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le blog lintegral

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PRÉVISIONS POUR 2017

Publié par medisma sur 5 Janvier 2017, 21:08pm

 

PRÉVISIONS POUR 2017

Voici venu le temps des fameuses prévisions annuelles. Nous n’avons pas à faire le bilan ou la critique de nos prévisions antérieures car elles sont toutes justes, adéquates et vérifiées. Elles n’ont jamais varié, pas d’un pouce pas d’une nuance.

Elles se résument comme suit:

-nous sommes en crise fondamentale, structurelle même si cette crise prend diverses formes, apparences et donc produit différentes manifestations.

-les Cassandre ont tort, structurellement tort et ils trompent le public. Les autorités n’ont certes pas le pouvoir de résoudre les problèmes et d’apporter des solutions à la crise, mais elles ont un pouvoir colossal, qui est celui de retarder l’inéluctable. (Ceci je le professe depuis le début des années 80)!

-le traitement des crises est toujours le même: il s’agit de retarder, de « kick the can » par le biais de la politique monétaire. D’abord politique monétaire classique, ensuite politique monétaire non conventionnelle, enfin politique monétaire autoritaire, violente, brutale, confiscatoire comme les taux négatifs, la menace sur le cash, l’hélicopter money, la politique de contrôle des revenus et enfin la spoliation. Nous grimpons l’échelle de la répression financière. Et du cynisme.

-le traitement monétaire jusqu’à un certain stade est favorable aux actifs financiers et nous avons résumé cela par une affirmation scandaleuse maintes fois déclinée: « Vive les crises »! Tout cela peut continuer tant que la demande pour la monnaie reste forte, tant que l’on ne la fuit pas.

-au dela de ce certain stade, la tendance à la destruction succédera à la répression, mais cela ne sera pas linéaire, il y aura des hauts, des bas et des rémissions et donc des illusions.

-nous avons considéré depuis 2010 qu’il n’y aurait jamais d’Exit et que la Fed ne pourrait jamais réduire la taille de son bilan. (« ils ont brulé les navires »). Ceci a déjà été confirmé par Yellen à deux reprises en 2015 et 2016. La tentative de normalisation des taux se fait par un subterfuge technique qui ne passe pas par la réduction de la taille du bilan de la Fed

-nous avons depuis 2010 pointé l’année 2017 comme l’anné du commencement de la fin, c’est à dire l’année ou les failles se révélaient, les choses échappaient au controle. Ceci s’est manifesté à l’été 2016 lors de la crise Chinois et en janvier fevrier 2016. Et puis il y a eu la sérieuse alerte sur la banque phare mondiale, la Deutsche Bank. Grâce à la concertation, tout est rentré dans ce que l’on peut abusivement appeler l’ordre.

-s’agissant des marchés, même si nous utilisons par commodité de temps à autre le mot « bulle », nous affirmons qu’il n’y a pas de « bulle » et qu’il n’y en aura pas tant que la masse de liquidités dans le monde continuera de progresser. Ce qui fait la Valeur moderne c’est l’échange monnaie contre actifs quasi-monétaires, ce n’est pas le rapport entre le réel et les actifs papiers. Le champ des actifs est homogène affirmons nous et le lien avec le champ réel est coupé.

 

La période devient chaotique

Au début 2016, nous avons considéré que le risque de récession devenait envisageable, le commerce global fléchissait et la « bulle » chinoise menaçait d’éclater.

Nous avons rapidement compris et estimé que ceci ne se produirait pas et anticipé des actions vigoureuses et secrètement coordonnées en particulier avec la Chine afin d ‘éviter cette récession; c’est ce qui s’est produit grâce à une création de crédit colossale en Chine, complétée par un contrôle de la baisse du change du Yuan et grâce à un renversement de la stratégie des producteurs de pétrole.

Une modeste reprise économique s’est profilée dès le second semestre. Aux USA, il faut noter que la tendance à la dégradation des profits a été enrayée et ceci a constitué un soutien relatif aux dépenses d’équipement. Ceci a été constaté également au niveau global. Vous savez que nous accordons un rôle central au profit et au taux de profit dans nos appréciations de la situation.

En fin d’année 2016, les marchés financiers sont devenus exubérants en liaison avec la victoire de Trump et son projet des Trumponomics.

Ils anticipent de larges réductions d’impôts, un programme de dépenses d’infrastructure et des dérégulations. Les ménages semblent plus optimistes , on le voit nettement dans les dernières enquêtes de confiance des consommateurs. Le dernier baromètre de l’Université du Michigan a atteint 98,2 en décembre, c’est le plus haut depuis janvier 2004. A noter que l’exubérance des actions a fait les affaires de la Fed, la hausse minuscule des taux a été bien absorbée, certes les portefeuilles obligataires ont perdu 3 trillions, mais les portefeuilles d’actions se sont valorisés de .. 3 trillions . Pas d’appauvrissement global.

Ci dessous le sentiment des consommateurs américains:

 

Du coup tout le monde prévoit une accélération de la croissance. A noter que cette prévision est une surprise pour beaucoup d’observateurs. Gavyn Davies, l’ancien de chez Goldman, maintenant au FT le reconnaît , « c’est la première fois que toutes les économies majeures donnent l’impression de vouloir croître au dessus du trend de ces derniers années ». Gavyn Davies veut espérer, mais il ajoute que « ce n’est pas pour autant qu’il a confiance que l’économie globale sera capable de vaincre les forces puissantes de la stagnation séculaire » .

L’optimisme est il justifié? Non , au delà d’un coup de fouet, les Trumponomics ne résolvent rien.

Tout est possible, car on part de bien bas et grâce au crédit on peut faire un bout de chemin. La croissance des USA pour l’ensemble de 2016, ne l’oublions pas est à peine de 1,5%, la plus faible depuis 2012; on peut faire mieux! Le redressement du second semestre a pour origine la consommation, le logement et le crédit, pas l’investissement des entreprises! Quelle sera la réaction des consommateurs si le coût du crédit augmente comme cela est prévu?

Le relais ne sera pas pris

Le relais par la dépense des entreprises ne semble guère probable, la hausse du dollar, est un vent contraire tout comme la mauvaise allure de la productivité: elle force à peser sur les salaires. Et puis il y a le boulet , l’esclavage volontaire de la dette: les entreprises ont émis des tombereaux de dettes qui les affaiblissent et fragilisent afin de profiter des taux bas avant la hausse.

Les entreprises se sont endettées sans investir

On a émis de la dette pour spéculer, pour faire de l’ingénierie , pas pour investir productivement. Comme le remarque Bill Gross: « les taux ultra bas ont incité à bâtir du leverage parce que c’était avantageux, mais cela plante les graines du prochain ralentissement ou du prochain accident financier »

Le principal frein à l’investissement devrait être à notre avis, l’incertitude sur le future régime mondial, en particulier sur l’évolution de la globalisation. Elle a déjà touché son pic, mais les projets de Trump la rendent encore plus problématique.

L’horizon n’est pas dégagé, la visibilité est faible, les entreprises n’aiment pas cela. La globalisation joue un rôle essentiel dans la production et la réalisation de profit pour les grandes firmes. Il n’ y a pas que le commerce mondial qui ralentit, il y a les mouvements de capitaux : les flux internationaux de capitaux se tarissent, les investissements à l’étranger sont en vif recul. On assiste à une nette redomestication.

Chute des investissements à l’ étranger

Au total, nous pensons que l’année 2017 peut être une année de rupture, de choc encore plus que ne l’a été 2016: beaucoup de paramètres qui gouvernent la situation fondamentale se sont dégradés, la fuite en avant n’a fait qu’accélérer sans rien résoudre. Elle a fragilisé.

Au plan conjoncturel, la lancée de la fin 2016 devrait permettre un premier semestre 2017 plutot satisfaisant, mais trompeur. Les craintes de récession devraient resurgir vers la fin de l’année. Ce serait un profil inverse de celui de 2016 qui avait mal commencé mais qui a bien fini.

S’agissant d’ investissement rien n’est à son prix, rien n’est attrayant, tout sera perdant en termes réels, y compris en réinvestissant les intérêts et dividendes, dans une perspective de long terme.

Retenez bien ceci et si vous voulez aller vite, uniquement ceci: nous ne sommes pas en train de sortir de la crise, nous entrons dans une nouvelle phase, une phase active au sens ou on le dit pour les volcans.

 

Deuxième partie, la dialectique du roi Dollar, la hausse du dollar n’est pas un sous produit non voulu de la normalisation des taux, c’est une nécessité, une arme des USA pour maintenir le système monétaire actuel qui est en sa faveur. La hausse du dollar a à voir avec « The World America Made ».

La notion de sanctuaire des ultra riches

Voici l’arme de destruction des périphériques/émergents/concurrents:compétiteurs stratégiques qui prétendent porter le challenge aux USA : le dollar , c’est l’arme atomique suprême des Etats Unis.

La Nouvelle Phase sera celle de la préparation du Grand Reset. Nous en ignorons bien sur le contenu et la forme, mais nous sommes certains de sa Nécessité. La Nécessité est logique, dialectique, surdéterminée. Peu importe les discours et les intentions affichées. C’est elle qui gouverne.

Le graphique le plus important, celui de la valeur relative du dollar

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Les USA ont monté les taux 2 fois, les marchés considèrent qu’il y aura trois nouvelles hausses en 2017.

Les USA réduisent la stimulation interne, domestique, mais ils bénéficient des entrées de capitaux venant d’ailleurs, ils assèchent le reste du monde, le ROW .

Les USA drainent la richesse mondiale! La nomalisation de la Fed coincide fort opportunément avec les espoirs que le Paria, Trump, a fait naître sur la simulation. Il sert les visées du système malgré lui! Comme quoi, quand la Nécessité est là, elle gagne.

Le ROW, lui est obligé de pratiquer l’inverse, les QE et l’avilissement. Les USA drainent la richesse mondiale, les idiots inutiles de la BCE la lui servent sur un plateau, en dévalorisant votre euro, en « trashant » votre droit à prélever dans le monde! Seuls les Allemands comprennent les enjeux, mais l’idéologie de Merkel l’empêche de prendre les mesures qui permettraient de contrer Draghi.

Objectivement, n’écoutez pas leurs cris d’orfraie, les USA recherchent un regain d’attractivité du dollar comme ils l’ont fait au début des années 80, par Volcker.

C’est l’arme suprême pour réaffirmer l’ordre du monde qu’ils ont produit, « The World America made ». Comme par hasard il coïncide avec le slogan publicitaire de Trump: « Make America Great Again »; et comme hasard, il déclare tout de suite les hostilités avec les compétiteurs stratégiques: les Chinois! En projetant de saper leur rapprochement avec les Russes.

Les flux de capitaux dont on a bénéficié le ROW lors de la période de faiblesse des USA se renversent, les capitaux retournent au bercail avec les conséquences que cela a sur l’affaiblissement des banques mondiales, type Deutsche Bank. C’est un coup de semonce. Le refinancement en dollars de gros devient serré, partout, le leverage, dans le ROW devient de plus en plus difficile à maintenir. Et c’est à ce moment que l’on trie, que l’on compte les amis fidèles, les vassaux, les tièdes et les ennemis. N’oubliez jamais ce dont on ne parle quasi jamais, les SWAPS. La hausse des taux, la grande divergence entre les USA et le ROW, l’insécurité, la fragilité du « dollar short », le risque de « run », de ruée, sur le marché de gros du refinancement, la meilleure situation relative des banques américaines, tout se conjugue pour que soit réaffirmé le leadership américain ou peut être, le leadership anglo saxon. Tout est en place pour défier ou pour répondre à ceux qui voudraient lancer/ ou répliquer à la guerre des monnaies.

 

Ce que nous voulons dire, c’est que l’avenir est politique, pire, géopolitique.

La situation qui s’est construite à partir de la Grande Crise Financière (le déversement des capitaux des Etats-Unis vers le monde ) n’a pas affaibli les USA, elle a mis les pays tiers, le ROW dans une situation de pré-faillite. Qu’il suffise de se rappeler que le leverage chez les émergents est maintenant supérieur à celui des pays développés et singulièrement très supérieur à celui des Etats Unis. Il suffit maintenant de tirer le tapis, de faire ressortir le mismatch, le désajustement, de faire en sorte que la mer se retire pour faire apparaître qui se baigne nu.

On comprend que le ROW se soit donné les moyens de faire face à la banqueroute potentiellement assurée de ses banques par le pillage légal des ressources des déposants ! Plus le dollar va devenir rare et plus les dépôts des citoyens, en Europe et ailleurs vont devenir menacés. Songez y en 2017.

C’est exactement le sens de l’avertissement récent, dont nous nous sommes fait l’écho, des analystes de la BRI, lesquels soutiennent comme nous que l’indicateur, le baromètre du stress mondial est le niveau dollar. Ce n’est pas le VIX, la volatilité du prix des assets, non c’est le cours du dollar.

Ce sont les USA qui ont pris le contrôle du rythme de deleveraging du système bancaire mondial, du rythme d’activité et donc des marges de manoeuvres des gouvernements et des élites! Accessoirement notez que les banques américaines se refont une santé florissante à la fois par le regonflement de la valeur de leurs actifs bilantiels, par l’afflux des capitaux qu’elles peuvent « tondre », par les réserves qu’elles peuvent constituer et pour certaines d’entre elles par les augmentations de fonds propres que la situation va autoriser. Ce qui s’est passé il y a quelques mois sur la Deutsche Bank et ce qui se passe sur les banques Italiennes ne sont que des avertissements précurseurs. Le coup en cours sur les banques italiennes est un coup de billard compte tenu de l’imbrication. L’eurozone ferait bien de ne pas trop faire le malin en titillant la Grande Bretagne sur les conditions du Brexit, les anglo saxons sont frères ou cousins et ils ont des cartes en mains…

Si notre logique n’est pas prise en défaut, l’année 2017 pourrait être l’année ou la question du leverage et du deleverage se pose enfin avec acuité. Autant préciser tout de suite que cette question concernera surtout les pays tiers, le ROW.

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L’idéologie dominante , celle qui s’applique aux vassaux et que leurs élites promeuvent, est celle dite des réformes. Qu’est ce que ces fameuses réformes? C’est l’ensemble de mesures qui brisent les rigidités, les blocages, font tomber les obstacles à la compétition internationale. Les réformes ont pour but de faciliter les destructions. Les réformes sont déflationnistes, elles ont pour fonction de faire baisser les prix commerciaux. Les réformes visent à nous uberiser, nous amazoniser etc, vous nous avez compris. Réformes pour faire baisser les prix et endettement élevé ne font pas bon ménage, le leverage pour tenir a besoin de hausses nominales des GDP. Ce sont même des pratiques antagoniques!

Troisième partie: les marchés se tr(u)mpent:

Les investisseurs gagnés par l’euphorie de fin d’année ont perdu de vue la logique de la situation. Ils croient à un nouveau cycle positif, une accélération de la croissance grâce à des cadeaux fiscaux, des dépenses keynésiennes, des dérégulations et un retour aux préférences nationales. Ils croient aux promesses d’augmenter la production et de faire encore monter le prix des assets financiers.

Leur erreur est méthodologique:

1-ils ne parviennent pas à intégrer le fait que si tout cela n’a pas été fait avant, c’est parce que la situation ne le permettait pas. Chaque chose a une raison d’être et si elle n’a pas été pratiquée, c’est parce qu’il y avait de bonnes raisons.

2- ce qui a été fait n’est plus à faire, l’inflation du prix des assets a déjà eu lieu , les S&P 500 est valorisé à des niveaux insoutenables, lesquels ne sont soutenus que par les excès de liquidités et les taux encore très bas . Avec un ratio CAPE supérieur à 27, il n’y a plus d’acheteurs fondamentaux, value, il n’y a que des acheteurs de momentum et des gogos. Comme le dit la sagesse boursière, « acheter maintenant équivaut à ramasser de la menue monnaie devant un bulldozer « .

Trump et ses trumponomics ne sont qu’une parenthèse dans le continuum de la crise, ce ne sont pas des « game changers ». Le jeu est gouverné par le fondamental, pas par les hommes, leurs perceptions et leur volonté. Leur influence est à la marge, au niveau de l’écume. Trump est une sorte de pause, utile afin de décharger certaines tensions et de remettre un peu d’ordre dans la marche. Pas étonnant qu’il soit le candidat des traînards, des laissés pour compte et comme nous l’avons écrit, des braillards. Bien entendu , les marchés allant d’erreurs en erreurs, d’excès en excès, il n’est pas impossible que les opérateurs confondent la pause avec un vrai changement. Nous nous parions sur le vrai changement de paradigme et donc sur la déception des Bourses en cours d’années.

Tous les actifs étant surévalués, tous les prix sont vulnérables: ils ont tous les mêmes sous jacents:

-les animal spirits, l’espoir

-les liquidités pléthoriques

-les taux ultra bas

-la négation du risque

L’année 2017 sera confuse en raison des décalages, des divergences, du jeu de forces antagoniques , tout sera difficile à démêler.

Ainsi , on peut douter de la poursuite de ce que nous avons appelé la Grande Rotation, c’est à dire de la vente des obligations et fonds d’état pour réemployer en actions. Avec un rendement de 2,5% les Treasuries à 10 ans US sont peut être déjà un meilleur placement à 10 ans que les actions, surtout avec un dollar qui a vocation a poursuivre son ascension. L’intérêt pour les Treasuries à moyen et long terme sera renforcé en cas de montée des risques ailleurs, en cas de poursuite ou d’accélération des difficultés du ROW. Nous ne sommes pas chauds sur les obligations et fonds d’état dans le monde hors USA, mais nous pensons que l’année 2017 pourrait bien voir un regain d’intérêt pour le 10 ans US. Ce qui est sur ce que nous couvririons les « short » le plus rapidement possible.

Nous avons dit que les trumponomics , pour nous, constituaient une pause dans un mouvement de long terme indépendant de la volonté des hommes. Nous parions sur la fin du modèle antérieur fondé sur la création de crédit, sur la volonté de repousser les limites de l’endettement, sur l’espoir que l’on peut relancer la production de richesse par la politique financière et monétaire. Pour nous les Trumponomics sont une sorte de tentative de jouer les prolongations. Ils ne sont ni une préfiguration du régime nouveau ni même son ébauche.

Le temps du modèle de croissance fondé sur la stimulation financière est terminé: le rendement des efforts est devenu nul, alors que les risques sont pyramidaux. Ce qui veut dire que l’avenir, c’est d’un côté la poursuite de la création de « base money » pour soutenir l’édifice et de l’autre la tendance au deleveraging . La création de base money, les achats d’actifs n’auront plus pour fonction d’inciter à la création de crédit, mais d’éviter l’effondrement de l’édifice.

Cette tendance au désendettement pilotée par les Etats -Unis et la Fed va faire monter les risques d’accident dans le ROW, dans la Périphérie et bien sur et renforcer l’attraction du Centre, maître du jeu. La situation relative des USA, et de leurs banques va être très attractive, sous cet aspect de protection, et de sécurité.

Le système américain va , selon nous se trouver en meilleure position pour affronter les inéluctables phases de turbulences provoquées par la conjonction de la normalisation monétaire, du deleveraging d’une part et de la fragilité sructurelle du ROW d’autre part.

Les questions de solvabilité et de liquidité vont devenir essentielles: pensez à ce qui se passe en ce moment en Europe et singulièrement en Italie. Pensez aussi à la situation chinoise, déjà très difficilement gérable, quasi dans l’impasse.

Les questions de solidité réglementaire et institutionnelle aussi vont compter: on va

voir l’intérêt des packages tout préparés pour gérer les faillites bancaires et shadow bancaires!

La tentative de normalisation monétaire, qui est notre hypothèse de travail pour l’instant repose sur un double constat: d’abord les effets stimulants sur l’économie réelle ont disparu, ils sont épuisés et ensuite, si on supprime les béquilles monétaires et la création de base money, le système s’effondre.

Présenté autrement, nous affirmons que nous sommes dans une phase marquée par la fin d’un paradigme, par la nécessité de préparer le Grand Reset, mais que l’on ne voit pas, on n’entrevoit pas, sur le papier, comment concilier les deux; le mouvement se prouvera en marchant.

Plus que jamais, la dichotomie entre « nominal » et « réel » va devenir opérationnelle, plus que jamais il va falloir être hors du consensus.

Malheur à ceux qui , séduits par la Lorelei de fin de cycle de la gestion passive, vont constituer le charnier des victimes de la guerre qui s’annonce.

 

https://brunobertez.com

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