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Contre un ouragan de haine qui frappe Gerard Filoche  : La Vérité !

Publié par medisma sur 20 Novembre 2017, 22:48pm

Contre un ouragan de haine qui frappe Gerard Filoche : La Vérité !

 

Connu pour ses prises de positions très engagées, l'ancien membre du bureau national du PS Gérard Filoche se retrouve sous le feu des critiques.

Figure de l'aile gauche du parti, le militant socialiste a publié le 17 novembre un message – rapidement supprimé – représentant Emmanuel Macron avec un brassard sur lequel figure un dollar remplaçant la svastika. Bras grands ouverts, le chef d'Etat semble dominer la planète avec trois acolytes en arrière plan : Jacques Attali, Patrick Drahi et Jacob Rothschild, derrière lesquels apparaissent un drapeau israélien, un drapeau américain et des billets de banques. La légende détourne le slogan du président : En Marche vers le chaos mondial.

«Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. Il constitue à ce titre un motif d'exclusion», a déclaré le PS dans un communiqué.

Ce photomontage avait été diffusé sur le site Egalité et réconciliation, et a valu au polémiste Alain Soral une citation à comparaître pour «provocation à la haine raciale».

Jacques Attali, directement visé par le message, a réagi, assurant qu'il porterait plainte si la véracité du tweet du Gérard Filoche était avérée.

Le président de la Licra Mario Stasi a de son côté immédiatement fait savoir qu'il attendait une réaction de la direction du Parti socialiste.

Le parti présidentiel n'est pas en reste, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, ou encore le Secrétaire d'Etat Benjamin Grivaux ayant fait part de leur «honte» sur le réseau social.

Le coordinateur du PS Rachid Témal a fait savoir qu'une décision serait prise rapidement par le parti.

Filoche s'excuse d'un photomontage «mauvais» dont il ne connaissait pas la source

Face à la polémique, Gérard Filoche a expliqué sur Twitter qu'il n'avait pas vu la source du photomontage avant de la partager, assurant qu'il le trouvait, après examen, «mauvais». Il s'est montré «tout à fait désolé», supposant cependant que la cabale dont il était l'objet visait «autre chose».

Gérard Filoche a en outre retweeté quelques messages pour étayer sa réponse, dénonçant notamment un «chantage à l'antisémitisme». Avant de s'en prendre officiellement à l'équipe de communication du président : «La liste d'insultes inappropriées [de la] team macron est de bas étage pour un tweet publié sans voir et retiré aussitôt. Ils [ne] lisent pas ces gens là.»

Avouant se faire épauler pour les sites et les réseaux sociaux, le membre du bureau national du Parti socialiste (PS) et cofondateur de l'association SOS Racisme explique : «Ce tweet, je l'ai retiré dès que j'en ai eu connaissance, j'ai dit que c'était une connerie et j'ai présenté mes excuses. Il n'y a rien de compliqué à cela.»

Et pourtant, rien n'y fait.

Gérard Filoche estime même que cette polémique n'est que la conséquence d'une cabale menée à son encontre. «Ils continuent comme si de rien n'était. Evidemment, cela ne vise plus ce tweet mais cela me vise, moi. Ils essaient de dire que je suis antisémite, alors que cela fait plus de 50 ans que je milite et que personne n'a jamais osé me dire cela. Je suis fondateur de SOS Racisme, je hais l'antisémitisme et je hais le racisme», poursuit cette figure de l'aile gauche du PS, visé par une procédure d'exclusion du parti.

Les «macroniens» veulent-ils faire plier Filoche ?

«Je me fie aux réseaux sociaux, je vois d'un côté, et cela ne me surprend pas, les "macroniens" qui sont sortis du PS, et de l'autre côté les "macroniens" qui sont encore au au PS.

Tout cela est forcément un prétexte pour éviter que je puisse m'exprimer au congrès du PS

Dans tous les cas, ce sont les "macroniens" du dedans et ceux de dehors. Tout cela est forcément un prétexte pour éviter que je puisse m'exprimer au congrès du PS», juge Gérard Filoche.

L'intérêt de cette manœuvre est à ses yeux avant tout politique, en vue du prochain congrès du Parti socialiste prévu le 6 avril. Gérard Filoche, qui s'est opposé en 2016 à la loi Travail de Myriam El Khomri, votée en majorité par les députés socialistes, fait figure de trublion au sein du parti.

«Rachid Temal [coordinateur de la direction collégiale du PS qui a lancé une procédure d'exclusion à l'encontre de Gérard Filoche] saute sur un tweet pourtant supprimé ! [...] C'est une grosse occasion pour essayer de biaiser la préparation du congrès du Parti socialiste», souligne l'intéressé.

«Sur quelles bases pourraient-ils me virer ? Il faudrait pouvoir prouver que je suis raciste. On me dit que c'est Soral et les autres qui auraient fait ce photomontage. On s'est fait abuser par une image où l'on voyait Macron étendu sur la planète et dans laquelle il parlait d'argent», explique Gérard Filoche au sujet du photomontage polémique, qui était déjà apparu sur le site Egalité et Réconciliation.

L’intéressé plaide l’erreur d’inattention : « Le montage est intolérable, mais je n’avais rien vu du tout […] Quand on me l’a dit, je l’ai tout de suite enlevé évidemment », explique-t-il à 20 Minutes. Cette « grosse connerie » revendiquée n’a pas empêché la polémique.

Mais Gérard Filoche a plus d'un tour dans son sac. Avant le conseil national prévu dans la soirée du 21 novembre, il prépare une conférence de presse sur le sujet du tweet et l'envoi d'une lettre à la direction du PS.

«Je vais essayer de me bagarrer pour essayer de faire éclater la baudruche qu'on essaie de me coller sur le dos», conclut l'ancien inspecteur du travail.

Qui est Gérard Filoche, figure du PS dans la tourmente après un tweet jugé «antisémite»?

Gérard Filoche, né le 22 décembre 1945 à Rouen (Seine-Inférieure), est un syndicaliste et homme politique français.

Militant d'extrême gauche jusqu'en 1994 et inspecteur du travail de profession, il a publié de nombreux ouvrages sur mai 68 et sur le droit du travail et contribue à différents médias (L'Humanité, Mediapart, etc). Il est depuis membre du Parti socialiste.

Gérard Filoche est le fils unique de René Filoche (1911-1978), cheminot menuisier-chaudronnier au dépôt Rouen-Orléans, membre de la CGT, qui fut prisonnier déporté quatre ans en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale et d'Antoinette Filoche (1913-2000), aide-soignante dans une clinique privée de Rouen1. Son grand-père maternel fut tué à Verdun pendant la Première Guerre mondiale.

Il s'est marié le 4 mai 1971 avec Françoise Le Toullec (née en 1942), conseillère de Paris (PS) du 1er arrondissement, fille de Marcel Le Toullec, cheminot, militant au PCF, ancien combattant de 1914-1918 et résistant. De ce mariage naîtront trois enfants :

Léa Filoche (née en 1978), conseillère de Paris (PS) et adjointe au maire du 19e

arrondissement.

Emma Filoche (née en 1979).

Germain Filoche (né en 1983), professeur.

Il est, avec Sybille Fasso, le père de Louise Fasso-Monaldi (née en 1985)

 Il sera ensuite, avec Françoise Rambaud, le père de Louis, Marie et Luc.

Études

Gérard Filoche fit ses études secondaires au lycée Fontenelle à Rouen puis au lycée des Bruyères à Sotteville-lès-Rouen de 1962 à 1963 où il obtint un baccalauréat en philosophie.

Activités professionnelles

Il fut successivement à partir de 1962, moniteur de colonie, facteur, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie (de 1964 à 1965 au lycée des Bruyères à Rouen), journaliste, un des dirigeants du quotidien Rouge (du 15 mars 1975 au 29 janvier 1979), ouvrier du livre (de 1975 au 29 janvier 1979), puis contrôleur du travail à la formation professionnelle (de 1982 à 1985). Nommé inspecteur du travail pour ses 40 ans en 1985, il exerce ses fonctions d'abord dans l'agriculture en Champagne-Ardenne (de 1987 à 1989), ensuite dans le 3e arrondissement de Paris (de mars 1989 à avril 2003) et enfin dans le 2e arrondissement de Paris (d'avril 2003 jusqu'à sa retraite le 23 décembre 2010).

Inspecteur du travail

Il est également connu de par sa profession d'inspecteur du travail. Cette activité lui a valu d'être nommé personnalité qualifiée de 1999 à 2001 au Conseil économique et social par Lionel Jospin, où il fit adopter un avis sur les 20 ans de CHSCT.

Il a collaboré à un documentaire de 70 minutes de Richard Bois, La dernière digue, l'inspection du travail, diffusé sur France 2 le 2 avril 2000. Il est à l'origine de l'idée et a collaboré au téléfilm Simon le juste, avec Dan Franck et Gérard Mordillat, diffusé sur France 2 le 29 janvier 2003.

En 2007, il est menacé d’être mis en examen par le juge Yves Madre pour avoir menacé dans son activité professionnelle régulière un employeur de lui dresser un procès-verbal : le patron porte plainte pour « chantage ». Le juge interroge Gérard Filoche (en présence de son avocat) pendant cinq heures au Palais de justice de Paris, le 9 mars 2007, et renonce, finalement, à le mettre en examen.

De 2006 à 2008, il est l'un des principaux acteurs à s'opposer à la recodification du Code du travail, dont il critique des changements défavorables aux salariés.

À la fin de l'année 2009, Gérard Filoche est mis en examen puis renvoyé en correctionnelle pour chantage puis entrave au fonctionnement du comité d'entreprise de Guinot - Mary Cohr à l'été 2004. Lors de la séance du comité d'entreprise statuant sur le licenciement d'une déléguée syndicale CGT, Gérard Filoche aurait imposé sa présence et exercé des pressions sur les membres du comité d'entreprise. En fait le CE était « bidon », composé d'un seul membre au service de l'employeur. Une pétition de soutien à Gérard Filoche recueillit plus de 42 000 signatures en quelques semaines. Dans cette même affaire, le comité d'entreprise donna un avis indicatif favorable au licenciement de la déléguée syndicale, Gérard Filoche refusa de donner l'autorisation de licenciement, le ministère du Travail cassa cette décision, puis le tribunal administratif confirma la légitimité de la décision de Gérard Filoche contre l'avis du directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle. Le 12 octobre 2011, il est relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Paris. L'institut de beauté ayant fait appel du jugement, le 3 juillet 2012 la Cour d’appel du TGI de Paris, après huit ans de procédures, juge irrecevable la plainte attribuée au CE Guinot. L'administration, qui la lui avait refusée, finit par lui accorder la « protection fonctionnelle » dans cette affaire le 26 juillet 2012.

Au premier semestre 2013, il s'opposa à l'ANI (Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013) avant que celui-ci ne devienne la loi du 14 juin 2013. Puis il refait campagne en défense du droit à la retraite à 60 ans sans décote sous le slogan « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ».

Militant communiste, trotskiste et syndical

D'origine ouvrière (père cheminot menuisier-chaudronnier à la SNCF et mère aide-soignante), il fait des études de philosophie à l'université de Rouen et adhère à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). Il adhère à la Confédération générale du travail (CGT) en 1963. Il devient membre de l'Union des étudiants communistes (UEC) et du Parti communiste français (PCF) ; il en est exclu en 1966. Il anime le Comité Vietnam de Rouen, cofonde la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR, trotskiste) et participe à mai 68 en tant que dirigeant du comité de grève des étudiants de Rouen. Il devient président de l'Association générale des étudiants rouennais-UNEF. Il anime une puissante section de la Ligue communiste à Rouen après 1968.

Il participe à la fondation de la Ligue communiste en 1969, puis de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1974, et siège 25 ans au bureau politique de ces deux mouvements successifs. Sa compagne, Françoise Filoche, rencontrée en 1961, qui est à l'origine de son engagement politique, est l'une des premières féministes de la Ligue communiste, organisant un courant révolutionnaire au début des années 1970 au sein du Mouvement de libération des femmes (MLF).

Après la dissolution de la Ligue communiste en 1973 et la constitution de la LCR un an plus tard, Gérard Filoche obtient que soit accepté le droit d’une tendance au sein de la LCR et participe à la création de la tendance T1 (20 % des voix au congrès de 1975) ; elle se renouvellera au congrès de 1976. Elle se différenciera sur l'analyse de la révolution portugaise de 1975-1976. Elle se distinguera en défendant un « travail de masse », un « front unique » et un « gouvernement PS-PC » (syndicat étudiant, syndicat lycéen, syndicat de soldats, unité des syndicats de salariés). Elle représente l'opposition à la T2, majoritaire, d'Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Henri Weber. Il ne s'alliera avec Alain Krivine qu'en 1978, alors que la LCR ferme le quotidien Rouge et effectue un plan social de licenciement, dont Gérard Filoche est chargé. Devenu majoritaire en 1979, il ne pourra empêcher la scission d'une aile de son ancienne tendance avec Daniel Gluckstein, qui se rallie au lambertisme au congrès de L'Haÿ-les-Roses en novembre 1979.

Il est membre du Secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994. Il participe ou anime à plusieurs reprises des tendances internationales lors des congrès mondiaux.

En 1984, il confonde SOS Racisme avec Julien Dray et Harlem Désir.

Il anime la minorité « unitaire » de la LCR tout au long des années 1980, avant de créer « Vent d'Est » puis « Démocratie & Socialisme » (D&S) lorsque survient la chute du mur de Berlin et le refus de la LCR de voter à gauche au scrutin de 1993. Sa tendance, après un stage collectif de réflexion à Revel en juillet 1994, rejoint le Parti socialiste.

Militant de la gauche du Parti socialiste

Début 1994, il lance avec D&S (et les syndicalistes de renom Raymond Vacheron, Eric Thouzeau, René Defroment, Jean Yves Lalanne, Jean-Claude Branchereau, etc) une campagne pour « les 35 heures sans perte de salaires ». Il rejoint en septembre 1994 le Parti socialiste avec 150 autres militants, et intègre immédiatement son Conseil national. Il est un fervent défenseur de l'union de toute la gauche.

En 1999, le Medef de Seine-et-Marne lui fait procès au motif qu'il a dit sur France Bleu Melun que « les patrons trichaient avec les 35 heures » et parce qu'il « démoralise les chefs d'entreprise » ; il gagne ce procès, et le Medef de Seine-et-Marne est condamné à lui verser 10 000 francs pour abus du droit d'ester en justice. En 2001, Denis Kessler, vice-président du Medef, lui fait procès, parce que la revue Démocratie et Socialisme en « une » lui a attribué le titre d'« ennemi public n°1 » ; Gérard Filoche gagne le procès, et le Medef est condamné à lui verser 40 000 francs pour abus du droit d'ester en justice.

De 2000 à 2005, il est membre du Bureau national du Parti socialiste. D&S fusionne en 1995 avec la Gauche socialiste (GS) ; il essaie d'empêcher son éclatement à l'été 2002, faisant adopter à l'unanimité les « thèses de Nantes », mais l'antagonisme de Jean-Luc Mélenchon et de Julien Dray impose la scission malgré cela. Puis il cofonde en 2002, le courant Nouveau Parti socialiste (NPS), alors que le courant D&S se partage entre Nouveau Parti socialiste (de Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon) et Nouveau Monde (NM, d'Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon)24.

Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme depuis 1992. Cette revue, animée par ses proches, se veut passerelle entre les différentes sensibilités de la gauche du Parti socialiste. Candidat en 45e position (non éligible) sur la liste PS des européennes en 1999, il est évincé des élections municipales de Combs-la-Ville en 2001, alors qu'il est secrétaire de section depuis cinq ans, après quatre votes et à une voix près, et n'a donc jamais eu de mandat électif.

Il mène campagne pour le « Non » au Traité constitutionnel européen, contre la position officielle du Parti socialiste, alors que le courant NPS, qui s'est aussi prononcé pour le « Non », ne mène pas campagne. Il milite pour le rapprochement des courants de gauche du Parti socialiste, notamment lors d'un grand meeting à la halle Carpentier à Paris le 10 avril 2004, qui rassemble 40 % du PS (NPS, NM, FM et D&S). Il fait le tour de France, 20 régions, en « trio socialiste » avec Marc Dolez et Jacques Généreux, 86 meetings devant 36 000 personnes du 29 mars 2005 au 29 2005, aidant le « Non socialiste » à gagner. Poussé vers la sortie du courant NPS par Vincent Peillon à cause de cette campagne publique, il cofonde en 2005 le courant Alternative socialiste (AS) avec Henri Emmanuelli, Marc Dolez et Jean-Pierre Masseret. Il milite pour une alliance négociée entre AS et NPS pour le congrès du Mans, mais il refuse la synthèse, de même que Marc Dolez. Les deux fusionnent leurs sensibilités dans le courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMD&S). Gérard Filoche refait un tour de France de meetings à l'occasion de la mobilisation victorieuse contre le CPE au printemps 2006, puis contre la « recodification du Code du travail » de 2007 au 1er mai 2008.

Néanmoins, Marc Dolez décide de rompre unilatéralement l'alliance FMD&S après la désignation de Ségolène Royal comme candidate à l'élection présidentielle de 2007. Alors que Gérard Filoche, qui avait milité pour la désignation de Laurent Fabius, choisit de mener la campagne de Ségolène Royal pour battre Nicolas Sarkozy, Marc Dolez refuse de faire campagne pour la candidate désignée.

En juin 2008, il est le premier signataire d'une des vingt et une contributions déposées dans le cadre de la préparation du congrès de Reims du PS. En septembre 2008, il cofonde la motion de gauche Un monde d'avance (UMA) avec Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann et Benoît Hamon : « Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche ». Il anime la campagne nationale autour de l'appel d'ATTAC, de la fondation Copernic, de la FSU, de Solidaires et de la CGT pour le droit à la retraite à 60 ans sans décote et pour tous au cours de l'année 2010. Parmi les premiers, il soutient l'idée de la candidature de Martine Aubry à l'élection présidentielle de 2012.

Au congrès de Toulouse, il présente sa contribution « Redistribuer les richesses d'abord » avec le courant D&S (Jean-Jacques Chavigné (Somme), Gérard Berthiot (vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne), Eric Thouzeau (conseiller régional de Loire-Atlantique), Catherine Touchefeu (adjointe au maire de Nantes), Claude Touchefeu (adjointe au maire de Toulouse), Jean-Yves Lalanne (maire de Billère), Pierre Ruscassie, etc.), puis, actant des divergences stratégiques avec le courant Un monde d'avance de Benoît Hamon, lequel refuse de présenter une motion, il est le numéro 2 de la motion 3 « Maintenant la gauche : le social au cœur » avec Emmanuel Maurel. Il est réélu au Bureau national le 15 novembre 2012.

Il mène campagne pour que le gouvernement de gauche refuse l'« ANI-Medef » du 11 janvier 2013, pour qu'il amnistie les syndicalistes, pour qu'il conduise une politique plus à gauche. Il est placé sous les feux des médias pour un coup de gueule télévisé (le 2 avril 2013 sur LCI) contre la corruption du ministre du budget Jérôme Cahuzac et publie le 13 juin un livre Le choc, après Cahuzac (Jean-Claude Gawsewitch éditeur).

En 2014, il émet des doutes sur la politique sociale des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls et se demande s'il s'agit vraiment d'une politique d'un gouvernement de gauche. Il s'oppose aux lois sur les retraites, les lois Macron et Rebsamen. Il défend le contrôle des licenciements, la semaine de 32 heures, la hausse du SMIC, la retraite à 60 ans, un salaire maxima à 20 fois le SMIC, une réforme fiscale et bancaire d'envergure. Ces thèmes sont repris en septembre 2014 dans Comment résister à la démolition du code du travail et en mars 2015 dans son 31e livre Vive l'entreprise ?.

Au congrès de Poitiers des 6 et 7 juin 2015, il se prononce « pour une seule grande tendance de tous ceux qui défendent le meilleur de la tradition socialiste en opposition à un gouvernement qui conduit la gauche dans le mur ». Il soutient la motion B, qui obtient 30 % des voix. Gérard Filoche est alors réélu au Bureau national.

En 2016, il s'opposa à la loi El Khomri, pour lui le projet institue une nouvelle hiérarchie des normes dans le droit du travail en inversant le principe de faveur car le résultat moins favorable d'une négociation collective pourra prévaloir sur la loi.

Journalisme

Il contribue régulièrement au journaux satiriques Siné Hebdo puis Siné Mensuel, créés par le dessinateur Siné, intervenant principalement sur les questions relatives au Code du travail et aux droits des salariés. Il est également chroniqueur à partir de 2010 à L'Humanité Dimanche et blogueur associé des sites Marianne et Mediapart.

Élection présidentielle de 2017

Le 14 juin 2016, il se déclare candidat à la primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2017 dans l'émission Là-bas si j'y suis sur un projet qu'il résume par la suite de chiffres « 1800-32-60-20-5 », à savoir : le SMIC à 1 800 € par mois, la semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, aucun salaire supérieur à 20 fois le SMIC et pas plus de 5 % de travailleurs précaires dans l'entreprise.

Le 17 décembre, il est écarté de la primaire, faute d'un nombre de parrainages suffisant. Dès l'annonce de la décision de la Haute Autorité du PS, il indique son intention de déposer 2 recours, qui seront rejetés.

Le mois suivant, il apporte son soutien à Arnaud Montebourg. Après la défaite de ce dernier au premier tour le 22 janvier (avec 17,75 %), il décide de soutenir Benoît Hamon, arrivé en tête avec 36,51 % devant Manuel Valls (31,9 %) et qui gagne la primaire le 29 janvier 2017 avec 58,71 %.

Déçu du hollandisme, Gérard Filoche flingue la loi El Khomri, puis se montre très critique contre Emmanuel Macron et à sa réforme du Code du travail par ordonnances.

Un grand militant de gauche

Ce grand militant, défenseur de la classe ouvrière et des salariés, s’est sacrifié, la vie durant,  pour  un socialisme authentique qui  protége les démunis et sauvegarde les intérêts du peuple français  au détriment  de la Finance et du Patronat qui sont d’une voracité sans limite.

Ce grand militant n’est nullement  antisémite comme  voudrait le faire croire ces grotesques  et insensés prédateurs  décimés au sein  des macroniens  et des non-macroniens , ces roués et rusés malfaisants, avides de fortune et de richesse.

Ce militant,  descendant d’une famille qui a beaucoup  donné  à la France, est resté fidèle aux engagements de ses parents et grand-parents  et à leurs idées progressistes contre l’iniquité, l’inégalité, le racisme et la traitrise.  

Certes, Il a commis une faute, il s’en est aperçu immédiatement, il l’a effacée et présenté ses excuses...  Et  certains détestables  teigneux  ne veulent plus lâcher la proie ...Tant pis !

Filoche s'estime la cible d'une "cabale en meute". A l'AFP, il se dit "de gauche et contre la droite et l'extrême droite". "S'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore déclaré, mettant en cause pour les attaques le visant "les macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre".  

 

Ecoutez l’Homme :

Gérard Filoche, 1971

Débat "La politique et l'argent", 22 novembre 1971

 

 

 
GERARD FILOCHE - LOI TRAVAIL : EN MARCHE VERS L'ESCLAVAGE ?

 

l’affaire Cahuzac

 

Le coup de gueule de Gérard Filoche : Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Hollande et Valls

 

On n'est pas couché 10 mai 2014

 

La relève et la peste

 

Le programme de Gérard Filoche pour la rentrée 2017/2018

 
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