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le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


L’économie? Quoi de plus facile ?

Publié par medisma sur 15 Septembre 2009, 01:13am

Catégories : #lintegral

Coup d’oeil sur les principaux facteurs qui influent sur notre économie et, par ricochet, sur notre vie financière

 Table des matières

 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .                              

Le tableau d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . .

Les taux d’intérêt . . . . . . . . . . . . . . . .

L’inflation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Les taux de change . . . . . .

Nos habitudes de dépense et d’épargne . . .

Les marchés financiers . . . . . . . . . . . . . . .

La politique de la Banque centrale . . . .

Le rôle du gouvernement . . . . . . . . . . . . . . .

Les forces mondiales . . . . . . . . . . . . . . . .

Les hauts et les bas de l’économie . . . . . . . . . 

Comment prendre le pouls de l’économie. . . .

En conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Glossaire des termes clés . . . . . . . . . . . . . . . .

 Si nos activités exercent une influence sur l'économie, parallèlement, nos décisions et notre quotidien subissent les répercussions de nombreuses forces économiques à la fois étendues et variées qui agissent autour de nous.

 I n t r o d u c t i o n

 De nombreuses gens éprouvent de la difficulté à saisir les rouages de l'économie, mais la plupart désirent néanmoins comprendre de quelle façon l'économie les touche personnellement.  Pour y arriver, ils doivent d'abord examiner la multitude de facteurs qui entrent en jeu : la fluctuation des taux d'intérêt, la valeur de la monnaie, la dette nationale, l'inflation, le commerce international.  Il n'est cependant pas toujours facile de mettre en place toutes les pièces du casse-tête pour obtenir un tableau d'ensemble de l'économie.

Même le terme «économie» peut paraître rébarbatif.  En réalité, l'économie est un amalgame de divers éléments de notre existence.  Elle englobe notre travail, nos revenus, nos dépenses, nos placements, notre lieu de résidence, nos économies, la valeur de notre monnaie, nos taux d'intérêt, le coût de l'essence à la pompe, notre destination vacances, les impôts et ainsi de suite.

Dans le but de favoriser la démystification de l'économie, nous en avons réuni quelques pièces clés qui permettent de former un tableau d'ensemble.

Notre but d'offrir est d’offrir de l'information sur les principaux facteurs qui influent sur notre économie et, dans la foulée, sur notre quotidien.  En demeurant à l'écoute de l'actualité et en sachant interpréter l'information économique, nous pouvons prendre des décisions financières

plus judicieuses dans notre vie de tous les jours, qu'il s'agisse d'effectuer des dépenses

courantes, des achats importants, des placements, des économies, de planifier notre retraite, de gérer nos finances, d'emprunter ou de prendre des décisions de crédit et ainsi de suite.

Bien que nous esquissions un tableau d'ensemble de l'économie en général, n'oubliez pas que la science économique va bien au-delà.  Elle étudie également les activités des consommateurs et des entreprises. 

Nous espérons que la présente étude vous sera utile.

 
Si nos activités exercent une influence sur l'économie, parallèlement, nos décisions et notre quotidien subissent les répercussions de nombreuses forces économiques à la fois étendues et variées qui agissent autour de nous.

Parmi ces facteurs du tableau d'ensemble, on trouve :

• les taux d'intérêt

• l'inflation

• les taux de change

• nos habitudes de dépense et d’épargne

• les marchés financiers

• la politique de la Banque centrale

• le rôle du gouvernement

• les forces mondiales.

 Voyons de plus près chacun de ces facteurs...

 Les taux d'intérêt 

 Le crédit et l'épargne faisant tous deux partie de la vie de la plupart des citoyens, les taux d'intérêt constituent un  facteur clé de l'activité économique.  En matière de taux d'intérêt, nous sommes nettement partagés - en tant qu'épargnant nous voulons obtenir un rendement intéressant sur nos économies et en tant qu'emprunteur nous souhaitons délier les cordons de notre bourse le moins possible.  Il existe habituellement un certain équilibre - par exemple, des taux d'intérêt peu élevés favorisent les entreprises et les emprunteurs, mais, en revanche, ils assènent un dur coup aux aînés qui comptent sur des placements à revenu fixe.

Qu'il s'agisse pour vous d'obtenir un prêt ou de décider où investir votre argent, il convient d'examiner le niveau des taux d'intérêt et leur direction.  Par exemple, si vous envisagez

d'acheter une maison ou de renouveler votre prêt hypothécaire, il faut tenir compte de la direction des taux d'intérêt avant de passer à l'action.  Achèterez-vous maintenant si les taux d'intérêt sont bas ou plus tard si vous anticipez un recul des taux d'intérêt?  Renouvellerez-vous votre prêt hypothécaire pour une durée de cinq ans ou seulement pour six mois en escomptant une baisse de taux?

Les périodes de faibles taux d'intérêt sont habituellement plus propices à l'achat de biens à prix élevé tels qu'une maison, un véhicule ou de gros électroménagers.  Par contre, des hausses soudaines de taux pourraient vous inciter à réduire vos dépenses et vos emprunts et peut-être faire augmenter vos versements d'intérêt sur des dettes existantes (à moins qu'ils n'aient été établis pour une durée déterminée).

Les entreprises n'échappent pas à ce phénomène.  Lorsque les taux d'intérêt sont élevés, elles ont tendance à reporter leurs dépenses ou leur projet d'expansion en raison du coût d'emprunt trop élevé.  Tant le taux d'emploi que la création d'emploi peuvent s'en ressentir. Si vous épargnez en vue d'effectuer des achats ou en prévision de votre retraite, les taux d'intérêt peuvent influencer vos choix de placements.  Ainsi, lorsque les taux d'intérêt sont bas, il devient moins intéressant de placer son argent dans des placements tels que des dépôts à terme ou des obligations d'épargne.  Si vous planifiez en vue de vous constituer un revenu de retraite, mieux vaut considérer le niveau des taux d'intérêt.  Si votre stratégie d'épargne repose essentiellement sur des placements portant intérêt et que les taux d'intérêt sont bas, votre revenu futur risque de ne pas être aussi élevé que si vous possédiez un portefeuille de placements plus diversifié qui offre un meilleur rendement (des actions et des fonds

communs de placement).

 Qu'est-ce qui fait fluctuer les taux d'intérêt?

 Plusieurs facteurs expliquent ces fluctuations : les forces de marché mondiales, les taux actuels et prévus de l'inflation et la politique monétaire.  L'offre et la demande de monnaie dans l'économie en général sont importants.  Lorsque plus de gens sont intéressés à emprunter de l'argent qu'à en prêter, le coût d'emprunt grimpe.  En conséquence, les taux d'intérêt augmentent, incitant plus de gens à épargner en choisissant d'effectuer davantage de placements ou en reportant leurs emprunts. Les taux d'intérêt ne constituent pas le prix de l'argent, mais bien le coût d'emprunt des fonds.  Il s'agit en fait du loyer de l'argent.

Les taux d'intérêt à court terme sont influencés à la fois par la Banque Centrale et d'autres intervenants au pays et à l'étranger.  À titre de responsable de la gestion de la politique monétaire, la Banque centrale (nous en reparlons un peu plus loin) agit sur les taux d'intérêt à court terme en établissant le taux d'escompte.  Il s'agit du taux qu'elle exige sur les prêts consentis aux grandes institutions financières.

Le taux d'escompte (ou taux directeur) sert d'indicateur quant à la tendance des taux d'intérêt en général, mais habituellement à court terme. Ainsi, une hausse par la Banque centrale du taux créditeur exigé des grandes institutions financières annonce souvent un relèvement des autres taux d'intérêt.  Ces taux comprennent le taux préférentiel (appelé taux de base) qu'une institution financière demande à ses clients emprunteurs les plus solvables (ceux présentant le moins de risques) ainsi que les taux payés par tous les emprunteurs. 

En règle générale, les institutions financières modifient leur taux préférentiel dès l'annonce d'un changement du taux d'escompte de la Banque Centrale.  Le taux préférentiel ou taux de base est un indicateur important qui est publié tous les jours dans les grands journaux. 

Par ailleurs, les taux à long terme subissent davantage l'influence des anticipations des investisseurs.  S'ils entrevoient une majoration des taux d'intérêt dans l'avenir, ils exigeront un rendement plus élevé sur leurs placements à revenu fixe, poussant ainsi les taux à la hausse. 

 Comment les taux d'intérêt ont-ils évolué au fil des années?

Les taux d'intérêt ont affiché de fortes fluctuations ces 28 dernières années.  Le taux d'escompte est passé d'un sommet de 21 pour cent en 1981 à un creux de 2 voire 1,5 et moins en 2009.  L'inflation contenue et l'assainissement des finances publiques expliquent ce fléchissement général.  En période de faible inflation, les prêteurs n'ont pas besoin de taux d'intérêt élevés pour compenser l'effritement du pouvoir d'achat de l'argent prêté.

L'inflation

 L'inflation exerce aussi une action déterminante sur l'économie. L'inflation se définit comme une hausse soutenue du niveau général des prix de la plupart des biens et services. Une hausse de l'inflation indique que les prix commencent à grimper.  L'inflation annonce également un relèvement prochain des taux d'intérêt, les prêteurs cherchant à neutraliser l'effet de l'inflation sur les fonds prêtés.  Plus le taux d'inflation est élevé, plus votre pouvoir d'achat s'effrite rapidement. En d'autres termes, vous en avez moins pour votre monnaie. L'inflation gruge vos économies et vos revenus de placement.Lorsque le taux d'intérêt versé sur le solde de votre compte bancaire est inférieur au taux d'inflation, vous obtenez moins de biens ou services en contrepartie de vos
économies. L'inflation fait particulièrement tort aux aînés et aux personnes

qui comptent pour vivre sur des revenus fixes non indexés à l'inflation.

Rappelons que l'inflation constitue un indicateur général et qu'elle traduit une tendance des prix en général.  Ainsi, même en période de forte inflation, les prix de certains articles en particulier peuvent fléchir.

À l'opposé de l'inflation, on trouve la déflation ou une baisse du niveau général des prix dans l'économie.  La déflation contribue à augmenter le pouvoir d'achat de votre argent.

Lorsque les niveaux des prix en général demeurent plus ou moins constants dans l'économie, on parle de stabilité des prix.

 Qu'est-ce qui cause l'inflation?

 En période de croissance économique vigoureuse, la demande des consommateurs à l'égard des biens et services dépasse souvent l'offre.  En d'autres termes, les biens offerts ne suffisent pas à satisfaire l'appétit des acheteurs.

L'inflation peut également découler de l'augmentation des coûts de production ou de la chute de la monnaie.

Par exemple, lorsque l'offre de monnaie double, mais que le volume de biens et services offerts aux acheteurs demeure inchangé, les prix de la plupart des biens et services doublent à leur tour.  Si notre salaire doublait également, en sortirions-nous gagnants?  Non, puisque nous ne pourrions acheter que le même volume de biens et services disponibles - leurs prix seraient toutefois majorés en raison des coûts de production inévitablement plus élevés.

Conseil :

Les spécialistes financiers recommandent de tenir compte de l'inflation dans la planification financière.  Vos placements, à tout le moins, devraient maintenir la cadence du taux d'inflation.  Les grands journaux publient régulièrement le taux d'inflation.  De plus, comme les revenus d'intérêt sont imposables, n'oubliez pas de tenir compte de vos rendements après impôts.

Comment l'inflation influe-t-elle sur mes revenus de placement?

Il est important de saisir la différence entre le taux d'intérêt que vous versez ou recevez et le taux d'intérêt réel.  Le taux que vous payez ou recevez, également appelé taux d'intérêt nominal, est celui qu'affiche votre institution financière. 

Il s'agit du taux que l'on vous communique lorsque vous présentez une demande de prêt ou que vous désirez placer votre argent dans un dépôt à terme.  Ce taux ne vous indique toutefois pas précisément le véritable coût de votre emprunt ou l'appréciation réelle de votre fortune.

Pour obtenir votre «véritable» taux d'intérêt, il faut en soustraire le taux d'inflation.

Supposons que vous placez 1 000 $ à un taux d'intérêt de 5 pour cent pour une année.  Au cours de la période correspondante, le taux d'inflation est de 2 pour cent. 

Bien que vous empochiez 5 pour cent ou 50 $ d'intérêt sur votre placement, peut-on en conclure que vous pouvez acheter 5 pour cent de biens et services de plus que l'an dernier?  Eh bien, non.  Comme les prix ont augmenté de 2 pour cent, la véritable hausse de votre capacité d'acheter des biens et des services n'est que de 3 pour cent.  On peut dire que votre fortune «réelle» a augmenté de 3 pour cent plutôt que de 5 pour cent. 

La formule utilisée est la suivante :

Taux d'intérêt nominal(Le taux affiché) - Taux d'inflation = Taux d'intérêt réel(Votre gain réel)

 Pourquoi l'inflation est-elle néfaste?

 Elle réduit la valeur de notre argent et notre pouvoir d'achat.  Voici deux exemples qui illustrent les effets néfastes de l'inflation sur les gens :

• Vous ne prévoyez pas d'inflation et vous signez un contrat de travail de deux ans à un taux horaire de 20 $.  Si l'inflation porte les prix en hausse de 10 pour cent chaque année, le pouvoir d'achat de votre 20 $ aura reculé d'environ 20 pour cent à la fin de votre contrat.  En somme, c'est comme si vous touchiez 16 $ de l'heure.

 • Vous recevez un revenu de retraite fixe de 20 000 $ par année.  Si le taux d'inflation se situe à 10 pour cent, votre niveau de vie sera inférieur de 40 pour cent après 5 ans.  Même en tenant compte d'un taux d'inflation de 4 pour cent, votre niveau de vie aura reculé de 20 pour cent au bout de 5 ans.

 Les taux de change et notre monnaie

 La valeur de notre monnaie par rapport à d'autres devises, particulièrement l’euro et le dollar américain (en raison de notre étroite relation commerciale avec l’Europe et les États-Unis), agit sur bon nombre de nos activités.  Par exemple, lorsque notre monnaie est faible comparativement à l’euro, les importations européennes et les voyages dans ce continent coûtent plus cher.  Par contre, la faiblesse de notre monnaie rend nos exportations plus alléchantes aux yeux des acheteurs européens et incite les touristes européens à prendre leurs vacances chez nous.  Toutefois, lorsque notre monnaie est relativement élevée par rapport à d'autres devises comme dollar américain, les importations américaines et les voyages aux Etats-Unis constituent des aubaines pour les consommateurs du pays.

Vous trouverez dans les pages financières des grands quotidiens les taux de change courants entre le dollar et de nombreuses autres devises.

 Qu'est-ce qui amène l’euro à changer de valeur par rapport aux autres devises?

L’euro ne possède pas de valeur préétablie par rapport aux autres devises.  En fait, il constitue un simple bien que nous pouvons acheter ou vendre, étant lui-même soumis aux fluctuations de l'offre et de la demande. Lorsqu’un plus grand nombre de gens veulent acheter des euros qu'en vendre, la valeur de l’euro se raffermit.  La situation contraire contribue à en faire fléchir la valeur.

La monnaie d’un pays réagit à de grandes forces intérieures comme la balance commerciale, les politiques gouvernementales, la stabilité politique, le taux de chômage, les taux d'intérêt, la dette nationale, la productivité du pays, les biens que le pays vende et l'inflation.  Mais la conjoncture enregistrée dans les autres pays joue également un rôle crucial - par exemple, quelles devises et quels pays attirent les investissements.

La Banque centrale a parfois recours au taux d'escompte pour contenir les fluctuations du taux de change et leurs répercussions sur la demande de biens et services.  Par exemple, une majoration des taux d'intérêt peut contribuer à soutenir la valeur de la monnaie en rendant les investissements plus alléchants.

Conseil :

Au moment de choisir les produits et services à acheter ou une destination de vacances, tenez compte du pouvoir d'achat de votre monnaie. 

 Comment la fluctuation de la monnaie influe-t-elle sur notre mode de vie?

 Lorsque la valeur de la monnaie fléchit, les biens importés deviennent plus coûteux, au grand détriment des consommateurs (qui achètent des produits fabriqués à l’étranger) et des importateurs.  Il en coûte davantage pour prendre des vacances en Europe, car il faut plus de d’argent  pour acheter des euros.  Les fabricants du pays bénéficient toutefois d'un avantage concurrentiel par rapport aux importateurs de produits étrangers coûteux car, en comparaison, leurs prix demeurent faibles. 

Lorsque la valeur de la monnaie augmente, les produits importés deviennent moins coûteux, une situation qui avantage ceux qui en achètent et en vendent.  Par contre,

si vous exportez des biens, la vigueur de l’argent entraîne une majoration des prix des produits nationaux à l'étranger et, dans la foulée, un recul des ventes.

 Nos habitudes de dépense et d’épargne

 Toutes nos activités, qu'il s'agisse de dépenser, d'emprunter ou d'épargner, ont une incidence marquée sur notre économie.

Un certain nombre de facteurs nous motivent à dépenser notre argent ou à l'épargner pour faire face aux imprévus : Notre optimisme face à l'économie et à l'avenir, notre revenu et notre situation d'emploi, les taux d'intérêt, les tendances, l'âge et le mode de vie. 

Lorsque nous nous sentons en sécurité sur le plan financier et que nous croyons à une croissance soutenue de l'économie, nous sommes davantage disposés à dépenser.

Lorsque la confiance des consommateurs est élevée, on observe une hausse des ventes de produits à prix élevé comme les automobiles, les meubles, les électroménagers et l'équipement électronique.  Voilà pourquoi les niveaux de confiance des consommateurs servent de baromètres aux économistes.

Le profil démographique de la société est important, car il contribue à déterminer les goûts et les habitudes de consommation des gens.  Cette information sert à prédire la demande future en biens et services. 

Des recherches ont démontré une corrélation entre l'âge et les habitudes de consommation.  Au fur et à mesure que nous avançons en âge, nos préoccupations, nos goûts et notre mode de vie changent et influent sur notre façon de dépenser. L'avènement d'une population vieillissante, par exemple, peut contribuer à faire grimper la demande de services en matière de soins de santé, de terrains de golf et de voyages, mais entraîner une baisse de la demande à l'égard des biens et services liés au football et au ski. 

 Épargne et revenu disponible par habitant

 Le niveau général de l'épargne dans l'économie est important, car l'argent économisé par une personne sert à prêter à une autre personne qui, à son tour, dépense ou investit.

Si l'épargne de la population n'était pas suffisante, le pays pourrait souffrir d'une pénurie de fonds pour soutenir la croissance et les investissements.  Bien sûr, dans un tel cas, le pays peut toujours se tourner vers l'étranger pour emprunter. 

À l'instar de celui des consommateurs, le comportement des entreprises témoigne de l'état de santé de l'économie.  La confiance des entreprises est tout aussi importante que celle des consommateurs.  Les entreprises augmentent ou réduisent leurs dépenses sensiblement à la manière des consommateurs.  Lorsque les taux d'intérêt sont élevés, ils reportent souvent leurs investissements ou leurs projets d'expansion.  Mais, en période de faiblesse des taux d'intérêt, ils ont tendance à investir dans leur entreprise, donnant ainsi un coup de pouce à l'économie. Peu importe leur taille, qu'il s'agisse d'un dépanneur ou d'une grande société, toutes les entreprises contribuent à la création d'emploi et à la production de biens et services. Lorsqu'une entreprise prend de l'expansion, elle contribue habituellement à la croissance de l'emploi.  Dès lors, on observe un taux d'emploi plus élevé, un optimisme accru chez les consommateurs et, en bout de ligne, une hausse de la consommation. Il convient de suivre constamment le marché pour évaluer les activités et les progrès des entreprises et des industries.

 Les marchés financiers

 Les marchés financiers, c'est-à-dire les marchés boursiers, obligataires et monétaires permettent aux particuliers, aux entreprises et aux gouvernements d'acheter et de vendre des placements.  L'évolution de ces marchés influe sur tous et chacun d'entre nous.  La fluctuation des marchés financiers peut influencer la décision d'une entreprise de prendre de l'expansion et d'embaucher davantage d'employés ou de contracter un emprunt pour acheter une nouvelle pièce d'équipement.

Du point de vue de l'investisseur, sa fortune personnelle évoluera au rythme des fluctuations des marchés.  La vigueur des marchés boursiers et obligataires entraîne habituellement une hausse de la valeur des placements personnels.  Dans la foulée, notre confiance se raffermit et la consommation reprend. 

En revanche, face à un recul très marqué des marchés (et de la valeur de notre actif), nous réagissons en sabrant nos dépenses.  Les fluctuations des marchés boursiers et obligataires influent également sur les taux d'intérêt que nous payons à l'égard d'un prêt personnel ou hypothécaire.

Les marchés sont tous reliés les uns aux autres.  Lorsque les taux d'intérêt grimpent, les cours boursiers reculent, car les autres types de placements (ceux portant intérêt) deviennent alors plus alléchants. Lorsque les taux d'intérêt fléchissent, les cours boursiers se raffermissent souvent. Les marchés boursiers peuvent toucher même les personnes qui ne possèdent pas d'actions.  Pratiquement chaque personne qui détient un régime de pension subit l'influence directe ou indirecte du marché boursier, puisqu'une partie de l'actif de son régime de pension y est investie.  Le marché boursier constitue également un baromètre de la confiance que les gens entretiennent face à l'avenir.  Lorsque la confiance est élevée, le marché boursier a tendance à se raffermir, contribuant ainsi à remplir les goussets de ceux qui y ont investi. Comme elles disposent de plus d'argent, ces personnes augmentent leur consommation et contribuent à relancer l'économie. 

On a pu observer dans le passé qu'un recul des cours boursiers précède souvent une récession.  Voilà pourquoi on considère également les marchés boursiers comme des indicateurs avancés de l'activité économique future.

 La politique de la Banque centrale

 Bon nombre de gens ne savent rien du rôle que la Banque centrale joue dans l'univers financier des gens. 

Ses actions exercent pourtant une influence considérable sur les taux d'intérêt, la valeur de la monnaie sur les marchés de change et l'activité économique dans son ensemble.  À l'inverse des banques qui poursuivent des activités commerciales, la Banque centrale n'accepte pas de dépôts du public, ni ne lui consent de prêts. 

La Banque centrale établit la politique monétaire, agit à titre de banquier auprès des institutions financières et du gouvernement, gère la dette nationale pour le compte de l'État et émet des billets de banque.  Elle a aussi la responsabilité de protéger la valeur de la monnaie

contre l'érosion attribuable à l'inflation. 

 Qu'est-ce que la politique monétaire?

 Par politique monétaire, on entend la maîtrise qu'exerce la Banque centrale sur les taux d'intérêt à court terme et la masse monétaire. 

Il existe un lien direct entre le volume de monnaie en circulation et l'activité des consommateurs et des entreprises. 

Si la Banque centrale veut donner un coup de pouce à l'économie, elle imprime une direction aux taux d'intérêt à court terme.  En poussant ces taux à la baisse, la Banque centrale incite plus de gens à emprunter en vue de dépenser ou d'investir.  Par exemple, en période de baisse des taux d'intérêt, un plus grand nombre de gens décident d'acheter une maison.  Il s'ensuit un accroissement du travail pour les constructeurs, les peintres, les détaillants de meubles et ainsi de suite. 

Si la Banque centrale décide de maîtriser l'inflation, elle relève les taux d'intérêt afin de ralentir l'économie, contribuant ainsi à faire fléchir la demande et, dans la foulée, l'inflation. 

De nombreux observateurs suivent de près les faits et gestes de la Banque centrale en raison de leur forte incidence sur l'économie.

L'établissement du taux d'escompte revêt une importance particulière.  Une hausse du taux d'escompte indique l'intention de la Banque centrale de resserrer la masse monétaire (rendant ainsi les emprunts plus coûteux afin de refréner les dépenses et les investissements des entreprises).  En revanche, une baisse du taux d'escompte traduit son intention d'accroître la masse monétaire (rendant ainsi les emprunts moins coûteux afin de stimuler les dépenses et les investissements des entreprises). 

Pour établir sa politique monétaire, la Banque centrale évalue le rendement de l'économie, en se penchant sur des facteurs tels que le niveau d'emploi, l'inflation et les taux de change.

 Le rôle du gouvernement

 Les actions et les politiques budgétaires des gouvernements en font des acteurs importants de la scène économique.

Les politiques budgétaires d'un gouvernement englobent ses dépenses annuelles, la fiscalité ainsi que ses activités de transfert et d'emprunt. 

Les politiques budgétaires du gouvernement influencent à leur tour les décisions que prennent les consommateurs, les entreprises, les épargnants et les investisseurs.  Ainsi, la politique fiscale du gouvernement agit sur le niveau des fonds que nous pouvons dépenser.  Ainsi, une hausse des impôts réduit notre revenu disponible.  Il peut au début s'ensuivre un ralentissement de l'activité économique, bien que le résultat final dépende de l'utilisation faite par le gouvernement des recettes fiscales empochées.  La modification possible des lois sur l'impôt explique largement pourquoi les budgets des gouvernements retiennent l'attention générale. 

 Quel rôle jouent les déficits et les dettes gouvernementales?

 Un déficit survient lorsqu'un gouvernement dépense plus qu'il ne perçoit de revenus au cours d'une année. 

Le gouvernement peut financer un déficit en relevant les impôts ou en empruntant auprès des nationaux, des étrangers ou de la Banque centrale.  Les déficits sont importants en raison de l'influence qu'ils exercent sur la dette gouvernementale. 

La «dette» représente l'accumulation de tous les déficits, moins les surplus, au fil des années.  Du point de vue du contribuable, l'énorme dette gouvernementale, sur laquelle s'accumule l'intérêt et qui doit être remboursée, accapare des revenus qui pourraient être consacrés à des programmes dont nous pourrions aujourd'hui bénéficier.  Les générations futures risquent également d'avoir à assumer une note d'impôt plus élevée. 

 Les forces mondiales

 «C'était beaucoup plus simple dans le bon vieux temps...»

Si vous avez déjà entendu cette remarque dans la bouche d'un ami ou d'un parent plus âgé, sachez que c'est exact.   Il n'y a pas si longtemps, l'économie d’un pays était beaucoup moins compliquée.  De nos jours, la survie de la plupart des pays passe par le commerce international. 

Sous l'impulsion de l'accroissement du commerce, du flux monétaire et des communications, les pays deviennent de plus en plus interdépendants.  On appelle ce phénomène la mondialisation.

L'avancement des télécommunications et l'abaissement des barrières tarifaires se sont conjugués pour favoriser la concurrence mondiale et renforcer la mondialisation. 

Il s'agit maintenant d'un phénomène incontournable. En raison de la mondialisation, nous sommes touchés par presque tous les événements qui surviennent dans le monde.

En fait, l'expression «village global» sert souvent à désigner la planète terre.  Voilà pourquoi les citoyens doivent absolument savoir ce qui se passe à l'étranger.  Lorsque nous comprenons les événements mondiaux et leur influence sur nous, il est plus facile d'interpréter l'actualité économique de notre pays.  En fait, bon nombre de revirements économiques découlent aujourd'hui directement de bouleversements enregistrés dans d'autres coins du globe. L'évolution des comportements liés au commerce et aux placements ne tarde pas à filtrer les frontières entre les pays.  Par exemple, la récente crise économique a eu des effets néfastes

sur l'économie de nombreux pays.

 La concurrence mondiale influe sur nous tous

 «Le bien-être économique de notre pays dépend considérablement des autres pays : achètent-ils nos biens et services, investissent-ils chez nous et nous prêtent-ils des fonds quand nous en avons besoin?  Lorsque nous vendons des biens et des services à d'autres pays, nous créons des emplois tout en générant des revenus.  Lorsque le pays accueille des investisseurs étrangers, nos entreprises prennent de l'expansion et s'améliorent, de nouvelles technologies voient le jour et gagnent du terrain tandis que des emplois peuvent se créer.  Lorsque nous

devons emprunter, comme c'est souvent le cas de nos gouvernements, notre capacité d'emprunt et le taux d'intérêt que nous obtenons dépendent de la confiance que les prêteurs étrangers entretiennent à  l'égard de notre économie.»

Pas besoin d'ouvrir grands les yeux pour constater le véritable impact de la mondialisation sur votre vie quotidienne.  Votre Iphone vient probablement du Japon, votre voiture de Corée, les jouets de vos enfants de l'Inde, le sucre dans votre café de Trinidad et la bouteille de vin sur la table peut-être de l'Australie.

Dans le cas de certaines entreprises, la mondialisation s'avère une véritable alliée.  Elle ouvre de nouveaux marchés, en permet l'expansion et crée des emplois.

D'autres entreprises suivent difficilement la cadence et doivent se résoudre à réduire leur effectif et même à mettre un terme à leurs activités, car elles sont incapables de soutenir la concurrence exercée par des producteurs d'autres pays. 

Lorsqu'on examine les entreprises qui ont adopté la mondialisation, on constate que la technologie y joue un rôle de premier plan.  Ces entreprises font appel à la technologie de pointe pour améliorer leur produit, mettent en place des systèmes de repérage efficaces ou du matériel d'avant-garde pour la gestion de leurs stocks.  Elles possèdent de plus le personnel spécialisé approprié. Aujourd'hui, tant les pays que les entreprises doivent pouvoir compter sur une main-d'oeuvre axée sur le savoir.  La force d'une nation ne se mesure plus uniquement en fonction de ses ressources naturelles (charbon, fer, minerai et bois d'oeuvre).

Le rendement de l'économie européenne revêt une importance particulière pour le pourtour méditerranéen..  Comme une bonne partie du commerce de ces pays du Sud s'effectue avec l’Europe, leur  santé économique dépend inévitablement de celle des européens.

Le ralentissement de l'économie européenne a pour effet de faire chuter la demande à l'égard des exportations du pourtour méditerranée. ce qui en fin de compte contribue à ralentir l’économie de ces pays du Sud du pourtour. 

 Les hauts et les bas de l’économie

 L'économie est fluide - en mouvement perpétuel et jamais immobile. Chaque jour apporte son lot d'information supplémentaire : nouvelles tendances, marchés en émergence, fluctuation des taux d'intérêt, élections, nouvelles lois, voire tempêtes et inondations. Chaque économie connaît des vagues de prospérité suivies de périodes plus difficiles. 

Une période de croissance économique, également appelé un boom, est habituellement accompagnée d'une inflation galopante.  La faiblesse de l'inflation permet d'éviter un boom ou une période d'effondrement.  La découverte de nouvelles ressources naturelles (comme du pétrole ou de l'or) ou la hausse des prix des exportations peuvent provoquer un boom plus localisé.  Même un changement de loi ou de gouvernement peut favoriser les investissements et la création d'emploi.

De nombreux facteurs peuvent également expliquer le ralentissement de l'économie : par exemple, la hausse du prix d'un produit de base essentiel, comme le pétrole.

La surchauffe de l'économie peut aussi en être responsable.  Ainsi, en 1981 et en 1991, une telle surchauffe a entraîné une hausse des taux d'intérêt.

On peut également enregistrer des ralentissements localisés par suite de l'épuisement d'une ressource naturelle importante ou d'un désastre naturel comme un tremblement de terre particulièrement destructif.

Un ralentissement se transforme en récession lorsque l'activité économique (le produit intérieur brut réel ou la production intérieure totale de biens et services) recule pendant six mois consécutifs ou plus.

 Ainsi donc, lorsque vous planifiez vos finances à court et à long terme, assurez-vous de tenir compte de la direction de l'économie.  Si vous prévoyez acheter une maison, effectuer un long voyage, lancer votre entreprise ou prendre de l'expansion, voire établir votre budget et décider des sommes à épargner, il convient de suivre de près l'évolution de l'économie.  Il va sans dire que cela n'est pas toujours facile à faire.  Nous pouvons certes en arriver à un jugement approximatif sur la direction que prendra notre économie, mais les spécialistes eux-mêmes ne savent pas toujours reconnaître ce qui nous pend au nez.

 Comment prendre le pouls de l’économie

 Comment peut-on évaluer le comportement de notre économie? 

Il existe un certain nombre de données statistiques - également appelées indicateurs économiques - qui servent à établir le bilan de santé de notre économie.

Sachez que l'économique n'est pas une science exacte et que les économistes appelés à analyser une même information ne s'entendent souvent pas.  Il devient donc difficile de prédire ce qui nous attend. Néanmoins, en examinant ensemble plusieurs indicateurs économiques, on peut en arriver à peindre un tableau suffisamment clair de la conjoncture économique.  Qui plus est, ces indicateurs peuvent nous aider à déceler les tendances et à anticiper des changements de direction.

 Quatre grands indicateurs économiques retiennent plus particulièrement l'attention des économistes, des politiciens, des dirigeants d'entreprise et des consommateurs : le produit intérieur brut (PIB), le taux d'inflation, les taux de chômage et d'emploi ainsi que le taux d'escompte de la Banque centrale.

 Le PIB est une vaste mesure de la production de notre économie au cours d'une année.  Il

représente la valeur totale de tous les biens et services produits dans le pays en vue de la consommation intérieure ou de l'exportation.  Il nous indique si notre production totale est en hausse, stable ou en baisse.  En d'autres termes, il témoigne de la croissance ou du ralentissement de l'économie.

 Les économistes étudient également le PIB réel par personne, soit le PIB révisé pour tenir compte de l'évolution de la population et du coût de la vie. 

 L'indice des prix à la consommation (IPC) constitue un autre indicateur important qui mesure le taux de l'inflation en suivant l'évolution moyenne du prix d'un panier d'environ quelques centaines de biens et services différents achetés par les habitants.  Les changements de prix amènent les consommateurs à modifier leurs habitudes de consommation.  Lorsque les prix en général grimpent, les ménages sont plus susceptibles de bouder les biens à prix élevé.  L'IPC sert également à établir les hausses des prestations d'aide sociale et de sécurité de la vieillesse.  Il guide le gouvernement dans l'établissement de ses budgets et sert de point de référence dans les négociations salariales au sein du secteur privé.  Les marchés financiers considèrent l'IPC comme un important indicateur de l'inflation qui, à son tour, influe sur les taux d'intérêt.

 Les principaux indicateurs économiques

 Les indicateurs donnent un aperçu du rendement passé de l'économie et de la direction qu'elle semble vouloir prendre.  Les chiffres de rendement mensuels, trimestriels et annuels font souvent l'objet d'évaluation et de comparaison.  On y fait souvent référence de maintes façons dans les actualités. 
En voici quelques exemples d’indicateurs :

(évolution en pourcentage annuel à moins d'indication contraire)

PIB réel 

Exportations

Importations

Dépenses de consommation   

Construction résidentielle

 Investissements des entreprises (immeubles et équipement non résidentiels)    

 Mises en chantier (en milliers)

Ventes d'automobiles (en millions)

Croissance de l'emploi

Taux de chômage (en %)

Taux préférentiel (moyenne)

 Taux d'épargne personnelle (en %)

Indice des prix à la consommation
.L'indice IPC lui-même mesure l'évolution moyenne des prix d'un panier de plusieurs centaines de produits et services différents payés par les consommateurs. Ces produits et services comprennent le logement, les aliments, les vêtements, l'alcool, le tabac, les coupes de cheveux, les frais médicaux, etc.  Pour mesurer l'évolution du coût de la vie, on se sert d'une période de référence et on compare les chiffres de l'IPC en fonction de la dernière période de référence.  Une hausse de l'IPC signale la présence de pressions inflationnistes et l'effritement du pouvoir d'achat du consommateur moyen.  

 Le taux de chômage représente une autre donnée statistique servant à évaluer l'économie.  La connaissance du pourcentage de la population qui occupe un emploi permet de déterminer des habitudes de consommation. Lorsque l'emploi est élevé, les gens disposent de plus d'argent à dépenser, la consommation progresse et l'économie prospère.  En période de faible emploi, on enregistre une chute de la consommation et un fléchissement de l'économie.

Chaque mois, le service Statistique mène un sondage au hasard auprès de ménages afin de déterminer les personnes ayant un emploi. Celles-ci comprennent toute personne âgée de plus de 15 ans qui a travaillé à temps plein ou partiel au cours du mois et les personnes qui occupaient un emploi, mais étaient absentes de leur travail en raison d'un conflit de travail, de vacances ou de maladie. 

Les personnes sans emploi comprennent tous ceux qui cherchent activement un emploi et sont aptes au travail. 

La comparaison des taux de chômage d'une année à l'autre permet de mieux saisir l'évolution de notre économie. 

Le taux de chômage sert également à orienter les programmes gouvernementaux vers les régions et les groupes d'âge les plus touchés. 

 • En établissant son taux d'escompte, la Banque centrale détermine la direction que prendront tous les autres taux d'intérêt à court terme dans l'économie.  Il s'agit d'un indicateur important, car il témoigne de la politique monétaire que la Banque centrale entend suivre.  Par exemple, une majoration du taux d'escompte indique habituellement que la Banque cherche à ralentir l'économie, tandis qu'une baisse traduit son intention de stimuler l'activité économique.  En résumé, les changements de taux ont une incidence déterminante sur le rendement de l'économie.

 Parmi les autres indicateurs retenant l'attention, on trouve :

 Les ventes de véhicules automobiles : Les ventes de voitures représentent une bonne mesure des dépenses de consommation.  Les ventes d'autos constituent un indicateur précurseur qui se raffermit lorsque la confiance est élevée et fléchit quand elle est faible. 

 Les mises en chantier : Important indicateur, la mise en chantier représente le début de la construction d'un immeuble.  Bien que la construction de nouvelles habitations ne compte que pour une partie relativement mince de l'économie d'ensemble, elle donne une impulsion à d'autres secteurs du commerce de détail, car les acheteurs de maison aménagent leur nouveau foyer.  L'industrie de la construction est également un bon baromètre de l'optimisme des gens face à leur avenir.   

 Les carnets de commande des manufacturiers : Lorsque les carnets de commande se garnissent, on peut s'attendre à une forte production industrielle dans les mois qui suivent.

 La balance commerciale : Une forte balance commerciale nous indique que les exportations excèdent les importations, un signe positif pour l'économie.

 Investisseurs, épargnants, emprunteurs ou prêteurs, tous peuvent trouver avantage à savoir interpréter les tendances reflétées par les indicateurs économiques dans la planification de leurs finances personnelles ou de leur stratégie de placement.

 Pas besoin d'avoir un diplôme en sciences économiques pour comprendre de quelle façon l'économie influe sur notre vie quotidienne.  En suivant les principaux mouvements de l'économie et en demeurant à l'affût de signes de progression et de repli, vous devriez être en mesure de prendre des décisions financières mieux éclairées.  Suivez les tendances et lisez des revues et des journaux pour y relever des conseils en matière de planification financière et de placement.

Bien qu'il soit difficile de prédire avec exactitude la direction que prendra l'économie, les tendances, les signes et les autres facteurs du tableau d'ensemble peuvent vous aider à mieux planifier votre avenir. 

Nous espérons que la présente étude vous a permis de mieux comprendre l'économie et vous

incitera à faire vos propres observations.

 GLOSSAIRE DES TERMES CLÉS

Banque centrale : Elle élabore la politique monétaire du pays et la met en oeuvre.

Chômage saisonnier : Pertes d'emplois attribuables aux variations climatiques et à d'autres facteurs.  L'exploitation forestière, la pêche et la construction sont trois secteurs touchés par les facteurs climatiques, tandis que les ventes au détail fluctuent au rythme des fêtes et des saisons. Par exemple, les détaillants embauchent davantage de personnel avant Noël qu'en janvier.

Croissance économique : Taux d'évolution de la production d'une année à l'autre.

Cycle économique : Les hauts et les bas de l'économie qui suivent des fluctuations  cycliques au fil du temps.

Déficit budgétaire : Situation qui se présente lorsque le gouvernement dépense plus d'argent qu'il ne perçoit de revenus au cours d'une année.

Déflation : Baisse réelle du niveau général des prix dans l'économie.

Dépense privée de consommation : Montant que l'ensemble des ménages consacrent à l'achat de biens et de services.

Dépression : Repli prolongé de l'économie et de l'activité commerciale.

Désinflation : Réduction du taux d'inflation, par suite de la mise en oeuvre d'une politique gouvernementale ou du fléchissement de l'activité économique.

Données démographiques : Caractéristiques de la population qui influent sur la consommation des biens et services.  Elles comprennent l'âge, le sexe, la race, la taille de la famille, la scolarité, l'emploi, le revenu et le lieu de résidence.

Épargne personnelle : Écart existant entre le revenu personnel disponible et la dépense privée de consommation.

Excédent financier : Situation qui se présente lorsque le gouvernement encaisse plus de recettes qu'il n'engage de dépenses au cours d'une année.

Exportations : Biens et services produits au pays et vendus à l'étranger.

Importations : Biens et services produits dans d'autres pays et vendus à notre pays.

Indice des prix à la consommation : Indice qui mesure le changement survenu dans le coût moyen d'un panier de biens et de services qu'achètent couramment les familles.

Indicateurs économiques : Statistiques qui aident à déterminer comment se comporte l'économie.  Ils comprennent entre autres l'indice des prix à la consommation, les mises

en chantier et les taux de chômage.

Inflation : Montée du niveau moyen des prix dans l'économie.

Macroéconomie : Étude de l'économie globale, particulièrement l'interaction de ses différentes composantes entre elles.

Marché haussier et baissier : Lorsque les cours des actions augmentent et que le marché est sain, on parle d'un marché haussier ou à la hausse. Lorsque, à l'inverse, les cours

fléchissent, on parle d'un marché baissier ou à la baisse.

Microéconomie : Étude du comportement des unités individuelles de l'économie mettant l'accent sur les marchés et leur fonctionnement.

Politique budgétaire : Utilisation des dépenses publiques et de la politique fiscale en vue d'influer sur l'économie.

Politique monétaire : Capacité de la Banque centrale d'influer sur l'économie en faisant fluctuer les taux d'intérêt à court terme et la masse monétaire.

Produit intérieur brut : Valeur totale de tous les biens et services produits par l'économie au cours d'une même année.

Produit national brut : Valeur de tous les biens et services revenant aux nationaux au cours d'une année donnée.  Il correspond au produit intérieur brut auquel viennent s'ajouter les revenus des nationaux tirés de la production à l'étranger, moins les revenus de

non-résidents tirés de la production nationale (tels que les intérêts et les dividendes payés aux prêteurs étrangers).

Récession : Situation qui se présente lorsque le produit intérieur brut recule pendant au moins deux périodes consécutives de trois mois.

Revenu personnel disponible : Revenu personnel disponible moins les versements au titre de l'impôt sur les particuliers.  Également appelé salaire net.

Stagflation : Période de temps pendant laquelle le taux de chômage et le taux d'inflation sont tous deux relativement élevés.

Taux de change : Valeur d'une devise nationale par rapport aux autres devises.

Taux de chômage : Pourcentage de la main-d'oeuvre qui est sans travail tout en étant à la recherche d'un emploi.

Taux d'escompte : Taux d'intérêt que paient les principales institutions financières lorsqu'elles empruntent auprès de la Banque centrale.  Le taux d'escompte influe sur les taux d'intérêt que les grandes institutions financières versent à leurs clients ou exigent d'eux.

Taux préférentiel (ou taux de base) : Taux d'intérêt demandé par une banque à ses clients emprunteurs les plus solvables.

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