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Un week-end sportif pour Valls... aux frais du contribuable ?

Publié par medisma sur 7 Juin 2015, 19:33pm

 

Un week-end sportif pour  Valls... aux frais du contribuable ? 

 

 

I- Le Premier ministre a assisté à la finale de la Ligue des champions à Berlin aux frais du contribuable. Était-ce vraiment sa place ?

"Grâce à monsieur Valls, nous sommes champions d'Europe dans des sports très enviables : les taux de prélèvement obligatoire, l'endettement net de notre pays, l'investissement, la productivité, l'apprentissage des langues étrangères..."

Mais

Manuel Valls aime le football. Comme François Hollande, Claude Bartolone ou Nicolas Sarkozy. C'est plutôt une qualité. Mais aux dernières nouvelles, il est Premier ministre de la France, et pas maire de Barcelone ou président de la Généralité de Catalogne. Sa présence - aux frais du contribuable français puisqu'il a fait le déplacement dans un avion gouvernemental - dans la tribune du Stade olympique de Berlin fait beaucoup jaser sur les réseaux sociaux. Pour justifier cette escapade, Manuel Valls a excipé d'une invitation de Michel Platini, président de l'UEFA, et d'une réunion de préparation à l'Euro 2016 qui se tiendra en France. Une réunion en Allemagne pour évoquer une compétition qui se déroulera dans l'Hexagone ! Faut-il en rire ? Rappelons-lui également que depuis le 26 août 2014 son ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports se nomme Patrick Kanner, sans doute plus qualifié pour représenter notre pays à cette réunion visiblement cruciale...

Notre Premier ministre n'a même pas songé à rencontrer un ministre allemand pour donner une justification politique ou européenne à son aller-retour. Voir la finale de Ligue des champions Juventus-Barcelone, tel était son bon plaisir, pourquoi s'en priver ? Entre le caprice et la décence, Valls a fait le (mauvais) choix...

Trahisons criantes

En France (outre-mer inclus), il y a désormais 5 640 000 personnes qui recherchent un emploi. Une large partie d'entre elles n'ont même pas les moyens de s'offrir une place dans le stade de leur ville ou de leur village pour applaudir leur équipe préférée. Qu'elles se consolent ! Le Premier ministre parade à Berlin pour la compétition la plus courue du continent qui met aux prises une équipe italienne avec une équipe espagnole. Le peuple n'a plus de pain, mais fort heureusement son chef de gouvernement peut se goberger de brioche. Arrêtons de nous plaindre !

Ni lui ni le président de la République n'ont déployé tant d'efforts en début de semaine pour endosser la progression inexorable du chômage. Le couple de l'exécutif n'a pas son pareil pour se dérober quand on lui tend le miroir de ses promesses non tenues, de ses engagements moraux jadis proclamés qui sonnent aujourd'hui comme autant de trahisons criantes. Et il n'aime pas qu'on lui fasse la leçon : au congrès du PS de Poitiers où il avait trouvé le temps de prononcer un discours, le Premier ministre s'agaçait que des journalistes s'étonnent de l'opportunité de ce déplacement. Faut-il avoir à ce point perdu le sens des réalités ? Manuel Valls se souvient-il que le général de Gaulle payait de sa poche l'électricité des appartements privés de l'Élysée ? Que son épouse achetait elle-même les produits qu'elle servait à la table du dîner familial ?

Lent déclassement de notre pays

Au moins, le chef du gouvernement aura-t-il eu la satisfaction de voir l'équipe de son coeur devenir championne d'Europe. Une coupe qu'il rangera dans son armoire aux côtés d'autres trophées qu'il a fait gagner à  la France. Grâce à monsieur Valls, nous sommes champions d'Europe dans des sports très enviables : les taux de prélèvement obligatoire, l'endettement net de notre pays, l'investissement, la productivité, l'apprentissage des langues étrangères... Et dans tant d'autres disciplines qui, si elles étaient olympiques, nous assureraient une place enviable aux tableaux des médailles. Pour Manuel Valls, l'important n'est pas de gagner mais de participer au lent déclassement de notre pays. Mission accomplie !

 

Par Source : Le Point / 

 

II- Ce week-end a été sportif pour Valls : après le football samedi à Berlin, il a assisté ce dimanche à la finale hommes 

Après le foot, le tennis : Manuel Valls est à Roland-Garros ce dimanche. Décidément, le Premier ministre a eu un week-end sportif. Samedi soir, il a assisté à la finale de la Ligue des champions à Berlin qui a vu son équipe - le Barça - triompher de la Juventus. Déclenchant au passage une polémique : il s'est éclipsé du congrès du Parti socialiste pour assister à l'événement en utilisant un avion gouvernemental, et donc aux frais du contribuable.

La classe politique a aussitôt rué dans les brancards, criant au scandale. Manuel Valls s'est défendu : "Je suis Premier ministre. Je me déplace avec les moyens que vous connaissez. N'essayez pas de créer de faux débats." Le vice-président du FN, Florian Philippot, qui a qualifié ce déplacement, dans un tweet, de "petit caprice footballistique de Valls pour deux équipes étrangères", avait rebondi sur le sujet au micro d'Europe 1. "La vraie question est qui paie ?" a-t-il demandé. "J'espère que ce n'est pas le contribuable français", a-t-il insisté. Thierry Solère, député du parti Les Républicains, a, lui, martelé : "Les Français qui ont du mal à payer leurs impôts ne peuvent pas comprendre, c'est plus l'époque, qu'on utilise des jets privés pour faire Poitiers-Berlin parce que le Premier ministre aime le foot et le Barça."

Manuel Valls n'en a cure. Ce dimanche, c'est dans les travées de Roland-Garros qu'on le retrouve, où il assiste à la finale entre Stan Wawrinka et Novak Djokovic.

Par LE POINT.FR

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