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France. «Le portrait d’un pays en voie d’appauvrissement et d’inégalité»

Publié par medisma sur 21 Septembre 2017, 19:49pm

France. «Le portrait d’un pays en voie d’appauvrissement et d’inégalité»

 

Dossier par la rédaction A l’Encontre sur base de l’enquête SFP/IPSOS

• Le 11e baromètre annuel Ipsos-Secours populaire 2017 dresse le portrait d’une France en voie d’appauvrissement accéléré. Ainsi, en 2017, plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Et près de la moitié (47 %) des ouvriers et employés, ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus fragilisés.

Au plan de l’alimentation, 44 % des foyers dits modestes assurent avoir du mal à se procurer une nourriture saine et avoir trois repas par jour. Sans surprise, la place accordée à la culture, aux loisirs et aux vacances reste un luxe rare: près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an. Ce pourcentage augmente à hauteur de 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

La peur de basculer dans la pauvreté ne cesse de croître. Les craintes d’un avenir difficile guettent de plus en plus de personnes. L’enquête indique que 57 % des personnes interrogées ont redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Et une majorité (84 %) pense que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux. Ce qui crée des conditions subjectives qui devaient être au centre d’une réflexion stratégique de la gauche radicale en terme de formation d’une «conscience» d’une projection dans l’avenir pour un socialisme à-venir.

• Les personnes les plus âgées, disposant de «petites retraites», ne peuvent se soigner et se nourrir de manière adéquate. Les «unités» de ces secteurs sociaux sont souvent isolées, ce qui expliquent l’affluence accrue de ces personnes dans les antennes du Secours populaire. Depuis 2010, l’association a constaté une augmentation de près de 50 % des demandes d’aide, venant particulièrement des femmes de plus de 60 ans.

• Les personnes âgées – dites les seniors, «les jeunes seniors» sont des personnes dans la cinquantaine ou la soixantaine, les seniors au-delà de cette limite – les plus modestes sont au nombre de 40 % qui ne disposent les moyens pour se nourrir de manière adéquate (selon eux). Une majorité des retraité·e·s est particulièrement inquiète pour ce qui est de leur aptitude de faire face financièrement à une éventuelle dépendance. Leur fragilisation est un marqueur de taille sur l’état d’une société. Or, cette couche sociale apporte des aides décisives autour d’eux, notamment à leurs enfants et à leurs petits-enfants.

• Le pauvreté prend donc racine et se sur la durée avec les seuils d’affaissement qui en découlent avec passage à l’extrême-droite. En 2017, encore plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Près de la moitié (47 %) des catégories socioprofessionnelles modestes (ouvriers et employés), ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus exposées à la pauvreté.

 

Ces résultats sont d’autant plus préoccupants qu’ils ne régressent pas. « La lente diminution du niveau de vie des 10 % les moins favorisés constitue un retournement historique de notre histoire sociale », souligne l’édition 2017 du «Rapport sur les inégalités». La crise de 2008 a touché essentiellement et durement les milieux populaires : les plus pauvres continuent à s’appauvrir.

• Plus d’un Français sur deux s’est dit à un moment de sa vie qu’il était sur le point de basculer dans la précarité et cette proportion augmente. Le seuil de pauvreté subjectif moyen: 1113 euros (plus 45 euros). La CSG est la Contribution social généralisée qui touche tous les revenus, y compris ceux des retraité·e·s. La contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est un impôt créé en 1996 dans le but de résorber l’endettement de la Sécurité sociale.

 

Une hausse importante des demandes d’aides

• Si les récentes études statistiques nationales font référence aux prémices d’une reprise molle de la croissance, l’aggravation de la pauvreté, elle, est constatée par les responsables du Secours populaire français à travers tout l’Hexagone. Aucun signe notable d’amélioration du quotidien des plus démunis. Bien au contraire. Les bénévoles font face à une augmentation des demandes d’aides allant de 15 à 50 % dans certains départements, comme dans la Loire, la Loire-Atlantique, la Haute-Garonne,  l’Hérault…

• La situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droits, les jeunes, les personnes âgées, celles déboutées du droit d’asile… Dans une France qui compte près de 9 millions de pauvres et où leur nombre a augmenté en dix ans de 1,2 million au seuil de 60 % du niveau de vie médian, les Français ne restent pas indifférents : ils sont 57 % à avoir redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Encore plus inquiets pour la génération à venir, 84 % pensent que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux.

• Les sexagénaires affirment à 55 % que les risques pour leurs enfants sont «beaucoup plus élevés». Cette inquiétude est d’autant plus forte que seuls 44 % d’entre eux se disent confiants dans leur capacité financière à aider leurs enfants en cas de besoin. Dans ses permanences d’accueil, le SPF (Secours Populaire Français) perçoit sur le terrain une dégradation des conditions de vie des plus précaires. Malgré une lente reprise de l’activité économique, le sort des catégories populaires est très loin de s’améliorer : près d’un Français sur cinq ne parvient pas à équilibrer son budget à la fin du mois, 36 % déclarent que leurs revenus leur permettent juste de boucler leur budget et 19 % vivent à découvert.

• Les dépenses contraintes ou pré-engagées (notamment le logement) accroissent la pression sur les ménages. En découlent des conduites de restrictions, voire de privation. Les plus pauvres manquent de tout. Dans une France où les écarts entre les riches et les pauvres continuent à se creuser, 44 % des foyers modestes (moins de 1 200 euros net par mois) assurent avoir du mal à se procurer une alimentation saine permettant de faire trois repas par jour. L’accès à la culture, aux loisirs et aux vacances est le plus souvent sacrifié : près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an, 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

• Dans ce contexte, les dépenses imprévues sont sources d’appréhension : 57 % des Français sont inquiets, voire très inquiets (20 %) en ce qui concerne leur capacité à faire face à un impondérable. Ils sont 58 % à appréhender à l’idée de ne pas pouvoir assumer la dépendance éventuelle d’un proche. En 2017, les Français pensent qu’une personne seule est pauvre quand elle dispose d’un revenu mensuel net inférieur ou égal à 1 113 euros. Ce montant est en hausse par rapport à l’an dernier de +45 euros, se rapprochant du smic qui fait figure de référence (1 149 euros depuis le 1er janvier 2017). Une somme qui reste supérieure au seuil de pauvreté qui est de 1 015 euros.

 

 

source:http://alencontre.org/europe/france/france-le-portrait-dun-pays-en-voie-dappauvrissement-et-dinegalite.html

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