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Tous dopés ?... Priorité performance ?... Etudiants, Faites gaffe !

Publié par medisma sur 25 Août 2008, 16:09pm

Catégories : #lintegral

 Lors des périodes d'examens, de nombreux étudiants recourent actuellement à des substances chimiques parfois dangereuses. Faut-il interdire cette conduite à risque ou plutôt faciliter l'accès à certains produits?  Caféine, oméga-3 et vitamines pour les uns. Ritaline, bêtabloquant et anxiolytique pour les autres. Selon plusieurs études, le recours à divers produits en période d'examen est une pratique courante chez les étudiants. Pourtant, peu d'entre eux auraient l'impression de se doper. Ainsi, la prise de quantités importantes de vitamines ou de caféine pour préparer ses examens est déjà considérée comme une conduite dopante. Vu sous cet angle, le dopage est monnaie courante dans les universités à travers le monde. Selon une enquête française réalisée en 1997, un étudiant sur cinq a l'habitude d'avoir recours à un ou plusieurs produits en période d'examen. Une proportion qui peut plus que doubler chez les futurs médecins, d'après des travaux plus récents. Néanmoins, la majorité des étudiants français se limite à des produits en vente libre, comme les vitamines ou les suppléments alimentaires.

Outre- Atlantique par contre, une étude datant de 2006 établit que 16% des étudiants ont déjà utilisé des médicaments, notamment pour améliorer leur concentration pendant les examens. En l'absence d'enquête consacrée à ce sujet, il est difficile de se prononcer sur l'ampleur du phénomène. « Les études universitaires sont difficiles, la perspective de trouver un travail après les études incertaine. De plus, l'étudiant, souvent éloigné de ses parents, doit apprendre à gérer seul sa vie quotidienne et notamment les problèmes financiers. Ainsi, nombre de facteurs peuvent le déstabiliser et le pousser à recourir à des produits pour augmenter ses chances de réussir.

Plusieurs études démontrent que de nouvelles molécules en vente actuellement peuvent améliorer le fonctionnement cérébral de personnes saines. Par exemple, il n'est pas nécessaire de souffrir d'hyperactivité pour bénéficier des effets de la Ritaline qui augmente la capacité à se concentrer et la vigilance. Sous Ritaline, on peut apprendre mieux et surtout plus longtemps. Mais ces médicaments vont-ils vraiment permettre de mieux réfléchir et d'améliorer un esprit critique? Sur le fond, les experts sont unanimes pour affirmer que rien ne remplace le travail car «Chacun a une certaine capacité à assimiler de nouvelles connaissances. Cette faculté n'est pas extensible sur le long terme, même à l'aide de médicaments. Tôt le cours appris puis révisé, mieux il sera assimilé. En outre, toutes ces substances ont des effets secondaires et certaines peuvent rendre les utilisateurs dépendants.»

Pour le monde académique, l'usage de ces substances pose un problème d'équité: faudrait-il instaurer des contrôles antidopage lors des examens, ou, au contraire, faciliter l'accès à certains produits pour que tous les étudiants puissent en bénéficier sans discrimination? Et ces questions ne se limitent pas aux universités, la consommation de ces psychostimulants touche toute la société. L'usage de certains produits se répand dans la population en l'absence de tout débat. Un seul exemple : dans le monde anglo-saxon, le modafinil est devenu un vrai «médicament de confort» qui est couramment consommé pour contrer les effets de la fatigue. Rejoindra-t-il bientôt le café dans les distributeurs ? Quel produit pour quels effets ? Les produits les plus prisés pour faire face aux examens sont actuellement les suppléments alimentaires, les vitamines, l’Omega-3 et autres…Ils sont utilisés pour contrer la fatigue et améliorer le fonctionnement général du système nerveux. Les effets secondaires sont quasi inexistants, mais l'efficacité est très limitée pour des personnes en bonne santé et ayant une alimentation équilibrée. Quant à la caféine, présente entre autres dans le café et le thé, c’est un stimulant du système nerveux central et est utilisé pour accroître la vigilance et lutter contre le sommeil. Outre les insomnies, la caféine peut provoquer arythmies cardiaques et crises d'angoisse quand elle est consommée à haute dose.

Revenons à la Méthylphénydate, commercialisée sous le nom de Ritaline, elle est utilisée pour traiter les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité. Hors prescription, elle est prisée pour son action proche de celle des amphétamines (augmentation de la concentration et de la vigilance). Ses effets secondaires incluent nervosité, insomnie, palpitations et urticaire. Prise sans contrôle médical, elle peut engendrer une addiction chez l'utilisateur.
Enfin, la Modafinil citée ci-dessus, notamment prescrite pour traiter la narcolepsie, est consommée aussi pour se passer de sommeil pendant de longues périodes, jusqu'à 80 heures d’affilée, tout en conservant une bonne partie de sa vigilance et de ses facultés mentales. Mais attention aux maux de tête et à la nervosité engendrés souvent par cette molécule.

 

Tous dopés ? Priorité performance ?.... Faites gaffe !

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