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Les preuves de livraison d’armes par la Turquie aux rebelles en Syrie

Publié par medisma sur 1 Juin 2015, 18:09pm

I- Livraisons d’armes par la Turquie aux "rebelles syriens" : les preuves

 

Un journal turc a publié aujourd’hui des photos et une vidéo qui confirment l’implication d’Ankara aux côtés des jihadistes qui sèment le chaos en Syrie.

Depuis le début de l’agression de la Syrie par le camp atlantiste en 2011, les rares médias qui avaient affirmé que la Turquie était l’un des principaux contributeurs à la tragédie que connaît le pays de Bachar al-Assad étaient qualifiés de délirants, complotistes ou stipendiés par Damas....

Le quotidien turc Cumhuriyet publie dans sa version papier et son édition en ligne des photos et une vidéo montrant une cargaison comprenant 80 000 munitions pour des armes de petit et gros calibre, des centaines de lance-grenades et près d’un millier d’obus de mortier, l’ensemble de fabrication soviétique, fournis par des pays de l’ex-URSS. L’arsenal était caché sous des médicaments dans un convoi de camions humanitaire, intercepté par la Jandarma (gendarmerie turque) début 2014 et qui appartiendrait au MIT (Millî İstihbarat Teşkilatı), les services de renseignement turcs.

Comme à l’accoutumé, le régime de Recep Tayyip Erdogan a crié au complot et accusé l’opposition, notamment le mouvement Hizmet de Fethullah Gülen (un joker de Washington, en exil aux États-Unis depuis 1999) d’être derrière cette opération de la Jandarma, accusant la fouille des véhicules de « trahison ». Les médias ont eu pour consigne de ne pas ébruiter cette affaire. Un procureur d’Istanbul a ouvert une enquête pour des faits de « terrorisme » contre le journal Cumhuriyet. Une autre procédure judiciaire a été entamée contre une cinquantaine de magistrats, gendarmes et militaires, qui ont déjà été placés en détention.

Ce scandale, qui intervient à une semaine des élections législatives, devrait agiter le débat politique. Ainsi, le président du parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), Kemal Kiliçdaroglu, a déjà interpellé le pouvoir d’Ankara :

« Comment la Turquie peut-elle envoyer des armes lourdes à une organisation qu’elle qualifie de terroriste, c’est-à-dire l’État islamique ? Ces images sont très gênantes pour le prestige de la Turquie. Ceux qui envoient illégalement des armes dans un pays musulman ont les mains tachées de sang ».

Déjà, durant l’été 2012, Bachar-al-Assad avait accusé la Turquie d’être l’un des acteurs du désordre qui règne dans le pays :

« Avec son désir, depuis le début, d’interférer dans nos affaires internes, il [le président turc Erdogan] a malheureusement rendu par la suite la Turquie complice de tous les actes sanglants perpétrés en Syrie. La Turquie a apporté toutes sortes de soutiens logistiques aux terroristes qui tuent notre peuple.  »

Restent de nombreuses interrogations dans cette affaire : comment expliquer le zèle des gendarmes turcs alors que depuis des années, ils ferment les yeux sur les mouvements des forces jihadistes du Front-al-Nosra et de l’État islamique, via la frontière turco-syrienne, et sur les livraisons d’armements et d’équipements à ces derniers ? Faut-il y voir un moyen de quelques officines atlantistes de faire pression sur Ankara afin de faire cesser – du moins en partie – son soutien aux jihadistes qui gagnent du terrain en Syrie afin d’éviter l’effondrement du pouvoir légal de Bachar-al-Assad ?

Source : E&R

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour accèder à la vidéo :

http://www.liveleak.com/view?i=067_1432858702

 

 

II- Turquie: un quotidien publie des photos de livraisons d'armes aux rebelles syriens

Le quotidien turc Cumhuriyet a publié vendredi des photos et une vidéo qui accréditent l'hypothèse, jusque-là farouchement démentie par le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara, de livraisons d'armes aux rebelles extrémistes syriens début 2014.

Dans son édition papier et sur son site internet, le journal d'opposition diffuse des images d'obus de mortier dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire, interceptés en janvier 2014 par la gendarmerie turque près de la frontière syrienne.

Cette opération a viré au scandale politique lorsque des documents officiels publiés sur internet ont affirmé que ces camions appartenaient aux services de renseignement turcs (MIT) et transportaient armes et munitions destinées aux rebelles islamistes syriens en guerre contre le président Bachar al-Assad.

Soupçonné par ses alliés occidentaux de soutenir ces combattants, dont le groupe djihadiste État islamique (EI), Ankara, dont le régime de Damas est devenu la bête noire, a toujours démenti ces accusations, assurant que le convoi était chargé de médicaments.

Selon les informations de Cumhuriyet, les camions interceptés convoyaient un millier d'obus de mortier, 80 000 munitions pour des armes de petit et gros calibre et des centaines de lance-grenades. De fabrication russe, ces armes ont été fournies par des pays de l'ancien bloc soviétique, a ajouté le journal.

Le chef du principal parti d'opposition, qui avait déjà repris à son compte les accusations lancées par Cumhuriyet, a dénoncé la politique syrienne du gouvernement.

Interdiction

«Comment la Turquie peut-elle envoyer des armes lourdes à une organisation qu'elle qualifie de terroriste, c'est-à-dire (le groupe djihadiste de) l'État islamique ?», a dit à l'AFP le président du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), Kemal Kiliçdaroglu.

«Ceux qui envoient illégalement des armes dans un pays musulman ont les mains tachées de sang», a-t-il ajouté.

Le gouvernement a imposé un black-out médiatique, y compris sur les réseaux sociaux, sur l'affaire et ouvert une enquête qui a déjà abouti au placement en détention d'une cinquantaine de personnes, gendarmes, militaires ou magistrats.

Quelques heures après les révélations de Cumhuriyet, un procureur d'Istanbul a annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête judiciaire pour des faits de «terrorisme» contre le quotidien.

Il a également requis l'interdiction de la publication d'images qui, a-t-il dit, «sont contraires à la réalité».

Un juge de la plus grande ville de Turquie a accédé à cette demande en ordonnant leur retrait immédiat d'internet, a rapporté la presse turque.

 Le président Recep Tayyip Erdogan a attribué la responsabilité de cette affaire à l'organisation de l'imam Fethullah Gülen, un de ses anciens alliés qu'il accuse depuis l'hiver 2013 de vouloir renverser le gouvernement.

Dans une rare référence publique à l'affaire, M. Erdogan a déclaré mi-mai que la fouille des camions constituait une «trahison».

Le gouvernement turc n'a pas officiellement réagi aux allégations de Cumhuriyet. Mais un proche conseiller de M. Erdogan, Yigit Bulut, a promis sur son compte Twitter que «ceux qui trahissent cette nation sentiront personnellement la FORCE de l'État».

Les révélations de Cumhuriyet interviennent à la veille des élections législatives du 7 juin. Au pouvoir depuis treize ans, le parti de M. Erdogan s'y présente en favori, mais affaibli.

Source : http://www.lapresse.ca/

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