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Un défaut de la Grèce est finalement envisageable par l'Union Européenne

Publié par medisma sur 12 Juin 2015, 19:22pm

Un défaut de la Grèce est finalement envisageable par l'Union Européenne

 

L'Europe commence à envisager un défaut de la Grèce

Les créanciers de la Grèce travaillent sur les conséquences d'un non-remboursement de la Grèce, selon plusieurs sources européennes. La Bourse d'Athènes a chuté de près de 6%, les autres indices européens ont replongé. Une délégation grecque se rend à Bruxelles samedi.

C'est l'inquiétude sur les marchés financiers. A la Bourse d'Athènes qui avait fini en nette hausse de plus de 8% jeudi, les marchés d'actions ont chuté de près de 6% à la clôture ce vendredi. Idem sur les autres places financières européennes qui ont replongé, en lachant de 0,9% pour Londres à 1,41% pour le CAC 40. La raison? La zone euro aurait discuté de la possibilité d'un défaut grec, si les discussions entre Athènes et ses créanciers n'aboutissent pas dans les jours qui viennent. Autrement dit, le pays, à court d'argent, ne remboursera pas le FMI en fin de mois, selon plusieurs sources européennes.

«Les créanciers et les Etats membres ont décidé de commencer à envisager les conséquences d'un non-remboursement de la Grèce et au-delà», a indiqué un premier dirigeant. «Un défaut (grec) est en discussion», mais ce n'est pas la même chose qu'un «Grexit», terme désignant une sortie de la zone euro, a souligné un second. «C'est pour se préparer au pire des scénarios. Les Etats membres voulaient savoir ce qu'il en était», a confirmé une autre source au fait des discussions.

Ce scénario aurait été mis sur la table lors d'une réunion de l'Euro Working Group, l'instance préparatoire de l'Eurogroupe, qui se déroule depuis jeudi à Bratislava (Slovaquie). «L'idéal serait qu'il y ait un accord d'ici jeudi prochain. Si les Grecs travaillent ce week-end et envoient une proposition lundi, ça peut fonctionner. S'ils envoient une proposition mercredi, ce sera forcément beaucoup plus compliqué» pour l'Eurogroupe, a commenté une source européenne.

Face à ce regain d'inquiétudes, des «représentants du premier ministre» grec Alexis Tsipras ont rendez-vous samedi matin à Bruxelles avec des représentants des créanciers et le gouvernement se dit «prêt», vendredi dans un communiqué, à déposer des «contre-propositions» en vue d'un accord sur le financement du pays. Le gouvernement grec estime dans ce communiqué que les deux parties «sont plus près que jamais d'un accord».

Des «pressions» du FMI sur l'UE et la BCE?

Le gouvernement grec est acculé à trouver un accord d'ici la réunion de l'Eurogroupe jeudi prochain à Luxembourg. Ses créanciers veulent des nouvelles concessions d'Athènes pour lui verser l'aide financière, en suspens depuis des mois. Ses dirigeants dénoncent «les pressions» exercées par le Fonds monétaire international sur les deux autres créanciers de la Grèce, l'Union européenne et la Banque centrale européenne, déplorant le fait que l'institution internationale souhaite la poursuite «des rigueurs politiques» d'austérité en Grèce. Selon Athènes, le FMI insiste sur de nouvelles coupes dans les retraites, ce que le gouvernement grec rejette en soutenant que la moyenne des pensions en Grèce est très basse, actuellement à «664,69 euros» pour les retraites principales après des rabotages successifs depuis le début de la crise de la dette en 2010 et les deux plans de rigueur imposés au pays en échange de prêts internationaux, d'un total de 240 milliards d'euros.

Le 30 juin, la Grèce doit rembourser 1,6 milliard de prêts du FMI et des doutes subsistent sur sa capacité financière à honorer cette échéance sans le déblocage de 7,2 milliards d'euros restant à verser dans le cadre du deuxième plan de sauvetage au pays, en cours depuis 2012. Ce plan expire également à la fin du mois. Selon un sondage publié par la télévision allemande, plus d'un Allemand sur deux souhaitent que la Grèce sorte de la zone euro contre un tiers en janvier dernier. Dans le même sondage, 70% des Allemands s'opposent à ce que l'Union européenne accorde de nouvelles concessions à Athènes.

Source : lefigaro.fr,  AFP agence 

 

À qui la Grèce doit rembourser ses 284 milliards d'euros de dette ?

Combien doit la Grèce ? À qui ? Quand devra-t-elle rembourser ? Revue de détail de la dette grecque et de ses échéances qui courent jusqu'en... 2054 !

La Grèce a utilisé sa dernière cartouche pour repousser les remboursements qu'elle devait payer au FMI courant juin. Elle a demandé au FMI de regrouper ses quatre échéances de juin et de les régler d'un coup le 30 juin. Ce que le FMI a platement accepté, car son règlement lui permet. Mais après, c'est fini: il n'y aura plus d'astuces ou d'excuses possibles. Il faudra qu'un accord accouche entre la Grèce et tous ses créanciers. Car sans accord, pas d'argent (la Grèce attend le versement d'une tranche d'aide de 7,2 milliards d'euros bloquée depuis l'été). Et sans argent, pas de remboursement possible le 30 juin. Car la Grèce n'a plus d'argent dans ses caisses.

Outre cette échéance cruciale du 30 juin, la Grèce devra rembourser encore... 284 milliards d'euros! Mais cette somme astronomique, qui représente encore un peu moins de 160% de son PIB (le PIB du pays à fin 2014 était de 179 milliards d'euros), sera remboursée sur des centaines d'échéances pendant 40 ans. Jusqu'en 2054, précisément.

Il n'y a pas que le FMI à qui la Grèce doit rembourser de l'argent. Sur les 284 milliards d'euros de dette, le Fonds n'en détient plus que 24 milliards d'euros (selon le taux de change de l'euro contre les DTS, les droits de tirage spéciaux - une sorte de monnaie créée par le FMI - qui était, au 4 juin de 1,25 euro). La Grèce a des échéances à respecter avec le FMI jusqu'en 2024.

La BCE (Banque centrale européenne), elle, détient 27 milliards d'euros de dette grecque, soit un peu moins de 10%. Que la Grèce devra rembourser entre 2015 et 2037.

En réalité, le plus gros détenteur de la dette grecque est le FESF: le Fonds européen de stabilité financière. Plus communément appelé le Fonds de secours européen, le FESF a été créé en mai 2010, au début de la folle crise de la dette en zone euro, pour aider financièrement un État de la zone euro en difficulté. Le FESF a donc aidé la Grèce à hauteur de 131 milliards d'euros, avec des remboursements qui s'étalent de 2023 à 2054.

Les autres États membres de la zone euro sont également créanciers de la dette grecque. Non seulement directement, via des prêts bilatéraux, à hauteur de 53 milliards d'euros (dont la répartition par pays est détaillée dans l'infographie ci-dessus). Mais aussi via le FESF. Car le FESF est garanti par les États membres, selon des montants qui dépendent de leur participation au capital de la BCE. Du coup, via le FESF, l'Allemagne garantit pour 41,3 milliards d'euros de dette grecque. Pour la France, c'est 31 milliards.

En tout l'Allemagne est ainsi exposée à hauteur de 56,5 milliards d'euros et la France, à 42,4 milliards. Soit plus de 600 euros par Français.

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