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La mondialisation actuelle est à bien des égards une horreur pour les peuples...

Publié par medisma sur 16 Mai 2015, 19:44pm

La mondialisation actuelle est à bien des égards une horreur pour les peuples...

Après le krach obligataire européen provoqué par le Quantitative Easing conduit par la BCE de Draghi, quelle autre catastrophe est en vue ?

 

La politique monétaire destructrice de Quantitative Easing menée par la BCE de Draghi vient de provoquer exactement le contraire de ce qu’elle était censée atteindre à savoir le krach des obligations d’Etat allemandes et européennes, dont tout indique qu’il pourrait se poursuivre avec des effets destructeurs (les États européens, en particulier les PIIGS et la France, étant parmi les plus endettés du monde, ce qui devrait conduire les investisseurs à vendre ce mauvais « papier » pour ceux qui en détiennent encore et/ou à demander des taux plus hauts pour ceux qui doivent en acquérir). Son onde de choc contamine maintenant les obligations d’Etat américaines (et autres) un peu partout, bien que les obligations d’Etat US soient le « papier » le moins risqué puisqu’il constitue l’essentiel des réserves de change des banques centrales.

Il est important aussi  de comprendre que les politiques de taux zéro ou négatifs des banques centrales ne sont que l’expression d’une répression financière féroce en réalité DESTRUCTRICE des grands équilibres économico-monétaires :

http ://www.atlantico.fr/rdv/revue-analyses-financieres/pourquoi-politique-taux-zero-fera-bien-plus-degats-que-liberalisme-detention-liquidites-non-remunerees-classe-actif-preferee-2128001.html

Le problème étant en outre que la Federal Reserve semble dorénavant décidée à remonter son taux directeur, en dépit de la faiblesse avérée de l’économie US, toujours en DÉFLATION, afin de permettre aux banques US d’améliorer leurs marges bénéficiaires et donc leurs bilans dangereusement affaiblis par le taux directeur zéro, ce qui évidemment pèse sur les taux à moyen et long termes US. Il faut donc, à notre avis, ne plus posséder d’obligations d’Etat d’aucun pays occidental ni du Japon pour le moment.

Surtout que Les USA étant en déflation, tout relèvement du taux directeur par la Fed serait absurde et destructeur pour l’économie US.

 

IMPORTANT :

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A noter que les taux d’intérêt  à moyen et long termes européens n’auraient jamais dû tomber en dessous des taux à moyen et long termes US si la BCE n’avait pas manipulé le marché obligataire européen pour la double raison que le risque de change se trouvait du côté de l’euro qui chutait contre le dollar US et que l’endettement public moyen des États européens par rapport à leur PIB est bien supérieur à l’endettement public US par rapport au PIB US, le krach obligataire européen actuel n’étant en somme qu’un retour de la réalité sur la fiction, raison pour laquelle nous n’avons jamais acheté d’obligations d’Etat européennes mais seulement des obligations d’Etat US sur lesquelles nous avons bien gagné depuis le début 2014 avant d’en sortir récemment (au dessus de la cassure du support à 80 sur le TMF).

Quelle autre catastrophe est-elle en vue ? Toute hausse notable des taux d’intérêt à moyen et long termes ayant pour effets de fragiliser les dettes publiques, d’accroitre les déficits budgétaires et de ralentir la croissance des économies, on peut pronostiquer que les actions européennes, US et japonaises devraient corriger sensiblement à la baisse (le niveau à surveiller étant une éventuelle nette cassure du support de 17.550 sur le DJIA, cas dans lequel on pourrait prendre des positions shorts sur les actions US mais PAS AVANT parce que le marché US des actions, contrairement aux marchés européens et japonais des actions, ne donne toujours pas de signal négatif).

 

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http ://www.newsmax.com/Finance/StreetTalk/Evans-Pritchard-bonds-stocks-investing/2015/05/08/id/643528/

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http ://www.zerohedge.com/news/2015-05-13/its-official-boj-has-broken-japanese-stock-market

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Comme c’est un processus opposé que vivent les pays émergents, les BRICS en particulier dont la Chine, qui continuent de baisser leurs taux directeurs (lesquels sont loin d’avoir atteint le niveau zéro donc offrant encore une marge notable de baisse supplémentaire), ce sont en principe les obligations d’Etat (malheureusement peu liquides donc à déconseiller) mais surtout les actions de ces pays émergents qui devraient monter du fait de l’amélioration de leurs performances économiques domestiques (au niveau de la consommation intérieure surtout compte tenu de leur dimension démographique favorable). Raison pour laquelle nous n’avons plus aucune action européenne, US ou japonaise mais seulement des actions émergentes, asiatiques et autres (achetées en dollar US, surtout via des ETF, Fonds et indices). Un grand BASCULEMENT est en train de se produire d’Ouest en Est et du Nord au Sud, dont les conséquences ne seront pas seulement financières et économiques mais aussi géopolitiques et monétaires (intégration prochaine du yuan- renminbi chinois dans les DTS du FMI, accédant ainsi au statut de « monnaie de réserve internationale », de nature à revaloriser tous les actifs chinois) sur fond de retour à la « guerre froide » décidé par les USA.

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Dégradation des relations USA/Chine et Russie :

A nouveau, c’est l’incertitude monétaire sur le dollar US à court terme avec la cassure à la hausse de 1,14 sur l’euro/dollar US qui, techniquement, pourrait finalement le conduire vers 1,20 voire plus haut alors que les principaux analystes sont toujours haussiers USD d’où le short covering en cours :

 

Par souci de protection, du fait des fluctuations actuelles désordonnées des marchés des changes, nous avons finalement diminué notre investissement en dollar US dans ceux de nos portefeuilles qui sont valorisés en euros maintenant détenus grosso modo moitié en USD et moitié en euros (ceux valorisés en dollars étant conservés dans cette monnaie), bien que la BCE de Draghi semble décidée à tout tenter pour faire chuter plus encore l’euro (elle ne peut pas avoir à lutter à la fois contre la hausse des taux à moyen et long termes européens et contre la hausse de la monnaie sauf à admettre l’échec complet de son QE), ce qui ne devrait pas lui être très difficile compte tenu de la faillite grecque (bail-out de ce pays par ses partenaires ou pas, peu importe puisque la Grèce ne pourra jamais rembourser ses dettes), de la déflation-récession européenne qui persiste, de la dégradation des dettes publiques des PIIGS et de la France, de l’immigration massive non assimilable qui s’accroit dans l’UE alors que le chômage de masse ne s’y réduit pas et des nuages politiques qui s’amoncèlent sur cette Union européenne (les peuples de France et d’France étant tentés d’en sortir). Sans compter la nullité des dirigeants politiques dans plusieurs pays et à Bruxelles qui n’ont aucune idée comment sortir du « piège européen » et démanteler à froid l’euro. Pour ne pas parler de leurs relations avec la Russie, envers laquelle ils continuent (sur ordre de Washington) leurs manifestations d’hostilité au lieu de nouer un partenariat mutuellement profitable avec elle. Que sera l’UE face au géant chinois dans quelques années ? Pas France.

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Échec du coup d’Etat US en Macédoine :

 

A noter que le gouvernement Merkel, coutumier du double jeu, s’étant mis dans une invraisemblable histoire d’espionnage de ses partenaires de l’UE au profit des USA, sa position est fragilisée, ce qui pourrait bien conduire à une crise politique majeure en France, au moment même où la victoire de Cameron aux élections britanniques devrait le pousser à exiger de l’UE qu’elle respecte la souveraineté de son pays et lui aménage un statut privilégié, puisqu’il doit donner des gages aux eurosceptiques qui vont faire campagne lors du référendum de 2017 pour en faire sortir la France. 2017 étant aussi l’année des présidentielles françaises, dont l’issue est plus qu’à redouter compte tenu des piètres challengers qui vont vraisemblablement être en mesure de parvenir au second tour (la politique du premier ayant récemment échoué et celle du second pire encore- étant elle aussi en train de suivre irrémédiablement la même pente) ; on se prépare à une instabilité chronique en Europe, nonobstant la menace terroriste islamiste pesant sur toute l’UE (la France surtout) et les aventures militaires très Ivéme République de Hollande (après celles de Sarkozy, cf. l’horreur libyenne) ne faisant que l’attiser…

- Les banques centrales occidentales et japonaise et le FMI (sortes de « politburos » monopolistiques planétaires dans la pure tradition marxiste) ont cassé la stabilité monétaire et économique internationale et entretenu une bulle des actifs qui est devenue ingérable, sans même parvenir à stabiliser la croissance des économies ni à éviter la déflation et le chômage de masse, leur création monétaire ex nihilo n’ayant servi qu’aux grandes banques too big to fail afin de leur permettre de spéculer pour leur propre compte et de tromper leurs clients et/ou contreparties (cf. les poursuites actuellement exercées contre ces dernières par les gouvernements dans les affaires forex et libor). Ou bien à accroitre leurs propres profits (mais en prenant aussi de plus en plus de risques) puisque les banques centrales occidentales et japonaise placent dans les marchés d’actions une part croissante de leurs réserves de change, alors qu’elles devraient s’en abstenir et conserver lesdites réserves en actifs tangibles ou les investir dans l’économie réelle (via la création de fonds souverains) pour le bien des populations. Le cas de la BNS, devenue du fait de ses inutiles réserves de change hypertrophiées l’un des premiers spéculateurs internationaux, qui ferait mieux de financer les infrastructures en Suisse dont ce pays a besoin que d’acheter Apple et autres actions sur-évaluées, étant tristement emblématique à cet égard...

 

La priorité absolue des gouvernements devrait être d’empêcher lesdites banques centrales de nuire plus à la liberté et à la prospérité économiques en mettant un terme à leur « indépendance », en leur interdisant de déterminer les taux d’intérêt (qui ne doivent l’être que par la loi de l’offre et de la demande LIBRES), en rétablissant progressivement des taux de changes fixes mais exceptionnellement ajustables entre les principales monnaies et en instaurant un étalon marchandise (bimétallisme or-argent métal par exemple) universellement reconnu servant à gager ces monnaies sur un actif réel pour leur rendre une valeur d’ancrage stable assurant à leurs utilisateurs d’éviter la ruine. Qui pourra un jour le comprendre et le faire ? Hélas probablement pas la cogestion conflictuelle américano-chinoise des DTS (dans lesquels ni l’or, ni l’argent métal, ni une autre marchandise ne seraient incorporés, donc constituant la quintessence de la fausse monnaie dématérialisée apatride - »Volapuk » aurait dit Charles de Gaulle-) vers laquelle on semble se diriger pour réaliser la monnaie mondiale selon le modèle keynésien dont le FMI serait le « deus ex machina ». Ce qui ferait de la mondialisation actuelle, déjà à biens des égards une horreur pour les peuples, le summum du déséquilibre monopolistique « forever ». On n’en a pas fini avec la stagnation séculaire !!!

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Ceux qui son intéressés par la question des banques centrales pourront se rapporter à notre livre, volontairement  polémique sur ce sujet, dans lequel nous expliquons pourquoi il faut les SUPPRIMER :

 

http ://www.amazon.fr/Les-faux-monnayeurs-Sortir-mon%C3%A9taire-mondial/dp/2755402644

 

 

[FMG]

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