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Frénésie d'événements énigmatiques au Moyen-Orient

Publié par medisma sur 6 Août 2017, 18:51pm

Frénésie d'événements énigmatiques au Moyen-Orient :

Restitution de Rakka à la Syrie, Istanbul contre Al-Azhar, effondrement de Daesh, guerre civile et  tentative d’assassinat en Arabie Saoudite,  Netanyahu accusé de corruption financière

I- Accord secret pour restituer Rakka à la Syrie

 

Un accord secret a été conclu entre l’Armée arabe syrienne, la Russie, les États-Unis et les Unités de protection des forces kurdes du peuple pour coordonner leur action contre Daesh à Rakka.

L’information a été publiée initialement par l’agence de presse qatarie Almodon le 23 juillet 2017, puis démentie, puis encore reprise par The Independent (Londres) [1].

Au début de la guerre contre la Syrie, de 2011 à 2014, les milices kurdes se battaient aux côtés de l’Armée arabe syrienne. Cependant, lorsque —le 31 octobre 2014— la France et la Turquie prirent l’engagement de créer un État kurde en Syrie (où les kurdes ne sont massivement présents que depuis les années 80) et d’y expulser les kurdes du Kurdistan Turc, une partie de ces milices bascula du côté de l’Otan. Ce n’est qu’à ce moment-là que Damas cessa de payer le salaire de ces miliciens et de les approvisionner en armes. Ces milices ne revinrent vers la Syrie que lorsque la Turquie débuta le massacre de ses kurdes et que le président états-unien, Donald Trump, impulsa de nouveaux objectifs à son armée.

L’accord sur Rakka est le second de l’année. Il fait suite à celui de Manbij/Al-Bab par lequel les territoires libérés de l’occupation turque par les kurdes ont été restitués à Damas.

[1] “Secret Russian-Kurdish-Syrian military cooperation is happening in Syria’s eastern desert”, Robert Fisk, The Independent, July 24, 2017.

 

II- Istanbul contre Al-Azhar

 

Intervenant à l’occasion de la Conférence sur l’enseignement universitaire islamique, le 26 juillet 2017, le président Recep Tayyip Erdoğan a confirmé la création prochaine d’une Université islamique à Istanbul.

Il a proposé d’en nommer recteur le prédicateur vedette des Frères musulmans, cheikh Youssef al-Qaradâwî, que l’Arabie saoudite et l’Égypte viennent de placer sur leur liste des leaders terroristes.

Youssef al-Qaradâwî fut déchu de sa nationalité, en 1967, par le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Durant la guerre civile en Algérie, il fut considéré par le ministre français de l’Intérieur, Charles Pasqua, comme un des principaux leaders terroristes. Il avait alors été interdit de séjour en France et ses livres censurés. En 2004, il fut désigné par le prince Charles administrateur du Centre d’Oxford pour les études islamiques. Toujours soutenu par le Royaume-Uni, il devint, lors de la préparation du « printemps arabe », le conseiller spirituel de la chaîne de télévision qatarie, al-Jazeera. Il appella successivement à assassiner Mouammar Kadhafi et Bachar el-Assad. En 2015, il déclara que Recep Tayyip Erdoğan devrait succéder à Abou Bakr al-Baghdadi comme prochain calife de l’islam.

L’Université islamique d’Istanbul est un projet visant à rivaliser avec l’université al-Azhar du Caire, la référence intellectuelle dans le monde musulman. Celle-ci a en effet « perdu toute dignité » (sic) depuis que les étudiants « peuvent y croiser des femmes qui allaitent » (re-sic).

 

III- Effondrement militaire de Daesh

 

Alors que Mossoul (Irak) a été libéré et que Rakka (Syrie) l’est en partie, des dizaines de milliers de combattants de Daesh ont été tués et des dizaines de milliers d’autres sont en fuite.

Cependant, les salaires des combattants ont été versés par le Califat ce mois-ci à 19 000 soldats répartis comme suit : 
- 7 000 en Irak ; 
- 12 000 en Syrie.

Daesh —qui n’est qu’un groupe jihadiste parmi d’autres— revendiquait 40 000 combattants lors de sa conquête de l’Irak et de la Syrie, en 2014. Il avait alors reçu le soutien de 80 000 membres de l’Ordre des Naqchbandis (principalement d’anciens soldats irakiens de l’époque du président Saddam Hussein) et de 120 000 combattants de tribus sunnites irakiennes. Il disposait ainsi de 240 000 combattants lors de la proclamation du Califat.

Source : RÉSEAU VOLTAIRE 

 

IV- La guerre civile a déjà éclaté en Arabie Saoudite

 

À Bahreïn, plusieurs habitants de Sitra sont descendus dans la rue afin d’exprimer leur solidarité avec les habitants du district d’al-Awamiyah, en Arabie Saoudite.

Ce vendredi 4 août au soir, une manifestation pacifique s’est déroulée dans la ville bahreïnie de Sitra, en soutien aux habitants d’al-Awamiyah qui sont victimes de la répression des militaires saoudiens.

La manifestation avait pour mot d’ordre « al-Awamiyah ne cédera pas ! » et les participants ont rendu hommage à la résistance des habitants de cette région saoudienne face au nettoyage ethnique.

Lors de cette même manifestation, les Bahreïnis ont souligné qu’ils poursuivraient ce mouvement jusqu’à ce que les objectifs de leur révolution soient atteints.

Des manifestations similaires ont eu lieu le même soir dans d’autres régions de Bahreïn où les manifestants ont rappelé leur soutien au cheikh Issa Qassem, éminent dignitaire religieux bahreïni, assigné à sa résidence par les forces du régime.

Al-Awamiyah, où les Bahreïnis se rassemblent, de temps en temps, est une localité de la région de Qatif, dans la province orientale d’ach-Charqiya, en Arabie Saoudite.

Cette région est, depuis trois mois, le théâtre d’une guerre civile, déclenchée par les militaires saoudiens contre les habitants sans défense.

Ce conflit a, jusqu’ici, coûté la vie à 26 civils, dont des enfants, et a causé d’importantes dommages à cette région majoritairement chiite.

Une ambiance macabre règne à al-Awamiyah où est mise en place une zone de circulation restreinte : plusieurs snipers sont déployés sur les toits, les responsables saoudiens ne permettent pas la récupération des cadavres éparpillés dans les rues et les pompiers et les ambulances sont interdits de s’occuper des habitants.

Malgré l’impossibilité de tout accès des médias à ce district, certains internautes ont fait circuler, sur les réseaux sociaux, des images montrant les dégâts, causés par les assauts des militaires saoudiens.

Il y a un mois, les forces spéciales des Al-Saoud ont fait irruption dans al-Awamiyah et fait évacuer les gens de leurs maisons, sous prétexte d’un projet de construction. Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres sont restées privées de toit. Le ministère saoudien des Affaires sociales n’a même pas accordé l’autorisation nécessaire aux ONG caritatives pour qu’elles puissent implanter des camps de déplacés, destinés à accueillir des habitants d’al-Awamiyah.

La localité chiite d’al-Awamiyah est, depuis six ans, le théâtre des manifestations pacifiques qui réclament la fin des politiques répressives du régime saoudien à l’encontre des chiites.

Les autorités de cette monarchie pétrolière sont régulièrement dans le viseur des ONG internationales de défense des droits de l’Homme.

source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i42624la_guerre_civile_a_déjà_éclaté_en_arabie_saoudite

 

V- Le prince héritier saoudien est sorti indemne d’une tentative d’assassinat en Arabie

 

Selon Un média arabophone, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, est sorti indemne il y a quelques jours d’une tentative d’assassinat fomentée par un membre de la famille royale lors de son séjour dans un palais familial dans la ville de Djeddah.

D'après le rapport du site Mer’at al-Jazeera, des sources proches de la cour du prince héritier d’Arabie Saoudite ont annoncé que Mohammed ben Salmane, était sorti indemne d’un attentat contre sa vie, perpétré par un membre de la famille au pouvoir lors de son séjour dans un palais familial à Djeddah.

Une source diplomatique occidentale à Riyad a confirmé l’arrestation du prince qui a commis cet attentat.

Il est à noter que les ambitions de Mohammed ben Salmane et la mise à l’écart de plusieurs princes saoudiens ont provoqué des mécontentements au sein de la famille royale saoudienne.

source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/08/05/530828/Lattentat-rat-contre-Mohamed-Ben-Salman

 

VI- Netanyahu accusé de corruption financière

 

La police israélienne a confirmé que le Premier ministre Benyamin Netanyahu était accusé d’escroquerie, de corruption financière, de complot, de fraude et d’abus de confiance.

Tout en confirmant l’accusation de corruption financière contre le Premier ministre, la police a appelé le jeudi 3 août les médias à boycotter cette affaire, a rapporté Fars News.

La police israélienne a également demandé à la Cour Suprême que la mise en examen se déroule dans un silence médiatique absolu. Cette instance a ordonné pour sa part aux journaux et télévisions de ne pas accorder la moindre couverture à cette information jusqu’au 17 septembre.

Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre a jugé sans fondement toutes les accusations portées à son encontre, avant de dire que tout cela ne visait qu’à remplacer le gouvernement par un autre, a écrit le quotidien israélien Haaretz.

L’ancien président du bureau de Netanyahu, Ari Harow, devra comparaître devant le tribunal pour témoigner contre le Premier ministre.

Ayelet Shaked, la ministre israélienne de la Justice, a affirmé que si Netanyahu était reconnu coupable par le tribunal il ne serait pas nécessaire qu’il démissionne de ses fonctions.

La police israélienne est depuis un certain temps en train d’examiner plusieurs dossiers portant sur la corruption financière de Netanyahu et sur l’éventualité d’un lobbying mené par David Shimron, son conseiller, assistant et avocat personnel, en vue de faire signer des contrats de plusieurs millions de dollars pour l’achat de sous-marins et navires de guerre.

source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i42562-netanyahu_accusé_de_corruption_financière

 

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