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Affaire Sankara, la France doit accepter la levée du secret défense sans tarder !

Publié par medisma sur 30 Novembre 2016, 21:33pm

 

Affaire Sankara, la France doit accepter la levée du secret défense sans tarder !

 

Le 15 octobre 1987, le « Che africain », Thomas Sankara, président du Burkina Faso, a été assassiné lors du coup d’Etat fomenté par son bras droit Blaise Compaoré. Près de trente ans plus tard, des burkinabés se mobilisent pour demander l’ouverture d’une enquête sur cet assassinat. [Silvia Cattori]

Le juge d’instruction burkinabè François Yaméogo chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara vient de lancer une commission rogatoire pour demander la levée du secret défense en France.

Après deux ans d’enquêtes, le juge François Yaméogo a auditionné une centaine de personnes, en a inculpé près d’une quinzaine. Son sérieux et son intégrité ne peuvent être mis en doute. Cette demande ne doit pas être prise à la légère, comme l’a été la demande d’enquête parlementaire , demandée par des députés burkinabè, et déposée par les députés écologistes et ceux du Front de gauche à l’Assemblée nationale en Octobre 2012.

Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, avait alors répondu « une telle commission d’enquête n’aurait aucun pouvoir pour conduire des investigations dans un autre État » et « la procédure judiciaire désormais ouverte au Burkina » lui semble « l’instrument juridique le plus approprié pour rechercher les responsables de cette affaire » .

Cet « instrument juridique le plus approprié » est désormais disponible. Cette fois ce ne sont pas des militants qui « fantasment », comme l’avait dit l’ancien ambassadeur de France au Burkina, M. Gilles Thibault, mais bien un juge d’instruction via une procédure judiciaire officielle qui questionne la France et lui demande de prendre ses responsabilités concernant l’implication française dans l’assassinat de Thomas Sankara.

Nous appelons donc tous les organisations françaises et étrangères, organisation des droits de l’homme, partis politiques, associations de la société civile, soucieuses de justice, à faire pression sur le gouvernement français pour que soit satisfaite la demande du juge burkinabè.

Nous demandons aux députés de l’Assemblée nationale, d’interpeller de nouveau le président de l’Assemblée nationale pour qu’il reconsidère sa position et accepte la demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara, comme l’ont déjà demandé plus de 5500 personnes*.

Le réseau international « Justice pour Sankara justice pour l’Afrique »

Fait à Paris, Ouagadougou, Bruxelles, Turin, Bamako, Madrid, Niamey, Berlin, Toronto, Marseille, Ajaccio, Montpellier, Liège le 14 Novembre 2016.


PÉTITION POUR L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE DU PARLEMENT FRANÇAIS SUR LES CONDITIONS DE L’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT THOMAS SANKARA ET DE SES COMPAGNONS


Une trentaine de députés du CNT (Conseil National de la Transition du Burkina Faso) viennent d’envoyer un courrier aux présidents de l’Assemblée nationale française et des différents groupes parlementaires français, « au nom de la coopération entre les peuples » et en particulier de la France et du Burkina, pour les « saisir aux fins d’une demande d’enquête parlementaire [ndlr – française] sur le cadre de l’assassinat de Thomas Sankara ». Un premier courrier allant dans le même sens et envoyé le 26 avril 2011 par les députés du groupe parlementaire burkinabè « Alternance – Démocratie et Justice » de l’Assemblée nationale du Burkina Faso est resté jusqu’ici sans réponse.

Par deux fois les députés du Front de Gauche et des Verts ont officiellement déposé à l’Assemblée nationale française une proposition de résolution « tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara » : une première fois le 10 juin 2011 (enregistré sous le N°3527 dans la législature précédente) et une seconde fois le 5 octobre 2012 sous le N°248 de l’actuelle législature. Malgré de nombreux courriers envoyés, cette proposition de résolution n’a toujours pas été mise à l’ordre du jour par les parlementaires français.

Dans la proposition de résolution on peut lire notamment : « Il est de notre devoir de tout entreprendre pour faire éclater la vérité et la justice sur cette affaire. Nous devons, en particulier, faire la lumière sur l’hypothèse accréditant la mise en cause des services secrets français, compromis avec des militaires burkinabè ».

De nombreuses initiatives dans le monde sont organisées dans le cadre de la campagne « Justice pour Sankara – Justice pour l’Afrique » : des réunions publiques et manifestations, des conférences de presse et une première pétition qui a déjà rassemblé plus de 14.000 signatures. Ces initiatives demandent justice mais aussi l’ouverture des archives (y compris classées « secret défense », comme l’a demande le juge burkinabè en octobre 2016) dans les pays susceptibles d’être impliquées dans cet assassinat, dont la France.

28 ans après l’assassinat du président Thomas Sankara et quelques mois après que Blaise Compaoré ait quitté le pouvoir, le gouvernement du Burkina Faso vient enfin d’ouvrir une enquête officielle. Il est grand temps que la France joue enfin son rôle dans cette recherche de vérité.

La gestion idoine de cette affaire, très symbolique de par la popularité de Thomas Sankara et de par les actions parfois controversées voire décriées de certaines sphères françaises, serait un premier pas pour rompre avec la Françafrique, pour rompre avec ses actions déstabilisatrices et pour reconstruire des relations plus sereines et plus constructives avec le continent africain. Et en particulier avec sa jeunesse, laquelle se revendique largement des idéaux de Thomas Sankara.

C’est pourquoi nous soutenons cette demande d’enquête parlementaire et demandons que le Parlement français joue pleinement son rôle, qu’il mette sans tarder cette résolution à l’ordre du jour et qu’il accepte cette enquête parlementaire.

Réseau International « Justice pour Sankara,  justice pour l’Afrique »

 

Dossier de presse accessible via http://thomassankara.net/dossier-realise-dans-le-cadre-de-la-demande-denquete-parlementaire-sur-lassassinat-de-thomas-sankara-mai-2015/

Autres éléments à consulter :

  • la lettre du député français CHASSAIGNE au président de l’Assemblée Nationale (5/6/2015) ==> http://minilien.fr/a0q097

 

Source: http://thomassankara.net/petition-louverture-dune-enquete-parlementaire-parlement-francais-conditions-de-lassassinat-president-thomas-sankara-de-compagnons-4469/

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