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Charlie Hebdo décapité : la paix c’est quand la guerre est ailleurs

Publié par medisma sur 9 Janvier 2015, 22:25pm

Charlie Hebdo décapité : la paix c’est quand la guerre est ailleurs

 

 

Depuis le 11-Septembre 2001, un chapelet planétaire d’attentats et d’enlèvements s’égraine jour après jour dans le cycle infernal action-répression, engendrant tant d’exactions qu’il semble impossible d’en faire un récapitulatif exhaustif.

De fraîche date…

Le 16 décembre 2014, à Peshawar (Pakistan), un attentat sanglant tue 141 personnes, dont 132 enfants écoliers (bilan provisoire). Ce type d’action a fait 40 à 50 000 morts en 10 ans dans ce pays depuis l’après-11-Septembre. Cet acte effroyable a échappé à la Une de nos médias, peut-être à cause de l’habitude qui blase.

Le 6 janvier 2015, à 15 h (GTM), à Istanbul (Turquie), une « combattante martyr » se fait exploser, tuant un policier.

Hier, 7 janvier 2015, vers 7 h du matin, à Sanaa (Yémen), un attentat à la voiture piégée a tué 37 jeunes hommes sans travail qui attendaient sur un trottoir dans l’espoir d’être embauchés dans la police…, et fait 70 blessés (bilan provisoire).

Ce même 7 janvier 2015, à 11 h 30 (4 h et demie plus tard), à Paris, une expédition fanatique mitraille et assassine la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo. Elle déclenche une émotion nationale. Elle est relayée tout azimut en boucle sur tous les médias d’autant plus que les victimes sont pour la plupart des journalistes, comprenant de surcroît des plumes et des crayons qui ont accompagnés toutes les générations de la société française dans leur émancipation face aux « valeurs anciennes », militaires et religieuses, d’après la Deuxième guerre mondiale. Naturellement, c’est la liberté d’expression qui est visée, et nous devons bien sûr la défendre bec et ongles. Cependant, dans le contexte politique particulier de nôtre pays, il semblerait que seul cet acte odieux soit rassembleur. Aussi tout ce que compte la France de sensibilités et de partis s’insurge, y compris les plus enclins à bâillonner : méfions-nous d’un Patriot Act à la française.

Nous devons avoir conscience que cette spirale infernale et fanatique est alimentée par la conquête des puissances occidentales de l’après Guerre froide, menée visant à s’approprier énergies et richesses du monde dans la poursuite d’une géostratégie accablante, et comme nos pays voisins, nous sommes suiveurs de notre mentor et meneur états-unien. Une menée belliqueuse sur l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, et ses répercussions dans les pays d’Asie Centrale, dont la préchauffe permanente est le conflit israélo-palestinien, débordant au Liban, puis en Syrie, et aussi en Iran, sans oublier Somalie, Yémen, Soudan, Libye, Mali et autres pays attenants. D’ailleurs, il suffit de regarder la carte du monde où ont lieu les rassemblements « Je suis Charlie » pour s’apercevoir en creux où sont les germes de la vengeance : Asie Centrale, Moyen-Orient, Afrique.

Il est urgent et  pertinent de réaliser que l’argent de nos impôts participe à un budget militaire « sanctuarisé » qui accompagne, voire mène, et alimente ce qui nous réunit aujourd’hui.

André Bouny

Par André Bouny / Mondialisation.ca 

 

André BOUNY est né handicapé, atteint de spina-bifida, dans la campagne pauvre du sud de la France. Suivant des études paramédicales (en odontologie) à Paris, il proteste contre la guerre qui fait rage au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au Grand Palais.

Ému par la découverte de ce pays ravagé par la guerre, où il rencontre mutilés et malades, il fonde en 1997 l’association caritative DEFI Viêt Nam, (Donner Ensemble Former Informer), qui s’engage également dans la campagne contre les mines antipersonnel. Quelque 300 tonnes d’équipement médical, recueillies et mises en conformité, sont expédiées par bateaux (électrocardiographes, lits médicalisés, fauteuils roulants, à destination de services de chirurgie et de radiologie, de maternités, cabinets dentaires, etc). L’association à but non lucratif pourvoit aussi à la formation de personnel médical vietnamien en France, facilite le parrainage d’enfants (une petite fille issue d’une famille misérable est récemment devenue institutrice) ; informe sur l’Agent Orange et distribue des aides aux victimes de ce poison chimique contenant de la dioxine.

André enchaîne les voyages au Viêt Nam où il adopte deux enfants. En 2004, il adresse une lettre ouverte à John Kerry, diffusée dans la presse internationale. Puis il constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS) qui comprend de très nombreuses personnalités dans des domaines d’expertises variés. Infatigablement, il explique les conséquences de ce poison dans tous les médias qui osent en parler (radios, télés, journaux et sites Internet). Il est intervenu lors des trois éditions des Rencontres Internationales pour le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique (RID-NBC), mais aussi en d’autres lieux prestigieux comme la Cité de l’Espace, et même à l’ONU lors de la 4e session du Conseil des droits de l’homme.

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