Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Quand nos prévisions financières et économiques se sont avérées…

Publié par medisma sur 9 Novembre 2008, 19:22pm

Catégories : #lintegral

         Sur ce blog, nous avons consacré nombre d’articles aux problèmes financiers et économiques menaçant notre devenir, et ce depuis Août 2006. Soit une année avant l’éclatement de la bulle des subprimes et en pleine euphorie des marchés financiers, du  crédit facile et du LBO, de l’immobilier... Nous  avons tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences inévitables et néfastes de cette situation que court le monde ‘écofinance’.
Nous avons présenté nos prévisions début janvier pour l’année 2008. Malheureusement, elles se sont révélées exactes parce que majoritairement les responsables financiers et politiques de partout dans le monde ne voudraient guère y croire.  Le monde paie désormais pour leur laxisme et probablement pour leur ignorance, voire leur incompétence.
La planète économique et financière va s’enfoncer dans une longue nuit de récession qui touchera riches et moins riches, accompagnée de bataillons de chômeurs, de faillites à la pelle, de crises politiques et sociales en nombre… 
 Probablement, il faudra plusieurs années pour changer de système financier mondial afin d’en sortir. Car il s’agit bien d’un problème de changement, et ce de fond en comble, d’un système corrompu, intoxiqué, malade et moribond.

Ci après, quelques extraits d’articles de ce blog  depuis 2006 à ce jour, ayant trait à ce choc en gestation :

 VERS UNE CRISE MONDIALE MAJEURE ?     Article page 6 du 08/08/2006

 …..Et quelles seraient alors les conséquences de ‘ l’augmentation du prix du pétrole’ sur l'économie des pays importateurs ?
  .... les prix à la pompe continueront à augmenter et atteindront des niveaux record, à moins que les gouvernants n'optent pour une relative stabilité des prix des carburants par l'application d'une taxe flottante sur les produits pétroliers, ce qui n'est pas évident pour le moment;

               -augmentation des prix d'électricité, de pompage d'eau et du gaz;

               -hausse des coûts de fret ( transport routier, aérien, maritime, par rail ou fluvial );

               -les matières premières  ont subi et subiront des hausses certaines dans le sillage des cours du brut;

                -l'industrie chimique qui fait massivement appel à des dérivés de pétrole, répercutera inévitablement les hausses de prix à l'ensemble de ses produits;

                -toutes les industries grosses consommatrices d'énergie en feront de même.

   Bref, l'augmentation des prix sera en principe généralisée à presque tous les secteurs.
Et cette envolée portera atteinte au pouvoir d'achat et par conséquent, à plus ou moins court terme, à la consommation: d'où menace sur la croissance et une probable pression inflationniste ….  Il s'en suivra ipso facto la contraction des marchés financiers et par voie de conséquence, des difficultés pour les sociétés à se financer . L'activité économique ralentissant, il en résultera la destruction des emplois et la traversée de désert pour nombre d'entreprises. La récession sera alors à nos portes. Cette situation engendrera in fine une grave crise économique et sociale: Ce sera le premier choc économique du nouveau siècle! …..
   Les ententes actuelles en coulisse entre les grandes puissances pour retarder les échéances ne feraient qu’aggraver davantage la situation à l’avenir.
    Et j'annoncerai, quitte à contraster Monsieur Thierry Breton, ministre français de l'économie sur son appréciation de la situation, que "le plus dur est devant nous, qu'il ne faut pas escompter un avenir plus porteur et que nous ne sommes nullement à la fin d'un cycle, mais plutôt au commencement d'une ère nouvelle pleine d'incertitude"....    

TERREUR FINANCIERE    Article page 5 du  23/09/2006
Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. Leur dette extérieure avoisinait 3 000 milliards de dollars à la fin de 2005. Il s’agit d’un montant comparable à la totalité de la dette de tous les pays en développement, qui, selon la Banque mondiale, atteignait 2 600 milliards de dollars en 2004. Si le déficit commercial des États-Unis maintient ce rythme de croissance, la dette nette pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche….
Les déficits commerciaux américains sont majoritairement (90%) financés par les acheteurs étrangers d’instruments financiers en dollars, tels que les bons du Trésor. Comme l’explique l’économiste James K. Galbraith, [les États-Unis se procurent] "des produits et services réels, le fruit du dur labeur de gens beaucoup plus pauvres [que les consommateurs américains], contre la remise de chits (argent volant) qui ne leur demandent aucun effort".
Aux yeux de l’ancien président français Charles de Gaulle, la capacité pour les EU d’imprimer des billets pour dépenser à l’étranger constitue un « privilège exorbitant ». Pour Andre Gunder Frank, il s’agit d’un « racket de confiance à l’échelle mondiale » qui se perpétuera tant que d’autres pays continueront à investir dans des actifs financiers américains. Les investisseurs étrangers détiennent environ 53% des bons du Trésor américains, dont plus de la moitié sont entre les mains de banques centrales. La Chine va bientôt dépasser le Japon au premier rang des investisseurs, Taïwan et la Corée du Sud occupent aussi un rang élevé…..
…In fine, autant les riches que les pauvres souffriraient d’une crise financière qui entraînerait le chômage de millions de personnes et anéantirait des milliards de dollars d’actifs financiers….

Et les données suivantes démontrent la vulnérabilité de l’économie américaine :
La famille américaine moyenne dépense 1,22 $ par dollar gagné, possède 13 cartes de crédit dont le solde débiteur s’élève à 9 312 $ - le double d’il y a 10 ans. 
Les citoyens américains ont emprunté 1 600 milliards de dollars sur la valeur de leurs maisons à une époque où de nombreux observateurs prédisent que la bulle immobilière est prête à éclater.
  À la fin de 2004, l’endettement des sociétés américaines non financières atteignait 2 900 milliards de dollars.
Les conditions sont donc réunies pour une crise majeure !

LES BOURSES DANS LA TOURMENTE : VERS LA FIN DE L' ARGENT FACILE ? Article page 3 du  26/08/2007
….depuis quelques semaines, les ménages américains modestes qui ont contracté des emprunts immobiliers en hypothéquant leur maison sont aujourd’hui à la limite de la solvabilité et rencontrent de plus en plus de difficultés à rembourser leurs banques. Mais comme les taux d’intérêt américains sont variables et dépendent du prix de l’immobilier, quand celui-ci baisse, comme c’est le cas actuellement, le risque pour les banques de ne pas récupérer leur argent s’accroît. Elles resserrent  alors l’octroi de crédits en augmentant les taux d’intérêt.
Parallèlement,  les marchés financiers s’inquiètent de la faillite probable de certains instituts de crédits lourdement engagés dans ces crédits risqués appelés « Subprime ».
…., En outre, Ces dernières années, les investisseurs ont été habitués à profiter de taux d’intérêt très bas. Ils en profitaient pour acheter des entreprises en s’endettant et les redressaient financièrement avant de les revendre et réaliser de substantiels profits (effet de levier). C’est la fameuse technique LBO. Or, ces dernières semaines, nombre de fonds d’investissement intéressés par l’acquisition de sociétés cotées rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver l’argent nécessaire : Les banques deviennent réticentes quant à l’octroi des crédits, ce qui désavantage les investisseurs.

Est-ce la fin de l’argent facile ?

 La planète économique et financière dans l'angoisse : Accusés, levez-vous!  Article page 2 du 01/02/2008
Nos prévisions pour l’année 2008
L’incroyable laxisme qui avait permis l’essor de la titrisation, les rachats d’entreprises par endettement ( LBO ), l’octroi des crédits aux personnes insolvables, l’endettement des ménages aux Etats-Unis, au Royaume Uni et ailleurs, les spéculations folles sur les places boursières, dans l’immobilier et le foncier, les stimulations monétaires par injection massive de liquidités dans le système bancaire, les baisses successives des taux directeurs….., cet ensemble d’«ingrédients » ne pourra probablement plus faire repartir la croissance.
 Certes, les banques et les marchés financiers portent une lourde responsabilité dans cette crise. Néanmoins, les premiers responsables de cette situation sont les investisseurs eux-mêmes, souvent dépourvus du sens de jugement du risque et uniquement à l’affût de la moindre nouveauté pour des instruments financiers sans la moindre traçabilité. Ils sont davantage préoccupés par la plus value qu’à l’évolution du revenu de l’actif qu’ils achètent.
Quant aux financiers, censés prodiguer conseils et prudence, ils ont cette propension  à raconter des « conneries ». Propension par ailleurs en diapason avec leur soif de l’argent facile et leur souci de leur richesse personnelle. Et leur « baratin » rabâché en permanence n’avait d’autre finalité que d’accélérer cette gigantesque arnaque
 Et Malcolm Knight, directeur de la Banque des Règlements Internationaux ( BRI ), qui croyait fermement dans ses  prespectives économiques,  prédisait en août 2007 l'« âge d’or » de l’économie mondiale. Deux mois plus tard, les principales places boursières de la planète plongeaient dans une violente tourmente évoquant des lendemains difficiles !
        Mêmes les grandes agences de notation (Standard & Poor's, Moodys, Fitch Raiting et d'autres) croyaient que les affaires allaient continuer comme précedemment. Oh! elles se sont lourdement trempées . 
         Elles, qui se sont vues conférerer un rôle de qusi-régulateur sur la base de la convention de Bâle II sur la régulation bancaire, se sont 'bernées' dans l'évaluation des risques hypothécaires et des dettes de nombreuses organisations. Car, sans les notes favorables(AAA et BB+) octroyées , sans le dénoncement du surendettement de certaines sociétés, sans les bonus accordés à Enron, à Parmalat et à d'autres entreprises qui ont connu par la suite une faillite retentissante, le monde de la Finance serait peut-être mieux loti.

            Mais depuis, la peur envahit la planète qui commence à guetter l’explosion…..
             Une chose est cependant sûre : Le rétrécissement de l’octroi des crédits par les Banques et la contraction de la liquidité qui en résultera ne se fera pas sans accident. Ainsi va la vie des bulles et de leurs apprentis sorciers
              La flambée des prix pousse déjà les consommateurs à se serrer la ceinture. La vie est devenue chère et sera dans l’imminence, trop chère. Et le spectre de l’hyper inflation commence à ressurgir …. Et les prévisions d’une croissance soutenue se fanent
            La panne de la locomotive américaine qui représente25 à 30% de l’économie mondiale entraînera celle du reste du monde : Le Subprime, la mécanique de recyclage des risques hors bilans bancaires, l’émergence du Sud et ses fonds souverains qui moissonnent les actifs et les technologies du Nord, l’exacerbation des tensions autour des parités monétaires :Dollar, Yen, Yan et Euro, la course à l’accès à l’énergie, aux matières premières et aux denrées agricoles, la dégradation de l’environnement ont ébranlé l’idée selon laquelle l’économie mondiale était garantie par les EU et provoqué des ruptures dans l’économie de la planète. 
                A cela s’ajoutent sur le plan politique la chute du leadership américain et l’effondrement de l’hyperpuissance de l’Oncle Sam à la suite des revers enregistrés en Afghanistan, en Iraq et ailleurs, de son impuissance face à l’Iran et du basculement des Etats de l’Amérique Latine : Vénézuella, Bolivie, Equateur, Nicaragua, Argentine, Chili…. 
            Et quant à l’idéologie néoconservatrice qui domine l’Amérique d’aujourd’hui, elle a mis en péril la poursuite du développement dans une société ouverte, les libertés publiques et l’influence US dans le monde.
 
           Eu égard à cette situation pessimiste, l’année 2008 devrait confirmer ces nouvelles tendances.  
           Le monde doit se préparer à affronter une conjoncture dégradée et l’enjeu déterminant demeure toutefois l’issue de la crise financière de l’été 2007 et ses prolongements avec la menace d’un choc systémique en cas de faillites en chaine.
              L’époque de Bretton Woods est révolue. A présent les réformes s’avèrent nécessaires et devront passer par une thérapie de choc et non par une stratégie de contournement qui n’est plus adaptée à la dureté de ces temps de ruptures économiques.
Quant aux pays en voie de développement, dits PVD, hors jeu et sans influence sur la situation décrite,  qu’ils sachent d’abord préserver leurs richesses naturelles, leurs terres agricoles, leurs entreprises les plus performantes. Qu’ils évitent au mieux de recourir à un endettement excessif, aux grands emprunts destinés aux infrastructures géantes et aux projets mirobolants qui ne rapporteront pas avant longtemps, sinon jamais. Qu’ils s’abstiennent d’ouvrir sans restriction leurs marchés pour ne point courir le risque d’un effondrement de leurs propres et fragiles tissus économiques. 
               Les pays du Nord, à la recherche de marchés vitaux pour leurs entreprises prônent à ces pays de s’ouvrir davantage aux investissements étrangers  jusqu’à leur proposer des accords de libre-échange. Accords qui prônent « une compétition sur un terrain plat sans avantage déloyal".
          Mais quand le fort attaque le faible, même sur un terrain plat, la partie n’est-elle pas jouée d’avance ?

 
La fête est bien finie.... Article page1 du 29/09/2008
Outre la responsabilité des institutions financières de Wall Street et des autres bourses qui reste à définir, celle des pouvoirs publics suscite bien des interrogations. Auraient-ils pu éviter cette crise ?
….L’Etat américain paie le prix de ses erreurs : Il a laissé prospérer la spéculation à une très grande échelle, les crédits à un niveau sans précédent, des parachutes dorés à la folie, les salaires et stocks options à un degré insoupçonné à ce jour…jusqu‘à provoquer cette crise qui risque de tout emporter. L’Etat américain continue de jouer vainement le pompier et pourtant, le pyromane c’est bien lui.
A défaut d'avoir vu venir la crise, la banque centrale américaine a tenté de l'endiguer en ouvrant les vannes. Au mois de septembre, elle a injecté 120 milliards de dollars en prêts aux banques et accordé un prêt de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG, au bord de la faillite.
  Outre l’injection des liquidités sur le marché américain, elle a signé des swaps avec des banques centrales étrangères pour un montant total de 277 milliards de dollars américains.
Un accord de swap permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités à court terme, afin de stabiliser le système financier du pays emprunteur.
Mais toutes ces interventions ont été vaines !

Vers une recession mondiale : Le monde au bord du gouffre-   Page 1 – article du 07/10/2008
Les nouvelles en provenance de la finance et de l’économie depuis la mi-septembre ont été vraiment très, très mauvaises. Et ce qui est effrayant, c’est que nous abordons cette période de crise grave sous la conduite de responsables affaiblis et en proie à la confusion.
 Reste la question : disposons nous de temps ?
Une chose est sûre : l’équipe économique du prochain gouvernement américain ferait mieux d’être prête à sauter en marche, car dès le premier jour elle va devoir affronter la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression.
Medisma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents