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le blog lintegral

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Ce fantastique plongeon des bourses mondiales

Publié par medisma sur 15 Septembre 2008, 20:27pm

Catégories : #lintegral

La faillite de Lehman Brothers fait chuter les places financières

Plombée par quelque 60 milliards de dollars d'avoirs immobiliers dans un secteur en crise, l'institution vieille de 158 ans et quatrième banque d'investissement américaine a été incapable de trouver un partenaire financier pour la sauver. Elle a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi son intention d'entamer une procédure de mise en faillite.

Lehman Brothers a précisé dans un communiqué qu'elle étudiait la possibilité de céder ses opérations de courtage et était en "discussion avancée" pour la revente de son unité de gestion d'investissement.

La disparition d'une banque de cette importance risque de perturber les marchés à l'échelle mondiale. Alors que les perspectives de survie de Lehman Brothers apparaissaient faibles dimanche, des banques américaines et étrangères s'étaient pourtant réunies pour tenter de mettre en place un projet qui protégerait le système financier global de la possible faillite de cet acteur financier.

Cette réunion avait l'aval du Trésor américain et de la Réserve fédérale disposés à faire un effort supplémentaire en prêtant à titre d'urgence aux établissements bancaires en difficulté. Toutefois, le secrétaire au Trésor Henry Paulson avait souligné que le gouvernement américain n'interviendrait pas dans la recherche d'une solution par la place.

Ce groupe de banques mondiales a présenté un fonds de garantie de 70 milliards de dollars (48,65 milliards d'euros) qui doit permettre aux établissements financiers de surmonter la crise de crédit qui menace les marchés.

Les dix banques, parmi lesquelles figurent les américaines JP Morgan Chase et Goldman Sachs ont précisé qu'elles débloquaient chacune 7 milliards de dollars (4,86 milliards d'euros) pour approvisionner ce pot commun.

Cette décision doit donner un signal au marché que les banques, les maisons de courtage et les autres sociétés financières sont prêtes à fournir les sommes nécessaires pour répondre aux demandes des emprunteurs alors que l'on assistait ces derniers mois à un resserrement du crédit influant nécessairement sur l'économie mondiale.

Les banques bénéficiaires de ce fonds de garantie mutuelle pourront solliciter jusqu'au tiers de la somme totale mise à disposition. Le total est susceptible de s'accroître si d'autres établissements se joignent à l'opération.

L'annonce de ce plan de sauvetage est intervenue alors que les autorités financières américaines et les banquiers de Wall Street discutaient de solutions à la crise de Lehman Brothers. La valeur des titres de la banque d'affaires a chuté de 95% depuis un an, les marchés redoutant qu'elle ne puisse plus faire face à ses engagements immobiliers.

Après le retrait de la banque britannique Barclay's, perçu comme un repreneur sérieux, Bank of America paraissait tenir la corde. Mais l'annonce du rachat de Merril Lynch par Bank of America, a sonné le glas pour Lehman Brothers.

Et ce qui devrait arriver, arriva. En effet, les bourses mondiales à quelques exceptions près, sont ébranlées par la décision de Lehman Brothers, quatrième banque d'investissement en importance des États-Unis, de se placer sous la protection de la loi sur les faillites. il s'agirait de la plus importante faillite d'une institution financière américaine de l'histoire.

À la femeture des marchés, le Dow Jones a cédé 4,42% et le Nasdaq 3,62%.

Les indices des bourses européennes et asiatiques avaient déjà cédé de 2,7 % à plus de 4 % de leur valeur : Le Cac 40 a perdu 3,78 %, le Dax environ 2,8 % et le Footsie presque 4%. En Inde, l'indice Sensex a baissé de 5,4 pour cent, alors que l'indice phare de Taïwan a reculé de 4,1 pour cent. En Australie, l'indice principal a affiché une baisse de deux pour cent et celui de Singapour a perdu 2,9 pour cent de sa valeur.

Pendant ce temps, Bank of America, la deuxième banque en importance aux États-Unis, a jeté son dévolu sur la troisième en titre, Merrill Lynch, le plus important courtier en valeurs mobilières au monde, actuellement en très grande difficulté .

George Bush confirme le laisser-faire

Le président américain a assuré que son gouvernement oeuvrait pour minimiser l'impact de Lehman Brothers sur l'économie américaine. Il n'a toutefois annoncé aucune mesure de sauvetage, comme ce fut le cas pour Fannie Mae et Freddie Mac.

Les candidats à la présidence ont, eux aussi, réagi. Tant John McCain que Barack Obama préconisent un renforcement de la réglementation, sans préciser plus en détail la teneur de ces mesures.

Les deux adversaires se sont aussi pronconcés contre un recours aux fonds publics pour renflouer Lehman Brothers.

Les banques centrales réagissent

Les banques centrales se sont faites rassurantes, lundi. La Réserve fédérale américaine a injecté 70 milliards de dollars dans les prêts à court terme aux banques.

En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté 30 milliards de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro. En août 2007, elle avait injecté près de 200 milliards d'euros en prêts à court terme.

La Banque d'Angleterre (BoE) lui a emboîté le pas en injectant 9 milliards de dollars.

Un fonds de protection de 70 milliards

Par ailleurs, dix grandes institutions internationales ont conclu un accord pour la mise en place d'un fonds d'urgence de 70 milliards de dollars américains.

Ce fonds vise à prémunir ces banques et firmes contre un manque de liquidités, et ainsi éviter des faillites.

Les dix institutions participantes à ce fonds sont Merrill Lynch, JPMorgan Chase, Bank of America, Barclays, Citigroup, Crédit suisse Group, Deutsche Bank, Goldman Sachs Group, Morgan Stanley et UBS. 
 Le monde de la Finance est à présent complétement désorienté voire déboussolé. Et
Alan Greenspan, l'ancien président de la Fed, d'avouer dimanche sur la chaîne de télévision américain ABC n'avoir "jamais rien vu de pareil". Et d'ajouter : 'ce n'est pas encore fini "....

 

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