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Le scénario d’une victoire du FN effraie les Allemands

Publié par medisma sur 27 Février 2017, 20:47pm

 

Le scénario d’une victoire du FN effraie les Allemands

 

A Berlin, la victoire de Marine Le Pen en France n’est plus considérée comme un scénario de politique fiction, mais comme une réelle hypothèse à laquelle il faut se préparer. Pour l’institut Ifo, si Marine Le Pen l’emportait, il faudrait introduire un contrôle des flux de capitaux.

« François Fillon est dans un tunnel, regrette un chrétien-démocrate. On a le sentiment qu’Emmanuel Macron est la dernière cartouche pour la République ».

«On ne me demande plus si elle a une chance d’être élue, mais ce qu’elle fera si elle est élue», confie un diplomate. Le gouvernement allemand n’a pas vu venir le Brexit ni la victoire de Donald Trump. Cette fois-ci, l’enjeu est trop important pour être ignoré . Officiellement, personne n’en parle. Mot d’ordre : pas de vague avant le 7 mai. Mais, en coulisse, tout est fait pour prévenir le risque.

Selon le quotidien « Die Welt », Angela Merkel, qui a reçu mercredi Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international, puis Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, veut précisément éviter une discussion sur l’austérité en Grèce pour ne pas envenimer le débat. «Pour l’Europe, la question est la suivante : la Grèce est-elle un cas unique ou un précédent ?, explique Clemens Fuest, président de l’institut de conjoncture Ifo. La politique aimerait éviter une grosse crise.»

Les responsables allemands suivent les sondages français au quotidien. S’ils tablent au deuxième tour sur un sursaut républicain, comme après les élections régionales, et jugent la victoire du FN comme peu probable, ils voient un risque résiduel. [...]

Clemens Fuest pense qu’il faut se préparer maintenant. « Si Marine Le Pen est élue, nous aurons immédiatement une fuite de capitaux d’Europe du Sud vers l’Allemagne, souligne aux « Echos » le président de l’Ifo. Nous devrons réagir vite et introduire un contrôle des flux de capitaux. Il faudra regarder comment les marchés réagissent le lundi suivant l’élection. S’ils réagissent fortement, nous devrons agir.» Le risque d’une fuite de capitaux est double, dit-il : celle-ci assèche les liquidités des banques du pays d’origine et impose des créances gigantesques au pays de destination.[...]

 

Les Echos Via Fdesouche.com

Nos remerciements à Monsieur Scheller

 

+ VIDEO. Les responsables allemands suivent avec nervosité l’évolution de la campagne présidentielle en France. Pour l’institut Ifo, si Marine Le Pen l’emportait, il faudrait introduire un contrôle des flux de capitaux.

Quelque chose a changé à Berlin. La victoire de Marine Le Pen en France n'est plus considérée comme un scénario de politique fiction, mais comme une réelle hypothèse à laquelle il faut se préparer. « On ne me demande plus si elle a une chance d'être élue, mais ce qu'elle fera si elle est élue », confie un diplomate. Le gouvernement allemand n'a pas vu venir le Brexit ni la victoire de Donald Trump. Cette fois-ci, l'enjeu est trop important pour être ignoré . Officiellement, personne n'en parle. Mot d'ordre : pas de vague avant le 7 mai. Mais, en coulisse, tout est fait pour prévenir le risque.

Selon le quotidien « Die Welt », Angela Merkel, qui a reçu mercredi Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international, puis Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, veut précisément éviter une discussion sur l'austérité en Grèce pour ne pas envenimer le débat. « Pour l'Europe, la question est la suivante : la Grèce est-elle un cas unique ou un précédent ?, explique Clemens Fuest, président de l'institut de conjoncture Ifo. La politique aimerait éviter une grosse crise. »

On a le sentiment qu'Emmanuel Macron est la dernière cartouche pour la République.

Les responsables allemands suivent les sondages français au quotidien. S'ils tablent au deuxième tour sur un sursaut républicain, comme après les élections régionales, et jugent la victoire du FN comme peu probable, ils voient un risque résiduel. « François Fillon est dans un tunnel, regrette un chrétien-démocrate. On a le sentiment qu'Emmanuel Macron est la dernière cartouche pour la République ».

Une « crise existentielle » pour l'Europe

Jusqu'ici, seul Wolfgang Schäuble s'est exprimé. « Si Madame Le Pen devenait présidente, obtenait ensuite la majorité à l'Assemblée nationale et faisait ce qu'elle a annoncé, alors l'Union européenne et l'Union monétaire dans sa forme actuelle serait naturellement dans une crise existentielle, a déclaré le ministre des Finances. Ce serait la fin ». « Sans le moteur franco-allemand, une dislocation de l'Europe et de l'euro est pré-programmée », appuie Anton Börner, le président de la fédération des exportateurs.

Officiellement, la Bundesbank part du principe que « le prochain gouvernement en France restera fidèle à l'Europe », a déclaré mercredi son président Jens Weidmann. « Notre scénario de base est une poursuite de l'Union monétaire », a-t-il ajouté lors de la présentation des résultats de la banque centrale. Signe de la nervosité, il a toutefois reconnu avoir « amplement discuté de la question avec les contrôleurs de gestion » pour savoir s'il devait prendre des précautions particulières.

Fuite des capitaux

Clemens Fuest pense qu'il faut se préparer maintenant. « Si Marine Le Pen est élue, nous aurons immédiatement une fuite de capitaux d'Europe du Sud vers l'Allemagne, souligne aux « Echos » le président de l'Ifo. Nous devrons réagir vite et introduire un contrôle des flux de capitaux. Il faudra regarder comment les marchés réagissent le lundi suivant l'élection. S'ils réagissent fortement, nous devrons agir. » Le risque d'une fuite de capitaux est double, dit-il : celle-ci assèche les liquidités des banques du pays d'origine et impose des créances gigantesques au pays de destination.

Le ministère des Finances n'a pas voulu commenter. « Nous ne prenons pas part de façon générale aux spéculations », répond un porte-parole. Théoriquement l'exemple du Brexit pourrait être suivi. Le lendemain du référendum britannique, les ministres des Finances du G7 avaient tenu une conférence téléphonique et prévenu contre une « volatilité excessive » des marchés de change. La différence, note-t-on à Berlin, est que le Royaume-Uni n'est pas dans la zone euro. En cas de Frexit, Angela Merkel serait plus que jamais en première ligne.

Sources : lesechos.fr

 

VIDEO Le graphique qui révèle que les marchés craignent un risque Marine Le Pen

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