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« Panama papers » : les 979 sociétés offshore créées par la Société générale via Mossack Fonseca

Publié par medisma sur 9 Avril 2016, 22:15pm

« Panama papers » : les 979 sociétés offshore créées par la Société générale via Mossack Fonseca

Malgré ses engagements à ne plus travailler avec les paradis fiscaux opaques, le groupe français est dans le « top 5 » des banques utilisant les services de la firme panaméenne. BERTRAND LANGLOIS / AFP

La Société générale, l’une des grandes banques françaises, est l’un des principaux clients de Mossack Fonseca, comme le révèlent les « Panama papers » et l’enquête du Monde. L’analyse des données de la firme panaméenne place la Société générale dans le « top 5 » des banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par son entremise, depuis la création de Mossack Fonseca en 1977 jusqu’en 2015.

Le ministre des finances « Michel Sapin recevra dans les heures qui viennent les dirigeants de la Société générale pour avoir des explications avec eux, a réagi le secrétaire d’Etat chargé du budget Christian Eckert mardi après-midi sur LCPSes dirigeants vont être passés, si j’ose dire, à la question par le ministre des finances. »

Ce n’est pas au siège parisien de la banque que s’organise ce business offshore, mais dans ses filiales en Suisse, au Luxembourg et aux Bahamas, loin des projecteurs et à distance du superviseur bancaire français. Des territoires où jusqu’à présent, le secret bancaire a prévalu. Au total, la Société générale compte à son actif 979 sociétés offshore, immatriculées par Mossack Fonseca, derrière la britannique HSBC (2 300 sociétés), les suisses UBS (1 100 sociétés) et Crédit Suisse (1 105 sociétés), toutes trois poursuivies dans des scandales de fraude fiscale.

Pourtant, depuis la  crise financière  de 2008, les banques défendent leur recentrage sur le financement de l’économie réelle et la fin des activités opaques et risquées. Elles sont censées avoir quitté les paradis fiscaux opaques et non coopératifs dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et n’y mener aucune activité commerciale. En outre, l’état-major de la banque avait pourtant affirmé vouloir cesser  toutes ses activités avec le Panama dès 2010, en annonçant la fermeture de sa filiale locale...

 

Par   Anne Michel 
Journaliste au Monde

LE MONDE | 05.04.2016

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