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Une France endeuillée... Un gouvernement fantaisiste voire imposteur

Publié par medisma sur 22 Juillet 2016, 20:55pm

France : Un gouvernement fantaisiste  «cherchant la destruction  de preuves sous prétexte  de fuite d’images.» Ahurissant !

I- Attentat de Nice : quand la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

 

 

INFO LE FIGARO Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

 

 

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

«Cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images.»

Le parquet de Paris.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants. La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

 

Par Eugénie Bastié et Paule Gonzales pour Le Figaro

La source originale de cet article est Le Figaro

Copyright © Eugénie Bastié et Paule GonzalesLe Figaro, 2016

Mondialisation.ca, 22 juillet 2016

Le Figaro

 

 

II- Pourquoi Nice refuse la destruction des images de l’attentat

Au motif d’en éviter la diffusion non contrôlée, la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire demande à la ville de Nice de détruire toutes les images de l’attentat ! La municipalité s’y oppose et va demander la mise sous séquestre des images en question. Pourquoi un tel imbroglio?

La sous-direction antiterroriste de la Police judiciaire demande à la ville de Nice de détruire toutes les images de l'attentat! Dans une réquisition judiciaire urgente, émise le 20 juillet, elle "prie" le responsable du Centre de Supervision Urbain (CSU) de Nice de bien vouloir procéder à la destruction des enregistrements de toutes les caméras de vidéosurveillance braquées — ou pouvant l'être — sur la promenade des Anglais entre le 14 Juillet 22 h 30 et le 15 juillet 18 h, ainsi que de toutes celles qui auraient pu filmer la scène de crime. Le document liste alors les caméras concernées et leur localisation.

En somme, le document requiert l'effacement pur et simple des enregistrements effectués sur la scène de crime et de toutes leurs copies, pour faire bonne mesure. Une demande qui n'a pas été du goût de la mairie, qui n'a pas tardé à faire part de son opposition. En réponse, Philippe Blanchetier, l'avocat de la municipalité a précisé dans Nice-Matin que la ville allait demander au procureur de la République la mise sous séquestre des images — je cite "afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l'enquête antiterroriste en cours".

Pour l'avocat, s'adresser au seul responsable du Centre de Supervision Urbain et prétexter l'article 53 pour requérir une destruction de preuves alors que ce même article est supposé assurer leur conservation sont autant de problèmes — de fonds comme de forme — qui doivent être soulignés:

 

"Il y a une difficulté dans cette affaire, c'est que s'il y a une enquête antiterroriste en cours pour identification de l'auteur de l'attentat, de ses éventuels complices et des moyens humains et matériels dont il a pu disposer pour commettre cet acte épouvantable, un certain nombre de victimes ou de familles des victimes — directement ou par le biais d'associations — on fait connaitre leur désir leur souhait et leur intention, d'engager des procédures pénales ou civiles contre l'État et contre éventuellement la collectivité c'est-à-dire la ville de Nice. Et la ville de Nice qui n'entend pas se soustraire à la vérité, entend que tous les moyens puissent être préservés pour que ces victimes puissent exercer tous les recours qu'elles jugeraient utiles."

Afin de justifier cette demande d'effacer les enregistrements de pas moins de 140 caméras qui auraient pu filmer la scène de crime, le parquet de Paris évoque la volonté de vouloir éviter leur "diffusion non contrôlée". En clair, il souhaite éviter un risque de fuite des images et leur utilisation "malveillante", notamment par des sites djihadistes à des fins de propagande. Le tout étant motivé par le souci de préserver la dignité des victimes, précise-t-on à la Police judiciaire. Des arguments loin de convaincre l'avocat parisien:

"Il est avancé une thèse qui est fantaisiste: la fuite de ces images, il faut préciser que les seules personnes qui ont accès à ces images, ce sont les services de police et le personnel du Centre de Surveillance Urbain — qui est trié sur le volet — donc il n'y aucun risque de fuite. En tout cas certainement pas comme je l'ai lu ici où là dans la presse: un risque de fuite sur des réseaux djihadistes à des fins de propagande, donc c'est une mauvaise explication."

Une demande des autorités qui peut paraître d'autant plus étonnante que cette même sous-direction de l'antiterrorisme a fait parvenir des serveurs au Centre de Supervision Urbain pour leur permettre de sauvegarder les quelque 30.000 heures d'enregistrement vidéo de la nuit de l'attentat.

"On a deux enquêtes qui sont parfaitement différentes: la sous-direction antiterroriste est là pour identifier l'auteur de l'attentat et ses éventuels complices. C'est une procédure qui est totalement distincte des procédures que pourraient engager les victimes en responsabilités contre l'État et la collectivité, c'est un procès en responsabilité, ce n'est pas un procès sur l'identification de l'auteur et de ses éventuels complices dans ces actes épouvantables."

Rappelons que sur la base de ces vidéos, depuis le 15 juillet, des élus de la ville de Nice accusent l'État de ne pas avoir assumé pleinement ses responsabilités, donnant naissance à plusieurs polémiques sur les moyens engagés pour sécuriser les festivités du 14 juillet. De plus, les victimes de l'attentat qui ont l'intention de porter plainte contre l'État pourraient utiliser ces enregistrements comme éléments de preuve. Ce sont ces éléments, qui au nom de la préservation de la dignité de ces victimes, sont menacés de disparition. 

 

Par  Maxime Perrotin

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