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le blog lintegral

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La fête est finie....

Publié par medisma sur 29 Septembre 2008, 22:22pm

Catégories : #lintegral

En dépit de l'appel pressant du président George W. Bush et de responsables des deux partis, la Chambre des représentants américaine a rejeté lundi le très impopulaire plan de sauvetage du système financier et bancaire d'un montant de 700 milliards de dollars et ce, par 228 contre 205 . Durant les opérations de vote à la Chambre des représentants, qui ont duré une quarantaine de minutes, des parlementaires annonçaient à tue-tête le niveau du plongeon du Dow Jones à Wall Street pour tenter de convaincre leurs collègues. Mais en vain.

Le plan Paulson prévoyait de faire appel largement à l'argent du contribuable pour sauver le système financier et bancaire, mais une partie de l'opinion refusait de payer pour les excès ou les erreurs de Wall Street.

Les votes négatifs sont venus tant des rangs républicains que démocrates. Nombre de parlementaires, qui cherchent à se faire réélire lors des élections du 4 novembre prochain, craignaient un vote sanction de leurs propres électeurs en cas de feu vert donné à ce plan très impopulaire dans l'opinion.

Outre la responsabilité des institutions financières de Wall Street et des autres bourses qui reste à définir, celle des pouvoirs publics suscite bien des interrogations. Auraient-ils pu éviter cette crise ?

Selon le financier George Soros, le système pourrait éclater, conséquence de l'idéologie du laisser-faire et de l'autorégulation qu'il qualifie d'« intégrisme de marché ». Il estime, dans un entretien au quotidien français Le Monde, que les autorités de contrôle ont « laissé se développer un marché du crédit monstrueusement étendu ».

L’Etat américain paie le prix de ses erreurs : Il a laissé prospérer la spéculation à une très grande échelle, les crédits à un niveau sans précédent, des parachutes dorés à la folie, les salaires et stocks options à un degré insoupçonné à ce jour…jusqu‘à provoquer cette crise qui risque de tout emporter. L’Etat américain continue de jouer vainement le pompier et pourtant, le pyromane c’est bien lui.

A défaut d'avoir vu venir la crise, la banque centrale américaine a tenté de l'endiguer en ouvrant les vannes. Au mois de septembre, elle a injecté 120 milliards de dollars en prêts aux banques et accordé un prêt de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG, au bord de la faillite.

Outre l’injection des liquidités sur le marché américain, elle a signé des swaps avec des banques centrales étrangères pour un montant total de 277 milliards de dollars américains.

Un accord de swap permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités à court terme, afin de stabiliser le système financier du pays emprunteur.

Mais toutes ces interventions ont été vaines !

Aussi, George Soros ne voit-il qu'une seule solution : Que « l’ensemble du système financier américain soit repensé ». Et il a bien raison !

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