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L’argent, la politique et votre épargne

Publié par medisma sur 4 Mai 2015, 18:11pm

L’argent, la politique et votre épargne

I- Intéressez-vous à l’argent plutôt qu’à la politique

Par Simone Wapler 

▪ "Méfie-toi des gens qui te disent qu’ils ne sont pas intéressés par l’argent. Ils finissent toujours par te coûter très cher", me dit un jour mon père.

C’était un conseil utile pour la vie privée mais vrai aussi pour la vie publique.

Si les gens s’intéressaient à l’argent et à la monnaie, tout le monde s’en porterait mieux. Hélas, la plupart des gens préfèrent s’intéresser à la politique… ce qui va nous coûter très cher puisque l’art de la politique contemporaine consiste, en économie, à faire passer des vessies pour des lanternes. L’un des moyens les plus puissants d’y parvenir est la monnaie.

Nous vivons dans un monde où toute richesse se mesure en monnaies — qui elles-mêmes se mesurent à… rien ! Autrefois, il était d’usage qu’une monnaie se mesure en or ou en argent. L’économie tournait autour d’échanges de marchandises et plus on avait de marchandises à échanger plus on était riche, l’or ou l’argent étaient aussi marchandises.

La "politique économique" se résumait alors :

- à imposer des taxes douanières pour freiner les importations (ce qui permettait à la contrebande de prospérer) ;
– à tricher sur la monnaie (Crésus, Philippe Le Bel, etc. ce qui permettait de faire croire que le pouvoir en place était plus riche qu’il ne l’était réellement) ;
– à contrôler les prix (l’inepte "édit du maximum" de Dioclétien qui punissait de mort ceux qui poussaient les étiquettes, ce qui conduisit à une inflation maximum) ;
– à taxer (ce qui profitait aux paradis fiscaux).

En général, toute expérience désastreuse se terminait vite par des faillites, des émeutes, des guerres, des famines, ce qui permettait de limiter les dégâts.

Les expériences désastreuses peuvent désormais être poussées beaucoup plus loin

Mais tout ceci appartient à un monde simpliste révolu. Les expériences désastreuses peuvent désormais être poussées beaucoup plus loin. Les politiciens ont inventé une arme redoutable avec la monnaie adossée à rien et maintenant dématérialisée. La palette de la "politique économique" s’est ainsi considérablement élargie : taux directeur, politique de taux zéro, quantitative easing, taux de change flottant, guerre des devises… Tout échange ne se mesure plus qu’en reconnaissances de dette. Il suffit de faire croire qu’on est solvable pour continuer à échanger des dettes contre quelque chose, à emprunter pour dépenser.

Des idées aussi stupides qu’"une monnaie faible dope les exportations" sont accueillies favorablement par un public esbaudi et satisfait d’obtenir quelque chose en l’échange de rien.

▪ Mais revenons à l’échange…
Dans un pays bien géré, à la longue, les exportations doivent payer les importations. A l’échelle d’un individu, ceci revient à dire qu’à la longue, vos recettes (votre travail ou les fruits légitimement acquis d’un travail antérieur) doivent équilibrer vos dépenses (votre consommation). Si un pays arrive à exporter plus qu’il n’importe, il affiche un excédent commercial (de l’argent d’avance) et il est réputé "compétitif". A l’échelle d’un individu, cela veut dire que le travail est bien payé et que les gens peuvent s’offrir ce qu’ils veulent venant de l’étranger.

Inversement, si un pays importe plus qu’il n’exporte, il affiche un déficit commercial (de l’argent dû à l’étranger) et il est réputé "non compétitif". A l’échelle de l’individu, cela veut dire que le travail est bradé et qu’acheter des biens à l’étranger devient plus cher.

Le 17 janvier 2015, la Banque nationale suisse a brutalement décidé en de ne plus accrocher le franc suisse à l’euro. Ceci a provoqué une catastrophe aux yeux des économistes ayant pignon sur rue : le franc s’est envolé face à l’euro, il est redevenu une monnaie forte.

Le désastre prédit par les économistes conseilleurs (mais pas payeurs) de nos politiciens s’est-il produit ? La valeur des exportations en Suisse a reculé de 1,4% sur un an à 50,6 milliards de francs et celle des importations de 4,4% à 42,4 milliards de francs. Certes, en valeur, la Suisse exporte moins mais elle importe aussi beaucoup moins ; sa balance commerciale est donc encore plus positive qu’auparavant. Comme elles le font depuis plus de 70 ans, les entreprises suisses vont prendre le temps de s’organiser pour être encore plus concurrentielles. L’écart avec les pays à tradition de monnaie faible (France, Espagne, Italie, Portugal, Grèce…) continuera à se creuser.

La Suisse avec son franc fort, vient d’être classée numéro 1 des pays heureux par le World Happiness Report tandis que la France régresse au 29ème rang

Selon la doxa économique dominante, la Suisse devrait horriblement souffrir de sa "monnaie forte" ; inversement, dans les pays à tradition de monnaie faible, le bonheur devrait régner. Raté ! La Suisse avec son franc fort, vient d’être classée numéro 1 des pays heureux par le World Happiness Report tandis que la France régresse au 29ème rang.

 

 

 

▪ Quelque chose cloche…

Ce qui cloche, ce sont les manipulations monétaires. Elles se font toujours au détriment de ceux qui utilisent la monnaie pour échanger et à la faveur de ceux qui émettent la monnaie et vivent au crochet de l’économie réelle. Autrefois, n’importe quel individu comprenait que si son roi, son prince ou son empereur rognait les pièces, ce n’était pas pour préserver un quelconque "intérêt public". Aujourd’hui les individus sont cependant convaincus que la "politique monétaire" a pour but de favoriser l’intérêt public. Ils aiment la politique, ils pensent qu’en démocratie ils ont leur mot à dire et que leurs gouvernements légitimement élus sont bienveillants.

Avec les économistes, ce qui heurte le bon sens à titre individuel devient miraculeusement vrai à titre collectif

Avec les économistes, ce qui heurte le bon sens à titre individuel devient miraculeusement vrai à titre collectif. Par exemple : qui consomme s’enrichit, qui s’endette s’enrichit, qui pratique le faux-monnayage à titre privé est mis en prison mais à titre public doit être remercié…

La Suisse pratique le régime qui ressemble le plus à la démocratie directe — et ce pays a refusé l’expérience de la manipulation monétaire en décrochant le franc suisse de l’euro au moment même où Mario Draghi avait décidé d’appuyer sur le bouton "imprimer" de la planche à billets de la Banque centrale européenne. Et la Suisse s’en trouve bien.

Si chacun s’intéressait à l’argent, chacun s’apercevrait que rien n’a changé depuis Crésus. La création monétaire de la Banque centrale européenne n’a qu’un objectif : faire croire que des Etats et des banques insolvables sont solvables. L’étape suivante consistera à dématérialiser totalement la monnaie adossée à rien, ce qui permettra de tondre efficacement et sans perte les benêts. Car toutes les créations monétaires ont un coût et ce sont toujours les citoyens qui en payent le prix. Mon père avait raison : les gens qui ne s’intéressent pas à l’argent vous entraînent toujours dans des affaires ruineuses.
 

II- Où faut-il ne PAS mettre votre épargne cette année ?

 Extraits d’un Rapport Spécial de Simone Wapler intitulé ‘Votre Argent’

Cher Epargnant perplexe,

Le message que vous avez sous les yeux part d'un constat très simple :

Ce qui suffisait à nos parents et grands-parents pour construire leur patrimoine, s'assurer une vie confortable et mener l'existence qu'ils souhaitaient ne permet plus d'aller aussi loin désormais....

 A commencer par une vérité choquante : loin de vous prévenir des dangers qui vous guettent, les autorités et le système bancaire font tout pour -- passez-moi l'expression -- vous "refourguer" des placements pourris.

Ce rapport vous aidera à prendre des décisions cruciales pour votre argent, mais qui pourrait aussi -- j'en ai bien peur -- vous empêcher de dormir.

Pourquoi ? Parce qu'il vous dévoile ma "Liste Noire" : des informations explosives sur quatre placements, tous très différents, mais tous aussi empoisonnés les uns que les autres...

Et je suis prête à parier que vous en avez au moins un dans votre patrimoine.

 

Lequel de ces "tueurs d'épargne" fait partie
de votre patrimoine ?

... Alors que partout règnent la désinformation et la manipulation, j'ai découvert des choses que les "gens au pouvoir" -- qu'il s'agisse de politique ou de finance -- préféreraient que vous ne voyiez jamais.

 Vous êtes un danger pour le système !

Pourquoi donc ? La réponse tient en un mot :

L'INDEPENDANCE

Votre indépendance met en danger le pouvoir et ceux qui le détiennent.

Tout simplement parce que des citoyens bien éduqués, lucides et observateurs mettent les autorités face à leurs promesses et à leurs responsabilités. Il est dans l'intérêt du politicien que les gens soient abêtis, calmes, distraits par des célébrités... et dépendants des programmes gouvernementaux.

Tout ça fait partie du système établi.

C'est pour cette raison que des politiciens en disgrâce, empêtrés dans des scandales et avec un historique peu reluisant continuent de siéger à de hautes fonctions de l'Etat.

C'est pour cette raison aussi que des banquiers qui ont mené leur établissement au bord de la faillite continuent de toucher des bonus mirobolants, bien au chaud dans leur bureau luxueux.

Mais plus rien de tout cela n'a d'importance... parce que je vais vous montrer un moyen de vous libérer de ce système et de faire avancer votre vie... quel que soit le "régime" appliqué par le gouvernement...

Mais ce que je suis sur le point de vous révéler pourrait vous libérer de tout ce qui menace votre épargne, votre indépendance et votre mode de vie.

Il s'agit d'une stratégie qui pourrait tout changer dans votre manière de voir l'investissement et votre relation à l'argent... à commencer par une vérité choquante : loin de vous prévenir de ces dangers, les autorités et le système bancaire font tout pour -- passez-moi l'expression -- vous "refourguer" ces placements pourris.

A commencer par celui-ci... 


 

1. Il rapporte plus que votre Livret A, c'est certain...
mais à quel prix ?

Une étude d'Ernst&Young indique qu'en France, moins d'un client sur trois fait réellement confiance à sa banque

Avec raison.

Parce que l'un des placements "favoris" de votre banquier -- celui qu'il ne manque pas de vous proposer quand vous venez lui parler de votre situation financière... -- est parfaitement toxique pour votre argent.

Ah, il rapporte beaucoup à votre banque, c'est certain. Mais à vous ?

Que contient précisément ce placement qui vous sert un rendement légèrement supérieur à celui du Livret A ?

Des obligations... et notamment celles qui sont émises par votre banque elle-même. Car il faut bien comprendre le mécanisme qui permet à votre banque de fonctionner.

Votre banque prête en effet vos dépôts... et même bien plus que vos dépôts puisque lorsque vous déposez 1 euro, elle a le droit de prêter 9 euros. Par ailleurs, votre banque prête de l'argent qu'elle "achète" sur les marchés : là, de la même façon, pour 1 euro emprunté elle peut en prêter 9.

Pour "acheter" cet argent, elle émet une obligation bancaire, un prêt. Cette obligation est rémunérée et c'est très exactement cela qui est mis dans le placement si chaudement recommandé par votre conseiller.

Or si jamais votre banque est en difficulté, elle ne remboursera pas ce placement et votre argent partira en fumée.

Surtout, ne pensez pas qu'il s'agit-là de pure fiction. Le danger est bien réel.

Les banques n'ont pas suffisamment de fonds propres si la conjoncture économique se détériore : lorsque l'économie va mal, de plus en plus de gens ont du mal à rembourser leurs prêts... Or les banques opèrent avec un effet de levier gigantesque. L'effet de levier est la somme des prêts qu'elles ont accordés, comparés à l'argent qu'elles ont mis de côté pour parer à la casse : les fonds propres qui leur appartiennent réellement.

Pour les grandes banques françaises, cet effet de levier va de 26,6 à 38,3. Cela veut dire que si 2,6% des prêts qu'elles ont accordés n'étaient pas remboursés, elles seraient en faillite. Et si elles sont en faillite, elles ne peuvent pas rembourser leurs propres emprunts, l'argent que VOUS leur avez prêté. 

Mais ce n'est pas tout.

Regardez le graphique ci-dessous. Il compare les bilans des six plus grosses banques françaises -- c'est-à-dire leurs engagements, leurs actifs et ce qu'elles prêtent... -- avec la taille de l'économie française 

C'est vraiment édifiant.

 

On arrive à plus de 7 000 milliards d'euros d'engagements au total pour nos grandes banques.

Le PIB français était de 1 800 milliards d'euros en 2012 : les banques françaises jonglent donc avec des montants représentant près de quatre fois le PIB national !

... Et ne vous y trompez pas : c'est votre argent qui sert de nantissement à ces engagements si astronomiques qu'ils en deviennent littéralement irréels.

C'est bien simple : sur la liste officielle établie par le G20 et compilant les 28 banques les plus risquées au monde... pas moins de quatre sont françaises.

Croyez-moi, si une banque vous propose un instrument d'épargne offrant un taux supérieur à celui d'un Livret A... méfiance.

Les banques qui vous font ces promesses très alléchantes espèrent capter votre argent car elles ont un besoin désespéré de liquidités. Ce n'est pas bon signe -- et ces placements sont à éviter à tout prix.

Mon Rapport vous donnera tous les détails pour vous permettre de sortir de ce piège bancaire.

Je vous révèlerai aussi une alternative concrète à ce placement dangereux. Sûre et solide, elle pourrait vous rapporter deux fois plus qu'un Livret A... elle se situe hors du système commercial de votre banque... elle n'a aucun rapport avec le marché boursier... Bref, si l'investissement parfait existait, ce serait celui-ci !

Cependant, comme vous l'imaginez, ce genre d'informations n'est pas le bienvenu dans le système. Les Grands de la Finance n'aiment pas qu'on jette des pavés dans la mare bancaire -- l'un d'entre eux l'a même clairement fait savoir récemment, en indiquant qu'il attaquerait en justice "toute personne qui propagerait un doute sur la solidité" de sa société.

Je ne serais donc pas surprise de voir arriver une lettre recommandée de la part de l'un d'entre eux dans mon bureau prochainement -- me forçant à retirer ce message des ondes...

2. Vraiment, vous croyez encore au Père Noël ?

C'est vraiment de cela qu'il s'agit : un investissement tout simplement "magique" qui aurait le pouvoir de transformer vos impôts... en immobilier rentable.

Vraiment ?

Jusqu'à 25 000 Français profiteraient déjà du dispositif dont je vais vous parler à présent. Le gouvernement en espérait 40 000. En ce qui me concerne, franchement, je préférerais qu'on arrête là les dégâts... parce que ce placement est le deuxième de ma "liste empoisonnée".

On vous le vend comme un moyen d'investir dans de l'immobilier locatif, avec une réduction d'impôts qui va jusqu'à 54 000 euros sur neuf ans.

Alléchant, non ?

Sauf que... ce dispositif n'est rien d'autre qu'un moyen pour l'Etat -- une fois encore -- de faire travailler VOTRE argent à SON profit.

Je m'explique. A chacune des conditions de ce placement est attaché un risque bien réel.

- Compte tenu de l'envol des prix immobiliers, nous ne sommes pas ici dans des emplacements prime, ces emplacements qui en cas de crise connaissent une baisse limitée car ce sont les meilleurs. Nous sommes dans des emplacements de moindre qualité et par conséquent plus risqués.

- Ces investissements doivent se faire dans de l'immobilier neuf. Or ce dernier se surpaye 20% de plus que l'ancien rénové au meilleur niveau de qualité thermique. Vous payez donc 20% de plus qu'un lot équivalent, soit 60 000 euros pour un investissement de 300 000 euros. Votre avantage fiscal de 54 000 euros est déjà englouti.

- Le barème des loyers vous est imposé par l'Etat. Aujourd'hui, les loyers sont décotés de 20%, mais demain ? Etant donné les caprices fiscaux de nos dirigeants (et l'état des finances nationales), qu'est-ce qui vous garantit que ce ne sera pas 25%, puis 30% de décote sur le prix du marché qui sera appliqué ?

- Le logement doit être loué. Si le locataire ne paie pas et ne part pas, mieux vaudra que vous ayez une bonne assurance loyers impayés... Et s'il part, il faudra faire attention au délai de vacance. Quant aux travaux de rafraîchissement, ils sont pour vous. Enfin, compte tenu du profil de votre locataire, l'assurance loyer impayé va vous coûter plus cher que dans le cas d'une location classique.

Je n'irai pas par quatre chemins : le retour sur investissement de ce placement est nul -- tant pour les perspectives de retour sur le capital (rentabilité) que de plus-value en capital.

Ce n'est pas à vous de vous transformer en propriétaire-bailleur de logement social... en achetant votre bien immobilier trop cher, qui plus est !

Que faire alors pour un placement immobilier ? N'importe quoi sauf cela...

L'immobilier reste un investissement intéressant pour protéger votre épargne de l'effritement... mais il faut faire attention où vous mettez les pieds. Méfiez-vous de ce qui semble trop beau pour être vrai -- parce qu'en général, ça l'est.

Le troisième placement de ma "Liste Noire" en est un parfait exemple...


 

3. Des placements "à capital garanti..."
... garanti dangereux !

A priori, un produit à capital garanti, c'est tout bénéfice pour vous. Si le placement progresse, le gros des plus-values vous appartient ; s'il s'écroule, vous avez une garantie.

"Vous ne pouvez pas perdre", vous jure le conseiller financier du guichet de votre banque.

STOP !!!

Si votre banque vous "pousse" un produit, c'est qu'il lui fait gagner de l'argent à elle. C'est SON intérêt d'abord, pas le vôtre.

Il y a donc un piège.

Il y en a même plus d'un. Le premier est bien visible : ce sont les frais et l'obligation de conserver votre placement jusqu'à une certaine échéance. En cas de sortie anticipée, plus de garantie ! Le plus souvent, vous devez aussi compter avec des frais de souscription et des frais de gestion.

Le deuxième piège est beaucoup moins connu. Il s'agit des dangers des instruments financiers qui "garantissent" votre capital -- les produits dérivés. Pour ceux qui ont un peu de mémoire, la crise de 2008 a été déclenchée par de tels produits dérivés.

Prenons un exemple (relativement) simple : un produit à capital garanti dont le sous-jacent est l'indice actions français, le CAC 40. A la sortie, vous retrouvez votre mise initiale majorée de la progression du CAC 40 -- si celle-ci existe --, et minorée des frais. Si le CAC 40 n'a pas prospéré, vous retrouvez votre mise initiale moins les frais.

Comment fait la banque qui promeut un tel produit ? Elle peut acheter le CAC 40 évidemment... mais comment fait-elle pour obtenir l'argent qui remboursera votre capital si le CAC 40 baisse ?

Vous me direz : "elle n'a qu'à s'assurer". Vous avez raison. Pour une banque, "s'assurer" signifie parier sur une baisse du CAC 40. Mais vous comprenez aisément qu'elle ne peut pas acheter le CAC 40 d'un côté et miser sur sa baisse de l'autre : au mieux, c'est une opération blanche.

"Heureusement"... il y a les produits dérivés. Ils permettent à la banque de parier, avec une mise de fonds minimale, sur la baisse ou la hausse de ce qu'elle ne possède pas.

Il y a un problème avec ces produits dérivés : ce sont les premiers actifs financiers dont la cotation s'arrête en cas de crise grave. En effet, ils appartiennent au monde obscur du shadow banking, des échanges entre banques et professionnels de la finance.

Lorsque le système se grippe, plus personne ne fait plus confiance à personne et ces produits ne cotent tout simplement plus. C'est ainsi, que juste avant que la crise du crédit subprime n'éclate au grand jour, un fonds de BNP Paribas a été suspendu de la cote.

Concrètement, cela signifie pour vous qu'en cas de nouveau krach des marchés, alors que les actions bancaires s'effondreraient, votre produit à capital garanti n'aurait justement... plus aucune garantie...

Compte tenu de tout ce que je viens de vous dire, inutile de vous préciser que vous devez autant que possible sortir votre argent du système bancaire. Posséder de l'or est un bon début... mais pas n'importe quel or.


 

4. Comment éviter que votre or se transforme en mirage

Je suis absolument convaincue que l'or a un rôle très important à jouer dans les années qui viennent, même si, pour le moment, il ne semble plus avoir la faveur des marchés.

Pour vous faire un rapide résumé de la situation, l'or a connu son heure de gloire en août 2011, date à laquelle son cours a dépassé 1 911 $ l'once, soit 7,5 fois plus qu'en 2001.

Puis la grande banque d'affaires américaine Goldman Sachs a déclaré que la hausse de l'or était terminée car l'économie américaine redémarrait et que les taux longs -- les taux auxquels empruntent les Etats surendettés -- allaient remonter.

Ce n'est pas ce qui s'est produit. La croissance américaine est poussive et les déficits restent abyssaux. Pourtant, l'or est cependant retombé sous les 1 200 $ l'once, comme si la crise était terminée.

L'est-elle ? Je ne le pense pas. Selon moi, nous sommes dans un "entre-deux" -- une accalmie provisoire qui nous sépare de la prochaine catastrophe.

Il y a trop de mauvaises dettes. Elles étouffent toute possibilité de retour à une croissance saine -- c'est-à-dire une croissance de l'activité économique réellement rentable.

Et la hausse de l'or n'est sans doute pas terminée, parce que beaucoup de dettes émises s'avèreront n'être que des obligations de papier sans valeur qui ne seront jamais remboursées. Exactement comme les emprunts russes en leur temps... sauf que cette fois-ci de grands pays occidentaux devront s'avouer incapables d'honorer leurs dettes et les répudier.

Cette catastrophe, je la vois arriver de longue date. Les autorités réussissent à la repousser, d'échéance en échéance mais la chute est inéluctable. Quand ? Je ne saurais le dire avec exactitude. Il se pourrait qu'elle se produise à très court terme... ou bien que nos dirigeants, grâce à un tour de passe-passe monétaire, retardent une fois encore le jour de l'effondrement -- et l'aggravent par la même occasion.

Dans tous les cas, il est indispensable d'avoir du métal jaune au titre de la "débancarisation" de votre épargne -- et surtout pour avoir quelque chose de monnayable en cas de grave crise financière et bancaire.


 

Là encore... ne croyez pas votre banque !

Si vous allez demander d'acheter de l'or à votre banque, deux issues sont probables :

- Soit votre conseiller cherchera à vous en dissuader, en vous vantant les mérites de l'assurance-vie maison pour "mettre votre argent à l'abri".

- Soit il vous proposera une forme d'investissement aurifère bien particulier dont vous devez vous méfier comme de la peste dans les circonstances actuelles.

Un petit rappel s'impose : l'or est intéressant actuellement par ce que c'est le seul actif financier qui ne soit la dette de personne.

Il offre un risque nul en termes de perte de capital. Il n'est pas seulement un actif refuge contre des taux d'intérêt réel négatifs, c'est aussi un refuge contre les défauts de paiements et les risques de contrepartie.

Dans ces conditions, choisir un placement comme celui que pourrait vous proposer votre banque revient à essayer de vous échapper d'un naufrage en vous agrippant à un aileron de requin.

Parce que cette forme d'investissement aurifère annule littéralement les avantages de l'or !

Elle vous expose au risque de confiscation... elle vous expose aux mêmes risques que ceux qui menacent votre banque... et elle vous expose désormais aussi au risque de confiscation ...

C'est très simple : l'or est une garantie "anti-krach" du système financier. Mais pour que cette garantie fonctionne... il faut détenir votre or en dehors de ce système...

Et pas seulement votre or...

En fait, sortir votre argent du système bancaire est si important...

Ne vous faites pas "chyprer" vos économies...

Voyez-vous, j'estime que la situation est grave -- et que nous avons des réponses et des solutions concrètes à vous apporter pour vous protéger...

 

Par Simone Wapler / Chronique Angora / Rédactrice en Chef / 

La Stratégie de Simone Wapler

 

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