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Le 22 janvier 2015, la pseudo « Union » monétaire européenne est MORTE... Son agonie sera pénible…

Publié par medisma sur 24 Janvier 2015, 12:38pm

Le 22 janvier 2015, la pseudo « Union » monétaire européenne est MORTE... Son agonie sera pénible…

 

Effets probables du QE européen sur les marchés financiers et sur la zone euro

Le QE américain a eu comme effets initiaux sur les marchés financiers de faire monter le marché des actions US, de faire baisser le marché obligataire US (les taux d’intérêt à moyen et long termes étant alors remontés), de faire baisser le dollar US et de faire monter l’or et les matières premières exprimés en dollar US, parce que le QE était supposé avoir un effet de relance inflationniste du fait de l’injection massive de monnaie supplémentaire créée ex nihilo.

Comme le montre le graphique ci-dessous publié par Citibank début 2014, l’instauration du QE fait monter les taux d’intérêts à moyen et long termes et donc chuter les obligations d’Etat alors que sa cessation a fait chuter les taux d’intérêt à moyen et long termes et donc monter les obligations d’Etat (ce qui nous avait alors conduit à prendre des positions longue sur le TLT et le TMF lorsque la Fed avait décidé de cesser progressivement son QE fin 2013-début 2014).

Nous verrons plus loin dans cet article que l’instauration effective du QE européen (en mars 2015) fera aussi MONTER (et non pas baisser) les taux d’intérêts à moyen et long termes en Europe (surtout ceux des États-membres de la zone euro dont les banques centrales nationales achèteront de la dette), ce qui achèvera de couler ladite zone…

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Le problème c’est que le QE, ayant finalement partout (aux USA, au Japon et ailleurs) produit de la déflation (au lieu de l’inflation supposée) étant donné que la vitesse de circulation de la monnaie et que le multiplicateur de crédit se sont effondrés du fait de l’ouverture d’une « trappe à liquidités » (les agents économiques n’empruntant plus et les banques ne prêtant plus), tous ses effets initiaux se sont rapidement évanouis, le marché obligataire US (du fait de la rechute des taux d’intérêt à moyen et long termes) et le dollar US sont remontés, l’or et les matières premières exprimés en dollar US ont chuté, à l’exception de la hausse du marché des actions US qui s’est poursuivie jusqu’à ces temps derniers (celles des liquidités ne restant pas dans la « trappe » éponyme étant demeurées dans les actions et les entreprises -empruntant à taux zéro- rachetant massivement leurs propres titres, en même temps que les autres QE -anglais, japonais- ont continué à accroitre la liquidité disponible qui est sortie des autres monnaies pour aller se placer en dollars US).

Le QE américain (idem ailleurs) n’a pas produit de vraie croissance économique aux USA mais une faible reprise financée à crédit, puisqu’il n’a fait que gagner du temps en évitant temporairement la faillite du système bancaire au prix de la détérioration massive du bilan devenu hypertrophié de la Federal Reserve et de l’endettement public et privé qu’il a fortement augmenté. De telle sorte que la Fed a finalement décidé d’y mettre un terme en espérant que l’effet dit « de richesse » provenant de la hausse des actions suffise à éviter la rechute de l’économie US. Ce qui n’est pas le cas puisque les obligations d’Etat US sont proches de leurs plus hauts niveaux et poursuivent leur ascension, ce qui signifie que de plus en plus d’investisseurs pensent que les taux d’intérêt à moyen et long termes US ont encore du chemin à faire à la baisse dans le contexte de la « grande stagnation » économique (US et mondiale), susceptible de se transformer en dépression du fait du processus de « déflation par la dette » (théorisée par Irving Fisher dans les années 1930 et suivantes) dont l’aggravation se poursuit. 

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Rien d’étonnant à tout cela, étant donné que les manipulations monétaires par les banques centrales et que le recours massif à l’endettement par ces dernières, par les États et/ou par les agents économiques (entreprises et particuliers) ont toujours tout aggravé.

Quant à l’idée que le QE produirait de l’inflation monétaire, permettant selon ses partisans d’alléger le poids de l’endettement global, cela a été démenti par les faits. La seule façon de relancer l’inflation, c’est d’augmenter massivement les salaires et ainsi la consommation (qui représente 70% du PIB des États occidentaux -donc le seul gisement de croissance économique potentielle-), ce qui suppose au préalable de réorganiser le commerce international et le libre-échange actuels dans le sens du rétablissement de barrières et protections nationales raisonnables et le Système monétaire international dans le sens du rétablissement de taux de change fixes et de l’étalon-or, puisque ledit libre-échange de plus en plus généralisé et mondialisé dans le cadre de l’anarchie monétaire résultant des taux de change flottants crée structurellement du chômage de masse et la chute des salaires, d’où la « grande stagnation ».

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Le QE européen, tel qu’annoncé par « Super Mario », aura des effets ultra nocifs conduisant à la japonisation de l’Europe (croissance zéro ad infinitum, banque centrale en faillite virtuelle et dette publique sans cesse accrue), parce que la crise structurelle de l’euro et la déflation/récession européenne sont trop avancées pour trouver une solution conjoncturelle. Ce qu’il faut c’est casser l’euro et le « modèle » de l’Union européenne actuelle.

 

Lire à ce sujet l’excellent ouvrage collectif « Casser l’euro », paru en avril 2014 aux Éditions LLL (Les liens qui libèrent).

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Nonobstant le fait que ledit QE est rigoureusement ILLÉGAL au regard des statuts de la BCE et des Traités européens et que, lorsque l’on trahit ses propres lois, cela ouvre la porte à toutes les dérives abominables et illimitées de l’ « État de non-droit » qui, combinées au déni permanent de la démocratie par les institutions européennes actuelles, finiront très, très, mal…

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L’article 123 du traité constitutionnel de Lisbonne (entré en vigueur le 1er décembre 2009, incorporé dans les statuts de la BCE):

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : «  Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États-membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

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Le gouvernement de Mme Merkel et ceux des autres États-membres de la zone euro, en laissant faire ce coup d’Etat monétaire par Draghi et ses complices, perdront en Allemagne et dans leurs pays respectifs leur crédibilité et tout le processus de réforme engagé pour limiter les déficits budgétaires européens cessera puisque, dans le QE européen, ce sont les banques centrales nationales qui, pour l’essentiel, pourront (si elles le veulent) acheter de la dette au prorata de leur part de capital de la BCE (laquelle n’en souscrira que pour 20% du montant total de 60 milliards d’euros par mois), alors que la plupart desdits États sont déjà sur-endettés et que les bilans de leurs banques centrales sont déjà pourris.

Pour finir, ce sont les contribuables allemands et des autres États qui devront payer les fantaisies monétaires de Draghi et de la BCE lorsque l’euro explosera, étant donné qu’il est ainsi acté qu’il n’y aura plus de solidarité européenne possible via la mutualisation des dettes. Le QE européen, une nouvelle « usine à gaz » ingérable, source de nombreux litiges d’interprétation, installera une FRACTURE définitive entre les États-membres dont les banques centrales refuseront d’acheter plus de dette (Allemagne, Autriche, Luxembourg, Pays-Bas, etc.) et les autres dont les banques centrales voudront en acheter, sans compter que la question de la Grèce et autres États-membres en faillite n’a pas été traitée.

Alors que le parti Syriza de Tsipras sera vraisemblablement au pouvoir à Athènes lundi et qu’il pourrait ne plus vouloir rembourser l’ardoise de 370 milliards d’euros que la Grèce doit à ses créanciers…
Comme l’écrit Charles Sannat, « Chaque banque centrale nationale vient d’obtenir le droit de battre monnaie pour des montants différents et à sa convenance ou presque. Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales (nationales) monétisant de façon hétérogène? » Réponse: c’est impossible. 

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Bonne analyse:

http://www.lecontrarien.com/

 

Peu de gens s’en sont déjà rendus compte mais, le 22 janvier 2015, la pseudo « Union » monétaire européenne est MORTE, les banques centrales nationales ayant repris la main. Son agonie sera pénible… Et l’on reviendra nécessairement tôt ou tard aux monnaies nationales d’antan, les obligations d’Etat nationales ayant été rendues irréversibles puisqu’il n’y aura plus d’ « euro-bonds » possibles.

Et si Angela Merkel avait tout manigancé en sous-main pour torpiller la zone euro dans l’idée d’en extraire ultérieurement l’Allemagne?

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-%C3%A0-quoi-joue-mme-merkel-/10152497019252038

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Selon nous, dans un premier temps, l’euro va progressivement chuter à parité contre le dollar US,  les actions européennes vont marginalement remonter (surtout celles des États-membres dont les banques centrales n’achèteront pas plus de dette) mais ce que l’on pourra gagner du fait de leur hausse on le perdra du fait de la chute de l’euro (il vaut donc mieux s’abstenir -sauf cas particuliers- d’en acheter), les obligations d’Etat des pays dont les banques centrales achèteront encore plus de dette publique sans en avoir les moyens (France, Italie, Espagne, Portugal, etc.) vont chuter du fait d’une hausse de leurs taux d’intérêt nationaux (ce qui sera pour eux la pire conséquence de toute cette gabegie), le vrai bénéficiaire de ce grand « foutoir » étant les obligations d’Etat américaines en dollars US (TLT, TMF) dans lesquelles viendra s’investir la liquidité européenne supplémentaire fuyant les obligations d’Etat françaises, italiennes, espagnoles, portugaises, etc., ainsi que Charles Gave l’a prévu...

Important:

Excellente prévision du 1er décembre 2014 de Charles Gave:

http://institutdeslibertes.org/vers-des-taux-a-10-ans-a-zero-partout-dans-le-monde/

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Quant à l’or en dollar US, il devrait reprendre sa chute. Mais vraisemblablement pas en euro, puisque l’euro lui-même devrait aller plus bas, ce qui ne fera pas gagner d’argent aux acheteurs d’or en euros qui perdront du fait de la chute de la devise ce qu’ils pourraient gagner du fait de la hausse du métal.

L’indice des prix des matières premières ayant encore une marge importante de baisse, la déflation mondiale a donc de beaux jours encore devant elle ce qui, avec l’explosion du dollar US à la hausse, constitue à terme une CONFIGURATION BAISSIÈRE POUR L’OR…

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http://blog.kimblechartingsolutions.com/2015/01/head-shoulders-top-suggests-30-decline-still-possible/

... / ...

 

(FMG)

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