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Erdogan ne sait plus à quel saint se vouer !

Publié par medisma sur 3 Janvier 2016, 18:04pm

Erdogan ne sait plus à quel saint se vouer !

I- "La Turquie a besoin d'Israël"

 

 

La Turquie a besoin d'Israël, a déclaré samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays oeuvre à normaliser ses relations avec Tel-Aviv, fortement mises à mal depuis 2010.

Membre de l'Otan, la Turquie a longtemps été perçue comme le principal allié régional de l'Etat juif, avant qu'un assaut meurtrier des forces spéciales israéliennes contre une flottille turque à destination de Gaza en 2010 ne brouille durablement les deux pays.

"Israël a besoin d'un pays comme la Turquie dans la région", a déclaré le président turc dont les propos ont été publiés dans les principaux journaux turcs samedi. "Nous devons également accepter (le fait) que nous avons besoin d'Israël. C'est une réalité dans la région", a déclaré M. Erdogan.
"Si des mesures mutuelles sont appliquées sincèrement, alors la normalisation (des relations) suivra", a ajouté le chef de l'Etat turc.
Confrontée à plusieurs querelles de voisinage et désireuse de réduire sa dépendance gazière envers la Russie, la Turquie oeuvre à améliorer ses relations avec Israël. Des responsables israéliens ont annoncé à la mi-décembre qu'Israël et la Turquie étaient parvenus à une série d'"ententes" pour normaliser leurs relations après des négociations secrètes en Suisse.
Plus mesuré, un responsable turc avait indiqué de son côté que des "progrès" avaient été effectués en direction d'un "cadre" d'accord, insistant toutefois sur le fait qu'aucun accord n'avait encore été signé.
Des discussions parrainées par le président américain Barack Obama avaient conduit en 2013 à des excuses du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à l'actuel chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, sans aboutir à une réconciliation.
Selon des responsables israéliens, la Turquie et Israël se sont entendus sur une compensation des victimes du raid israélien en 2010, le retour des ambassadeurs dans les deux capitales, l'abandon des poursuites judiciaires engagées par la Turquie contre Israël et l'interdiction d'entrée sur le territoire turc de Salah al-Arouri, haut cadre du Hamas. Ankara n'a jamais confirmé sa présence en Turquie.
Evoquant de possibles progrès sur le blocus, M. Erdogan a déclaré qu'Israël avait suggéré qu'il autoriserait le passage des biens et de matériel de construction pour Gaza s'ils venaient de Turquie.
"Nous devons voir un texte écrit pour garantir que l'accord sera bien respecté", a ajouté M. Erdogan.
Ce virage sémantique intervient alors qu'Ankara est confronté à la brusque dégradation de ses relations avec Moscou après le crash d'un bombardier russe abattu par des chasseurs turcs à la frontière syrienne le mois dernier.
M. Erdogan s'est entretenu en décembre avec le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, mais la teneur de leur conversation n'a pas été dévoilée.

 

II- Erdogan cite l'Allemagne d'Hitler pour vanter une présidence forte

 

 

 

Le président islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, a évoqué l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pour défendre le système présidentiel fort qu'il veut instaurer en Turquie, rapporte vendredi la presse turque.

"Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Vous en verrez l'exemple dans l'Allemagne d'Hitler", a-t-il dit aux journalistes jeudi soir de retour d'une visite de travail en Arabie Saoudite, cité par les journaux.

Erdogan veut modifier la Constitution
M. Erdogan qui dirige la Turquie depuis 2002, d'abord comme Premier ministre puis président depuis 2014, veut modifier la Constitution afin que le rôle du président passe d'une fonction symbolique à celle d'un dirigeant aux pouvoirs étendus, comme aux Etats-Unis, en Russie ou en France.
M. Erdogan a indiqué qu'il entendait mobiliser dans le courant de la nouvelle année la société turque pour un débat afin de parvenir à un "consensus social" sur ses ambitions présidentielles.
Le projet d'un passage à un système présidentiel défendu par l'homme fort de Turquie est revenu au premier plan après la nette victoire (49,5% des voix, 317 députés) de son parti de la justice et du développement (AKP) aux élections du 1er novembre dernier. 


Besoin du soutien de l'opposition
Mais l'AKP n'a pas obtenu la majorité qualifiée (367 députés) pour pouvoir modifier la Constitution seul et doit rechercher le soutien de l'opposition, opposée en bloc à une présidentialisation du régime sous Erdogan qu'elle accuse de dérive autoritaire.
Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a, à cette fin, lancé mercredi un premier dialogue avec le chef du principal parti d'opposition CHP (Parti républicain du peuple, CHP), Kemal Kiliçdaroglu, pour relancer les efforts en vue d'une nouvelle Constitution plus libérale qui remplacerait l'actuelle héritée du coup d'Etat des militaires, en 1980.

 

III- Un mineur incarcéré après avoir "insulté" Erdogan sur Facebook

 

 

Un mineur de 17 ans a été inculpé et écroué par un tribunal du nord-ouest de la Turquie pour "insulte" au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, un délit passible d'une peine de prison, a rapporté lundi l'agence de presse Anatolie.

 

Agissant sur la foi d'une dénonciation, le jeune homme, un ouvrier du bâtiment présenté par ses seules initiales, F.E, a été arrêté à son domicile de Corlu et présenté devant un tribunal de cette même ville située dans la province de Tekirdag qui l'a formellement inculpé, précise l'agence.
Le suspect est accusé d'avoir "insulté" l'homme fort du pays sur sa page Facebook et sera poursuivi dans le cadre de l'article 299 du code pénal turc qui punit toute personne qui "porte atteinte à l'image" du chef de l'Etat d'une peine maximale de quatre ans d'emprisonnement.


Dérive autoritaire
Depuis son élection à la présidence en août 2014, M. Erdogan, dont les détracteurs dénoncent régulièrement la dérive autoritaire, a multiplié les poursuites sur la base de cette disposition, visant aussi bien artistes et journalistes que simples particuliers.
Plusieurs mineurs ont été poursuivis jusqu'à présent dans le cadre de cette loi controversée.

 

Source :  7sur7.be / Belga / AFP

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