durer éternellement. En vérité, la Russie ne permettra tout simplement pas de se faire voler par une décision douteuse prononcée pour le compte d’une bande d’oligarques. En parallèle, on peut dresser un argument selon lequel non seulement le Retour des morts-vivants (néocons) mais aussi des pans entiers à Washington et dans ses environs – de même que la ploutocratie « occidentale » – veulent provoquer une sorte de guerre de l’OTAN contre la Russie, et ce plus tôt que l’on ne croît.

Et il y a une autre ligne parallèle, la rumeur à Moscou disant que le Kremlin trouve que cette bataille post-Yukos prolongée n’est juste qu’un dernier avatar comparé à la guerre économique qui s’apprête à secouer l’Europe et qui finira par la dresser contre la Russie : exactement ce que souhaite l’Empire du Chaos – et ce pour quoi il œuvre. « Deux Minutes » de la Haine ? Parlons plutôt d’heures, de jours, de semaines et d’années.

 

 

X- Récession en Italie et baisse des commandes en Allemagne, l'eurozone à la peine

 

Personne ne l'avait vraiment anticipé, ce recul des commandes à l'industrie en Allemagne... Les économistes tablaient sur une légère hausse, mais les commandes ont baissé plus de trois points en juin par rapport à mai. Il s'agit de leur plus forte chute depuis septembre 2011. Parmi les facteurs explicatifs, la crise en Ukraine, invitant les entreprises à la prudence, mais aussi une demande atone dans la zone euro. Le ministère de l'Economie dit s'attendre à une modération de la croissance du sec…
 

 

XI- Le manque de sécurité à l’international

 

L'économie globale repose sur un seuil minimum de sécurité, de stabilité et de prévisibilité qui semble aujourd’hui menacé.

 

 

La période estivale nous permet généralement de faire une pause, loin des risques et inquiétudes que soulève notre vie quotidienne, ainsi que de faire le point sur le contexte du moment et sur les orientations futures. Cet exercice se révèle néanmoins de plus en plus difficile, dans la mesure où notre existence au quotidien se fait de plus en plus menaçante et préoccupante.

Le débat mené au lendemain de la crise financière de 2008 s’est principalement axé sur ces menaces ou entraves pour la croissance que représentaient les déséquilibres économiques. Ces problématiques demeurent à ce jour non résolues. Les laissent par exemple les observateurs dans la confusion et l’incertitude quant à la trajectoire future du pays.

Or, et dans une mesure croissante, l’insécurité politique, les conflits potentiels, et la détérioration des relations internationales soulèvent une plus grande menace pour le développement économique que celle qu’avait prévue le débat d’avant-crise.

Rôle ambigu des États-Unis

Le continent asiatique, région aux performances de croissance exceptionnelles avant la crise, est désormais confronté à des tensions croissantes, qui y menacent le commerce et la croissance. La reprise relativement fragile du Japon pourrait bien dérailler face à l’escalade de ses conflits territoriaux auprès de la Chine, qui représente non seulement un marché colossal pour les marchandises japonaises, mais se trouve également profondément intégré aux chaînes d’approvisionnement des entreprises japonaises.

Bien que les contentieux territoriaux présentent souvent une importance historique et politique, leur impact économique se révèle généralement bénin, voire insignifiant, à moins que ne puissent s’envenimer les tensions du type de celles qui se jouent actuellement dans les mers de Chine orientale et méridionale. Le rôle ambigu que joue l’Amérique autour de la sécurité en Asie – le pays ayant intérêt à soutenir ses alliés dans la région, sans pour autant contrarier la Chine – contribue par ailleurs à cette incertitude.

Outre le jeu stratégique auquel ils se livrent en Asie, la Chine et les États-Unis sont engagés dans une bataille autour de la cybersécurité, qui a d’ores et déjà commencé à affecter les flux de marchandises, d’investissements et de technologies. Dans les deux camps, les promesses de résolution de cette problématique au travers d’une coopération n’ont à ce jour produit aucun résultat significatif. Les litiges relatifs à la surveillance électronique génèrent par ailleurs des tensions entre les États-Unis et l’Europe.

Le trafic aérien civil exposé aux attentats

Pendant ce temps, le Moyen-Orient est entré dans une période d’instabilité extrême, très certainement vouée à engendrer un impact économique négatif sur le plan régional comme international. Cette lutte acharnée qui oppose la Russie et l’Occident autour de l’Ukraine et des anciens États satellites de l’Union soviétique devrait également profondément affecter la stabilité régionale, la sécurité énergétique et la croissance économique en Europe.

L’explosion du vol MH17 de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Est ukrainien – et plus récemment la suspension des vols commerciaux en direction de Tel-Aviv – ajoutent une nouvelle dimension à l’incertitude. Dès lors que le trafic aérien civil n’est plus à l’abri d’attentats, on peut légitimement s’interroger sur l’efficacité des systèmes de gouvernance basiques qui sous-tendent les échanges commerciaux internationaux.

En effet, l’Organisation mondiale du commerce est de nouveau en danger, le gouvernement indien menaçant d’utiliser son veto à l’encontre de l’ Accord sur la facilitation des échanges commerciaux conclu l’an dernier à Bali, aux motifs de désaccords concernant le stockage alimentaire et les subventions s’y rattachant. Une perte de confiance au sein de l’OMC porterait un coup sévère à une institution au rôle pourtant vital dans la garantie d’une coopération et d’une réglementation à l’international.

L’économie globale se révèle un lieu considérablement plus interconnecté qu’il y a 40 ans. Les flux transfrontaliers de marchandises, d’informations, de personnes, et de capitaux qui l’alimentent reposent sur un seuil minimum de sécurité, de stabilité et de prévisibilité. C’est bel et bien ce seuil qui semble aujourd’hui sous la menace. La poursuite du progrès économique dans les pays en voie de développement, de même que la reprise au sein des pays développés, nécessite que l’on empêche les conflits locaux et régionaux d’engendrer d’importants chocs systémiques.

En termes de priorités, il apparaît dans un premier temps plus important pour les gouvernements du G20 de renforcer ces systèmes fondamentaux qui permettent aux flux mondiaux d’opérer, plutôt que de s’attacher à résoudre des problématiques purement économiques. Tous partagent par ailleurs clairement un intérêt en ce sens : les États n’ont rien à gagner à voir s’étendre le risque systémique.

L’incapacité à contenir l’impact des conflits régionaux et des frictions bilatérales pourrait conduire à bien davantage qu’à de simples chocs d’approvisionnement dans des domaines tels que l’énergie. Pourrait principalement s’ensuivre toute une série de chocs négatifs sur la demande : retrait des investisseurs, casaniérisme des voyageurs potentiels, et prudence des consommateurs quant à leurs dépenses. Au sein d’une économie globale dans laquelle la demande globale représente une contrainte considérable pour la croissance, c’est bien la dernière chose dont le système a besoin.

Nous sommes en quelque sorte arrivés au bout de nos capacités s’agissant d’un système mondial tout au plus partiellement gouverné et réglementé. Dans la mesure où l’ordre mondial défini par la guerre froide (puis brièvement dominé par l’Amérique) s’évapore désormais dans l’histoire, il apparaît nécessaire de développer un nouvel ensemble d’institutions et d’accords, qui permette de préserver la stabilité intrinsèque du système.

Plus facile à dire qu’à faire. Pour autant, le point de départ consisterait à admettre les dommages généralisés pour les perspectives économiques mondiales qu’engendrerait une incapacité à résoudre cette problématique. L’inefficacité des réglementations dans des domaines tels que la sureté alimentaire, les maladies infectieuses, la cybercriminalité, les marchés énergétiques ou encore la sécurité aérienne, combinée à une incapacité de gestion des tensions et conflits régionaux, ne pourra qu’affecter les flux internationaux et malmener la prospérité à travers le monde.

En un sens, l’environnement mondial actuel constitue un exemple classique d’externalités négatives. Les coûts localisés d’un comportement suboptimal – ceux que l’on s’attendrait à voir internalisés – s’avèrent bien inférieurs aux coûts globaux d’ensemble.

Un certain nombre de problématiques économiques plus étroites – de type défaillance des modèles de croissance, sous-investissement en immobilisations corporelles et incorporelles, ou encore absence de réformes qui permettraient d’accroître la flexibilité structurelle – demeurent une source de préoccupation, dans la mesure où elles produisent une croissance inférieure à la norme.

Mais en cette période de l’histoire, les principales menaces pour la prospérité – celles qui nécessitent de manière urgente l’attention des dirigeants mondiaux et l’efficacité de la coopération internationale – demeurent les effets d’escalade non contrôlés et considérables des tensions régionales, conflits et autres revendications concurrentes en direction des sphères d’influence. Le plus puissant obstacle à la croissance et à la reprise ne réside nullement dans tel ou tel déséquilibre économique, mais bien dans une perte de confiance de la part de ces systèmes qui avaient initialement rendu possible l’avènement de l’interdépendance globale.

Michael Spence / Professeur d’économie

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