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le blog lintegral

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Une guerre totale à l'horizon

Publié par medisma sur 5 Juin 2015, 21:34pm

 

Une guerre totale 

à l'horizon

 

I- La Russie fait décoller d’urgence des avions de guerre contre un destroyer américain dans la mer Noire

Des avions de guerre russes ont intercepté samedi 30 mai dans la Mer noire le destroyer lance-missiles américain USS Ross au large des côtes russes, selon des informations parues en Russie dans les médias. Le navire américain aurait navigué le long des eaux territoriales russes, puis pris un cap qui l’aurait fait entrer dans la zone territoriale russe – une situation susceptible de provoquer un affrontement militaire entre forces russes et américaines.

« L’équipage du navire agissait de manière provocante et agressive, ce qui a inquiété les opérateurs des stations de surveillance et des navires de la flotte de la mer Noire. Des avions d’attaque Su-24 ont décollé d’urgence et ont démontré la volonté d’empêcher par la force des violations de la frontière et de défendre les intérêts du pays, » ont dit des sources militaires russes à l’agence de presse RIA Novosti.

Des avions d’attaque Su-24 ont décollés pour intercepter l’USS Ross, qui a soudain changé de cap. « Apparemment, les Américains n’ont pas oublié l’incident d’avril 2014, lorsqu’un Su-24 a pratiquement ‘mis hors d’usage’ toute l’électronique du destroyer américain le plus neuf, le Donald Cook, » a ajouté la source.

La signification de déclarations que l’armée russe est prête à empêcher par la force la violation des eaux territoriales russes par des navires de guerre américains est sans équivoque et terrifiante à la fois. Depuis que l’OTAN a soutenu le putsch de Kiev l’an dernier, l’escalade de ses déploiements et des exercices militaires le long de la frontière européenne de la Russie et dans les mers limitrophes, a amené le monde au bord d’une guerre entre puissances dotées d’armes nucléaires.

L’OTAN, faisant preuve d’une irresponsabilité époustouflante, déploie des navires et des avions de guerre dans l’océan Arctique, la mer Baltique et la mer Noire, toutes limitrophes de la Russie. (Voir: Début d’un exercice aérien de l’OTAN contre la Russie dans l’Arctique). On crée ainsi une situation où des erreurs de navigation mineures peuvent faire couler un navire de guerre américain, déclencher une frappe de missile américain sur le sol russe et entraîner une escalade qui mènera à une guerre entre des puissances dont les arsenaux nucléaires peuvent détruire la planète de nombreuses fois.

Le Pentagone a confirmé que l’incident en mer Noire avait bien eu lieu et ajouta que le déploiement de l’USS Ross dans la région avait été annoncé publiquement. La porte-parole du Pentagone Eileen Lainez a dit que l’USS Ross se trouvait « à tout moment tout à fait dans les eaux internationales, effectuant des opérations de routine. »

Parlant samedi au forum ‘Shangri-La Dialogue’ sur la sécurité à Singapour, le secrétaire russe à la Défense Anatoli Antonov a averti que le déploiement de navires lance-missiles américains à proximité des frontières russes « constituent un danger pour la stabilité stratégique » entre les deux pays.

C’est là un euphémisme pour décrire le risque d’une guerre entre la Russie et les Etats-Unis. Plus tôt cette année, au moment où Washington menaçait d’armer Kiev et ses milices fascistes dans leur lutte contre les séparatistes soutenus par la Russie dans l’est de l’Ukraine, les politiciens européens ont insisté publiquement sur le risque de guerre entre la Russie et l’OTAN. Le président français François Hollande a averti du risque d’une « guerre totale » et l’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt a jugé « concevable » une guerre avec la Russie.

Il devient de plus en plus évident cependant que le risque d’une guerre nucléaire avec la Russie est une partie intégrale de la stratégie de l’OTAN en Europe de l’Est.

Obama a donné l’an dernier aux petites républiques baltes des garanties sans limites d’aide américaine contre la Russie. Il y a quelques jours, le nouveau chef du Comité militaire de l’OTAN, le général tchèque Petr Pavel, a précisé que la seule stratégie viable pour l’OTAN d’aide aux pays baltes était de se préparer à une guerre totale avec la Russie, avec utilisation éventuelle d’armes nucléaires.

« D’un point de vue technique, si je considère combien de forces la Russie peut déployer dans les pays baltes, la taille des pays baltes et la densité des forces sur leurs territoires, [ils] pourraient être occupés en quelques jours » a déclaré Pavel à l’Agence de presse tchèque le 27 mai. Selon lui, les mesures préparées actuellement par l’OTAN s’avéreraient d’une « inefficacité gênante » pour contrer une offensive russe à grande échelle dans ces pays.

Pavel a précisé que, compte tenu de la supériorité militaire locale écrasante de la Russie dans les pays baltes, la seule stratégie efficace pour l’OTAN serait de menacer d’intensifier la guerre jusqu’à un conflit beaucoup plus large ce qui inclurait la menace d’utilisation d’armes nucléaires.

« Une autre question est celle de connaître le degré d’efficacité de l’élément de dissuasion, représenté par l’Article 5 de l’OTAN et de sa composante nucléaire, vis-à-vis la Russie», a dit Pavel.

Une telle escalade des tensions, menée par des cabales d’officiers et d’espions derrière le dos des travailleurs du monde entier, est incroyablement irresponsable. En supposant que les dirigeants de l’OTAN n’ont pas pour but de provoquer une guerre nucléaire avec la Russie, ces remarques semblent être conçues pour intimider la Russie et la faire reculer dans ce qui est devenu un conflit régional, aux implications mondiales, à propos de l’Ukraine et de l’Europe de l’Est.

Mais les responsables militaires qui lancent ces menaces n’ont aucun moyen de savoir comment l’armée russe va réagir, si elle acceptera de reculer ou choisira, elle aussi, la voie de l’escalade avec des conséquences potentiellement catastrophiques. Déjà, selon un rapport publié par le Réseau européen de leadership l’année dernière, 40 incidents au moins ont failli provoquer des affrontements militaires entre l’OTAN et la Russie depuis le début de l’escalade atlantiste en Europe de l’Est. L’incident de la mer Noire de ce week-end montre clairement que ce risque monte.

Les tensions militaires en Europe de l’Est sont un constat de la faillite de l’ordre social international. Quand il a dit en février que la guerre avec la Russie était possible, Carl Bildt a déclaré que la situation était tellement explosive à cause de « l’incertitude qui entoure les rapports de force mondiaux ».

Autrement dit, la crise de l’impérialisme américain et européen – à la fois extérieure, car ils ont intensifié les interventions militaires en Eurasie et en Afrique dans les 25 ans depuis la dissolution de l’URSS, et intérieure, due à l’effondrement économique suite à la crise financière de 2008 – a atteint le stade où ils menacent de déclencher une troisième guerre mondiale. Des masses de travailleurs risquent d’être entraînés dans une guerre terrible, dans laquelle ils n’ont aucun intérêt.

La tâche critique que confronte la classe ouvrière est de se mobiliser dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et la guerre. Elle ne peut donner aucun soutien à l’oligarchie corrompue de Moscou qui est issue de la restauration capitaliste en URSS en 1991. Le Kremlin oscille entre la tentative de négocier un arrangement avec l’impérialisme et des manœuvres militaires agressives – comme le survol continu de bombardiers à proximité de l’espace aérien japonais, de Gibraltar, de la Crète et de la Californie – qui ne peuvent que servir à accroître le risque de guerre.

Alex Lantier

Article original, WSWS, publié le 1er juin 2015

 

II- L’Iran promet une «surprise»

Qassem Suleimani (à droite, avec un talkie-walkie), au cours d’une offensive contre l’Etat islamique à Tal Ksaiba (Province de Salahuddin). (Stringer Irak/Reuters)

L’Iranien Qassem Suleimani n’est pas un plaisantin. Celui qui dirige la force Al-Qods (Jérusalem), l’unité d’élite de la Garde révolutionnaire iranienne, est sans doute, à l’heure qu’il est, l’homme le plus puissant dans le double conflit qui embrase l’Irak et la Syrie. Lorsque Suleimani promet une «surprise», comme il l’a fait cette semaine, chacun est en droit de trembler.

Voilà des mois maintenant que Qassem Suleimani, qui a les galons de major général, le plus haut grade de l’armée iranienne, s’affiche sans gêne en chef de guerre en Irak, face à l’organisation Etat islamique (Daech) et qu’il coordonne les forces iraniennes qui soutiennent le régime de Bachar el-Assad en Syrie. Ces derniers jours, pourtant, sa visite dans le nord de la Syrie devait officiellement rester «secrète», avant qu’elle ne soit détaillée par des journaux… proches du régime iranien.

Suleimani s’est rendu dans la région de Lattaquié, en plein cœur du «pays alaouite», la confession du président syrien, là où se trouve une partie des principaux soutiens du maître de Damas. Or, des environs de Lattaquié, on pourrait presque apercevoir la présence des rebelles syriens, distants désormais de quelques dizaines de kilomètres, après qu’ils ont multiplié les succès militaires sur le terrain.

La «surprise» promise par Suleimani? Elle semble claire. D’autres composantes du pouvoir iranien, et notamment un puissant groupe appelé Ansar e-Hezbollah, prônent dans le même temps l’envoi de 50 000 hommes armés afin de contrer l’avancée des rebelles sunnites, menés par le Front Al-Nosra et solidement épaulés par l’Arabie saoudite et le Qatar.

L’Iran est de plus en plus ouvertement présent aux côtés de l’armée syrienne, loyale au régime de Bachar el-Assad. A tel point que, malgré des frictions, c’est en réalité Téhéran qui semble disposer en grande partie de l’avenir du régime alaouite syrien.

Si ces conjectures sont fondées, l’Iran s’apprêterait donc à «verrouiller» le pays alaouite et, plus important encore, à garantir la connexion entre cette côte syrienne alaouite et la capitale Damas, à présent menacée par les rebelles djihadistes. Le cauchemar de Bachar el-Assad? L’éventuelle prise par Al-Nosra de l’aéroport de la capitale, qui reviendrait à tenir assiégée la ville.

Dans son combat contre la progression de la rébellion, le régime syrien peut d’ores et déjà compter sur la présence du Hezbollah chiite libanais, qui a lui aussi lancé ses troupes à l’offensive dans les montagnes du Qalamoun toutes proches du réduit alaouite. Jusqu’ici, officiellement, l’Iran assure n’avoir offert qu’un «soutien logistique» à son allié syrien.

Les troupes du major général Suleimani, en revanche, ne minimisent pas leur rôle en Irak, qu’ils tiennent en parallèle. Leurs effectifs, en réalité, sont bien plus nombreux dans ce pays que ceux de l’armée irakienne. Aux forces d’élite des brigades Al-Qods se mêlent des fantassins recrutés par l’Iran, dont des Afghans chiites.

Avant d’annoncer sa future «surprise», Qassem Suleimani s’en était pris vertement aux Etats-Unis, qui venaient de dénoncer le manque de combativité de l’armée irakienne. «Monsieur (Barack) Obama, quelle est la distance qui sépare Ramadi (la ville d’Irak dont s’est emparé l’Etat islamique) et la base où sont stationnés vos avions? Comment pouvez-vous être présent dans ce pays au prétexte de défendre les Irakiens, et ne rien faire du tout?» s’emportait l’Iranien en suggérant l’existence d’un «complot» entre les Américains et les djihadistes de Daech.

Pour les Etats-Unis et la coalition qui s’est formée derrière eux afin de combattre les djihadistes, les milices chiites dirigées par Suleimani n’ont aucune existence. Dans le communiqué final qui a conclu leur réunion, mardi à Paris, ils n’en faisaient pas mention mais émettaient le souhait que toutes les forces présentes en Irak «répondent à la chaîne de commandement de l’armée irakienne».

Un vœu pieu qui aura de la peine à se traduire sur le terrain, tandis que le sort de l’armée irakienne (comme en Syrie) semble aujourd’hui entre les mains de l’Iran.

Il y a quelques semaines, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU décrivait à Genève la «traînée de mort et de destruction» que représentait l’avancée de ces milices chiites sur le terrain, dans les régions sunnites. C’est à cette aune qu’il faut peut-être juger la «surprise» promise par Suleimani en Syrie.

Source : letemps.ch/

 
III- Nasrallah réplique du tac au tac : des millions d’Israéliens seraient déplacés en cas de guerre

C'est la réponse du berger à la bergère

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé vendredi de déplacer des millions d'Israéliens en cas de guerre contre le Liban, en réponse aux menaces à peine voilées de l'armée israélienne la veille contre le Liban.

"A l'occasion de manœuvres militaires, des responsables israéliens ont menacé le Liban", a relevé le leader chiite dans un discours à l'occasion du trentième anniversaire des scouts du Mahdi, affiliés au parti .

"On a évoqué l'évacuation d'un million et demi de Libanais. Ceci fait partie de la guerre psychologique à laquelle nous sommes habitués. Qu'y a-t-il de nouveau dans les propos israéliens ? Ils sont répétitifs, mais ont le mérite de rappeler aux Libanais et à la région que l'ennemi israélien est toujours présent", a-t-il lancé.

Et le chef du Hezbollah d'ajouter : "Je dis aux Israéliens : les choses ont changé. Vos manœuvres sur le front interne en sont la preuve. Vous avez découvert que vous pouvez être vaincus. Vous nous menacez, alors que vous reconnaissez les capacités de la Résistance. Le temps des destructions israéliennes est révolu, depuis 2006 et la dernière guerre à Gaza (durant l'été 2014). Ce qui viendra est considérable. Si vous lancez des menaces, la Résistance aussi menace de déplacer des millions d'Israéliens en cas de guerre contre le Liban".

 

Sayed Nasrallah: "La résistance a la haute main, les menaces israéliennes futiles"

 

Voici les principaux points du discours de Sayed Nasrallah:
 

"Nous expulserons des millions d'Israéliens

1- Dans le volet politique de mon discours, je voudrais commencer par parler de l'ennemi israélien. Il y a quelques jours, le gouvernement ennemi a effectué des manœuvres sur le front interne baptisé "Point tournant-8". Après la guerre de 2006 et 2008, Israël qui a admis sa défaite au Liban, contrairement à certains Libanais, a compris que son front interne peut être visé, ce qui ne fut pas le cas avant la guerre de 2006. Pour cette raison, l'ennemi a dû entreprendre chaque année des manœuvres sur le front interne impliquant tous les secteurs vitaux de cette Entité.

En cette occasion, des responsables politiques et militaires israéliens ont menacé de détruire le Liban et d'expulser plus d'un million et demi de Libanais dans la prochaine guerre. Premièrement, ces déclarations font partie de la guerre psychologique, outil essentiel de propagande utilisé par l'ennemi depuis bien longtemps pour vaincre les peuples arabes.

Ils ont menacé d'expulser des Libanais, de détruire le pays et de bombarder les sites vitaux. Ceci n'est pas nouveau. Telle est la nature agressive et terroriste de l'ennemi. Rien n'a changé.

Je dis aux Israéliens: "Vous savez bien que la situation a changé depuis 2006. La preuve est que vous menez ces manœuvres parce que votre armée a connu une défaite cuisante. Vous nous menacez alors que vous menez des manœuvres sur le front interne. Ce qui est une reconnaissance de la capacité de la résistance à vous frapper et à vous faire mal. Le temps où Israël détruisait, expulsait et bombardait nos pays sans que la population israélienne ne paie le prix est révolu. Si l'ennemi menace d'expulser un million et demi de Libanais, la résistance libanaise va expulser des millions d'Israéliens dans la prochaine guerre. Ceci est déjà connu par eux. Nous n'avons pas peur de vos menaces. 
Et sachez que la préoccupation de la résistance dans le Qalamoune et en Syrie n'affecte en rien ses préparatifs pour la prochaine guerre. Au contraire, l'ennemi doit avoir peur de l'expérience accumulées par la résistance.

Pas de délai pour la bataille d'Aarsal

2- Concernant Aarsal et le Qalamoun: le dossier de l'entrée de l'armée dans la localité de Aarsal et son jurd a été au menu de la réunion ministérielle au Liban la semaine passée. Plusieurs parties se sont exprimées sur l'affaire. Au sujet de la localité de Aarsal, nous étions clairs. J'ai bien fait la distinction entre la localité et son jurd. J'ai bien parlé de la population d'Aarsal qui nous est chère. Le Hezbollah n'a jamais planifié d'entrer dans cette localité. Nous disions toujours que ce sont l'Etat libanais et l'armée qui doivent assumer leurs responsabilités par rapport aux terroristes présents dans ce village.

Regardez l'hypocrisie politique et l'exploitation politique vile du camp adverse. Ce camp qui a lancé toute une propagande pour défendre Aarsal et ses habitants. Vous vous êtes figurés que le Hezbollah compte prendre d'assaut Aarsal. Ceci est de l'hypocrisie, ceci émane de vos illusions que vous annoncez au grand public pour augmenter votre popularité en se présentant comme les défenseurs des droits de la population d'Aarsal.

Quant à nous, nous ne comptons pas entrer dans ce village.
La décision du gouvernement envers Aarsal était claire: L'armée doit protéger et restituer le village d'Aarsal. Ce dossier relève désormais de la responsabilité de l'armée. Tout le monde attend la mise en œuvre de cette décision, et le gouvernement doit favoriser l'application de cette résolution.

·    Concernant le jurd d'Aarsal: On a longuement parlé de l'incapacité du Hezbollah à avancer dans le Qalamoune, pourtant la décision avait été prise depuis l'hiver dernier. Sachant que ce sont les attaques terroristes contre les positions de l'armée syrienne et du Hezbollah qui ont accéléré notre action au Qalamoune. Aujourd'hui, nos vaillants combattants que je salue de tout mon cœur, combattent dans les hauteurs des montagnes et des vallées du Qalamoun.

Cette bataille se poursuit. Nous n'entrerons pas dans les détails du délai fixé et de la portée de cette bataille. Ce que je dis c'est que des dizaines de kilomètres ont été libérés dans le jurd d'Aarsal, du jurd de Flita et ailleurs. Les exploits de ces derniers jours ont effectivement permis aux combattants de la résistance d'avoir la haute main dans cette région.

·    Nous avons dit que si l'Etat renonce à ses responsabilités, les notables et les tribus de la Békaa prendront la relève. Ces derniers jours, les tribus de cette région se sont mobilisées et ont tenu de multiples rencontres pour se concerter sur les moyens nécessaires pour repousser les terroristes de leur territoire. Nous n'avons pas besoin de combattants à l'heure actuelle, mais nous avons besoin de votre solidarité.

·    Le camp adverse a immédiatement commencé à parler de "Hached Chaabi" (forces de mobilisation populaire) comme en Irak. La situation ne nécessite pas de forces populaires. Les combattants de la résistance sont capables de trancher seuls la bataille et leur avancée facilitera la tâche à l'armée libanaise à Aarsal.

Dans la prochaine étape, nous commencerons à combattre les terroristes de Daech dans le jurd d'Aarsal après avoir éliminé les miliciens de la branche syrienne d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, au long du jurd du Qalamoune. Ce sont les attaques menées par le front al-Nosra dans le jurd de Nahlé qui ont accéléré la progression de la résistance.

·    La bataille du jurd d'Aarsal est déjà lancée, et seuls les commandants de la résistance militaire peuvent fixer le délai de cette opération. Nous ne sommes pas pressés. Nous tenons à la réalisation de nos objectifs.

3- Sur le plan politique et gouvernemental: les ministres et les différentes parties politiques doivent réaliser la gravité de la situation et ne pas miser sur des changements régionaux. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités pour répondre aux exigences et aux besoins du peuple.

Daech, une création américano-saoudienne

3- Je voudrais parler de Daech: il y un an, Daech a émergé en Irak et s'est étendu vers les territoires syriens. On se demande actuellement qui est derrière Daech? Lorsqu'un terroriste s'est fait exploser contre une mosquée chiite à Qoudeih, au Qatif en Arabie Saoudite, plusieurs médias saoudiens, du Golfe, et dans la région, ont accusé l'Iran de se tenir derrière Daech!

Quel manque de logique! L'Iran, qu'on accuse de répandre la doctrine chiite de par le monde, a envoyé des terroristes pour se faire exploser contre les chiites saoudiens et pousser ces derniers à se révolter contre les autorités. Quelle analyse irraisonnable.

En Syrie et en Irak, certains prétendaient que le président Bachar el-Assad a créé Daech pour frapper l'opposition modérée dans ses régions. 
Pour rire un peu, des journalistes ont dit que je suis derrière l'idée de la création de Daech, au cours d'une rencontre avec le président syrien. Même dans mon sommeil, cette idée ne me serait pas venue à la tête.

Cet "Etat islamique" (Daech) était la branche d'al-Qaïda en Irak et a été dirigé par des dirigeants d'al-Qaïda. Ensuite, des divergences sur le commandement du groupe en Syrie ont poussé son dirigeant Abou Bakr al-Bagdadi à se dissocier d'al-Qaïda. Tout le monde sait que les renseignements américains, saoudiens et pakistanais sont derrière la création de Daech. Au lieu que son dirigeant soit Ayman Zawahiri, son dirigeant est Bagdadi. Telle est la seule différence.

Des régions sont tombées aux mains de Daech en Syrie et en Irak dès le début de la guerre. Ni le pouvoir syrien, ni la République islamique ne sont responsables du contrôle par Daech de certaines régions.

Des pays du Golfe ont offert un large soutien financier et militaire à Daech et de nombreuses facilitations ont été présentées à ce groupe. 
Les Américains ont eux-mêmes admis avoir mis  en place Daech. Pendant ce temps, des Libanais disent que Daech n'est pas un danger alors le monde entier affirme que Daech est une menace internationale.

Celui qui combat Daech est accusé de le soutenir! C'est la politique de l'inversion de la réalité.


L'offensive saoudienne au Yémen: pas d'horizon

4- Passons au Yémen: 72 jours se sont écoulés depuis le début de l'offensive saoudienne contre ce pays. Le monde assiste à cette guerre, et est divisé entre passivité et soutien à l'offensive. Quand on critique les autorités saoudiennes, les renseignements et les institutions saoudiens oeuvrent jour et nuit pour museler ces voix. Ce régime qui se veut démocratique ne tolère même pas la critique. Ils ont suspendu des dizaines de chaines satellitaires et menacent d'autres, pourtant le monde entier soutient l'offensive. Ceci est un indice de faiblesse et non de force.

Notre position demeure inchangée. Nous condamnons l'offensive barbare américano-saoudienne quelles que soient les menaces. Aujourd'hui encore, on affirme que cette guerre n'a pas réalisé ses objectifs, même les moindres objectifs n'ont pas été réalisés.

Aujourd'hui, les Saoudiens et Abd Rabbo Mansour Hadi ont accepté d'aller au dialogue à Genève. Ils ont compris que cette guerre n'a pas d'horizon. Alors que les combattants yéménites sont toujours forts, fermes et décidés à repousser l'offensive.

J'appelle à nouveau le pouvoir saoudien à cesser cette guerre qui ne fera que dégrader encore plus son image. 
 

IV- La mondialisation de la guerre

Michel Chossudovsky

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