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Nuits d’émeutes du 14 juillet... La chienlit doit cesser

Publié par medisma sur 17 Juillet 2015, 19:49pm

I- La chienlit doit cesser

Les traditionnelles violences urbaines du 14 juillet se sont déroulées comme prévu : véhicules et mobilier urbain incendiés par centaines, forces de l'ordre et de sécurité prises pour cibles, et peu d'écho dans la sphère médiatique.

Les traditionnelles violences urbaines du 14 juillet se sont déroulées comme prévu : véhicules et mobilier urbain incendiés par centaines, forces de l’ordre et de sécurité prises pour cibles, et peu d’écho dans la sphère médiatique.

Quelques élus ont condamné du bout des lèvres ces exactions, mais aucun n’en tire les conséquences, laissant penser qu’elles sont le fruit d’une certaine fatalité. Il serait cependant plus juste de considérer que ces violences urbaines ne sont en aucun cas inévitables.

Des sociologues nous diront qu’elles sont un fait social symptomatique de tel ou tel malaise, allant chercher encore et toujours des causes aussi farfelues les unes que les autres : pauvreté, crise identitaire, désœuvrement, ou encore le sempiternel mythe des contrôles au faciès, ou autres discriminations visant à discréditer le travail des forces de l’ordre… En résumé, ils nous expliqueront que les auteurs sont des victimes, et que nous devons appréhender cette forme de délinquance de masse avec leur grille de lecture : celle qui consiste à excuser l’inexcusable et à inverser les rôles.

Il est temps d’en finir avec la politique de l’autruche qui a conduit à cette situation. La seule cause de ces violences urbaine est parfaitement connue, mais personne n’ose le dire. Cette cause, c’est le sentiment d’impunité.

Ce sentiment d’impunité est la conséquence de l’absence de sanction pénale réelle et rapide, c’est-à-dire qu’il n’existe plus de certitude de la peine, pourtant seule condition préalable à toute politique de prévention.

Ceux qui affirment le contraire ou se réfugient derrière de fausses excuses comme la surpopulation carcérale (en 1946, la population carcérale s’élevait à 62.000 détenus en métropole pour 40.287.000 habitants, alors qu’elle n’est que de 66.674 détenus au 1er juin 2015 pour une population de 64.205.000 habitants) ne font que nier la réalité des faits, souvent par pure idéologie.

Or, tant que nous nierons cette évidence, tant que nous ne mettrons pas en place une politique pénale basée sur la « tolérance zéro », telle que l’a mise en place l’ancien maire de la ville de New York Rudolph Giuliani – c’est-à-dire la sanction systématique de la première infraction quelle que soit sa gravité -, nous connaîtrons encore et toujours des fêtes nationales aux allures de guérilla urbaine.

Cela passe avant tout par la construction de structures pénitentiaires, par une révision totale de notre politique pénale, et surtout par une réelle volonté politique d’en finir une bonne fois pour toute avec le laxisme dont nous constatons l’effroyable résultat…

Qui aura le courage de mener à bien cette politique ?

Par Sébastien Jallamion /  bvoltaire.fr/

Policier / Président de l’Association Nationale de Défense Egalitaire de la Liberté d’Expression

 

II- Nuits d’émeutes, incendie criminel de Berre-l’Étang : la République apaisée

Depuis lundi, les émeutes se multiplient sur l’ensemble du territoire national. Le feu couve depuis plusieurs semaines. En effet, un à un, les quartiers s’embrasent, un peu partout en France. À Toulouse, par exemple, le quartier du Mirail est régulièrement la proie de nuits durant lesquelles les voitures brûlent, ou servent à des rodéos mortels entre les voyous et la police. Pareillement, Roubaix ne connaît pas un jour de repos, la ville étant constamment soumise à l’arbitraire de la violence des gangs. Cette jeunesse barbare est encouragée à commettre ses forfaits par un ministre de la Justice laxiste, prompt à excuser les délinquants, et même à présenter les coupables comme étant les victimes ontologiques de la société. Plus que jamais, nous avons la preuve qu’il existe une France hors la France. Pire : cette France hors la France n’est jamais réprimée, ou simplement rappelée à l’ordre.

Bouches d’incendie reconverties en jeux d’eau, voitures brûlées lors de la nuit du 14 juillet, émeutes, piscines privées occupées par des « jeunes » qui maltraitent les propriétaires, spectacles annulés préventivement par peur de choquer la population : l’été est propice à toutes les dérives dans la France post-Charlie.

Il me serait impossible de relater, ici, tous les événements des derniers jours, quelques-uns d’entre eux laissent à penser que la France est en état pré-insurrectionnel : la médiathèque Gagarine et l’école de la « Deuxième Chance » ont été incendiées à La Courneuve, la police a été canardée au mortier dans le XIXe arrondissement parisien, des habitations ont été les cibles de tirs de mortier à Meyzieu (69), cinquante véhicules ont été incendiés dans la nuit du 13 au 14 juillet dans la métropole lyonnaise, affrontements entre « jeunes » et gendarmes à Gisors (27)…

Sont-ce là de simples « faits divers » ou un faisceau d’indices révélant que la France est au bord du chaos ? Je penche pour la deuxième option. Nonobstant la quantité inouïe d’actes similaires, ainsi que leur gravité, les médias nationaux n’en ont pas parlé. Ils se réveilleront demain, quand il y aura des morts. Quant aux élus et aux membres du gouvernement, ils ont une trouille bleue. Leur seul objectif est de ne pas faire le jeu du Front national, et donc de ne pas dévoiler dans quel état dramatique se trouve notre pays. Face à ce qui se prépare, les émeutes de 2005 passeront pour d’aimables plaisanteries. Un petit peu comme Le Camp des saints de Jean Raspail, désormais en deçà de la réalité. Une partie de la jeunesse de France ne se reconnaît pas dans les éléments constitutifs de notre civilisation, peut-être entend-elle un jour mener une guerre contre notre nation. En tout cas, elle semble s’y préparer avec le plus grand zèle.

Dans ce contexte, l’incendie d’un site pétrochimique à Berre-L’Étang (13), classé Seveso, pose des questions. Surtout quelques jours après le vol d’explosifs militaires sur la base de Miramas, située à une demi-heure du site. Les enquêteurs viennent de révéler qu’un détonateur électrique avait été retrouvé sur place, et le ministre de l’Intérieur a annoncé le renforcement des mesures de protection autour des sites exposés. Il s’agit donc bel et bien d’un acte malveillant. Acte terroriste, voyous en manque de sensations fortes ou test ? Il est peu rassurant de se savoir dirigés par des incapables lorsque l’avenir est aussi incertain.

Par Gabriel Robin / bvoltaire.fr/

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