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Le président égyptien face à des défis redoutables

Publié par medisma sur 1 Avril 2018, 21:31pm

Le président égyptien face à des défis redoutables

Le président égyptien, Abdel Al Sissi, a été réélu avec environ 96 % des voix.

Très largement réélu, Abdel Al Sissi est attendu sur la sécurité et le prolongement de l’amélioration de la situation économique.

Une formalité. Le président égyptien, Abdel Al Sissi, a été réélu avec environ 96 % des voix, selon des estimations au lendemain de la clôture du scrutin présidentiel étalé de lundi à mercredi. La participation pourrait toutefois ne pas dépasser 40 %, contre 47 % en 2014, du fait notamment que le scrutin était joué d’avance. Al Sissi n’avait agréé qu’un seul adversaire, qui s’est avéré incapable, dans une interview récente, de citer une seule critique à adresser au chef de l’Etat… La politique d’Al Sissi est pourtant loin d’avoir été un succès. La sécurité représente le défi le plus important du régime. La répression, au prix d’atteintes aux libertés publiques plus importantes que sous Moubarak, renversé lors du printemps arabe de 2011, n’a pas permis de briser les djihadistes dans le Sinaï, qui ont tué 1.000 soldats et 700 civils depuis quatre ans.

Un habitant sur quatre vit avec moins de 2 dollars par jour.

Deuxième chantier, la redynamisation de l’économie. Elle est amorcée sous l’effet de réformes courageuses, quoique tardives, en contrepartie de l’aide du Fonds monétaire international. L’inflation est retombée en janvier à 14 %, contre 40 % l’été dernier sous l’effet de la dévaluation sur les importations, au demeurant inévitable, de la livre. Une dévaluation qui a aidé le tourisme à reprendre des couleurs, avec un nombre de visiteurs en hausse de 53 % en 2017, à 8,3 millions de visiteurs. Le meilleur résultat depuis le printemps arabe.

Un nouveau plan de privatisation

En revanche, la dette publique augmente de manière préoccupante, à 80 milliards de dollars, au point que son service représente 40 % des dépenses publiques, « alors que l’Etat gaspille ses ressources dans des éléphants blancs, des projets majestueux sans viabilité économique comme des autoroutes où ne passent aucune voiture », souligne le politologue et éditorialiste Hisham Kassem.

Un besoin d’argent qui a poussé, selon lui, le gouvernement à annoncer un nouveau plan de privatisations dans l’assurance, l’aluminium, le tabac, le logement et la logistique. Une annonce à prendre avec prudence toutefois : le dernier programme n’a toujours pas été mené à bien. Autre dossier délicat, la crise avec l’Ethiopie due au projet de construction du barrage de la Renaissance sur le Nil. « On ignore totalement la position d’Al Sissi à ce propos », souligne Hisham Kassem. Troisième défi, le développement. Un habitant sur quatre vit avec moins de 2 dollars par jour. L’Egypte doit soigner, former et héberger 700.000 nouveaux venus chaque année. La proportion de jeunes au chômage dépasse d’ailleurs 40 %.

 

Y. B. / lesechos

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