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le blog lintegral

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BOURSE : COMPRENDRE PRODUITS HYBRIDES ET INDICES

Publié par medisma sur 20 Septembre 2006, 00:26am

Catégories : #lintegral

 

 

                                         PRODUITS HYBRIDES ET INDICES

 

 

 

 

 

 



 Investir en Bourse

 

I - Les produits hybrides

 

 

 


 

1- OPTION

une option est un droit que l'on acquiert, il permet d'acheter ou de vendre une action à un prix et pendant une période déterminée. Une option d'achat est appelé "call" ; une option de vente "put". L'achat d'un call permet de jouer la hausse d'un titre ou d'un indice, l'achat d'un put sa baisse. Les options ont deux intérêts : elles offrent un effet de levier qui permet de démultiplier ses gains avec une mise de fond limitée, les options permettent aussi de couvrir un portefeuille, c'est à dire de le protéger contre une baisse du marché. Une option est caractérisée par un sous-jacent : action, indice, un sens (call ou put), un prix d'exercice (appelé encore strike) et une échéance. Ainsi, un Call CAC40 5.100 / mars 2006, sera une option d'achat qui permettra de "jouer" la hausse du CAC40 jusqu'à fin mars 2006 sur la base d'un niveau de 5.100 points. A l'échéance, si l'indice est au dessus de 5.100 points, la valeur du call sera égale à la différence entre le niveau du CAC40 et 5.100 points. Si l'indice est en dessous des 5.100 points, la valeur du call sera nulle. Il existe de nombreuses stratégies sur les options, les 4 positions de base sont :
-achat de call (position haussière) : risque limité à la valeur de l'option, potentiel de gain illimité
-achat de put (position baissière) : risque limité à la valeur de l'option, potentiel de gain illimité
-vente de call (position neutre ou baissière) : potentiel limité à la valeur de l'option, risque de perte illimitée
vente de put (position neutre ou haussière) : potentiel limité à la valeur de l'option, risque de perte illimitée
Une option est dite "dans la monnaie" quand le cours du sous-jacent est au niveau du prix d'exercice, "in" (call CAC40 5.100 alors que l'indice est à 5.300) ou "out" (call CAC40 5.100 alors que l'indice est à 4.900 points).

2- WARRANT
Un warrant est une valeur mobilière dont le fonctionnement est proche de celui d'une option, on les appelle d'ailleurs les bons d'option. On retrouve là encore des call warrants et des puts warrants. Les warrants ont connu un développement rapide depuis l'automne 2000. Les principaux émetteurs de warrants en France sont la Société Générale, la Citibank et la BNP. Les warrants se négocient sous la forme de quotités (quantité minimale à acheter ou vendre). L'intérêt principal des warrants est d'offrir un effet de levier important mais aussi de miser sur des concepts plus larges tels que des paniers de valeurs. Ainsi, on a vu naître des warrants pétrole, ou encore informatiques! Le principe étant de miser sur une sélection de titres du secteur pétrolier ou informatique.

Un warrant sert en tant qu'instrument de couverture. Ainsi, lorsque l'on détient en portefeuille un nombre important d'actions faisant partie de l'indice CAC40 et que l'on souhaite se couvrir contre un retournement du marché, l'achat de put warrant (option de vente sur l'indice) peut se justifier. En effet, le put CAC40 s'apprécie d'autant que le marché baisse, permettant ainsi de récupérer les pertes sur actions avec les gains engendrés par le put. Ces produits sont émis par des établissements financiers qui s'engagent à honorer leurs engagements lors de l'exercice, comme notamment la liquidité du marché. Les warrants se négocient exactement comme des valeurs mobilières auprès de votre intermédiaire financier habituel.

Les termes à connaître :

-Call Warrant : l'achat de Call permet de miser sur une hausse du support. Le potentiel de gain est illimité, mais le risque de perte est limité à son investissement initial.
-Put Warrant : Même principe que l'achat d'un Call, mais pour miser sur une baisse du support.
-Warrant à la monnaie : un warrant est dit à la monnaie lorsque le cours du sous-jacent est proche du cours d'exercice.
-Warrant dans la monnaie : un warrant est dit dans la monnaie lorsque :
* le sous-jacent d'un call warrant est supérieur au prix d'exercice
* le sous-jacent d'un put warrant est inférieur au prix d'exercice
-Warrant hors de la monnaie : un warrant est dit hors de la monnaie lorsque :
* le sous-jacent d'un call warrant est inférieur au prix d'exercice
* le sous-jacent d'un put warrant est supérieur au prix d'exercice
-Le sous-jacent (ou support) : valeur, indice, ou groupe de valeur sur lequel porte le warrant. (ex : call Eurotunnel).
-Le prix d'exercice : prix auquel vous pouvez acheter ou vendre le support (ex : Call Eurotunnel 1,4 euros). Pour un même sous-jacent, il peut exister différents prix d'exercice.
-L'échéance (ou maturité) : date limite de validité de l'option. Attention, les warrants cessent de coter quelques jours avant leur date d'échéance.
-Style européen : le warrant ne peut s'exercer que le jour de son échéance. C'est à dire que l'on net peut acheter ou vendre son support au prix convenu que lorsque la date de maturité est atteinte.
-Style américain : le warrant peut s'exercer à tout moment entre sa date de mise sur le marché et son échéance. C'est à dire que l'on peut procéder à l'achat ou à la vente de son support à n'importe quel moment.
-La Quotité : quantité minimum de négociation (10, 100, 1.000 voire plus).
-La Parité : nombre de warrants nécessaires pour lever une action ou un indice. Une parité 10/1 signifie qu'il faut 10 warrants pour accéder à une unité du support.
-La Valeur Temps : la valeur temps est une donnée totalement immatérielle. C'est la partie du prix du warrant représentant la durée d'exercice : plus les acheteurs croient dans l'évolution favorable du sous-jacent, plus la valeur temps sera élevée. Elle dépend aussi de la durée de vie de l'option : plus elle est longue plus la valeur temps sera élevée.
-La Volatilité : la volatilité s'obtient par un calcul de probabilité de variation d'un cours. Plus la volatilité est élevée, plus l'option est chère. Une volatilité élevée traduit le fait que les investisseurs pensent que le sous-jacent évoluera favorablement (ex : si les investisseurs pensent que le CAC40 va monter, la volatilité des Call sur le CAC40 sera élevée, celle des Put sera faible).
-L'élasticité : c'est une donnée clef pour un warrant. Elle mesure la variation d'une option ou d'un warrant pour une variation de 1 % du sous-jacent (ex : une option d'achat ayant une élasticité de 4 signifie que pour toute hausse de 1 % du support, l'option variera de 4 %). L'élasticité d'un call warrant est positive, celle d'un put warrant est négative.
-Le Delta : le delta indique la variation du cours d'un warrant pour une variation de une unité du sous-jacent. Le Delta s'exprime en pourcentage et est donc une donnée comprise entre 0% et 100%. D'une manière générale, on admet qu'il faut éviter les delta inférieurs à 20% car ils nécessitent une forte variation du sous-jacent pour arriver à " faire bouger " le warrant. De même, les deltas qui tendent vers 100% ont un intérêt limité puisque ces derniers ont tendance à se comporter comme le sous-jacent.
-Le Thêta : c'est un indicateur qui donne la sensibilité d'un warrant au temps qui passe.

3- CERTIFICAT

Un certificat est une valeur mobilière qui se négocie à la Bourse de Paris à l'aide d'un code Sicovam. La particularité de cet instrument financier est de répliquer parfaitement la performance d'un indice ou d'un panier de valeurs, sans effet de levier (sauf exception), c'est l'une de ses grandes différences notamment avec les warrants. Ainsi, un certificat sur le CAC40 gagne 15% lorsque le CAC40 progresse de 15% et un certificat de valeurs Internet gagne 50% lorsque la moyenne pondérée des hausses de ces valeurs est de 50%.

L'avantage de ce produit est son profil de risque plus limité que dans le cas du warrant dans la mesure où l'effet de levier se réduit à celui de son support. La garantie en capital n'est toutefois pas assurée, de sorte que si le certificat se déprécie, votre capital l'est tout autant.

Il existe plusieurs types de Certificats :
-Les Certificats Bull : permettent de parier sur la hausse d'un indice ou d'un panier d'actions, sans effet de levier. C'est la catégorie des certificats la plus répandue.
-Les Certificats Bear : permettent de parier sur la baisse d'un indice ou d'un panier d'actions. Il s'agit comme dans le cas des puts warrants d'un instrument de couverture et qui dans ce cas précis comporte un risque spécifique dans la mesure où un effet de levier existe. Prenons l'exemple suivant : Un certificat Nasdaq, de cours de référence 6.000 points et de parité 100/1 Si le Nasdaq cote 5.000 points, le certificat vaut (6.000-5.000)/100 = 10 euros. En revanche, si le Nasdaq perd 100 points et cote 4.900 points, le certificat vaudra alors (6.000-4.900)/100 = 11 euro. Soit une hausse de 10% pour une baisse de l'indice limitée à 2%.
-Les Certificats Discount : permettent d'invertir sur une action à un prix réduit, en contrepartie de quoi le porteur se limite dans le potentiel de hausse de son investissement. Techniquement, tout se passe comme si le souscripteur achetait une action, et vendait un call dont le prix d'exercice est à un niveau déterminé souvent appelé "Cap". D'où le discount. A la maturité, le certificat vaudra l'action, limité au niveau du cap. Ce discount dans le prix du certificat constitue donc la contrepartie du fait que, à maturité, ce même certificat ne vaudra pas plus que le cap. C'est une stratégie défensive qui donne sa pleine mesure dans le cadre d'une stabilité de l'action, voire d'une hausse modérée du sous-jacent.
-Les Certificats Reverse : Ces certificats d'un genre particulier permettent d'investir sur un support en bénéficiant d'un haut rendement qui sécurise partiellement le placement par rapport à un investissement direct sur ce même support. Le coupon est déterminé à l'avance et fixe le niveau maximal de remboursement : pour un certificat Reverse de taux d'intérêt de 20% et un nominal de 100 euros, le souscripteur encaissera 120 euros (100 euros + 100% du coupon) si l'action fait 0% ou plus. En cas de baisse du titre, le souscripteur encaissera une somme calculée comme suit : 100 euros + (( 1 + (taux d'intérêt - baisse du titre)). Pour notre exemple, si le support cède 25%, le souscripteur encaissera : 100 euros x (1 + (20%-25%)) = 100 euros x (1 + (-5%)) = 95 euros. Il perd donc moins que l'investissement en direct. L'intérêt est donc d'investir en bénéficiant de hauts rendements tout en limitant son risque en capital en cas de baisse.

NB : on peut calculer sa performance maximale en faisant le calcul suivant : ((Nominal (1+taux)) - cours_certificat) / cours_certificat
Un certificat peut se négocier sur le marché. La cotation de cet instrument est assurée par l'établissement émetteur, la plupart cotent leurs certificats en continu.

4- TRACKERS
Les trackers sont des fonds qui sont popularisés de longue date sur le marché américain sous le nom d'ETF (Exchange Traded Funds), et qui permettent de jouer l'intégralité d'un indice ou d'un panier à l'aide d'une seule et même valeur mobilière. En achetant un Tracker CAC40, on joue donc l'intégralité de l'indice en un seul produit, qui réplique exactement la performance du CAC40.

Ce produit se différencie des certificats sur indice en ce sens qu'il n'a pas de date de maturité.



 

II - Les indices

 

 

 





Un indice permet d'évaluer l'état du marché grâce à un échantillon de valeurs représentatives. Il constitue également un outil efficace de comparaison pour évaluer les performances de son propre portefeuille. Chaque place boursière a ses indices. Le plus célèbre en France est le CAC 40 : on y trouve, entre autres, Accor, LVMH, France Telecom ou encore Alcatel.
Un indice peut contenir un nombre plus ou moins grand de valeurs. Pour compléter l'indice CAC40, d'autres indices ont été crées, comme le SBF 120 et le SBF 250 et plus le nombre est important, plus l'indice est représentatif de la performance du marché dans son ensemble. Ainsi, le SBF 120 est plus large et plus diversifié que le CAC 40.

A- Les principaux indices français

1 - Le CAC40

Le CAC40 est l'indice de référence de la Bourse de Paris. Sa base est fixée à 1.000 depuis le 31 décembre 1987. Il est calculé en continu toutes le 30 secondes à partir d'un panier de 40 actions inscrites au Premier Marché et choisies pour leur représentativité et leur importance dans les portefeuilles institutionnels et particuliers. Le poids de chaque valeur dans l'indice est pondéré en fonction de l'importance de sa capitalisation. Cet indice représente 75% des transactions de la bourse de Paris. Plus la taille de la société est importante, plus son évolution a une influence sur l'indice. Le CAC40 constitue donc un bon baromètre de l'évolution des actions françaises.

2- Le SBF120
Le SBF120, crée le 8 décembre 1993, est composé des 120 valeurs les plus actives de la cote (les 40 valeurs de l'indice CAC40 auxquelles s'ajoutent les 80 valeurs parmi les plus liquides du marché). Il est diffusé et calculé en continu depuis le 18 avril 1994 et représente 90% des transactions de Paris. Quatre critères sont pris en compte pour intégrer le SBF120 : le montant des capitaux échangés, le nombre de transactions quotidiennes, le taux de rotation quotidien, et l'écart entre les meilleures offres et les meilleures demandes de la fourchette moyenne de négociation.

3 - Le SBF80

Le SBF 80 a été lancé fin 1997 à la Bourse de Paris. Cet indice reprend les valeurs de l'indice SBF120 excepté celles du CAC40, avec une base 1000 au 31 décembre 1990. Il recouvre donc de grandes valeurs de la cote cotées en continu, mais d'une taille plus modeste que celles du CAC40. La particularité de l'indice SBF80 est de permettre d'isoler la performance des valeurs de second rang alors que la proportion relative aux valeurs du CAC 40 peut sembler écrasante dans le SBF120.

4 - Le SBF250

Le SBF250 est l'indice représentant l'évolution de l'ensemble du marché de Paris.
Il s'appuie sur une nomenclature économique sectorielle (valeurs industrielles, services, sociétés financières). Son échantillon est composé des valeurs les plus représentatives de chaque secteur. Concrètement, il complète la gamme des indices d'Euronext Paris. Par ailleurs, le SBF 250 est calculé deux fois par jour : à l'ouverture et à la clôture de la séance.


B- Les principaux indices étrangers

Parmi les principaux indices étrangers, on trouve :

-Le DOW JONES : c'est certainement le plus connu de tous les indices boursiers mondiaux. C'est l'indice de référence du premier marché financier mondial : la Bourse de New-York. Il se compose des 30 plus grosses capitalisations américaines (les blue chips). Son calcul est très simple et radicalement différent de celui du CAC 40. Il n'y a pas de pondération et chaque valeur composant cet indice a la même représentativité à l'intérieur du Dow Jones. Il reflète essentiellement le secteur des valeurs industrielles. L'évolution du Dow Jones est observé par tous les investisseurs car son importance est telle dans l'économie internationale qu'il donne souvent le ton aux autres places financières.

-Le Dow Jones STOXX : c'est l'indice de référence global des marchés européens. 660 valeurs sont sélectionnées parmi 16 pays de l'Union Européenne ainsi que le Royaume Uni , le Danemark, la Suisse, la Norvège et la Suède.

-Le Dow Jones Euro STOXX : c'est l'indice de référence global de la zone Euro. 360 valeurs sont sélectionnées parmi les 12 pays appartenant à la zone Euro.

-Le Dow Jones STOXX50 : c'est l'indice de référence homogène des grandes valeurs européennes. 50 valeurs sont sélectionnées parmi 16 pays de l'UE. Cet indice est plus représentatif que le STOXX.

-Le S&P500 (Standard & Poors) : cet indice est plus large que le Dow Jones et représente, avec 500 valeurs sélectionnées, un autre indice de référence à Wall Street.

-Le NIKKEI 225 : c'est l'indice de référence de la bourse de Tokyo. Cet indice est très large dans sa composition puisqu'il contient 225 valeurs. Son calcul est identique à celui de l'indice américain. Aucune pondération des valeurs n'est réalisée. Son étude est presque aussi décisive que celle du Dow Jones car il est représentatif de toute la zone économique de l'Asie.

-Le FTSE 100 : c'est l'indice de référence de la bourse de Londres. Il est surnommé "Footsie". Il est composé des 100 premières capitalisations anglaises. Son mode de calcul est identique à celui du CAC 40 : chaque valeur est pondérée par sa capitalisation. Comme à la Bourse de Paris, la majorité des échanges d'actions est réalisé sur les valeurs de cet indice. A Londres, le Footsie concentre 80 % des transactions opérées. Londres est, par ailleurs, la première place financière en Europe.

-Le DAX : c'est l'indice de référence de la principale place financière allemande, Francfort. Il est composé des 30 premières capitalisations du pays, et son calcul est soumis à une pondération.

- Le NASDAQ Composite : c'est un indice très volatil, représentatif des valeurs technologiques américaines (informatique, Internet, biotechnologies,...). Le Nasdaq est calculé à partir de plusieurs milliers de valeurs.

 

 

 

 

 

 

 

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