Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Madoff, un coupable idéal ou l'homme qui valait 65 milliards de dollars

Publié par medisma sur 30 Août 2015, 11:07am

Bernard Madoff, un coupable idéal ou  L'homme qui valait 65 milliards de dollars

Comment un « as » de Wall Street a pu escroquer des milliers d’épargnants sans éveiller la méfiance de ses pairs 

 

Arrivée de Bernard Madoff (à droite) lors de son procès à New York, le 12 mars 2009. REUTERS/SHANNON STAPLETON

B ernard Madoff est sans conteste l’escroc du siècle. Ce financier respecté de Wall Street a, pendant plus de quinze ans, détourné 65 milliards de dollars (58,7 milliards d’euros), soit l’équivalent du produit inté- rieur brut annuel d’un pays comme la Croatie.

 Le documentaire de Jean-Louis Pérez revient sur les circonstances de ce « casse » réalisé sans armes ni violence, tout en laissant beaucoup de questions sans ré- ponses. Avec le recul, on continue de se demander comment l’exprésident du Nasdaq (1990-1993), la Bourse des valeurs technologiques américaines, a pu si longtemps berner ses confrères et des milliers d’épargnants.

Car Madoff n’a pas imaginé des montages financiers sophistiqués, mais une simple pyramide de Ponzi, qu’il a construite au fil des années. La méthode est simple : l’argent déposé dans le fonds qu’il avait créé servait à payer des intérêts mirobolants et à rembourser ceux qui souhaitaient récupérer leur mise. Ce n’était pas une première. L’escroc Charles Ponzi, qui a donné son nom à la pyramide, l’avait inventée dans les années 1930 pour s’enrichir sur le dos d’immigrants italiens crédules.

 Pas de remise en question

Comme son prédécesseur, Madoff a su profiter de la confiance dont il jouissait. N’avait-il pas réussi à faire du Nasdaq la première Bourse mondiale ? C’est dans la communauté juive à laquelle il appartenait qu’il a ferré ses premières victimes. Affichant de super-rendements, il a séduit les riches de la planète entière et des institutions financières.

Le film raconte comment il a fait de son fonds un placement dans lequel tout le monde voulait entrer. Jusqu’au 11 décembre 2008, crise des crédits immobiliers risqués oblige, quand les épargnants ont souhaité en nombre récupérer leurs avoirs. Tout s’est écroulé lorsque, incapable de rembourser, l’escroc a dû confesser sa fraude.

Ce film passe un peu à côté de l’enquête que l’on aimerait voir : comment les autorités boursières américaines et les banques ont-elles pu fermer les yeux sur cette supercherie ? Car des signaux d’alarme ont été tirés par des journalistes et des spécialistes dès la fin des années 1990. La justice américaine elle-même a estimé que le seul responsable de cette machination était Bernard Madoff. Ce coupable permet au système qui l’a fabriqué de continuer à fonctionner sans se remettre en question. Un autre Madoff est sans doute déjà en train d’agir.

joël morio

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents