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Ali Bubble ou l’excès de trop du marché des actions ?

Publié par medisma sur 27 Septembre 2014, 20:10pm

Ali Bubble ou l’excès de trop du marché des actions ?

 

 

Constatant l’entrée d’Ali Baba à la bourse US le 19 septembre 2014 sur la base d’une capitalisation extravagante pour une société de vente de produits via internet étant très loin d’avoir prouvé une rentabilité justifiant le cours de ses actions, opération qui vient de propulser son actionnaire majoritaire au niveau de première fortune de Chine dont il est à craindre qu’il soit le seul avec ses quelques associés (« les 40 voleurs »!) à en être durablement bénéficiaire à la condition de prendre rapidement leurs profits, certains traders n’hésit Ali Baba ent pas à dorénavant l’appeler Ali Bubble!

Ali Bubble, dont la surévaluation caricaturale n’est que le produit des politiques keynésiennes des banques centrales, loin de faire la preuve de la réussite du modèle économique et monétaire US ou occidental, illustre parfaitement son déclin.

Étant donné que lesdites politiques keynésiennes des banques centrales d’augmentation massive de la masse monétaire ex nihilo et de fixation de taux courts voisins de zéro pour favoriser le crédit (c’est-à-dire l’endettement) à tout-va, y compris lorsqu’elles produisent une hausse nominale artificielle (parce que calculée sur des bases erronées) du PIB, se traduisent depuis 2000, indépendamment de la sur-évaluation temporaire du marché des actions, par la chute du revenu et du pouvoir d’achat des classes moyennes et basses donc de la consommation, d’autant que la vitesse de circulation de la monnaie et le multiplicateur du crédit s’écroulent en même temps. D’où la déflation.

Keynes lui-même, qui n’était pas à une contradiction près, remarquait que la création monétaire excessive, qu’il recommandait pourtant, peut conduire à « la trappe à liquidités » c’est-à-dire à son anéantissement final. A ce propos, le grand Ludwig von Mises, qui avait anticipé le problème, écrivait: « Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du Système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général »… Considérations qui le conduisaient à conclure que « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales ».

Lire à ce propos l’excellent article de Daniel Stelter dans Le Temps de Genève du 20 septembre 2014 expliquant que la vraie cause des inégalités, donc de la sous-consommation, n’est autre que l’augmentation des dettes induites par les taux courts fixés à zéro par les banques centrales.

Lire aussi : http://www.zerohedge.com/news/2014-09-22/illustrated-guide-keynesian-vs-austrian-economics

Les obligations d’État restent orientées à la hausse (du fait du début de retournement à la baisse des actions et de l’absence de remontée des taux à moyen et long termes) et l’or comme l’argent-métal restent orientés à la baisse (du fait de la hausse du dollar US et de la chute généralisée de prix des matières premières), tout cela confirmant l’environnement déflationniste global. D’autant que l’enlisement programmé fort coûteux des USA et de leurs alliés européens en guerre au Moyen Orient contre l’islamisme, comme la poursuite des pressions occidentales sur la Russie visant à détruire le gouvernement de Poutine, dans le cadre plus général de la lutte de l’Occident contre les BRICS pour le leadership mondial, signifient une aggravation des tensions internationales de nature récessives. Avec le risque de perte de contrôle de la situation politico-militaire (entre autre via le terrorisme) se terminant par une catastrophe géopolitique, le passage de guerres régionales à la guerre mondiale étant envisagé par certains experts crédibles (lire l’hebdo Courrier International du 25 septembre 2014).

[FMG]

 

 

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