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Valls: ses mesquineries, sa peur et sa tremblote

Publié par medisma sur 11 Mars 2015, 21:50pm

Valls: ses mesquineries, sa peur et sa tremblote 

 

I- Valls ou comment tenter de torpiller ses adversaires en 10 leçons (assez grossières…)

 

Stupeur et tremblement au gouvernement. Il suffit de voir les sondages, ça sent le sapin même quand le ministre des Finances n’est pas dans les parages. Tachycardie et mains moites à tous les étages. Manuel Valls, lui, est carrément en nage. Il faut peut-être desserrer sa cravate, l’allonger, appeler Anne Gravoin, qu’elle vienne lui tapoter la main ? C’est la crise d’anxiété caractérisée. Celle qu’on n’arrive plus à dissimuler.

On en parle à tout le monde : Manuel Valls « angoisse » face à la montée du FN. J’ai un doute : n’est-ce pas au gouvernement d’écouter les angoisses des Français… et non l’inverse ? On a connu bien d’autres pachas de navire en perdition, mais aucun n’est allé toquer aux portes des cabines pour confier ses sourdes inquiétudes, même pas celui du Costa Concordia.

On se raccroche à des réflexes infantiles qui rassurent : disserter sur Alain de Benoîst comme matrice idéologique du FN sent le topo entre étudiants acnéiques dans le local de l’UNEF en 1980. Pour se mettre à son niveau, le philosophe Michel Onfray, sur Twitter, vient de lui répondre par une blague Carambar traînant dans les cours de récré depuis à peu près la même époque : « On ne peut pas être Manuel et intellectuel. » Tout cela tire vraiment ce pays vers le haut.

On se passe un gant de toilette sur le visage et on retrouve la tête froide pour régler quelques dossiers courants. Comme saper l’UMP. Par le système – supervisé par le ministère de l’Intérieur – des « nuances » politiques, aussi scabreuses que celles du cinéma, désignant les candidats aux départementales. Laurent Wauquiez tempête, et on le comprend : si, dans un canton, il y a une alliance de l’UMP avec un autre parti de droite, le binôme sera plutôt étiqueté « divers droites ». Si au contraire, le PS s’unit à un autre parti de gauche, le tandem sera homologué « PS ». Bref, sur 2.054 cantons, on trouve 428 binômes UMP contre 997 PS, 1.173 estampillés « union de la droite » contre 587 « union de la gauche ». Pas mal. Le soir des élections, ce sera du meilleur effet visuel sur les camemberts à la télé.
Sauf qu’évidemment, on a oublié l’essentiel. Par le cordon sanitaire que l’on a soi-même tendu autour du FN, on lui a interdit, bêtement, toute alliance… Ne restent que des monômes, insubmersibles dans le marécage du « divers droites ».

Alors les nerfs lâchent. On tape rageusement, poings serrés, sans réfléchir : Manuel Valls, bon sang, n’a pas assez lu Marie Higgins Clark. La moindre des choses, quand on projette d’assassiner quelqu’un, est d’éviter de le menacer en public juste avant. Il se vante de vouloir « stigmatiser Marine Le Pen » et, d’un coup, Martin Schulz, à quelques jours des départementales, découvre 20 assistants parlementaires FN « fortement suspectés de ne jamais travailler sur le front européen » (Le Monde). Et le président du Parlement européen d’« avertir de son initiative » Christiane Taubira, et de lui « révéler des faits qui pourraient inciter le parquet national financier à se saisir du dossier », car « Les pratiques décrites pourraient être assimilées à du financement illicite de parti politique. »  

Je ne connais pas ces 20 assistants et n’ai donc pas la moindre idée de la façon dont ils meublent leur journée au bureau, s’ils s’occupent de l’Europe, du FN, ou de leurs courses sur auchan.fr quand leur frigo est vide. Mais je connais un gouvernement fortement suspecté de ne jamais travailler sur le front français, préférant se concentrer sur sa propre cuisine électorale. Et cela pourrait être assimilé aussi à du financement illicite de parti politique…

Gabrielle Cluzel / cdn.bvoltaire.fr

 

II- La revanche du peuple

 
♦ « Les partis politiques, de plus en plus déconnectés de la vie réelle, deviennent tout simplement caducs ».

La sagesse populaire le dit à sa manière : « Tout passe, tout casse, tout lasse » ! La pensée savante le formalise en rappelant que la continuité de la vie sociale se fonde sur l’impermanence des organisations qui sont censées la représenter. C’est bien cela qui est en jeu dans le spectacle politique ou, mieux, la politique spectacle. Tant il est vrai qu’il n’est pas nécessaire de se rappeler ces grands penseurs que furent Hegel ou Marx pour rappeler que les événements se répètent toujours deux fois : « une première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ».

Et c’est lorsque cette « farce » politique devient par trop évidente que la société redevient ce qu’elle est de nature : civile.

Rappelons que pour notre espèce animale, dire est essentiel : « Au début est le Verbe, et le Verbe était Dieu » ! Pouvoir souverain s’il en est. Et de tout temps, les élites, en particulier politiques, avaient le monopole légitime de ce pouvoir : savoir dire ce qui est vécu et, par là, assurer la solidité du rapport fécond existant entre « les mots et les choses ». Mais il est des moments où un tel pouvoir se sature. Les mots ne sont plus en pertinence avec ce qui est, ils deviennent dès lors impertinents.

C’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. Les partis politiques, de plus en plus déconnectés de la vie réelle, deviennent tout simplement caducs.

Dans son livre classique sur la chose publique, Robert Michels montrait (dès avant la première guerre mondiale) comment les « Partis politiques », inéluctablement, devenaient des organisations « oligarchiques », leurs incantations démocratiques n’étant que le faux-nez de cette tendance, propre à l’ordre des choses, à confisquer le pouvoir pour quelques-uns. D’où un entre-soi des élites ne pouvant qu’engendrer une méfiance populaire. Ce que les lettrés nomment secessio plebis, qui régulièrement resurgit dans les histoires humaines. La gauche en a fait les frais. C’est au tour de la droite de payer les pots cassés, c’est-à-dire de subir les conséquences d’une singulière inconséquence, avoir oublié qu’il n’est depouvoir qu’enraciné sur la puissance populaire !

D’où la revanche de ce qu’il est convenu de nommer la « société civile » et que je préfère nommer le peuple. Revanche s’exprimant, d’une part, dans le refus massif et constant des consignes de vote : l’actualité n’est pas avare d’exemples en ce sens et l’on peut, sans trop se tromper, pronostiquer qu’un tel processus n’en est qu’à ses débuts.

Il est non moins intéressant de noter que, d’autre part, cette revanche populaire s’exprime dans la célébration de personnages publics n’ayant pas (ou n’ayant plus) l’aval de la pensée établie. C’est ainsi que, pour n’en citer que quelques-uns : Houellebecq, Zemmour, Depardieu deviennent des figures emblématiques autour desquelles on s’agrège pour faire la nique à ceux qui sont censés déterminer le sens des choses.

Pourquoi cela ? Peut-être parce que contre la bienpensance de droite, point trop éloignée de celle de gauche, ils représentent la « bella Figura » du peuple. D’un peuple sachant, de savoir incorporé, que les vraies règles de la vie belle sont celles, pour reprendre une expression de Joseph de Maistre, sachant mettre en pratique « le bon sens et la droite raison réunis ».

En entonnant ces pieuses rengaines célébrant les « valeurs républicaines », le « progressisme » et autre contrat social rationnel, en vitupérant le « communautarisme » et le sentiment d’appartenance « tribal », les partis de droite oublient que les représentations philosophiques ont, aussi, leur destinée. C’est-à-dire qu’elles se saturent. Ce qui entraîne la faillite de la représentation politique.

Quand cela se produit, on ne peut plus se contenter de lectures hâtives, n’engendrant que des pensées courtes. Il faut revenir à l’essentiel. Ce que Rabelais nommait justement la « quintessence » des choses. En la matière la vie quotidienne. Cette vie de tous les jours, où dans la « proxémie » on s’ajuste au milieu naturel et au climat dans lequel on baigne. C’est cela « l’esprit du temps », pétri de rêves, de fantasmes, de mythes intemporels. Toutes choses rappelant que le lieu fait lien.

Faut-il, comme cela est fréquent, appeler « populisme » cette revanche du peuple ? En le faisant, les ténors de la droite classique après ceux de la bourgeoisie de gauche ne font que se déconnecter un peu plus du Réel au nom d’un principe de réalité, économique, social, politique, bien désuet.

Encore une fois, un tel déphasage n’est pas une « première historique ». Machiavel a rappelé que fréquemment, la « pensée du palais » devenait étrangère à la « pensée de la place publique » et que cela était lourd de conséquences. Guerres civiles larvées, clivages on ne peut plus prononcés, dogmatismes idéologiques, cléricalisme laïc en sont les expressions les plus évidentes.

Les partis de droite sont déconnectés de leur base naturelle, parce que, obnubilés par la « forme parti », quelque peu obsolète, ils se contentent de rabâcher, de manière compulsive, quelques pensées convenues. Des lieux communs qui sont à des années-lumière du sens commun.

Dans le portrait qu’il dresse de Lycurgue, Plutarque note que ce qui « a le plus de pouvoir pour rendre un peuple heureux et sage doit avoir sa base dans les mœurs et les habitudes des citoyens ».

N’est-ce point ce sage principe que la droite semble avoir oublié ?

Source : Magistro.fr

 

Michel Maffesoli, sociologue, professeur des universités.

 

III- Manuel Valls : autoroutes ou impasses ?

 

on  peut appeler ça le mauvais œil, le syndrome du chat noir ; ou en référer à cette vieille blague corse : « Il suffit que je me mette à fabriquer des chapeaux pour que naissent des hommes sans tête… » Bref, la scoumoune, maladie contre laquelle même Roselyne Bachelot ne saurait produire de vaccin en quantité suffisante pour la galaxie entière.

Bref encore, l’ordinaire de l’infortuné Manuel Valls. Qui se débat pour ne pas couler, façon Titanic. Et qui, devant anticiper les chocs en retour de la loi Macron, en devient la victime collatérale. Ainsi, Jean-Paul Chanteguet, député socialiste de l’Indre, vient-il de claquer la porte du Groupe de travail parlementaire sur les autoroutes, à la veille de la publication de son rapport.

Au cœur des débats, la privatisation de ces dernières, sous le règne de Nicolas Sarkozy, alors dénoncée par François Bayrou, et aujourd’hui reconduite par ce gouvernement dit « de gauche », mais qui n’aura jamais été aussi inféodé à des intérêts privés n’ayant que faire de l’intérêt collectif.

Jean-Paul Chanteguet, donc :

Le groupe de travail a servi au mieux de parodie de consultation, au pire de moyen d’instrumentaliser les parlementaires, afin d’obtenir des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) quelques concessions marginales, sur lesquelles le gouvernement puisse communiquer en direction des citoyens, en leur faisant croire qu’en l’absence d’alternative crédible, il avait obtenu le maximum.

Plus grave encore, notre trublion ajoute :

Pour ma part, je refuse d’avaliser plus avant cette mise en scène et met un terme à ma participation à ce groupe de travail, dont les travaux, consciencieusement organisés et orientés, ont eu pour objectif de montrer, que de rente [pour l’État NDLR] il n’y avait pas et que l’idée de la résiliation était irréaliste, pour ne pas dire irresponsable.

Ségolène Royal, fort impliquée dans ce dossier, a dû en manger sa voilette. Et laisser la place à un Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France : « On voudrait faire avaler aux Français que les surprofits réalisés sur leur dos et dénoncés par l’Autorité de la concurrence seraient fictifs et procèderaient d’une lecture comptable erronée. Je n’en crois pas un mot et quand bien même, la vente des sociétés d’autoroutes au secteur privé demeurerait une spoliation du patrimoine national sans précédent :

– Un prix de vente en 2006 de 14,8 milliards d’euro, sous-évalué au minimum de 10 milliards selon la Cour des comptes, pour une opération qualifiée « d’absurde » par leFinancial Time de l’époque,
– Au moins un milliard d’euros de manque à gagner annuel pour le budget de la France,
– Une opacité totale dans le mode de calcul des augmentations tarifaires, qui s’élèvent en moyenne au double du niveau de l’inflation,
– Un entretien et des investissements dans l’infrastructure même des plus douteux, qui se doublent de l’assèchement de l’essentielle source de financement autoroutière pour la construction de nouveaux transports collectifs dans notre pays,
– Des usagers modestes repoussés sur le réseau secondaire, plus accidentogène. »

Et c’est précisément sur cet aspect des choses que réagit la désormais très influente Ligue des conducteurs : « Nous doutons, par ailleurs, que les 3,2 milliards d’euros d’investissements autoroutiers prévus soient consacrés à des aménagements de sécurité routière. Les prétextes d’embellissements sont nombreux et bien souvent inutiles dès lors qu’ils ne permettent pas de lutter contre la somnolence, première causse d’accidentologie sur les autoroutes. Et là, encore, il est évident qu’on tente de nous endormir. »

Et de nous racketter au passage, le système sarko-vallsien consistant manifestement à faire douiller l’automobiliste à l’entrée des autoroutes pour mieux s’y faire ensuite flasher et racketter à nouveau par des gendarmes qui seraient sûrement mieux employés ailleurs. En ces termes posés, son autoroute a tout d’une impasse, politique comme électorale.

Nicolas Gauthier / cdn.bvoltaire.fr

 

IV- Décryptage des techniques des médias de propagande

 

♦ Dans la presse subventionnée et les gros médias audiovisuels, nous n’avons pas affaire à des médias d’information mais à des médias de propagande.

 

Les techniques de propagande ont été remarquablement analysées dans un Que-sais-je, écrit par le philosophe démocrate-chrétien, Jean-Marie Domenach.

A partir d’une étude du fonctionnement des grands totalitarismes du XXe siècle (nazisme hitlérien et communisme stalinien) mais aussi des méthodes publicitaires, Jean-Marie Domenach définit cinq règles de propagande rigoureusement appliquées par les médias français de l’oligarchie : simplification et ennemi unique, grossissement et défiguration, répétition et orchestration, transfusion, unanimité et contagion.

Simplification et ennemi unique

L’ennemi des médias de l’oligarchie est clairement défini : c’est l’homme fidèle à ses racines ethniques, culturelles, historiques, religieuses : c’est le national, l’identitaire, le patriote, le catholique, celui qui est attaché aux permanences anthropologiques, aux valeurs traditionnelles et à son terroir. Les médias lui laissent le choix suivant : être qualifié de « raciste » ou de« ringard » !

Grossissement et défiguration

Les positions de l’ennemi unique sont déformées et caricaturées. C’est la dénonciation tyrannique des « phobies » : critiquer l’islam, c’est être « islamophobe », critiquer la loi Taubira c’est être « homophobe », ne pas croire que l’immigration est une chance pour la France, c’est être « xénophobe ». Tout discours politiquement incorrect est qualifié de « discours de haine » qu’il faut dénoncer et interdire. C’est aussi le règne de la novlangue – et des prétendus « décryptages » qui sont en fait des recryptages conformistes.

Répétition et orchestration

La même info paraît partout puisque de nombreux organes de presse la reprennent mais la source est souvent unique : l’AFP. L’AFP où « les mots sont pesés », selon Madame Léridon, directrice de l’information : « pesés » au trébuchet de l’idéologie et des intérêts dominants ; vocabulaire majoratif ou euphémisant pour les uns, péjoratif ou diabolisant pour les autres.

Ce sont aussi les mêmes formules qu’on retrouve partout : « pas d’amalgame », « pas de stigmatisation », « l’islam, religion de paix » ! Le slogan tient lieu de pensée.

Avec les mêmes débatteurs courant d’un média à l’autre dans un grand entre soi.

Et bien sûr les mêmes « experts » !

Transfusion

La « transfusion » est une technique de propagande consistant à partir d’une idée populaire dans l’opinion pour la conduire vers un point de vue différent, voire contradictoire. Ainsi la manifestation « Je suisCharlie »du 11 janvier 2015 a mobilisé autour du thème de la liberté d’expression. Mais le débat qui a suivi a porté sur les limites à apporter à la liberté d’expression et la nécessité de lutter contre ses abus… On retrouve au passage le combat « contre les discours de haine » qui sert de paravent à la réduction des libertés sur Internet et à la mise en cause de la loi sur la presse.

Unanimité et contagion

Tout le monde il doit penser pareil en même temps… C’est le règne de la pensée perroquet et du mimétisme comportemental du « Je suis Charlie ». Tout le monde – « peoples », patrons, artistes, « experts » – y va de son couplet pour créer une atmosphère de sidération.

Les grandes cérémonies – Césars, eurovision, élection des Miss – servent de prétextes au conditionnement de l’opinion.

Nous vivons à l’ère d’une propagande totale qui s’impose à tous.

La riposte

Plusieurs ripostes sont possibles :

-idéalement la coupure des robinets financiers, ces milliards d’euros qui viennent de la redevance audiovisuelle, des subventions à la presse écrite ou de la publicité ;

-le retour au réel ;

-la dénonciation des troupes d’occupation mentale ;

-et surtout le rire, le rire, le rire !

C’est précisément l’objet de la cérémonie des Bobards d’Or, cette grande entreprise de dépollution mentale.

Jean-Yves Le Gallou  | POLÉMIA
 

 

V- « Manuel Valls nous refait le coup de la menace fasciste » (RTL, 10.03.15)

Les angoisses du Premier ministre sur le Front national n'ont visiblement pas ému le journaliste.

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