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le blog lintegral

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Les enragés de l’impôt

Publié par medisma sur 28 Février 2019, 17:09pm

 

En France, le pays au 360 impôts et champion mondial de la fiscalité, les élus cherchent encore à aggraver les choses.

Le Figaro du mardi 26 février 2019 :

« A l’image de Jacqueline Gourault, favorable à la création d’un impôt universel sur le revenu, ministres et parlementaires sèment le trouble en multipliant les propositions sur la fiscalité ».

Ce gouvernement, comme tous les précédents, rassemble des enragés pris d’une frénésie taxatrice. Il oublie aussi que les gilets jaunes des débuts ont envahi les ronds-points parce qu’ils avaient eux aussi la rage de l’impôt.

Comment en sommes nous arrivés là ?  Par idéologie. L’impôt, en France est devenu idéologique.

Nous sommes champions du monde de la pression fiscale.

Nous sommes champions de la dépense publique.

Faut-il rappeler que dépenses publiques et pression fiscale sont liées ?

Notre taux de chômage est l’un des plus élevé de l’OCDE.

Notre croissance est atone.

Le niveau de notre éducation nationale ne cesse de baisser et est inférieur à celui de nombreux autres pays.

La mobilité sociale est faible.


Faut-il rappeler que niveau d’éducation et mobilité sociale sont liés ?

Voici quelques images pour étayer ce constat.

Poids de la dépense publique rapportée à la taille de l’économie dans les pays de l’OCDE

https://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2019/02/190226-lca-img12.jpg

Source OCDE

Remarquez à quel niveau se situe la Suisse, pays le plus prospère d’Europe qui ne me semble pas dénué de routes, de chemins de fer, où les cadavres de gens mal soignés n’encombrent pas les rues et les chemins, où les vieillards ne meurent pas de faim et les mendiants ne pullulent pas.

Taux de chômage des pays de l’OCDE

https://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2019/02/190226-lca-img13.jpg

Pour ceux qui pensent que plus d’État, c’est malgré tout la solution au chômage, voici une autre perspective qui vous montre que plus la dépense publique augmente, plus le chômage augmente.

 

https://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2019/02/190226-lca-img14.jpg

Mobilité socialehttps://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2019/02/190226-lca-img15.jpg

Comme vous le constatez, la France est aussi un cancre en matière de mobilité sociale. Ce n’est pas un manque de moyen. Nous avons, proportionnellement au nombre d’élèves, plus d’enseignants, de personnel administratif et d’encadrement que l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

Y aurait-il une relation de cause à effet entre pression fiscale et ces lamentables résultats ?

Oui ! C’est ce que démontre une étude de l’OCDE qui n’est pas un organisme sur lequel souffle le vent d’un  néo-turbo-méga-libéralisme échevelé. Au-delà d’un certain seuil de dépenses publiques, tout devient superfétatoire, inutile, stérile…

Cette étude n’est pas une théorie reposant sur une idée fumeuse d’économiste payé par les contribuables et par conséquent favorable à toujours plus d’interventionnisme. C’est une étude empirique. Elle compare ce qui existe. Des faits (*).

« Les gouvernements des pays membres de l’OCDE dépensent en moyenne 40% de leur PIB pour fournir des biens et services publics et effectuer des transferts sociaux.
[…]
L’ampleur du secteur public a suscité beaucoup de recherches portant sur la relation entre la taille du gouvernement et la croissance économique.
[…]
Ce papier est une enquête empirique sur les effets de la taille et de la composition des dépenses publiques sur la croissance de long terme.
[…]
Les principales conclusions de cette analyse sont que […]  les plus gros gouvernements sont associés aux plus faibles croissances de long terme. Les plus gros gouvernements ralentissent également les rattrapages de productivité ».

Pensez-vous que l’examen rationnel de tout cela calmerait nos enragés de l’impôt ? Pas du tout ! Parce que l’impôt en France ne se jauge pas à son efficacité ni à son utilité. Il est d’abord et avant tout idéologique et clientéliste.

Il prétend « réduire les inégalités » partant du postulat que toute inégalité est injuste.

Il est clientéliste : il faut déshabiller Pierre qui ne votera pas pour moi pour habiller Paul qui votera pour moi.

Ce sont désormais les deux seules finalités de l’impôt en France. Nos enragés de l’impôt de droite comme de gauche font assaut d’ingéniosité pour prendre le pouvoir en s’appuyant sur une majorité d’assistés qu’ils abreuvent de subventions comme de prestations sociales...

 

Par Simone Wapler

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