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Le warning du FMI sur la dette mondiale

Publié par medisma sur 12 Janvier 2017, 23:24pm

 

Le warning du FMI sur la dette mondiale

Ce mercredi dernier du 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : la dette de l’économie mondiale a atteint son apogée avec le montant record de 152.000 milliards de dollars. Une telle dette pose au moins 4 séries de problèmes pour l’économie internationale.

Ce mercredi dernier du 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : huit ans après la détonation de la bulle immobilière qui avait enfanté la pire crise financière depuis la Grande Dépression du Jeudi Noir 1929, la dette n'a fait que continuer de s'enfler. En effet, la dette du secteur non-financier de l'économie mondiale (dette mondiale) a doublé (à prix courants) atteint son apogée avec le montant record de 152.000 milliards de dollars, soit plus du double (2,25) de la richesse mondiale.

Ce phénomène a été facilité par les taux d'intérêt très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance via des politiques d'assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de faire relancer les économies nationales atones.

Ce flamboiement de l'endettement est principalement imputable au secteur privé, qui a profité à plein de l'ère de "l'argent pas cher" alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales.

La plus grande partie de la dette est polarisée dans les pays nantis, mais la Chine demeure le pays qui a le plus emprunté qu'auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : alimentée par le secteur de l'immobilier et le shadow banking, la dette totale de la Chine a escaladé de 7.000 milliards de dollars en 2007 à 28.000 milliards de dollars à la mi-2014. À 282 % du PIB, la part de la dette chinoise par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des États-Unis ou de l'Allemagne.

D'autres pays ont également vu leur dette publique foisonner et pâtissent eux aussi de la conjoncture économique tumultueuse, qui les empêche d'écourter ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait atteindre 250 % de son PIB, celle de la Grèce 183 % tandis que celle de la France devrait frôler les 100 %, selon les nouveaux pronostics du FMI.

En outre, même si les pays les plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s'est aussi beaucoup développée depuis la crise financière.

Nous pensons, en guise de conclusion, que la dette mondiale se révèle aujourd'hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises et constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière. Une telle dette n'est pas sans nous laisser poser 4 sortes de problèmes :

- Le premier problème est le remboursement d'une telle dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l'économie mondiale ?

- Le deuxième problème est le remboursement, par les pays riches, d'une telle dette au regard d'une croissance économique anémique

- le troisième problème tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu'ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves menacent de fondre à un rythme plus ou moins rapide (c'était notamment le cas de la République démocratique du Congo, de l'Équateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh,

- Le quatrième problème est le remboursement d'une telle dette au regard du scénario fort probable d'une reprise de la hausse des taux d'intérêt. L'épargne présente dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l'investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier.

 

Source : lesechos

 

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