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Turquie : Une mise au pas mais pas de coup d'Etat !

Publié par medisma sur 20 Juillet 2016, 17:44pm

Turquie : Une mise au pas mais pas de coup d'Etat !

Le coup d’État est un faux, en voici les preuves

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Le 15 juillet 2016, à 21h30 locales en Turquie, des chars appartenant à l’armée turque ont occupé le pont stratégique du Bosphore à Istanbul. Le siège de la chaîne publique turque TRT a été investi et les chars ont pris le contrôle de l’aéroport d’Ankara. Les premières informations en provenance de la Turquie montraient qu’il s’agissait d’un véritable coup d’État. Mais les images et les heures qui ont suivi ont démontré le contraire. De nombreuses anomalies ont commencé à apparaître, contribuant à la thèse d'un faux coup d’État, d’une pièce de théâtre orchestrée par le tyran ottoman, Erdogan, et ses services de renseignements. Voici les anomalies qui soutiennent cette thèse.

1) Les réseaux sociaux bloqués, à l'exception du compte du premier ministre

Les médias ont déclaré que les putschistes —virtuels- avaient bloqué l’accès aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. Étonnamment, dès 22 heures – c’est-à-dire 30 minutes après le déclenchement du coup d’État –, le premier ministre  turc, Binali Yildirim, a commencé à envoyer des messages sur son compte Twitter, déclarant qu’un coup d’État était en cours. D'autres messages ont été publiés sans cesse durant les six heures de ce « coup d’État » fictif. Le premier ministre faisait ainsi des déclarations à la place des « putschistes » qui auraient normalement dû prendre la parole dans un moment si critique.

Recep Tayyip Erdogan interrogé par un journaliste de CNN Turk via un téléphone portable

© REUTERS/ CNN TÜRK

 

Erdogan appelle à descendre dans les rues pour résister à la tentative de coup d'Etat

2) Aucun membre important du régime turc n'a été capturé par les militaires

Le principe du coup d’État implique l'arrestation par les militaires putschistes des dirigeants du régime en place. Il est plausible que le dictateur turc Recep Tayyip Erdogan, placé sous haute sécurité dans un hôtel situé à Marmaris, ait pu échapper à l'arrestation, même si tous les médias connaissaient bien sa position. Par contre, comment est-il possible que le premier ministre, le ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur et surtout le chef des services de renseignements, Hakan Fidan, n'aient pas été capturés? Aucune personnalité importante du régime n’a été touchée pendant les six heures de ce coup d’État fictif. Pourtant, la Turquie et son armée ont une bonne expérience des coups d’État. Comment une étape si cruciale aurait-elle pu être si naïvement manquée?

3) Le retrait soudain et inexplicable des forces armées turques du siège de la télévision publique ainsi que du pont du Bosphore

Dans ce contexte, la nouvelle est subitement tombée du retrait des militaires turcs du bâtiment de la télévision publique, reculant devant les forces de police locales, sans même que les forces spéciales du ministère de l’Intérieur n'aient été déployées. Le même scénario s’est déroulé pour les chars déployés sur le pont du Bosphore. Cela nous amène à la scène la plus comique de ce faux coup d’État.

Des gens grimpent sur un véhicule blindé à Ankara lors de la tentative de coup d'Etat

 

4) Place Taksim: la dernière scène de théâtre

Alors que les chars participant au prétendu coup d’État s'étaient positionnés au centre de la place Taksim, à Istanbul, un événement inattendu est survenu: des voitures de police ont encerclé les chars et les soldats, supposés être des putschistes exécutant des ordres dans une opération qui relève de la vie ou de la mort. La logique voudrait que ces chars réagissent brutalement en écrasant ces voitures de police ainsi que leurs occupants. Mais contrairement à toute attente, les militaires se sont rendus comme des prisonniers de guerre, sans opposer aucune résistance, et se sont laissés menotter comme des délinquants de droit commun. Comment des militaires en train de mener un coup d’État auraient-ils pu si facilement céder devant de simples forces de police?

5) Une révélation comique sur les moyens de communication entre les généraux de ce prétendu coup d’État

Selon les sources sécuritaires pro-Erdogan, les généraux qui auraient conduit le coup d’État avaient créé un groupe sur l’application WhatsApp afin de communiquer entre eux pendant les opérations. Lors d’une opération si critique, la plupart des personnes et à plus forte raison des militaires recourraient à des moyens de communication beaucoup plus discrets, voire impossibles à décrypter et certainement pas à une application utilisée par le citoyen lambda.

Akın Öztürk,ex-commandant de l'Armée de l'air turque

6) L’avion présidentiel survolait librement l’espace aérien turc sans craindre d’être abattu

Un événement extraordinaire concerne l’avion présidentiel turc, alors qu'il transportait le tyran lui-même. L’appareil survolait librement l’espace aérien de la Turquie, sans craindre d’être abattu soit par des avions de chasse, soit par les défenses aériennes de l’armée turque. Un autre élément extraordinaire est l’affaire de l’hélicoptère des putschistes qui aurait tiré sur des civils pro-Erdogan, avant que l’armée de l’air turque ne l'abatte. Sa carcasse n'a pas été retrouvée… Pourquoi les médias ne le montrent-ils pas pour prouver l'incident? Et s'il avait été abattu au-dessus d’Istanbul, comme l’allègue le communiqué de presse de l’entourage du tyran turc, comment l’appareil aurait-il pu tomber sur la ville sans tuer des civils?

Remarque : Pour conclure le commentaire sur cette mascarade, une remarque doit être faite concernant les militaires turcs qui ont participé aux événements, sacrifiés sur l’autel du pouvoir d’Erdogan. Les soldats qui ont participé à ce déploiement de force à Istanbul et Ankara sont apparus extrêmement passifs face aux agressions venant des partisans d’Erdogan. Tous ont assuré qu’ils avaient reçu l’ordre de sortir de leurs casernes dans le cadre d’un exercice ou de manœuvres de déploiement rapide pour protéger les sites stratégiques des villes d’Istanbul et d'Ankara. Ils ont déclaré ne s'être rendu compte de ce qui se passait que lorsqu’ils ont été victimes d'insultes ou d'agressions de la part des voyous pro-Erdogan. Ce qui explique qu'ils n'ont que rarement résisté. Cette réponse est la seule convenable et logique. En effet, le nombre des effectifs et des véhicules participant à cette pièce de théâtre était très faible par rapport aux moyens normalement requis dans l'opération gigantesque que représente un véritable « coup d’État ». Par exemple, sur le pont du Bosphore, seuls étaient stationnés deux chars et trois camions de transport… qui, placés au centre, n'en contrôlaient même pas les accès. Aux environs de l’aéroport d’Ankara, un char se trouvait isolé. Lorsque les voyous ont grimpé sur le char, son conducteur est sorti terrifié, demandant aux gens ce qui se passait, avant d'être roué de coups sans merci. C'est finalement l'arrestation de plus de 10.000 militaires, de plus de 8.000 policiers et de plus de 2.000 juges qui explique beaucoup de choses… Dernière conclusion: l’armée turque, après cette humiliation par ses dirigeants sur son territoire, ne pourra jamais reconquérir sa puissance. Erdogan n’a pas seulement déshabillé ses généraux et ses soldats, en les faisant défiler en sous-vêtements dans les rues d’Istanbul et d'Ankara, mais il a aussi déshabillé son régime et son pays, la Turquie, qui se trouve maintenant en voie de disparition comme État moderne, comme je l’avais déjà prédit dans mon dernier article sur ce pays sinistré*.

 

Par Cherif Amir

Source : fr.sputniknews.com

 

 

Turquie : coup d’État ou mise au pas ?


Erdogan est-il derrière la tentative de coup d’État en Turquie ?

Dans la nuit de vendredi à samedi avait eu lieu une tentative de coup d’État en Turquie.

Mais des questions se posent. Erdogan pourrait-il être derrière une tentative de coup destinée à échouer afin de renforcer son pouvoir ?

Les putschistes n’ont jamais déclaré de chef alternatif à Erdogan au cours de leur tentative, ce qui est déjà pour le moins étrange quand on veut renverser le pouvoir en place. Concrètement, du fait même de la structure très hiérarchisée de l’armée, seul un nombre réduit de personnes auraient besoin de savoir. D’autre croiraient à une tentative authentique. On sait aussi que nombre des soldats de base ayant participé aux opérations croyaient participer à un exercice.

Un coup d’État très mal exécuté

D’emblée, plusieurs questions se posaient : pourquoi les putschistes n’avaient-ils pas commencé par capturer immédiatement Erdogan ? Pourquoi n’avaient-ils pas capturé les médias les plus en vue, mais seulement d’autres ? Pourquoi, alors qu’ils disposaient d’avions de chasse, n’ont-ils pas abattu l’avion qui a transporté Erdogan à Istanbul ? Pourquoi bombarder le parlement et tirer sur des civils ? C’est pour cela qu’avant même que les combats ne se finissent, Andrew Anglin du Daily Stormer s’interrogeait déjà de cette possibilité (en).

Le journaliste turc renommé Cengiz Candar s’est aussi interrogé dans un article pour Al-Monitor :

Alors que le coup d’État turc était en cour, le New York Times me demandait si j’étais surpris, s’attendant à ce que ma réponse soit « bien sûr que je le suis ».

Je voulais répondre carrément « non » et rappeler à la correspondante du New York Times Sabrina Tavernise que seulement deux semaines plus tôt, lors de notre longue conversation à Istanbul, je lui avais parlé de « l’accord faustien que le président [Recep Tayyip] Erdogan a fait avec l’armée, qui en conséquence, à mon avis, ouvrait la route à un coup d’État ou à une tentative de coup en Turquie lors des deux années à venir ».

Mais je lui ai concédé : « Oui, je suis surpris. Je ne m’attendais pas à ce que cela arrive en deux semaines. »

Le plus surprenant pour moi est l’amateurisme de la tentative de coup de la nuit du 15 juillet. En tant qu’observateur vétéran de coups d’État militaire et de tentatives de coup en Turquie, je n’ai jamais rien vu avec cette ampleur de manque de soin inexplicable.

Le premier coup a eu lieu le 27 mai 1960 ; le plus féroce eut lieu le 12 septembre 1980. Une autre intervention militaire a eu lieu le 12 mars 1971 – j’étais l’une de ses victimes. […] [J’ai assisté] aux deux tentatives de coups avortés en février 1962 et mai 1963 qui ont mené à des échanges de tirs dans mon quartier à Ankara, alors que notre maison surplombait les installations de l’Académie de guerre, dont les cadets avaient participé à ces tentatives ratées. Aucune de ces occasions n’a semblé si non professionnellement exécutée et vraiment bizarre que celle-ci.

Chacun observant cette dernière tentative ne pouvait pas s’empêcher de se demander « Qu »est-ce que cela ? Qui est derrière cela ? Que font-ils ? Pourquoi ? »

Dans aucun précédent coup d’État ou tentative de coup d’État dans l’histoire de la Turquie le parlement n’avait été bombardé par des hélicoptères et avions de combat de l’armée.

Pourquoi la tentative de coup a-t-elle débuté avec le blocage dans un sens du pont sur le Bosphore d’Istanbul ? Pourquoi le passage du côté asiatique vers l’Europe a-t-il été bloqué alors que le passage de l’Europe vers l’Asie a été autorisé ?

Pourquoi les putschistes – sachant que Erdogan n’était ni à Ankara ni à Istanbul mais passant ses vacances dans la ville balnéaire méditerranéenne de Marmaris – n’ont pas bougé pour le capturer ? Ils l’ont laiser voyager de Marmaris à l’aéroport voisin de Dalaman puis ensuite voler à Istanbul dans un vol qui a pris plus d’une heure.

Une heure et 37 minutes, précisément.

Vol du président Erdogan

 

Pourquoi les putschistes n’ont-ils pas capturé les principales chaînes télévisées et ont à la place perdu un temps précieux à prendre le contrôle de la chaîne de télévision d’État la moins regardée, TRT, permettant à leurs cibles de se regrouper et d’utiliser des chaînes plus populaires et les réseaux sociaux avec efficacité pour contester la tentative de coup d’État ?

Le premier ministre Binali Yildirim a parlé en premier sur la chaîne NTV, déclarant que ce n’était pas un coup d’État mais une rébellion perpétrée par une petite faction dans l’armée. Erdogan a ensuite parlé sur CNN-Türk via FaceTime et a appelé ses soutiens à descendre dans les rues.

Cette tentative de coup apparemment sans chef et désorientée s’est effondrée après quelques heures, laissant 265 morts, 1440 blessés, et au moins 2839 militaires en détention.

La tentative ratée a laissé plus de questions plutôt que des réponses plausibles à qui l’a perpétré et pourquoi elle a été réalisée avec si peu de soin et si mal.

Bien que la tentative de coup ait échoué, les dégâts infligés sont graves. Tout d’abord, la réputation de la Turquie comme bastion de stabilité dans une région volatile, où les prises de contrôle militaires sont une relique du passé, est finie. L’image du pays est ternie, et personne ne peut garantir l’impossibilité d’un coup d’État ou d’une tentative de coup dans le futur.

Erdogan et Yildirim ont pointé sans hésitation vers Fethullah Gülen, un clerc et ancien allié qui a vécu les 18 dernières années dans un exil auto-imposé en Pennsylvanie. Les dirigeants turcs ont impliqué qu’ils chercheraient son extradition de Washington.

J’ai lu un tweet d’Andrew Beatty, correspondant de l’AFP à la Maison Blanche, selon lequel Kerry offrait l’assistance des États-Unis pour enquêter sur le coup d’État et pressait Erdogan de présenter des preuves contre Gülen.

C’est une tâche difficile en effet. Ce n’est pas très convaincant que des positions clés dans l’armée de la Turquie – la seconde force de l’OTAN derrière les États-Unis en terme d’effectifs – soient contrôlées par une faction islamique.

Plus de 40 généraux sont parmis les 3000 putschistes arrêtés [ndt : on a désormais dépassé les 100 généraux et amiraux]. L’un d’entre eux est le général quatre-étoiles qui commande la seconde armée responsables des régions proches de la Syrie et de l’Irak. Des douzaines de généraux de brigade et de major-généraux commandant principalement des forces de combat terrestres, des unités de gendarmerie combattant les insurgés kurdes, et des unités de combats de la marine et de l’aviation peuvent difficilement être classés comme Gülenistes.

Gülen a d’ailleurs déclaré qu’Erdogan était derrière la tentative de coup, qui serait fausse, mais il est partie prenante.

Un autre général à quatre étoiles – un commandant de la troisième armée – a aussi été arrêté hier. Le commandant de la première armée, qui est aussi chargé de la défense d’Istanbulet a déclaré son allégence au gouvernement lors de la nuit du coup d’État, demandant à Erdogan de venir à Istanbul où sa sécurité serait assurée, jouant un rôle décisif dans l’effondrement de la tentative.

Vingt-quatre heures ne s’étaient pas passées après l’effondrement de la tentative de coup quand 140 juges de la cour des Appels et 48 juges du Conseil d’État, deux des plus hautes institutions judiciaires, furent emmenés en détention. 2745 autres juges furent purgés sommairement de l’appareil judicaire. Un membre de la Cour Constitutionnelle, la plus haute institution judiciaire, a été arrêté et inculpé pour association avec les putschistes.

La rapidité et l’ampleur de l’action de la branche exécutive était remarquable. Elle a donné l’impression qu’Erdogan et son gouvernement étaient préparés à une tentative de coup et avaient de larges informations sur qui dans l’appareil d’État y serait associé.

En regardant les 2839 militaires arrêtés, dont de nombreux généraux qui ont commandé des unités de combat d’une armée de lOTAN, il est assez bizarre qu’aucune agence de renseignement, du renseignement militaire à l’organisation nationale du renseignement, au Directoire Général de la Sécurité et au Commandement des Forces Spéciales n’avait d’indice qu’un coup était préparé avec une telle ampleur.

De telles questions attendant des réponses convaincantes ont naturellement suscité des théories de la conspiration. L’une d’entre elles particulièrement intéressante est celle-ci : « Faire un coup d’État est assez simple. Tout d’abord, vous vous emparez du chef, puis des médias, puis vous exposez le chef humilié dans les médias. Au lieu de cela, ils ont décidé de faire ce coup d’Etat alors qu’Erdogan était en vacances… Les putschistes ont demandé aux gens de rentrer chez eux, alors qu’Erdogan demandait aux gens de sortir dans les rues. Ceux qui étaient favorables au coup d’Etat sont donc restés chez eux, alors que les soutiens d’Erdogan étaient dans les rues. Les putschistes auraient aussi tiré sur des civils, ce qui est quelque chose que vous voulez vraiment éviter. Cela pousse même les gens inclinés à le soutenir à se retourner contre lui. En bref, tout cela n’aurait pas pu être mieux arrangé pour Erdogan lui-même, qui ressemble désormais à un héros du peuple. Ainsi, il me semble que la possibilité la plus probable est qu’Erdogan – supposément avec la bénediction des forces occidentales – a travaillé avec certains de ses partisans dans l’armée pour arranger un faux coup. »

Cette théorie citée est celle du Daily Stormer. Ironiquement, Courrier International a présenté la première moitié comme émanant directement d’Al Monitor.

Cela semble outrageant à quiconque est adns l’esprit de célébrer la victoire de la démocratie contre un coup militaire, la victoire du peuple contre une « poignée de traîtres », de suggérer que la tentative de coup d’État truque serait en fait un faux coup arrangé.

Aussi longtemps que resteront plus de questions que de réponses convaincantes et jusqu’à ce que la poussière retombe, une abondance de telles théories de la conspiration ne devrait pas être surprenante.

Notons si que si le terme « théorie de la conspiration » a une connotation extrêmement négative, on sait aussi très bien que les conspirations existent. En fait, le coup d’État était forcément une conspiration. La seule question est de savoir si c’était une faction de l’armée, Gülen, ou bien Erdogan qui était derrière…

Les purges étaient planifiées

Dans les heures qui suivaient la tentative de coup d’État, on apprenait que des centaines de militaires avaient été arrêtés, près de 3000 samedi soir. Soit, on peut concevoir qu’ils se soient mouillés dans la tentative.

Mais on apprenait aussi samedi soir que plus de 2700 juges avaient été arrêtés. Comme l’a estimé même le commissaire européen chargé de superviser la demande d’adhésion de la Turquie (en), cela suggère une liste préparée à l’avance.

Et les purges se sont poursuivies au sein de la police :

Le pouvoir turc a encore intensifié lundi les purges après le putsch manqué contre le président Erdogan, limogeant des milliers de policiers, mais il a aussi promis de respecter le droit pour rassurer des partenaires étrangers inquiets d’une dérive répressive.

Un total de 7.543 militaires et magistrats placés en garde à vue, près de 9.000 policiers, gendarmes et fonctionnaires démis : l’ampleur du coup de balai est impressionnant. Le président turc avait donné le ton en promettant d’éliminer le « virus » factieux.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a dénombré 6.038 militaires, 755 magistrats et 100 policiers parmi les suspects en garde à vue. La liste inclut 103 généraux et amiraux, dont deux meneurs présumés du putsch.
[…]
A l’issue d’un conseil des ministres à Ankara, M. Yildirim n’a laissé planer aucune ambiguïté. Les putschistes devront « rendre des comptes pour chaque goutte de sang versée », a-t-il lancé, révisant à la hausse le bilan humain de la tentative de coup d’Etat, qui a fait au moins 308 morts dont 100 mutins.

Mais la purge se fera « dans le cadre du droit », a-t-il soutenu, en réponse à l’Union européenne et aux États-Unis, qui ont uni leurs voix lundi à Bruxelles pour sommer le régime turc de ne pas tomber dans l’arbitraire.

Cette déclaration ne vaut rien, les purges qui ont déjà eu lieu sont déjà arbitraires.

Conclusion

Bien sûr, en l’état, il n’est pas possible de conclure de manière définitive ou avec une certitude absolue.

L’hypothèse de militaires réagissant dans l’urgence par crainte qu’Erdogan ne se débarrasse d’eux bientôt n’est pas totalement inepte.

L’hypothèse d’un Erdogan au courant de la tentative à l’avance mais la laissant faire peut s’envisager, mais le risque que cela dérape la rend assez peu crédible.
Néanmoins, alors que l’on sait que deux avions de chasses « rebelles » ont eu l’appareil d’Erdogan en vue (en), on se demande pourquoi un vrai coup mené par des gens jouant à tout ou rien l’aurait laissé voler…

 

Source : blancheurope.com/

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