Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Bicentenaire de la naissance de Chopin

Publié par medisma sur 4 Mars 2010, 22:34pm

Catégories : #lintegral

Frédéric ou plutôt Fryderyk Franciszek Chopin : Un génie universel et une icône polonaise

Sa vie en Pologne

Chopin.jpgFrédéric Chopin naquit le 1er mars 1810 dans un village de Zelazowa Wola près de Sochacwew dans la région de Mazovia près de Varsovie, en Pologne. Il était le fils de Nicolas Chopin et de Justyna Krzyzanowska, qui avaient quatre enfants dont Frédéric fut le deuxième. Il avait eu trois sœurs: Ludwika, Emilia et Izabela. Son père était professeur de français. Il avait appris à Frédéric Chopin à parler plusieurs langues dont le latin, le grec, le français, l’allemand, l’anglais et l’italien.

Sa mère lui donna ses premières leçons de piano. Ses premières leçons professionnelles de piano lui furent données par Wojciech Zywny et durèrent de 1816 à 1822, année où le professeur devint incapable de le faire progresser parce que les habilités de l'étudiant dépassaient les siennes. Il fut alors confié à Wilhelm Wurfel, le pianiste renommé et professeur au Conservatoire de Varsovie, qui lui prodigua, de façon irrégulière, de précieux conseils concernant le piano.

À l’âge de 7 ans, Frédéric avait déjà composé deux polonaises, danse nationale polonaise, exécutée en couple, particulièrement populaire au milieu du 19ième siècle. En 1825, il composa ses premières mazurkas, danse d'origine polonaise exécutée en couple, pratiquée comme danse folklorique puis comme danse de salon, à la mode en Europe dans la seconde moitié du 19ième siècle. Ce prodige fut souligné dans les journaux de Varsovie et le "petit Chopin" devint une attraction et un ornement lors de réceptions dans les salons aristocratiques de la capitale. Il commença aussi à donner des concerts publics pour des oeuvres charitables.

Ses premières leçons professionnelles de piano lui furent données par Wojciech Zywny et durèrent de 1816 à 1822, année où le professeur devint incapable de le faire progresser parce que les habilités de l'étudiant dépassaient les siennes. Il fut alors confié à Wilhelm Wurfel, le pianiste renommé et professeur au Conservatoire de Varsovie, qui lui prodiga, de façon irrégulière, de précieux conseils concernant le piano et l’orgue.

De 1823 à 1826, Frédéric étudia au Lycée de Varsovie où son père était l'un des professeurs.

En 1826, il commença ses études en théorie musicale et en composition à l’École Supérieure de musique à Varsovie. Il termina ses études en 1829. Aussitôt, il planifia un long voyage en Europe pour y gagner  en réputation. Durant le voyage, il avait donné deux concerts accompagnés d’un orchestre. À son retour à Varsovie, il se consacra à la composition. Durant les mois précédant son long voyage, Chopin donna plusieurs concerts en Pologne et le dernier fut le 11 octobre 1830 au Théatre National de Varsovie. .

En plein climat de révolutions européennes et d’insurrection des patriotes polonais contre l’autorité russe, Frédéric Chopin refusa de jouer devant le tsar Nicolas Ier. Menacé, il préfèra quitter la Pologne avant l’insurrection. Le 2 novembre 1830, Chopin, avec son ami Tytus Woyciechowski, quitta son pays pour l'Autriche avec une intention de se rendre en Italie.

Sa vie en Autriche

220px-5000_zl_a_1982.jpgÀ peine arrivés à Vienne, les deux amis apprirent le début d'hostilités à Varsovie contre la subordination du Royaume de Pologne à la Russie et la présence du tsar russe sur le trône de Pologne. Son ami Woyciechowski retourna à Varsovie, mais Chopin demeura huit mois encore à Vienne durant lesquels il composa le Scherzo en si mineur et les Études de l’opus 10. La ville lui fit évidemment un triomphe et lui réserva un accueil chaleureux. Graf, le célèbre facteur de piano, mit rapidement un piano à sa disposition et le compositeur le plus reconnu de Vienne à l'époque, Hummel, lui rendit visite.

Mais une difficulté apparut avec son éditeur : Haslinger. Cet homme le traita avec désinvolture et voulut acquérir  les œuvres de Chopin pour un prix dérisoire (prétextant que leur vente ne rapporterait rien). Mais Chopin refusa net car il pressentit la ruse. Dans une lettre de Chopin à ses parents, le pianiste résuma ainsi l’affaire : « Haslinger est malin et croit pouvoir obtenir mes compositions pour rien. Mais désormais  c'est fini. Plus de gratuité ! Qu’il paye animal ! ».

C'est aussi pendant cette période viennoise qu'a eu lieu l'insurrection de Varsovie, accompagnée d’une répression sanglante par l'armée russe. Chopin, profondément patriote, fut très affecté par cet événement qui a certainement inspiré son imagination créatrice.

Il quitta donc Vienne et abandonna finalement  son plan initial de séjourner en Italie, et ce en raison d'hostilités austo-italiennes. Il se dirigea  plutôt vers Paris. Et c’est au cours de ce voyage vers Paris que Chopin apprend la chute de Varsovie aux mains des russes.

Sa vie en France

À Paris, il fit la connaissance de compatriotes polonais exilés suite à la défaite polonaise, et découvrit une intense activité culturelle et musicale.

La raison essentielle qui lia profondément Chopin à la France et le changea de la mentalité viennoise est que capitale française était une terre d'accueil en Europe pour grand nombre d'émigrés polonais qui fuirent la répression. La cause polonaise y fut en outre extrêmement soutenue et populaire.

À Paris, la réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permirent de joindre le milieu musical local qui l'accueillit cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn, Ferdinand Hiller, Berlioz et Auguste Franchomme. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontrera Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à propos du compositeur polonais. Apprenant l'arrivée de l'inconnu de Varsovie, le grand pianiste Friedrich Kalkbrenner, surnommé le roi du piano, organise un concert pour Chopin, le 26 février 1832, à la salle Pleyel. Sa grande sociabilité mondaine, ainsi que sa réputation de virtuose (le critique acerbe Fétis, dans la revue musicale, en mars 1832, après le grand concert de Kalkbrenner, fit l'éloge du jeune Polonais), lui aurait permis très rapidement de devenir le professeur le plus recherché dans les milieux aristocratiques parisiens.

 Ce succès est énorme et Chopin devient rapidement un musicien célèbre et renommé à travers tout Paris. Cette ascension vers la célébrité éveille l'intérêt des éditeurs et, à l'été 1832, Chopin signe un contrat avec l'éditeur le plus important de Paris, la firme Schlesinger.

250px-Chopin1849opt02.jpg.Les premières années parisiennes de Chopin furent donc  très heureuses malgré l'éloignement de sa patrie et les périls que ses amis subissent. Une solide partie de l'œuvre du compositeur prit naissance au cours de ces années. En 1833, Chopin publia cinq mazurkas, trois nocturnes, les douze grandes études qu'il dédie à son ami Franz Liszt, mais aussi le trio pour piano, violoncelle et violon.

L'année suivante Chopin publia sa Krakowiak pour piano et orchestre, trois nouveaux nocturnes, quatre mazurkas, la grande valse en mi bémol majeur, le rondeau en mi bémol majeur (dédié à Caroline Hartmann) et la grande fantaisie sur des airs polonais[23].

D'autre part, il se lia d'amitié avec d'autres grands artistes de son époque, tels Delacroix, Berlioz ou Liszt. Ce dernier restera, comme Schumann, un très grand admirateur et fervent défenseur des compositions de Chopin.

Pendant les années suivantes, le compositeur publiera des chefs-d’œuvre comme la 1re Ballade (publiée en 1835) ou le 2e Cycle d'études, op. 25 (publié en 1837) qui contribuèrent à lui assurer sa grande notoriété. Lors de cette période fructueuse, Chopin connut pourtant des passages difficiles à travers son amour déçu pour Maria Wodzinska et les difficultés rencontrées par le peuple polonais.

Au mois d'octobre 1839, le roi Louis-Philippe, curieux d'entendre le Polonais, l'invita avec le pianiste Ignaz Moscheles à Saint-Cloud. Ainsi, devant le roi, la reine Marie-Amélie, madame Adélaïde et la duchesse d'Orléans, femme de Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842), fils aîné du roi Louis-Philippe, Chopin joua ses Études, ses Nocturnes et une sonate à quatre mains de Mozart avec Moscheles. Plus qu'un succès, ce fut un véritable triomphe.

Son amour avec George Sand

180px-Die_junge_George_Sand.jpgDe 1836 à 1847, il fut le compagnon de l'écrivaine George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin, baronne Dudevant). Ils menèrent ensemble une vie mondaine, nourris d'une admiration réciproque. Cette auteure de romans audacieux, son aînée de six ans, divorcée avec deux enfants offrait à l'artiste solitaire ce dont il manquait depuis son départ de Varsovie: une tendresse extraordinaire et ainsi que des soins chaleureux et maternels. Les amoureux ont passé l'hiver de 1838/1839 dans l'île espagnole de Majorca, habitant l'ancien monastère de Valdemosa. À cause de conditions hivernales défavorables, Chopin devint gravement malade malgré les soins et le dévouement inconditionnel de Sand et montra des symptômes de tuberculose. Pendant des semaines, il était si faible qu'il ne pouvait pas quitter la maison mais, quand même, il continua à travailler intensément et composa une série de chefs d'oeuvre: les 24 préludes, Polonaise en do mineur, Ballade en fa majeur, Scherzo en do dièse mineur.

De retour en France, Chopin retrouva une bonne santé et, de 1839 à 1846. Il séjourna souvent à Nohant, la magnifique résidence de campagne de George Sand, non loin de La Châtre. Certaines rumeurs voudraient que George Sand ait eu plusieurs relations avec des élèves du pianiste. Ce fut une période heureuse pour celui-ci qui y composa quelques-unes de ses plus belles œuvres : la Polonaise héroïque, op. 53, la 4e Ballade, la Barcarolle, op. 60, les dernières Valses… Pendant le mois de juillet 1847, le couple, qui ne connaissait plus depuis un certain temps la passion de ses débuts, se sépara définitivement.

Son départ pour l’Angleterre et l’Ecosse

230px-Epitaph_for_heart_of_Fr-C3-A9d-C3-A9ric_Chopin_in_Hol.pngEn avril 1848, persuadé par son élève écossaise, Jane Stirling, Chopin quitta la France pour l'Angleterre et l'Écosse. Avec sa soeur, Jane Stirling organisa des concerts et des visites dans diverses localités, incluant les châteaux de l'aristocratie écossaise. Ce style de vie exceptionnellement trépident et la tension excessive exercée sur ses forces à cause de constants

voyages et de nombreuses performances conjugués à un climat nuisible pour ses poumons, endommagèrent encore plus sa santé. En dépit de sa  fragilité et d’une poussée de fièvre, Chopin donna son dernier concert, le 16 novembre 1848, jouant pour des émigrants polonais au Guildhall à Londres,. Quelques jours après, il retourna à Paris.

Sa mort

Il rentra à Paris très malade. Sa maladie progressait rapidement et à  l'été 1849, Ludwika Jedrzejewiczowa, soeur aînée du compositeur, vint de Varsovie pour prendre soin de son frère malade. Le 17 octobre 1849, . au 12 place Vendôme, Chopin meurt de tuberculose .pulmo naire dans son appartement parisien de Place Vendôme. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise, après une cérémonie à la Madeleine, aux sons de sa célèbre Marche funèbre. Conformément à ses dernières volontés, Ludwika ramena à Varsovie son cœur qui se trouve actuellement dans un cénotaphe inséré dans un pilier de l'église Sainte-Croix. 

Admirez la vituosité et le génie de l'artiste : 

                  

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents