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"Valérie m’a tuer"

Publié par medisma sur 13 Septembre 2014, 21:22pm

Règlement de comptes : "Valérie m’a tuer"

 

 

Merci pour ce moment. Il aura suffi d’un mot dans l’ouvrage que l’ex-première dame publie pour que le président qui n’aimait pas les riches devienne également celui qui n’aime pas les pauvres. Une déflagration aux conséquences politiques ravageuses. Un assassinat politique en bonne et due forme.

François Hollande est mort et il ne le sait pas encore. Les institutions de la Ve République, pense-t-il, le protègent et lui garantissent sa survie politique. Au moins jusqu’en 2017. Il s’accroche à cette idée, tel un naufragé. Mais pour combien de temps encore ? Et si ce n’était déjà trop tard ?

Les baromètres d’opinion s’accumulent, qui achèvent d’en faire le président le moins populaire de la Ve. « À force de descendre dans les sondages, il va finir par trouver du pétrole », raillent ceux qui trouvent encore la force de sourire. Tout va à vau-l’eau. Neuf jours à peine après avoir été nommé dans le gouvernement Valls II, un ministre qui ne payait pas ses impôts est contraint à la démission (lire, en page 22, « L’affaire de trop »). Et s’il n’y avait que cela. Chaque jour qui passe nous plonge davantage dans un abîme sans fond de perplexité.

Mais il y a plus grave, plus dévastateur pour le président que tous les mauvais chiffres du chômage, les courbes qui ne s’inversent pas, la dette qui explose, les promesses non tenues, les couacs à répétition, les remous des frondeurs, les piques de Martine Aubry, les bavardages de ses anciens ministres qui, d’Arnaud Montebourg (« il ment tout le temps ») en passant par Cécile Duflot (« à force d’avoir voulu être le président de tous, il n’a su être le président de personne »), règlent leurs comptes. Il y a la parole d’une femme blessée, répudiée par communiqué le 25 janvier 2014, le livre assassin de Valérie Trierweiler, « la femme de (sa) vie », disait-il pourtant dans une interview à Gala, qui révèle la face cachée d’un président normal, « anormalement normal ».

Depuis une semaine, la France ne parle que de ça. Les librairies sont prises d’assaut (lire notre encadré ci-contre). Dans la rue, les taxis, les bistrots, sur Internet et les réseaux sociaux, dans les bureaux, les discussions vont bon train. Même la presse étrangère fait des gorges chaudes du portrait ravageur que Valérie Trierweiler dresse du président français. À l’Élysée, un proche du chef de l’État le dit « atterré ». On le serait à moins.

Le président qui n’aimait pas les riches est devenu celui qui n’aime pas les pauvres. « Lui, l’homme de gauche, dit en privé les sans-dents, très fier de son trait d’humour », écrit l’ex-première dame. Il avait suffi d’un tweet pour que Valérie Trierweiler rende impossible l’élection de Ségolène Royal aux législatives en juin 2012. Il aura suffi d’un mot, d’une expression dans un livre rageur pour que la même Trierweiler condamne son ancien compagnon et révèle le cynisme absolu de François Hollande. Depuis, “la révolte des sans-dents” gronde. La “twittosphère” est en ébullition.

L’a-t-il dit ? La question mérite d’être posée. S’il est encore des ministres et Ségolène Royal, la mère de ses quatre enfants, pour tenter de défendre encore le chef de l’État, reprenant en coeur le même refrain que les amis de Dominique Strauss-Kahn entonnaient au lendemain de l’affaire du Sofitel sur l’air du “ce n’est pas l’homme que je connais”, plus nombreux sont ceux au Parti socialiste qui préfèrent fuir les micros plutôt que de devoir s’exprimer sur ce sujet. Un visiteur régulier du Château feint même la surprise : « Cela m’étonne énormément, dit-il en retenant son souffle, avant de conclure : qu’elle le balance. » Pour lui, François Hollande se damnerait pour un bon mot, aussi malheureux soit-il. Il tuerait père et mère pour un trait d’esprit. Avec les “sans-dents”, François Hollande s’est fait hara-kiri. Un doute subsistera toujours sur l’authenticité des propos que Valérie Trierweiler attribue au président. Mais Marie-Antoinette, pour une phrase qu’elle n’avait probablement pas prononcée (« s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! »), n’a-t-elle pas précipité la Révolution française ?...  Lire la suite dans ‘’Valeurs Actuelles’’

Par Raphaël Stainville / Valeurs Actuelles

 

Valérie Trierweiler arrivant à Bombay. Photo © AFP

 

 

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