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le blog lintegral

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Le système économique et financier est en crise : comment en sortir ?

Publié par medisma sur 28 Décembre 2008, 23:13pm

Catégories : #lintegral

 " La crise que nous vivons — sans précédent depuis celle des années 30 — révèle la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable. Pour éteindre durablement l’incendie et remettre enfin l’économie de marché au service de l’Homme, il faut agir sur ses causes. Il serait en effet inutile et scandaleux de déverser des milliards d’aides publiques sur un système à bout de souffle pour lui permettre ensuite de recommencer les mêmes erreurs. C’est pourquoi, il faut à tous les niveaux (national et mondial) à la fois moraliser, relancer et rééquilibrer notre économie.

 

Moraliser

Il n’y a pas de marché bénéfique sans confiance réelle. Le rôle de la puissance publique est de la garantir par un ensemble de règles. La dérégulation de ces vingt dernières années a permis au système, avec la complaisance des gouvernants, d’enrichir démesurément quelques acteurs sur le dos de tous les autres. On ne peut pas simplement sauver le système, cela reviendrait un peu à remettre de l’essence dans une voiture sans freins.

Une nouvelle régulation des marchés doit être mise en œuvre au niveau mondial :

Une coopération mondiale est indispensable. Pour autant des mesures peuvent être prises au niveau national. L’exemple du  Parlement néerlandais qui a voté le 9 septembre une loi taxant fortement les excès de rémunération des dirigeants d’entreprises ou de fonds d’investissement est à cet égard édifiant.

 D’où la nécessité de soumettre au droit commun les plus-values liées à l’exercice des stock-options, les indemnités des départs et autres, ce qui permettrait de financer des dispositifs sociaux sans ponctionner les classes moyennes ;

 De même, il faudrait, par voie législative, contraindre les banques à déclarer les « créances pourries » qu’elles détiennent. Toute tricherie aurait un caractère pénal et serait vérifiée par des commissaires aux comptes.

 

Relancer

La leçon keynésienne de la crise de 1929 aurait dû nous apprendre qu’il faut éviter la contagion de la crise financière à l’économie réelle. Le paradoxe est de voir les Etats-Unis et l’Europe incapables de relancer leurs économies. Là aussi une action coordonnée internationalement ne doit pas interdire d’agir très vite au niveau national.

Aujourd’hui, le réel danger est de voir les banques ne prêter que parcimonieusement aux particuliers et aux PME, au risque de les pousser à la faillite. Un vrai plan de relance doit donc être mis sur pied et comporter plusieurs volets" :

 - autoriser le déficit jusqu’à 4% ;

 - mise en place d’un plan d’investissement massif, notamment pour les infrastructures de transports et de santé, la mise en valeur des terres agricoles, la valorisation des industries minières, la modernisation des équipements et de l’outillage….

 - la soumission de la Banque centrale au pouvoir politique pour l’obliger à baisser ses taux et permettre aux taux courts de redevenir inférieurs aux taux longs ;

- la création d’un Small Bussiness Act, réservant 25% des commandes publiques aux PME ;

- la création d’un fond de garantie des prêts aux PME ;

 - une baisse ciblée de l’impôt sur les sociétés ;

 - la relance des emplois aidés ;

 - le renforcement de l’aide aux collectivités locales qui épargnent et qui investissent ;

 - un développement des prêts aux particuliers sur le modèle allemand, des prêts préférentiels aux particuliers qui rénovent leur habitation ;

 - Une lutte sans merci contre la spéculation, le travail au noir, le commerce de la drogue, la corruption dans toutes ses formes… ;

 - encourager les compétences humaines et mettre fin au népotisme, au copinage, aux nullités pullulant dans nombre de secteurs ; bref, remettre l’économie au service du citoyen ;

'Cet ensemble de mesures ne vise pas à sauver la mise à un système économique et financier dont l’instabilité, en réalité, est due à ses excès et à sa profonde injustice. Au contraire, elles tendent toutes à réinventer une économie de marché où existe un équilibre raisonnable et durable entre production et consommation.

Les événements viennent de démontrer que l’économie-casino, où les cours boursiers atteignent des sommets grâce à la création de valeur fictive au profit de quelques uns, n’est pas seulement injuste mais autodestructrice. Le rôle du politique n’est plus de fermer les yeux sur un système fou en versant de temps à autre des sommes colossales pour le renflouer ou une larme de crocodile sur les gigantesques dégâts sociaux, humains et environnementaux, qu’il cause.

 

Il est désormais indispensable d’articuler efficacité économique et justice sociale, sans quoi il n’existe aucun développement valable. Cela ne peut s’opérer qu’à l’abri de frontières politiques et économiques qui récusent le mythe définitivement démodé d’un libre échange ultime et sans limites. L’enjeu est de passer d’une mondialisation sauvage à une économie organisée autour de zones régionales de libre coopération.'

 

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