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Les obscénités présidentielles de Sarkozy racontées par Patrick Buisson

Publié par medisma sur 30 Septembre 2016, 21:29pm

BRÛLOT

Les obscénités présidentielles de Sarkozy racontées par Patrick Buisson

Patrick Buisson flingue Nicolas Sarkozy dans son livre. - SIPA/montage Marianne

Depuis longtemps, on savait Nicolas Sarkozy sujet à de fâcheux mouvements de girouette dans ses prises de position publiques. Dans un livre à paraître ce jeudi 29 septembre, son ex-conseiller Patrick Buisson, congédié en 2014 pour cause d’enregistrements intempestifs, décrit rageusement le pendant privé de cette stratégie de l’affichage permanent. L’Express publie ce mardi des extraits de La Cause du peuple(Perrin), cet ouvrage de 464 pages où l’on découvre un Sarkozy obsédé par son image personnelle.

Patrick Buisson décrit ainsi un président de la République s’enquérant avec insistance des effets dans l’opinion de son escapade à Louxor avec sa nouvelle compagne Carla Bruni, en décembre 2007. « En pleine lune de miel, il sembla frappé d'une incontinence du moi plus grave qu'à l'ordinaire », flingue l’ex-éminence grise. Buisson raconte cet appel inquiet de Nicolas Sarkozy à l’époque : « Y a-t-il des photos ? »Carla Bruni insiste : « Elles sont comment, les photos ? » Et deux jours plus tard, le chef de l’Etat interroge encore son conseiller : « Crois-tu que notre histoire à Carla et à moi aura un impact favorable sur le moral des Français ? »

Gérard Larcher, "trop laid" pour être ministre

En composant ses gouvernements aussi, Nicolas Sarkozy se préoccupait essentiellement, selon son ex-éminence grise, de l’image renvoyée par ses ministres. Le 21 juin 2007, le chef de l’Etat travaille sur le remaniement post-législatives. Et il aurait eu cette phrase rapportée par Patrick Buisson :

« Je sais bien que je suis le Tom Cruise du pauvre, mais enfin Gérard Larcher ministre, ce n'est pas possible : il est trop laid ! Tandis qu'avec Rachida [Dati] et Rama [Yade], on va leur en mettre plein la vue. »

Déjà, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy se laissait aller à cette tentation de la mise en scène. Dans son livre, son ancien conseiller assure qu’il a sciemment laissé déborder une manifestation aux Invalides le 26 mars 2006, en pleine guerre du CPE. Voici ce qu’il racontait en petit comité, selon les propos rapportés par Buisson :

« Nous avions pris la décision de laisser les bandes de blacks et de beurs agresser les jeunes Blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de 'Paris Match' de la probabilité de sérieux incidents. Nous avons tremblé à l'idée qu'il puisse y avoir un blessé grave. Mais, au fond, ça valait la peine d'endurer pendant une demi-journée les sarcasmes des médias. »

Commentaire de Patrick Buisson : « L'émotion fut en effet à son comble, après la publication dans la presse de photos dont l'opinion ne retiendrait qu'une chose : des hordes sauvages étaient entrées dans Paris. » Ce qui permettait à Nicolas Sarkozy d’apparaître ensuite comme l’homme de fer face à la crise, et de montrer « à quel point il maîtrisait la situation face à un Premier ministre englué dans un affrontement mortifère avec la jeunesse », référence à Dominique de Villepin, alors grand ennemi du futur président.

"Les valeurs du FN sont celles de tous les Français"

L’affichage plutôt que le contenu, c’est encore la façon dont Nicolas Sarkozy raisonnerait lorsqu’il s’agit du Front national. Car à l’entendre dans ce livre, ce qui cloche avec le parti lepéniste, ce n’est pas le fond mais simplement la forme. Patrick Buisson affirme ainsi l’avoir entendu dire dans une réunion en décembre 2005 : « Les valeurs du Front national sont celles de tous les Français ; c'est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les Français n'aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule. » Rebelote entre les deux tours de la présidentielle de 2012, lorsque François Fillon pointe« l’incompatibilité des valeurs » entre le FN et l’UMP. Enervement de Sarkozy en petit comité : « Qu’est-ce qu’il raconte, Fillon ? Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le FN. »

La manif qui accuse Nicolas Sarkozy selon Patrick Buisson

23 mars 2006

Manifestation contre le CPE en 2006 - SIP

Sarkozy a-t-il laissé éclater une émeute lors du CPE ? Un CRS valide la version de Buisson

Après les accusations de Patrick Buisson quant à l’attitude de Nicolas Sarkozy durant les manifestations anti-CPE en 2006, un CRS syndiqué à la CGT donne ce mercredi sa version des faits. Elle fait écho aux dires de l’ancien conseiller sans toutefois apporter de preuve.
« Nous avons pris la décision de laisser les bandes blacks et beurs agresser les jeunes blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de Paris Match. L’émotion fût en effet à son comble, après la publication de photos dont l’opinion ne retiendrait qu’une chose : des hordes sauvages étaient entrées dans Paris. » Démentie par la rédaction de Paris Match, cette déclaration ravageuse de Patrick Buisson dans son dernier livre La cause du peuple ravive des souvenirs enfouis de certains CRS, dépêchés ce 23 mars 2006, par leur ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy dans un quartier en « état de siège» du fait d’une manifestation anti-CPE, le contrat première embauche.

L’un d’eux, chargé d’approvisionner en grenades ses collègues stationnés aux Invalides, affirme ce 28 septembre que cette compagnie déployée avec une bonne dizaine d’escadrons de gendarmes mobiles et d’unités CRS formait alors une ligne de front impressionnante, étirée de la rue Fabert à la rue Constantine. Et qu’il a vite compris qu’en face se passaient des choses bizarres, puisque des groupes de jeunes très mobiles et déterminés effectuaient des razzias suivies de lynchages et de vols d’effets de valeur sur les jeunes manifestants. Or selon son souvenir justement, les unités mobilisées progressent « trop lentement » :

« Des heures pour passer la rue Saint Dominique puis la rue de l’Université… En tant que responsable de l’armurerie, moi qui pensait ne pas chômer pour ravitailler en grenades mp7 mes collègues, je suis au chômage technique. Pas une grenade n’est lancée, pas une. Des consignes ont été données. »

S’agit-il seulement d’une retenue visant à éviter un drame comme celui de Malik Oussekine, cet étudiant décédé après avoir subi les violences de « voltigeurs » le 6 décembre 1986, qui avait eu des répercussions politiques ravageuses ? Le témoignage de ce CRS, syndiqué à la CGT Police, ne permet pas de l’exclure. Mais son syndicat ose lui faire feu de tout bois, en l’occurrence celui du très droitier Patrick Buisson, pour insinuer dans un communiqué que l’histoire s’est répétée dans la gestion des manifestations contre la loi Travail émaillée de violences de casseurs. Reste dans les deux cas, à apporter des preuves intangibles…

Marianne

 

Violences Urbaines du CPE [Lynchages de Blancs]

 

Vidéo enregistrée par Sky News (Royaume Uni) en Mars 2006 lors des manifestations anti-CPE à Paris, diffusée en direct à l'étranger, ces images n'ont jamais été diffusées en France.
On peut voir des groupuscules armés évoluer parmi les manifestants, ils prennent à parti des étudiants pour les lyncher puis les dépouiller.
Les individus de ces groupes sont armés de barres de fer, tournevis, couteaux, brise-glace, batons, etc... Ils sont tous d'origine africaine (principalement des noirs, et des maghrébins) ; leurs cibles parmi les manifestants sont uniquement des blancs.

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