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Etat sarkozien, Théâtre de cruauté

Publié par medisma sur 9 Octobre 2016, 20:56pm

 Etat sarkozien, Théâtre de cruauté  

"Je ne vous trahirai pas. Je ne mentirai pas. Je ne vous décevrai pas."

 C'était son slogan de vainqueur, au soir du 6 mai 2007. 

 

I- "Arrêtez de mépriser les Français" !

Quand Morin fustige le style "brutal" de Sarko

Dans son livre ‘Arrêtez de mépriser les Français ! (Flammarion)’, Hervé Morin n'est pas tendre avec Nicolas Sarkozy. Au point, parfois, de se demander comment il a pu rester trois ans son ministre de la Défense!

Pour lui, Nicolas Sarkozy "n'a jamais réussi à se glisser dans l'amidon de sa fonction."

"Au fil des ans, il a construit une représentation du pouvoir à son image : brutale, outrée, parfois indécente", écrit du chef de l'Etat celui qui fut son ministre de la Défense jusqu'en novembre dernier.

La politique d'ouverture du début du quinquennat "n'était qu'un alibi, en fait la salade qui décore le fond de l'assiette", de même que la diversité au gouvernement, ajoute-t-il. »

Il évoque au fil des pages "un président qui confond volontarisme et annonce permanente", adepte d'une "stratégie du derviche tourneur", qui "s'adresse à des catégories ou à des clientèles sans souci de cohérence globale".

Le bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy vient seulement de se résoudre à supprimer, est qualifié d' "énorme erreur politique (...),  un vrai échec et, pour la majorité, une machine à baffes".

Hervé Morin stigmatise des initiatives comme le débat sur la laïcité et l'islam et les visites symboliques du chef de l'Etat dans les hauts lieux de la chrétienté, dans lesquelles il voit une "agitation ultramontaine".

"Cette instrumentalisation de la religion pour tenter de reconquérir un électorat est insupportable et détestable", dit-il en indiquant que ses trois années passées au gouvernement lui ont "souvent donné le tournis, et l'impression d'un grand gâchis."

Pour Morin enfin, Sarkozy affaiblit l'institution judiciaire.

Il oppose le style du chef de l'Etat à celui de son Premier ministre François Fillon, dont "la pondération (...), le pesé de son expression rendent plus criant le manque de maîtrise de Nicolas Sarkozy."

"C'est pourquoi le rétablissement de la sobriété à la tête de l'Etat est un sujet clé pour restaurer la confiance entre le pouvoir et les Français". Pour Morin, Sarkozy affaiblit l'institution judiciaire

"Il n'a jamais réussi à se glisser dans l'amidon de sa fonction, et, au fil des ans, il a construit une représentation du pouvoir à son image. Brutale, outrée, parfois indécente."

"Les colères présidentielles homériques s'abattant sur les collaborateurs tétanisés, traités comme des petits garçons, sont gravées dans les mémoires de tous les membres du gouvernement."

"Les Français ne voient pas de mal à ce que le président de la République aille courir en short dans les rues de Paris ou à Central Park. En revanche, nous sommes mal à l'aise lorsqu'il tape dix fois sur l'épaule de Barack Obama pour montrer qu'ils sont ''copains''... Des comportements de ''petit garçon'', comme l'avait suggéré Patrick Poivre d'Arvor lors d'une interview sur TF1? Sans doute. Et de petit garçon capricieux."

"Etourdi par le tourbillon qu'il crée lui-même, le président de la République se passe volontiers de concertation. Il consulte peu, et considère parfois comme négligeable l'avis des ministres concernés par ses décisions."

"Plutôt que de bâtir une politique fondée sur quelques priorités fondamentales [...] le président de la République choisit systématiquement la ''compensation subliminale''. Cette stratégie se fonde sur une idée profondément ancrée chez Nicolas Sarkozy: la France, à ses yeux, est un marché segmenté. Il s'adresse donc à des "catégories" ou à des "clientèles" sans souci de cohérence globale. S'aperçoit-il, depuis les élections régionales, que les paysans ou le corps médical ne votent plus pour lui? Il s'empresse d'aller tâter le cul des vaches -qu'à mon avis il ne connaîtra réellement jamais- puis d'aller dans un cabinet médical."

"Il a perdu le sens des réalités" :

Et Hervé Morin de citer  les "effets de l'isolement du pouvoir" : 

Le 14 juillet 2010, Nicolas Sarkozy se félicite du défilé militaire en présence des forces africaines. Une première. La manifestation annoncée contre la présence de dictateurs africains n'a réuni que quelques dizaines de personnes. "L'ambiance sur les Champs Elysées était formidable. Il n'y a pas eu le moindre cri de contestation et beaucoup d'acclamations!", lance le président. 

"François Fillon se retourne alors vers moi, écrit Morin : "Tu as vu, il a tellement perdu le sens des réalités qu'il en a oublié que ceux qui sont admis le long des barricades de l'avenue des Champs Elysées ont été filtrés". Fillon continue: "Souviens-toi, c'est comme cette semaine, quand il nous a expliqué qu'il recevait un accueil formidable dans les rues! T'as déjà vu le président se promener dans la rue pour aller au cinéma? En fait, il parlait de son dernier déplacement en province, où seuls les militants UMP ont le droit d'être aux pieds des barrières et où les manifestants sont bloqués loin des caméras!" 

Source : Arrêtez de mépriser les Français!, d'Hervé Morin (Flammarion), 245 p.

 

 

II- Même la droite, majoritaire en suisse, juge catastrophique le bilan de Sarkozy

Et montre son antipathie envers la personnalité de Sarko !

«Catastrophique, malsain, inquiétant», tels sont les mots employés. La droite, majoritaire en Suisse, juge sévèrement le bilan de Sarkozy.... », 

 

 Extraits :

«La situation en France est vraiment catastrophique», estime le conseiller national démocrate-chrétien Luc Barthassat, qui se situe au centre droit. «Je pense même qu'elle est malsaine. Les petits patrons sont surtaxés. Les employés touchent 1300 euros par mois et tournent avec le minimum. Ils ne sortent plus, ne vont plus au resto. Et tout le monde en a ras-le-bol ».

 «Tout le monde en a ras-le-bol»

 Hansjörg Walter, le président du Conseil national et donc premier personnage de l'Etat suisse, appartient à la droite nationaliste UDC. Il a de la sympathie pour Sarkozy mais pas pour son bilan. «Il n'a pas atteint ses objectifs électoraux. La France doit être réformée. Il faut introduire un vrai frein à l'endettement et assainir les assurances sociales».

Les «fautes graves» de Sarkozy

Hans Fehr, conseiller national UDC, premier parti de Suisse, enfonce le clou. «Sarkozy a promis beaucoup de choses. Mais il a échoué sur le chômage et l'immigration. Beaucoup de Français sont désillusionnés». Werner Lüginbühl, sénateur du parti bourgeois démocratique, pointe aussi «des fautes graves». Il cite la fête au Fouquet's, les vacances aux frais de Bolloré et la volonté de placer son fils à la tête de l'EPAD. «Même dans les cercles bourgeois, il y a une antipathie envers lui ».

Le conseiller national socialiste Jean-Christophe Schwaab dénonce d'ailleurs l'accroissement des inégalités en France, «la distribution des prébendes aux grandes entreprises comme Dassaut, Bouygues ou Bolloré» et le favoritisme qui récompense les proches. Il n'en fait pas cependant un travers spécifique à l'UMP. «Avec DSK, les socialistes auraient été exposés aux mêmes risques».

Les politiciens suisses estiment aussi que la personnalité «bling bling» de Sarkozy nuit gravement à sa réélection. «Il est toujours dans la com', l'esbrouffe, c'est insupportable», relève le conseiller national socialiste Roger Nordmann. «C'est tout le contraire d'une Angela Merkel». Luc Barthassat enchaîne: «Il n'a pas l'image de quelqu'un proche des gens. Il vit dans un autre monde, côté Saint Trop'.»   .../...

Par Arthur Grosjean, Berne / tdg du  le 20.04.2012

 

 

Vidéo : Air Sarko One,  le président fric-frime et son incroyable bilan

 

Reportage censuré sur Sarko et ses appétits médiatiques

 

« Vous avez rendu, sire, votre nom odieux et la nation française, insupportable à ses voisins. La guerre, les impôts, la tyrannie n’avaient servi qu’à faire aimer la liberté. Le plus despote des souverains avait, à son insu, préparé la révolution. »

[Fénelon dans sa célèbre lettre adressée à Louis XIV]

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