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Pétrole : déficit record pour les pays du Golfe

Publié par medisma sur 22 Septembre 2016, 21:12pm

Pétrole : déficit record pour les pays du Golfe

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Le déficit budgétaire cumulé des six pétromonarchies du Golfe s'élève à 153 milliards de dollars en 2016.

C'est une conséquence mécanique de la chute des prix du pétrole qui assèche leurs recettes depuis maintenant plus de deux ans. Le déficit budgétaire cumulé des six pétromonarchies du Golfe atteint des records. Selon une étude publiée mardi au Koweït, ce déficit atteindra 153 milliards de dollars en 2016, après 119 milliards l'an dernier. À lui seul, le poids lourd de la région, l'Arabie saoudite, pèse plus de la moitié de ce déficit (55 %), soit 84 milliards de dollars.

Selon le cabinet Kamco Research, qui publie ces estimations, les recettes de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, des Émirats arabes unis, d'Oman, du Qatar et du Koweït, qui proviennent essentiellement des exportations de pétrole et de gaz, ont chuté, de 735 milliards de dollars en 2013, à 365 milliards en 2016. Même si certains États ont commencé à lancer des réformes, comme l'introduction de taxes, afin de créer de nouvelles recettes budgétaires, la plupart refusent de réduire leurs dépenses sociales. Résultat, la seule solution pour boucler leur budget est de creuser le déficit, ce que leurs réserves financières et leur faible endettement leur permettent sans péril.

Autre conséquence de la chute des prix du baril, soulignée mardi par l'Opep (organisation des pays exportateurs, qui comprend les six pays du Golfe), les investissements dans l'exploration et la production s'effondrent. La chute était de 26 % en 2015 et devrait atteindre encore 22 % cette année. À mesure que des gisements anciens s'épuisent, cette baisse de l'investissement pourrait faire basculer le marché, de la situation actuelle de surproduction vers une pénurie. Laquelle ferait remonter les prix. Les experts sont partagés sur le point de bascule, qui pourrait intervenir entre 2017 et 2020. Le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, qui intervenait dans une conférence à Rome, souhaite accélérer «le processus de rééquilibrage du marché». Plusieurs pays de l'Opep espèrent parvenir à un accord, le 27 septembre à Alger, avec la Russie, pour limiter la production et ainsi faire remonter les cours.

 

Par Fabrice Nodé-Langlois 

lefigaro.fr

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